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dimanche, octobre 18, 2026
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Afrobarometer 2026 : 61% des Malgaches déclarent vivre dans des conditions « plutôt mauvaises »

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Selon le dernier rapport de référence African Insights 2026 d’Afrobarometer, seuls 5% des jeunes Malgaches songent concrètement à quitter le pays.
Selon le dernier rapport de référence African Insights 2026 d’Afrobarometer, seuls 5% des jeunes Malgaches songent concrètement à quitter le pays.

Plongée dans une détresse sociale record, la Grande île nage à contre-courant du continent : rejet viscéral du marché ouvert et absence d’horizon migratoire. Un paradoxe asphyxiant.

Le dernier rapport de référence African Insights 2026 d’Afrobarometer sonne comme une onde de choc sur la situation socio-économique de Madagascar. Les chiffres collectés sur le terrain sont implacables : 61% des Malgaches déclarent vivre dans des conditions « plutôt mauvaises » ou « très mauvaises ». Ce niveau de détresse asphyxie les ménages et place le pays au rang des nations les plus vulnérables du continent. Dans toute autre économie en crise, la logique voudrait que les populations réclament une ouverture agressive des frontières et de nouveaux débouchés pour accéder à des produits abordables. Partout ailleurs, la précarité pousse les citoyens à exiger le libre-échange. Le rapport met ainsi en lumière un cas d’école saisissant : au Bénin, avec exactement le même taux de pauvreté de 61%, 83% des citoyens plébiscitent massivement l’ouverture commerciale. À Madagascar, c’est l’exacte inversion des tendances continentales qui s’opère.

Protectionnisme

Alors que 61% de la population suffoque au quotidien, seuls 30% des habitants osent soutenir l’ouverture des marchés. Les 70% restants tournent le dos au commerce international et réclament un protectionnisme strict, affichant ainsi le taux d’adhésion le plus fermé de tout l’espace africain. Pourtant, ce rejet ne signifie pas un attachement à l’intégration régionale : 75% des répondants préfèrent commercer directement avec le reste du monde plutôt qu’avec l’Afrique (10%) ou la sous-région (10%). Loin d’être un simple choix idéologique, cette posture puise ses racines dans une amère réalité. Les vagues successives d’importations sauvages ont brisé des pans entiers de l’économie locale. Ouvrir les frontières équivaut, dans l’imaginaire collectif, à condamner les producteurs nationaux face à une concurrence déloyale.

Quitter le pays

Autre sismologie sociale : face à la fièvre migratoire qui enflamme la jeunesse des pays en développement, seuls 5% des Malgaches songent très sérieusement à quitter le pays pour s’installer à l’étranger, un score partagé uniquement avec la Tanzanie. Certes, entre 20% et 30% des citoyens ont déjà effleuré l’idée de partir — ce qui reste bien en deçà de la moyenne africaine de 45% —, mais la concrétisation du projet demeure quasi inexistante. Ce verrouillage s’explique d’abord par la géographie. L’insularité prive la population des corridors migratoires terrestres et rend les déplacements extrêmement coûteux. Pour la grande majorité des ménages vulnérables, financer un billet d’avion et des démarches de visa relève de l’impossible. À cela s’ajoute le poids des traditions : l’attachement viscéral à la terre des ancêtres (tanindrazana) et la cohésion familiale freinent considérablement les velléités de départ définitif.

Méconnaissance

L’étude rappelle par ailleurs la promesse de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Censé faire bloc face aux chocs mondiaux, l’accord reste pourtant méconnu du grand public : seuls 11% des Malgaches en ont entendu parler (contre 13% en moyenne en Afrique). Tant que le citoyen lambda ne verra pas ces mécanismes alléger son panier de ménage ou dynamiser les filières clés comme la vanille, le girofle ou le textile, il restera arc-bouté sur ses réflexes de survie. Le défi n’est plus technique, il est vital et pédagogique. Il faut prouver, chiffres à l’appui, que l’intégration économique crée de la richesse concrète à Toamasina, réduit les coûts à Antsirabe et débloque l’économie à Toliara. Sans cette démonstration par les faits, les grands traités panafricains resteront une ligne morte, laissant intacte l’urgence absolue : comment convaincre un peuple naufragé de s’ouvrir sur l’avenir ?

