- Publicité -
dimanche, octobre 18, 2026
- Publicité -
Accueil Blog Page 155

Zavamanitra Andriamiharivolamena : « Les fonctions du député sont claires »

0

Après ce qui s’est passé ces derniers temps à l’Assemblée nationale, le député élu à Fandriana et non moins président national du parti « Asa Vita no Ifampitsarana » donne son avis.

Pour Zavamanitra Andriamiharivolamena, « les fonctions du député sont claires : proposer et adopter des lois conformes aux intérêts de la population ; contrôler les actions de l’Exécutif pour éviter les inobservations de la loi et prévenir la corruption dans la gestion des affaires publiques ; parler au nom de la circonscription où il a été élu en portant les problèmes et aspirations de ses électeurs au niveau national ».

Mandat

L’édile de l’AVI pointe du doigt le fait, pour certains députés, de passer leur temps à suivre le PRRM partout, délaissant ainsi leur mission première qui consiste à remplir le mandat qui leur a été confié par le peuple, source de tout pouvoir, qui l’exerce à travers ses représentants élus au suffrage universel direct en ce qui concerne les députés. « Les intérêts du peuple doivent primer sur les privilèges particuliers et les considérations autour du « seza » », déclare-t-il, en faisant remarquer que « c’est la raison d’être du « fanavaozana » qui devrait également toucher la structure interne de l’Assemblée nationale, sous peine d’amener le peuple à exiger sa dissolution ».

Séparation des pouvoirs

Le député élu à Fandriana ne peut pas dormir tranquille face au non-respect des normes démocratiques. « La séparation des pouvoirs entre l’Exécutif et le Législatif doit être posée clairement », souligne-t-il, en ajoutant que « le peuple n’est pas dupe lorsqu’il y a une distorsion entre ce qu’on dit et ce qu’on fait ». Pour l’AVI, qui est « un parti fondé sur les valeurs républicaines et le « fanavaozana » », le problème au sein de la Chambre basse est clair : « Il y a des pratiques et une culture politique qui méritent d’être changées avec le vent de « fanavaozana ». » Zavamanitra Andriamiharivolamena pense que « ce n’est pas l’existence même de l’Assemblée nationale qui est une mauvaise chose. Elle est fort utile si les intérêts du peuple constituent la priorité quotidienne ». L’AVI comprend la colère du peuple qui réclame un « fanavaozana tena izy ».

Recueillis par Nadia R.

Sommet de la SADC sur Madagascar : « Toutes les décisions doivent être mises en œuvre », selon Cyril Ramaphosa

1
Les chefs d’État et de gouvernement des 16 pays membres de la SADC à Durban, le 17 août 2026.
Les chefs d’État et de gouvernement des 16 pays membres de la SADC à Durban, le 17 août 2026.

La SADC a déjà exhorté au dialogue pour résoudre la crise malgache dans le cadre d’un calendrier clair. Lors du 46e sommet des chefs d’État, qui se déroule actuellement à Durban, un nouveau rebondissement est attendu.

Réunis depuis hier à Durban, en Afrique du Sud, pour le 46e sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement, les dirigeants de la région doivent notamment se pencher sur les questions politiques et sécuritaires qui préoccupent l’organisation, dont la situation à Madagascar. Le sujet n’est pas nouveau. Il avait déjà occupé une place centrale lors du sommet extraordinaire de la SADC, tenu en visioconférence le 29 juin dernier. La crise malgache et la situation en République démocratique du Congo avaient alors été les deux dossiers examinés. Pour Madagascar, l’organisation régionale avait appelé à la mise en œuvre de réformes claires, transparentes et inclusives, avec des échéances précises et la participation de l’ensemble des acteurs politiques.

À Durban, le ton est déjà donné. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, président en exercice de la SADC, a remis au centre du débat un principe qui pourrait résonner fortement à Antananarivo. « Toutes nos décisions doivent être mises en œuvre », a exhorté le président sud-africain. Une déclaration faite hier, lors de la cérémonie d’ouverture du sommet, sans référence explicite au cas malgache, mais qui intervient alors que plusieurs décisions de la SADC concernant Madagascar restent au cœur des attentes régionales. Cyril Ramaphosa a également insisté sur la nécessité du dialogue et de la diplomatie préventive pour résoudre les crises politiques. « Nous devons promouvoir la diplomatie préventive, la médiation et le dialogue pour résoudre les problèmes politiques », a-t-il déclaré, appelant les États membres à « résoudre les différends » et à agir collectivement lorsque la paix et la stabilité régionales sont menacées.