Julien R.

Nécrologie du 18 août 2026

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CEM : La prochaine nomination du DG suscite des interrogations

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La désignation du prochain directeur général (DG) de la Caisse d’épargne de Madagascar (CEM) est particulièrement attendue, alors que plusieurs candidatures auraient été déposées pour ce poste. Des interrogations commencent toutefois à se faire entendre concernant le profil de certains prétendants. Selon des informations rapportées par des sources proches du dossier, l’un des candidats aurait déjà été cité dans des affaires considérées comme controversées. Des soupçons porteraient notamment sur des opérations d’acquisition de marchandises effectuées alors qu’il exerçait des responsabilités au sein de la CEM. Des irrégularités auraient été relevées concernant les procédures suivies ainsi que l’écart entre les montants engagés et les marchandises effectivement réceptionnées. Ces éléments, qui restent à vérifier, soulèvent la question des conditions dans lesquelles les dossiers des candidats sont examinés. La vérification des antécédents professionnels et de l’intégrité des prétendants apparaît ainsi comme un point particulièrement sensible dans le processus de nomination.

Crédibilité

À l’heure où la Refondation met en avant la nécessité d’une gestion plus rigoureuse des établissements publics, le choix du prochain DG de la CEM revêt une importance particulière. Les responsables chargés de la nomination sont ainsi appelés à examiner avec attention les différents profils avant de prendre leur décision. La prochaine désignation devra notamment permettre de garantir la crédibilité de l’établissement et de rassurer les usagers sur la gestion de leurs intérêts. Les éventuelles affaires citées à l’encontre de certains candidats devront, de leur côté, faire l’objet de vérifications et, le cas échéant, d’éclaircissements de la part des personnes concernées.

Recueillis par Nadia R.

Disitrikan’i Maevatanàna : Manomboka amin’ny datin’ny faha 24 Aogositra izao ny fitsarana miaramila

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Anisan’ny hotanterahana amin’ity volana Aogositra hatramin’ny datin’ny faha 19 Septambra taona 2026 hoavy izao ny fiantsoana miaramila, ato anatin’ny disitrikan’i Maevatanàna. Noho izany dia hampifantarina hatrany, ireo Zatovolahy sy Zatovovavy teraka tamin’ny taona 1995 sy ny taona 2007, izany hoe, ireo feno 19 taona, ka hatramin’ny 31 taona mba ho tonga hanatrika ny fitsarana miaramila, amin’ireto toerana manaraka ireto, foibe: ( CEG Benoît Bevava), izay hitambaran’ny kaominina Maevatanàna voalohany sy faharoa, kaominina ambanivohitra Antanimbary, Kaominina ambanivohitra Madiromirafy, ny datin’ny faha 24 Aogositra taona 2026 hoavy izao. ( Andriba an-tapon-tanàna): kaominina ambanivohitra Mahatsinjo ambony, Morafenoboana, Andriba, Antsiafabositra ny datin’ny faha 08 Septambra taona 2026. ( CEG Mahazomà ): kaominina ambanivohitra Maria, Bemokotrà, Mahazomà, ny datin’ny faha 15 Septambra taona 2026. ( CEG Tsararano ): kaominina ambanivohitra: Mangabe, Beratsimanina, Ambalajia, Berivotra 5/5, Tsararano, Ambalajanakomby, ary Marokoro ny andron’ny faha 19 Septambra taona 2026. Fampahafantarana ho an’ireo hitsarana miaramila, ho an’ny  » Centre Maevatanàna  » manokana, dia ao anatin’ny fefiben’ny lapan’ny faritra Betsiboka na eo amin’ny  » Terrain de Rapport Région  » no fanokafana amin’ny fomba ofisialy sy fitsarana miaramila, amin’io faha 24 Aogositra taona 2026 io, izay manomboka amin’ny 07 ora maraina. Saingy mitondra ny penina manga, mitondra kara-panondrom-pirenena Malagasy, ireo rehetra hanatrika izany. Tsara hofantatra kosa enefa, fa afaka mitsara miaramila avy ny olona, na aiza ny toerana sy kaominina misy azy, tsy miandry toeran-kafa. Eto am-pamaranana dia tsara ny mampahafantatra, fa tsy misy vola aloha ny fitsarana miaramila.

Ratantely

Toamasina renivohitra : Tafatsangana ny vondrona tanora « Gasy Sahy Manova »

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Natsangana ary tafajoro soa aman-tsara ny vondrona tanora antsoina hoe GSM na « Gasy Sahy Manova », izay ivondroan’ireo tanora nitolona ny taona 2025 ary mahatsapa fa mbola marobe ny forongony mbola tavela anaty fanjakana ankehitriny.

Izay no antony hanaovan’izy ireo hetsika ny sabotsy izao eto Toamasina, ka iantsoan’izy ireo ny vahoaka rehetra mbola manana olana ara-tsosialy hifampiresaka amin’izy ireo. Ny tanjona mantsy dia ny tombontsoam-bahoaka ihany sy ialan’izao olana ara-tsosialy misaritaka ankehitriny izao. Maro ny zava-mitranga hita ankehitriny izay manana ny ambarany mikasika izany ny GSM, isan’izany ny fijoroan’ny VFS na « Vondrona fanavaozana an’i Madagasikara ». Izay no antony ilazan’ireto tanora GSM ireto fa tokony ho ravana ny antenimierampirenena, fa mitondra olana hatrany ny firenena amin’ny fivadiana palitao fanaon’ireo solombavambahoaka fa tsy vahaolan’ny firenena velively. Hambara ao anatin’ity famoriam-bahoaka kasaina hatao ny sabotsy izao ity ihany koa ny mikasika ireo fandravana trano, vokatry ny ady tany misy amin’izao eto Toamasina II, ka nandravana tranon’olona maro tao Tanandava Toamasina suburbaine. Tsy adino ao anatin’izao fihaonana izao koa ny mikasika ny raharaha FID izay ambaran’izy ireo ho lasa fampiadiana ny samy Malagasy dia ny tompon-trano sy ny mpanofa trano ao anatin’ny resaka fanampiana izay ataony ho an’ireo brava fananana tao anatin’ny rivodoza. Tsy ho ambanin-javatra ihany koa mikasika ny tsy fahandriampahalemana izay saika ahitana faty olona isan-kerinandro eto Toamasina. Araky ny namban’izy ireo ihany koa dia manana ny ambarany izy ireo mikasika ny hetsika ataon’ny CENI ankehitriny momba ity lisi-pifidianana ity, sy ny fisafidianana ny sefo fokontany farany teo, satria ireo olona tsy levon’ny vavon’ny olona eny amin’ny fokontany indra no napetraka hitantanana azy. Maro noho izany ireo fokontany mitaky fifidianana sefo fokontany eto Toamasina ny fokonolona ao aminy na mitazona ireo teo aloha hitantanana azy hatrany.

Ho hita eo ny ho vokatra izany famoriam-bahoaka ho ataon’ny vondrona tannora GSM eto Toamasina izany. Miantso ny rehetra mba hanohana ny antso ireto tanora, satria ny tombontsoan’ny be sy ny maro no katsahina ao anatin’izany.

Malala Didier

Samedi Métier-UNA : Bénévolat, tremplin des talents

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Abdallah Hassan Ayad, président du réseau AfriYAN DIANA, Tianjara, journaliste à la RNM-TVM de Diego-Suarez, Jessica Haingotiana, coordinatrice du programme Hetsika Val’Or, et le conseiller de l’association Nifin’Ankanga DIANA, Romaric Tsimodinandrasana, ont partagé leur expérience autour du thème « L’impact du bénévolat sur le parcours professionnel » à l’Amphi-Chocolat, samedi 15 août dernier.