Juillet 2027

Le chef de l’État malgache, Michaël Randrianirina, quant à lui, n’a toutefois pas attendu l’ouverture du sommet pour présenter la position d’Antananarivo. Lors de sa rencontre avec Cyril Ramaphosa, à Durban, la veille de l’ouverture officielle du sommet de la SADC, il a rappelé les étapes déjà franchies par le gouvernement malgache pour tenter de sortir de la crise par le dialogue. Le président malgache a notamment mis en avant la tenue du dialogue politique ainsi que l’organisation de la concertation nationale de la jeunesse, présentées comme des jalons du processus engagé pour rechercher une issue politique à la crise. Michaël Randrianirina a également exposé à son homologue sud-africain le calendrier électoral envisagé par les autorités. Il lui a ainsi indiqué que les premières élections à Madagascar devraient se tenir en juillet 2027. Un calendrier qui entend donner une perspective politique à la période de transition, alors que la SADC avait précisément demandé que les réformes soient accompagnées d’échéances précises.

Plusieurs missions de la SADC ont déjà été dépêchées dans le pays depuis janvier 2026. Le président sud-africain a, par ailleurs, rappelé que « l’intégration régionale ne remet pas en cause la souveraineté des États membres ». Une précision importante, alors que les débats sur les crises politiques de la région, notamment à Madagascar, mettent régulièrement en tension souveraineté nationale et responsabilités collectives. « Il n’y aura pas de paix sans développement », a également martelé Cyril Ramaphosa, appelant de ses vœux une nouvelle étape de l’intégration régionale, porteuse de « dignité, opportunité et espérance » pour les populations d’Afrique australe.

Rija R.

CAN 2026 féminine  : Le Cameroun remporte son premier titre

0

Les Lionnes indomptables ont enfin rugi au sommet du football africain. Dimanche 16 août, à Rabat, elles ont décroché leur premier sacre continental en dominant le Malawi (3-0), une finale inattendue qui restera gravée dans les annales. Longtemps placées mais jamais titrées, les Camerounaises ont transformé leur repêchage de dernière minute en triomphe historique. Face à une équipe malawite novice mais héroïque, classée 153e à la FIFA et finaliste surprise pour sa première participation, le Cameroun n’a pas tremblé. Dès la 20e minute, Ngah Manga a ouvert le score de la tête, profitant d’une erreur de la gardienne adverse. Dix minutes plus tard, Naomi Eto doublait la mise d’une frappe croisée sur corner. Juste avant la pause, Ngah Manga s’offrait un doublé, scellant le sort du match (45e+3). Le Malawi, porté jusque-là par les sœurs Tabitha et Temwa Chawinga, meilleures artificières du tournoi, a été muselé par une défense camerounaise intraitable. Temwa, malgré ses cinq réalisations, n’a pas trouvé d’espace. Sur leur parcours, les Lionnes ont éliminé le Nigeria, géant aux dix sacres, puis résisté au Maroc en demi-finale (0-0, 3-1 t.a.b.), grâce aux parades décisives de Bihina, élue meilleure gardienne du tournoi. Ce sacre, fruit d’une pression constante et d’une solidarité exemplaire, consacre enfin le Cameroun au sommet du football féminin africain. Une victoire qui résonne comme un symbole : la patience et la persévérance finissent toujours par payer.

Recueilli par Heriniaina Samson

Afrobasket U18 : A’Ranty, meilleur marqueur et dans le cinq majeur

0

Une performance individuelle remarquable pour couronner le parcours des Ankoay. Harinosy A’Ranty Rasetriarivony a marqué de son empreinte le FIBA AfroBasket U18 2026, disputé du 5 au 16 août en Côte d’Ivoire. Le meneur malgache termine tout simplement meilleur marqueur de la compétition, avec 109 points en six rencontres, soit une moyenne de 18,2 points par match. La FIBA le classe également premier au nombre de passes décisives, avec 7,2 offrandes par rencontre. A’Ranty a commencé fort face au Gabon, le 5 août, avec 25 points, accompagnés de 10 passes décisives. Deux jours plus tard, contre le Maroc, il a ajouté 13 points, avant de signer 17 points contre le Mali, le 9 août. En quarts de finale, face au Sénégal, il a encore inscrit 15 points. Puis, lors des matches de classement, le meneur a marqué 14 points contre la Tunisie, avant de terminer en beauté face au Tchad avec 25 points, 12 rebonds et 10 passes décisives, pour une évaluation de 40.

Au total, son compteur s’établit donc à 109 points : 25 + 13 + 17 + 15 + 14 + 25. Une régularité offensive qui lui vaut une place logique dans le cinq majeur du tournoi, aux côtés du MVP Nathan Djako (Côte d’Ivoire), de James Minlend (Cameroun), de Yaya Ngaba (Tchad) et de Code Mbengue (Sénégal). Cette distinction constitue une belle récompense pour le basket malgache, malgré la 7e place des Ankoay au classement final. Madagascar quitte également Abidjan avec une autre reconnaissance : la sélection nationale a reçu le trophée du fair-play du tournoi. Une double satisfaction, donc, pour les Ankoay : une distinction collective pour leur comportement sur le parquet et une consécration individuelle pour A’Ranty, désormais meilleur marqueur de cette édition 2026.

T.H

Paralympique – Sommet national : La ministre de la Population apporte son soutien aux athlètes handicapés

0

L’ouverture officielle du Championnat de Madagascar paralympique s’est déroulée au Petit Palais de Mahamasina, hier, en présence de la ministre de la Population et des Solidarités, Cathia Voahanginirina Rakotoniaina, de la gouverneure par intérim d’Analamanga, Clémence Raharinirina, ainsi que des représentants du ministère de la Jeunesse et des Sports. Organisé par le Madagascar Paralympic Committee (MPC), l’événement rassemble près de 300 athlètes en situation de handicap, issus de 15 ligues régionales, engagés dans huit disciplines. « Le nombre de disciplines a augmenté cette année, et une démonstration des athlètes amputés viendra enrichir la compétition. Après ce sommet, nos représentants se prépareront au CCHOI, Championnat des clubs champions handisports de l’océan Indien, prévu à Madagascar », a expliqué Mahasolo Tsivoa Morel, président du MPC. Dans son allocution, la ministre Voahanginirina Rakotoniaina a rappelé que ce rendez-vous dépasse le cadre sportif : « Ce n’est pas seulement une compétition, mais une preuve de solidarité, de courage et de persévérance. Vous démontrez que les rêves n’ont pas de limites lorsqu’il y a volonté et détermination ». Pour marquer ce soutien, le ministère a offert des sacs de riz et des matelas aux participants. Ce sommet national illustre la place essentielle des personnes handicapées dans le développement du pays et trace une voie d’espérance vers les compétitions internationales.

Heriniaina Samson

Haltérophilie  : Harinelina Randriamanarivo réélu à l’unanimité, cap sur les JO 2032

1
Jean Alex Harinelina Randriamanarivo réélu à la tête de la Fédération malgache d’haltérophilie.
Jean Alex Harinelina Randriamanarivo réélu à la tête de la Fédération malgache d’haltérophilie.

Réélu à l’unanimité à la tête de la FMHMC, Harinelina Randriamanarivo fixe un cap audacieux : offrir à Madagascar sa première médaille olympique. Entre formation des jeunes, compétitions internationales et organisation régionale, la fédération s’engage dans une nouvelle étape où ambition et responsabilité se conjuguent pour hisser l’haltérophilie malgache au sommet.

Le siège du Comité olympique malgache, à Ivandry, a accueilli ce lundi l’élection présidentielle de la Fédération malgache d’haltérophilie, de musculation et de culturisme (FMHMC). Sept ligues régionales – Analamanga, Boeny, Alaotra-Mangoro, Antsinanana, Itasy, Vakinankaratra et Atsimo-Andrefana – étaient habilitées à voter. Le scrutin, organisé par liste, n’a laissé place à aucun suspense : candidat unique, l’ancien président Harinelina Jean Alex Randriamanarivo a été réélu à l’unanimité, sept voix sur sept. La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants du ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que du Comité olympique. Les disciplines associées – bras de fer, mass wrestling et bodybuilding – ont également vu leurs commissions reconduites.