Ces quatre figures de la cité du Pain de Sucre ont étalé, avec des arguments concrets, leurs itinéraires. Hassan Ayad, jeune entrepreneur prometteur dans l’art culinaire de sa localité, est avant tout un engagé. Pour lui, le développement commence par la capacité à s’entraider. Le deuxième intervenant est un journaliste qui a tant offert de son temps pour que ses concitoyens accèdent à l’information. Effectivement, il a son mot à dire sur le bénévolat… Jessica Haingotiana, jeune femme pleine de dévouement et de détermination, fait partie des références à Antsiranana. Elle connaît le terrain, elle comprend les jeunes de Diego. Ce n’est pas par hasard que l’association Tamagna, initiatrice de la rencontre « Samedi métier » avec l’Université d’Antsiranana, par le biais de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines, l’a choisie. Enfin, le conseiller de Nifin’Ankanga DIANA, une association qui commence à avoir de la notoriété auprès de la jeunesse locale.

Les étudiants ont tendu l’oreille et ont pris note. L’aspect du bénévolat a été décortiqué par les intervenants. Il ne s’agit pas de convaincre, c’est surtout une série de témoignages de cadets ayant pris la voie de l’abnégation malgré les difficultés. Finalement, la moitié de la salle semble conquise. Des hochements de tête, des yeux rivés vers un avenir meilleur se voient sur les visages de ces étudiants qui, auparavant, conjuguaient à l’infini le verbe être !

Entre les bancs de l’université et les réalités du terrain, le fossé reste souvent difficile à franchir. Alors, cette série de conférences vient créer ce pont. Elle permet aux universitaires de confronter les enseignements théoriques aux expériences de professionnels. Hormis le partage de connaissances, ces échanges peuvent susciter des vocations, renforcer les réseaux et donner une dimension à la formation, un savoir qui se nourrit de l’expérience. Les invités ont également insisté sur la conscience collective, dans l’optique de développer le sens de la responsabilité.

Iss Heridiny

SECREN : La CMR Tunisie veut accompagner la relance du chantier naval

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La relance de la SECREN semble prendre une nouvelle tournure. Le Directeur général de la CMR Tunisie, Claude Miguet, a effectué une visite au sein du chantier naval d’Antsiranana, dans le cadre de la poursuite de la coopération entre les deux parties.

Cette visite intervient à la suite de l’ambition affichée par le Directeur général de la SECREN, Félicien Milson, de remettre les travailleurs de l’entreprise au cœur de l’activité et de redonner vie au chantier naval. Pour la direction, cette volonté ne doit plus rester au stade des intentions. Les premières rencontres et les échanges engagés marquent ainsi le début d’une démarche plus concrète. La CMR Tunisie connaît déjà les lieux. L’entreprise tunisienne fait partie de celles qui ont, par le passé, emprunté la voie tumultueuse de la SECREN. Son Directeur général se dit aujourd’hui disposé à apporter son expérience, « son expertise », dans le processus de redressement du chantier naval. De la formation avant les bateaux. La coopération envisagée devrait notamment passer par l’envoi de techniciens et de personnels de la SECREN en Tunisie. L’objectif serait de leur permettre de renforcer leurs compétences et d’acquérir de nouvelles techniques adaptées aux exigences actuelles de la construction et de la réparation navales.

Mais pour Claude Miguet, la formation des hommes ne peut être dissociée de la remise à niveau des infrastructures. La modernisation de la SECREN et l’utilisation d’équipements répondant aux normes internationales constituent, selon lui, des passages obligés avant de pouvoir accueillir à nouveau des navires dans de bonnes conditions. Autrement dit, avant de faire revenir les bateaux, il faudra d’abord remettre le chantier sur les rails, qui s’avèrent pourtant rouillés. Une logique qui place la compétence humaine et la modernisation des outils au même niveau. À l’issue de la rencontre entre les deux directeurs généraux, ainsi que de leurs collaborateurs, une descente au chantier naval a été effectuée dans l’après-midi du lundi 10 août dernier. Ce qui, bien entendu, a permis à la délégation tunisienne de constater directement l’état des installations et les perspectives de leur réhabilitation.