Dans son allocution, Harinelina Jean Alex a fixé un objectif ambitieux : « Le grand défi est de décrocher la première médaille olympique pour Madagascar. Nous avons déjà brillé en Afrique, obtenu des titres mondiaux, mais désormais, le cap est mis sur les JO. Peut-être pas Los Angeles 2028, mais Brisbane 2032 doit être notre horizon »,. Pour y parvenir, la fédération entend renforcer la relève et accompagner les athlètes de haut niveau. Le calendrier international de 2027 s’annonce chargé : School Games, Jeux africains, Jeux des îles et qualifications olympiques dès novembre, lors du Championnat du monde en Chine. En parallèle, Harinelina a alerté sur le manque de techniciens qualifiés : « Nous avons deux experts internationaux malgaches. Ils vont descendre dans les ligues régionales pour des formations intensives d’une à deux semaines ». Les rendez-vous de cette année seront également décisifs : Championnats d’Afrique jeunes et juniors en Algérie, Mondiaux en Chine, et surtout les Jeux olympiques de la Jeunesse à Dakar, où Madagascar sera représenté par la jeune haltérophile Tsiky Mahay Tia Rakotonoely. Enfin, Harinelina a annoncé une nouvelle responsabilité : « Je suis élu président de la zone sud de l’Afrique. Madagascar accueillera en décembre le championnat régional ». Une reconnaissance continentale qui confirme la place de la Grande Île dans l’échiquier africain de l’haltérophilie.

Heriniaina Samson

Quarante-trois ans

0

Pour un journal, cet anniversaire n’est pas seulement celui de la longévité. Il est celui d’une présence, d’une responsabilité et d’une capacité à traverser les époques sans perdre ce qui constitue son identité.

Depuis sa création, Midi Madagasikara a été le témoin des transformations de notre pays, de ses espoirs, de ses crises, de ses réussites et de ses désillusions. Quarante-trois années au cours desquelles Madagascar a changé, le monde a changé, les technologies ont bouleversé notre métier et la manière dont chacun accède à l’information. Le journal, lui aussi, a évolué.

Cette 43e année restera cependant particulière.

Elle aura d’abord été marquée par la disparition de l’un de nos fondateurs. Son absence laisse un vide, mais son empreinte demeure. Elle demeure naturellement à travers « Le Naïf », cette rubrique qui porte encore quelque chose de son regard sur la société, de son esprit et de sa liberté de ton.

Mais son héritage va bien au-delà d’une rubrique.

Il était architecte

Et, d’une certaine manière, c’est aussi en architecte qu’il avait contribué à construire Midi Madagasikara : avec de la méthode et de la rigueur, mais également avec cette créativité indispensable lorsqu’il faut imaginer, adapter et bâtir pour durer. Cet état d’esprit continue de nous accompagner. Car un journal, comme un édifice, doit reposer sur des fondations solides tout en étant capable d’évoluer avec son époque.

À cette mémoire répond une présence toujours aussi précieuse : celle de Marthe Rajaofera Andriambelo, fondatrice de Midi Madagasikara.

Du haut de ses 90 ans, elle continue d’éclairer notre chemin et de nous guider. Témoin privilégié de plus de quatre décennies d’histoire du journal, elle en incarne la mémoire, la continuité et les valeurs. Son expérience, son regard et ses conseils demeurent des repères pour les générations qui ont progressivement pris le relais.

Car transmettre ne signifie pas seulement confier une œuvre à ceux qui viennent après. C’est aussi leur rappeler les principes sur lesquels elle a été bâtie, tout en leur laissant la responsabilité de la faire évoluer. Midi Madagasikara s’inscrit ainsi dans une histoire qui dépasse les générations : une histoire que chacun reçoit, enrichit à son tour, puis transmet.

Pouvoir encore compter aujourd’hui sur l’une de ses fondatrices, sur son expérience et sur son attachement intact au journal, constitue pour nous une chance, un privilège, mais aussi une responsabilité : celle de rester fidèles à l’esprit des origines sans jamais cesser de préparer l’avenir.

Et cet avenir se construit dans une époque de profonds bouleversements.

Cette année aura notamment été celle d’un tournant politique majeur pour Madagascar. Le soulèvement de la jeunesse malgache, la destitution du pouvoir d’Andry Rajoelina puis la mise en place du gouvernement de la « Refondation de la République » ont ouvert une nouvelle séquence de notre histoire nationale.

Dans ces périodes de rupture, le rôle de la presse devient encore plus essentiel.