La rencontre avec Claude Miguet ouvre une nouvelle séquence dans les relations entre la SECREN et la CMR Tunisie. Entre volonté de redonner du travail aux employés, transfert de compétences et remise aux normes des équipements, la renaissance du chantier naval d’Antsiranana pourrait désormais passer par un partenariat qui entend joindre les paroles aux actes.

Iss Heridiny

Ambanja : « Festival Sôrogno » en foire économique à Ambanja

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Stella Lyncha sera à l’affiche le 29 août, lors du festival Sôrogno à Ambanja. (crédit photo : Stella Lyncha)
Stella Lyncha sera à l’affiche le 29 août, lors du festival Sôrogno à Ambanja. (crédit photo : Stella Lyncha)

Le festival Sôrogno se tiendra du 27 au 30 août à Ambanja et s’impose comme le festival majeur de cette partie de Madagascar. D’autant que, cette année, l’évènement a ajouté une autre corde à son arc : la « Foire économique 2026 ». Il ne s’agit donc pas seulement de s’éclater, mais aussi d’apporter quelque chose à la matière grise des festivaliers. D’autant que la capitale du Sambirano est la capitale mondiale du cacao, où se trouve la variété la plus premium. Côté scène, le public retrouvera, durant ces quatre jours, des artistes déjà confirmés. Din Rotsaka chantera en guise d’ouverture, Kayo 504, Lc Barbo Jalengo, Jahididy, qui vient de Mayotte, Andress, Tony Jah débarquera de La Réunion, Basta Lion, Lico Kininike, Tence Mena et d’autres.

Recueillis par Maminirina Rado 

Star Tour Majunga 2026 : Des milliers de spectateurs conquis par Arnaah, Ljo, Ambondrona et Ckycky

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Arnaah a conquis les spectateurs par ses prestations gracieuses et son charme exotique.
Arnaah a conquis les spectateurs par ses prestations gracieuses et son charme exotique.

Majunga a vécu un week-end incandescent avec le Star Tour 2026, transformant la ville en capitale musicale et familiale. Plus de 80 000 visiteurs ont répondu présent, confirmant l’ampleur de l’événement. « Toutes les générations ont trouvé leur bonheur », a déclaré Iavoko Ramanitrarivo, responsable de communication interne et presse de la Star, fier d’un succès qui a dépassé les attentes. 

Ouverture flamboyante d’Arnaah

Le samedi 15 août, après les animations piquantes d’Eric Fou Hehy et Barhone, Arnaah a donné le ton aux spectacles gracieusement offerts. Entourée de ses danseuses et musiciens, elle a livré une prestation de plus d’une heure, mêlant énergie et émotion, puisqu’elle chante et danse en même temps. Ses rythmes empruntés au tsapiky, au kawitry, et ses influences tropicales RnB, pop et afrobeat ont électrisé le public. Elle a aussi présenté des titres inédits, en plus de tous les tubes qui ont fait sa renommée. Le public est, en tout cas, subjugué.

Ljo, la révélation live

Après elle, Ljo est apparu dans une mise en scène spectaculaire, fumigènes et danseuses à l’appui. Son concert, riche en compositions originales, a alterné reggae, afro et tsapiky. Des titres comme Ayah, Ramalala, Ngaoma ou Mamy ont été repris en chœur par la foule. Le duo qu’il interprète habituellement avec Denise sur Tsy nofy a marqué un moment fort, prouvant sa capacité à fédérer toutes les générations. L’artiste admet avoir proposé des versions légèrement différentes de ses chansons pour un show époustouflant et très dynamique, qui ont été visiblement approuvées par le public enthousiaste.