Un journal n’a pas vocation à accompagner un pouvoir, pas davantage qu’à devenir l’instrument de ceux qui le contestent. Il doit observer, vérifier, expliquer, interroger et, lorsque cela est nécessaire, confronter les paroles aux faits. Il doit donner la parole sans abandonner son discernement et rendre compte des événements sans se laisser emporter par eux.

C’est précisément lorsque les passions sont les plus fortes que la rigueur, l’objectivité et la neutralité prennent tout leur sens.

Le contexte international nous le rappelle également. Les tensions géopolitiques et la guerre entre les États-Unis et l’Iran ont ajouté de nouvelles incertitudes à un monde déjà profondément instable. Des conflits qui peuvent sembler lointains ont désormais des conséquences économiques, diplomatiques, énergétiques et sociales qui franchissent rapidement les frontières. Madagascar n’est pas isolé de ces bouleversements.

Face à cette multiplication des événements et à l’accélération permanente de l’information, notre métier connaît lui-même une transformation profonde.

Les réseaux sociaux ont bouleversé la vitesse de circulation des nouvelles. Les smartphones ont modifié les habitudes de lecture. La vidéo, les plateformes numériques et, désormais, l’intelligence artificielle transforment la production et la diffusion de l’information. Une nouvelle génération de lecteurs attend davantage d’immédiateté, d’interactivité et de nouveaux formats.

Nous devons répondre à ces attentes.

Mais innover ne signifie pas renoncer à ce que nous sommes.

La technologie doit nous permettre d’être plus rapides, plus accessibles et plus proches de nos lecteurs. Elle ne doit jamais nous dispenser de vérifier. L’immédiateté ne doit pas prendre le pas sur l’exactitude. La recherche d’audience ne doit pas remplacer la pertinence. Et l’opinion, aussi légitime soit-elle lorsqu’elle est clairement identifiée comme telle, ne doit jamais être confondue avec l’information.

C’est dans cet équilibre que se dessine l’avenir de Midi Madagasikara : la continuité dans les principes, l’innovation dans les moyens.

Continuer à défendre une information rigoureuse, objective et indépendante. Maintenir la pluralité des points de vue. Refuser de transformer nos pages et nos plateformes en instruments de parti pris. Mais, parallèlement, continuer à moderniser nos supports, développer le numérique, expérimenter de nouveaux formats et renouveler notre manière de raconter Madagascar.

Nous ne voulons ni rester prisonniers du passé, ni effacer ce qu’il nous a transmis.

À 43 ans, Midi Madagasikara doit savoir préserver ses fondations tout en continuant à construire.

C’est sans doute la meilleure manière d’honorer ceux qui l’ont bâti : conserver la rigueur de l’architecte, préserver la sagesse de ceux qui nous ont précédés, mais ne jamais perdre la liberté de créer et la volonté d’avancer.

À celles et ceux qui ont fondé ce journal, à celles et ceux qui l’ont fait vivre pendant plus de quatre décennies, à nos journalistes, photographes, correspondants, équipes techniques, administratives et commerciales, à nos partenaires et, surtout, à nos lecteurs, nous adressons aujourd’hui notre reconnaissance.

Quarante-trois ans après sa création, Midi Madagasikara continue son histoire.

Avec sa mémoire.

Avec son époque.

Avec ses valeurs.

Et avec la volonté intacte de continuer à informer.

Jeremy R.

Engagement citoyen : 1 000 jeunes appelés au volontariat en ligne

0

Dans le cadre de la refonte de la Politique nationale de la jeunesse, le ministère de la Jeunesse et des Sports s’associe aux acteurs internationaux et privés afin de mobiliser un millier de compétences locales à distance. Ce projet ambitieux est mené main dans la main avec le Programme des volontaires des Nations Unies (VNU) Océan Indien, l’UNFPA Madagascar et le partenaire technologique Orange Madagascar. L’objectif affiché est d’envergure : recruter 1 000 jeunes talents, hommes et femmes résidant à travers la Grande île, désireux d’apporter leur pierre à l’édifice public. Ce recrutement massif vise prioritairement à impliquer la nouvelle génération dans le processus de modernisation et de mise à jour de la Politique nationale de la jeunesse (PNJ).

Démarche

Ce programme d’engagement virtuel permet aux volontaires d’exprimer leurs capacités d’analyse, d’organisation et de communication, tout en participant directement aux concertations citoyennes. Il s’agit d’une plateforme d’expression majeure pour valoriser l’ingéniosité des jeunes et dynamiser les initiatives de développement à l’échelle nationale. La procédure de sélection s’effectue intégralement par voie numérique. Les candidats intéressés doivent, dans un premier temps, créer un profil d’utilisateur sur la plateforme mondiale des Nations Unies (Unified Volunteering Platform), à l’adresse app.unv.org. Les organisateurs soulignent qu’une seule postulation par candidat est autorisée sur l’un des deux liens mis à disposition. Une opportunité stratégique pour transformer l’engagement individuel en impact collectif.

Narindra Rakotobe

Toliara : Fanjiry soutient le grand rendez-vous des femmes luthériennes

0

Le grand rendez-vous des femmes luthériennes, qui s’est tenu à Toliara du 10 au 16 août dernier, a été l’occasion pour l’association Fanjiry d’apporter un soutien conséquent à l’organisation du congrès, tout en étendant son geste de solidarité aux enfants orphelins du centre Amica.

Un soutien important au congrès

Dix zébus, cinq tonnes de riz et une enveloppe de 20 millions d’ariary. Telle est la contribution apportée par l’association Fanjiry, dirigée par Elisa Randrianirina, épouse du président de la Réfondation de la République de Madagascar, à l’occasion de la 18e édition du Grand Congrès de la Section des Femmes de l’Église luthérienne malgache, organisée à Toliara. La remise des dons a été effectuée, au nom de l’association, par le professeur Koto Bernard. Il a également transmis le message de la présidente fondatrice de Fanjiry, qui, bien qu’absente de Toliara, a exprimé sa solidarité et formulé des prières pour la réussite du rendez-vous.

Geste

Outre son intervention en appui à ce rassemblement réunissant les femmes luthériennes, cette entité a également porté son attention sur les enfants vulnérables. Cent cinquante sacs de riz ont été remis aux enfants orphelins pris en charge au centre Amica, afin de contribuer à leurs besoins alimentaires. Cette initiative inscrit le déplacement de Fanjiry à Toliara dans une dimension plus largement humanitaire. Après avoir contribué à la tenue d’un important rendez-vous religieux, l’association prolonge son action auprès d’un public particulièrement vulnérable.

José Belalahy

Baccalauréat 2026 : 47,92% de taux de réussite pour Mahajanga

0

Les publications des résultats du baccalauréat s’enchaînent. L’université de Mahajanga publie à son tour la liste des admis à la session 2026, mettant fin au suspense qui aura duré 23 jours pour le baccalauréat général et 17 jours pour le baccalauréat technique et professionnel.

47,92% de taux de réussite global pour la province de Mahajanga. Autrement dit, moins de la moitié des candidats inscrits au baccalauréat 2026 dans cette province sont admis. Selon les statistiques publiées par l’université de Mahajanga, 12 602 candidats sur un total de 26 300 inscrits ont décroché le baccalauréat cette année. Dans les détails, le baccalauréat général affiche un taux de réussite de 46,31% (11 661 admis sur 25 178), tandis que le baccalauréat technique et professionnel s’en sort avec 83,87% d’admis (914 admis sur 1 122).

Lauréate. La lauréate de la session 2026 dans la province de Mahajanga est une candidate en série D, issue d’un établissement scolaire catholique, le lycée Sainte-Jeanne-d’Arc de Mahajanga, qui a obtenu la meilleure moyenne de 16,94/20. On notera également le parcours de deux candidats de la province de Mahajanga : celui du doyen des admis, âgé de 66 ans, candidat libre au centre de Mampikony, et celui du benjamin des admis, âgé de 16 ans, au centre de Mandritsara.

Performance en baisse

La performance majungaise au baccalauréat, session 2026, est en baisse, aussi bien au niveau de la meilleure moyenne qu’au niveau du taux de réussite global. Pour rappel, le taux de réussite global de Mahajanga en 2025 était de 59,77%. Par secteur d’enseignement, le baccalauréat général 2025, pour la province de Mahajanga, affichait 58,44% de taux de réussite, et le baccalauréat technique et professionnel, 85,74%. La meilleure performance de 2025 à Mahajanga pour le baccalauréat général était celle d’un candidat en série C, issu d’un établissement catholique, le lycée Notre-Dame de Mahajanga, et la meilleure moyenne de 18,65/20 était celle d’un candidat au baccalauréat technique, option comptabilité et gestion, également issu d’un établissement scolaire catholique, le lycée technique Saint-Gabriel. 

Hanitra R.