Ambondrona, égal à lui-même

Le lendemain, Ambondrona a offert un spectacle en deux parties, fidèle à sa réputation. Des classiques comme Mankasitraka, Tohizo ihany, Eny sa tsia ou 7 andro ont résonné avec intensité. Kix précise d’ailleurs que tous les titres du répertoire sont des incontournables du groupe. La reprise de Tontolo Faharoa, écrite par Beranto à 17 ans, a été un instant suspendu : le public a chanté presque seul, créant une communion rare. Ambondrona a confirmé qu’il reste une valeur sûre de la scène malagasy. 

Ckycky, la clôture en beauté

Enfin, Ckycky a pris le relais pour clore le festival. Son énergie et ses rythmes dansants ont maintenu l’ambiance jusqu’au bout de la nuit. Il a su faire danser le public, resté fidèle jusqu’à la dernière note.

Il faut dire que la sonorisation assurée par Miritsoka, le partenaire fidèle des Star Tours, y est aussi pour beaucoup dans la réussite de toutes les prestations.

Un événement convivial et engagé

En marge des concerts, le Star Tour a proposé un espace pression, une kermesse, des stands de consommation et des animations gratuites qui ont tous attiré la foule. L’un des moments marquants fut la réception officielle de l’espace Filaos, rénové par la Star après avoir été détruit par le cyclone, en collaboration avec la commune urbaine de la Cité des Fleurs. Plus de 30 commerçants y ont trouvé place, renforçant l’aspect communautaire de ce site de divertissement et lieu de vie, qui se veut un point focal de cette destination de vacances. 

Sensibilisation et écologie

La campagne Kopakelatra a également marqué les esprits : de nombreuses animations de sensibilisation ont été organisées autour du recyclage des bouteilles en plastique usagées. Dans la continuité de cette démarche, les équipes du projet et plusieurs associations locales se sont mobilisées le lundi 17 août matin pour une opération de nettoyage de la Petite plage d’Amborovy, accompagnée d’actions de sensibilisation sur la gestion des déchets plastiques. Cette opération de nettoyage s’inscrit dans une démarche de gratitude envers la ville de Majunga pour son accueil chaleureux, drl.  

Elle prouve, en tout cas, que fête et responsabilité peuvent aller de pair.

Vivement la prochaine édition.

Hanitra Andria

Thierry Rakotonarivo : « Aucun problème technique pour le scrutin de juillet 2027 »

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L’horizon politique se dégage pour la Grande île. Il n’y a aucun problème technique pour la tenue des élections au mois de juillet 2027, selon les déclarations rassurantes du président de la Commission électorale nationale indépendante, Thierry Rakotonarivo, hier. La machine électorale est donc bel et bien en marche, et les préparatifs avancent à grands pas. Du côté de la logistique, la révision de la liste électorale s’achèvera définitivement au mois d’avril 2027. La liste électorale sera, par conséquent, prête et consolidée à ce moment-là pour accueillir les électeurs aux urnes.

Mais au-delà des aspects purement techniques, la CENI interprète les signaux politiques avec optimisme. La récente déclaration du président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, lors de sa rencontre officielle avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa, traduit une volonté manifeste d’aller de l’avant avec les élections, a poursuivi le président de la CENI. Pour les observateurs avertis, c’est une démonstration éclatante aux yeux du monde entier que le colonel Michaël Randrianirina n’a pas l’intention de prolonger le pouvoir qu’il détient actuellement. En effet, comme on peut malheureusement le constater dans de nombreux pays d’Afrique, certains dirigeants issus de régimes militaires sont tentés de prolonger indéfiniment leur mandat une fois installés aux commandes. Madagascar entend ainsi faire exception en tournant la page de la transition dans les délais. Enfin, pour que ce scrutin soit une réussite totale et inclusive, le président de la CENI, Thierry Rakotonarivo, appelle toutes les forces politiques concernées à s’impliquer activement et à apporter chacune leurs suggestions pour améliorer le processus électoral.

Julien R.