La France remet officiellement un drone S330 ISR aux Forces armées malgaches ce mardi 6 octobre à Ambohibao, dans le cadre de la coopération franco-malgache dans le domaine de la sécurité maritime. Une présentation du S330 ISR et de ses capacités en matière de surveillance maritime est prévue à cette occasion. Cette dotation intervient dans le cadre du renforcement des capacités des Forces armées malgaches.
Surveillance maritime. Des stagiaires issus de la Marine nationale et de l’Armée de l’Air malgaches, actuellement en formation, seront également présentés. Le volet formation accompagne ainsi la remise du drone afin de permettre aux bénéficiaires de maîtriser son utilisation et les différentes opérations liées à la surveillance maritime. La remise officielle se déroulera en présence des autorités françaises et malgaches. Elle sera placée sous le patronage du ministère français des Armées (MINARM), du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), ainsi que du Secrétariat d’État chargé de la Mer (SEMA). L’ambassadeur de France à Madagascar et le commandant supérieur (COMSUP) sont notamment attendus à cette cérémonie.
Des magistrats et acteurs de la chaîne pénale participent à la formation sur la « Common Law ».
Des magistrats et acteurs de la chaîne pénale participent à la formation sur la « Common Law ».
Une formation de cinq jours consacrée au droit anglo-saxon s’est ouverte hier à l’hôtel Ibis Ankorondrano. Elle réunit 45 participants issus de la chaîne pénale et judiciaire.
Des magistrats des Pôles anti-corruption (PAC) d’Antananarivo, de Mahajanga et de Fianarantsoa prennent part à cette session appuyée par l’Union européenne à travers le projet SecFin Africa. Des techniciens de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (ARAI), de la Direction de coordination nationale des PAC (DCNPAC), ainsi que des représentants de l’École nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) participent également aux travaux. La formation porte sur le droit anglo-saxon, ou « Common Law », et les procédures appliquées dans les pays relevant de ce système juridique.
Documents et preuves. Les affaires de corruption et de criminalité financière impliquent de plus en plus plusieurs pays. Les magistrats malgaches, issus d’une tradition juridique romano-germanique, peuvent ainsi être amenés à collaborer avec des juridictions relevant de la « Common Law ». Durant les cinq jours, les participants se pencheront notamment sur les règles de la preuve, l’entraide judiciaire internationale et les mécanismes de recouvrement des avoirs issus d’activités illicites. Les documents et les preuves recueillis dans le cadre de procédures impliquant plusieurs juridictions seront également abordés.
Coopération judiciaire. La formation permettra également de comparer les deux systèmes juridiques et leur application dans les affaires de criminalité financière. L’objectif est de permettre aux magistrats de mieux comprendre les procédures suivies dans les juridictions étrangères lorsqu’ils sont amenés à travailler sur des dossiers à dimension internationale. Cette coopération prend une importance particulière dans la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la criminalité financière transnationale.
Manitriniaina, alias Bob Hidan, a été inhumé le week-end dernier. Cet homme de 25 ans, passionné de rock Metal a été mortellement blessé après avoir été attaqué au couteau par des malfaiteurs. Les faits se sont déroulés à Anosizato Andrefana dans la nuit du 1er octobre 2026. Bob Hidan est mort au bord d’une rue pavée. Ses compagnons d’armes, rockers dans l’âme, réclament justice.
Saper le moral du peuple
Ce drame est le énième cas relatant des faits d’insécurité à Antananarivo où circuler à pied dès la nuit tombée devient un risque : celui de se faire attaquer par des bandits dont l’objectif est de détrousser leur victime, sans hésiter à lui porter un coup fatal pour parvenir à leurs fins. A Antananarivo, la prudence ne suffit pas toujours pour éviter d’être la cible de voleurs à l’arraché. Emprunter seul(e) une ruelle le soir ou la nuit, est considéré comme de la pure inconscience. Tout comme le fait de ne mettre son téléphone suffisamment à l’abri des regards lors d’un trajet à pied, ou de ne pas verrouiller son véhicule durant un trajet en voiture, car il est toujours possible que des individus s’y engouffrent pour voler le sac, ou n’importe quel autre objet visible de l’extérieur et qui pourrait être facilement « transformé en chiffres », comprendre, facile à revendre. Autrement dit, les attitudes et les modes de vie sont dictés par les risques et le climat ambiant d’insécurité. Ne pas s’y conformer signifie s’exposer volontairement aux attaques de malfaiteurs. Et en cas d’agression, on se verra dire qu’on « l’avait bien cherché » ! La normalité devient anormale, et l’inverse est tout aussi vrai. La question d’insécurité reste toujours d’actualité, dans la capitale et ailleurs. Le sujet revient sans cesse dans les discussions. Il ne manquera pas de s’inviter dans les campagnes électorales à venir. La situation actuelle, contreproductive et antiéconomique, empêche toute perspective de développement, ralentit les activités, baisse l’attractivité du pays, crée une crise de confiance envers les institutions, et sape le moral du peuple. Autant de choses anormales qu’il urge de faire retrouver leur normalité.
Jacquia Rakotoarisoa, sacrée championne de l’Océan Indien, à Moroni.
Jacquia Rakotoarisoa, sacrée championne de l’Océan Indien, à Moroni.
La voile malgache a hissé haut ses couleurs aux Comores. À l’issue du Championnat des Îles de l’Océan Indien 2026, la sélection nationale a réalisé une performance de choix dans la catégorie féminine, grâce à l’excellent parcours de Jacquia Rakotoarisoa et Samira Anjarasoa. Impériale tout au long de la compétition, Jacquia Rakotoarisoa a décroché le titre de championne des Îles de l’Océan Indien, offrant à Madagascar la plus haute marche du podium. Une consécration méritée pour la rideuse malgache, qui a su faire preuve de régularité, de maîtrise technique et d’une grande sérénité face à la concurrence régionale. La satisfaction est d’autant plus grande que Samira Anjarasoa est également montée sur le podium en s’adjugeant la médaille de bronze. Ce doublé féminin confirme les progrès constants de la voile malgache et la montée en puissance de ses athlètes sur la scène régionale. Chez les hommes, les représentants de la Grande île n’ont pas démérité. Angelot Frangelin a terminé à une honorable cinquième place, tandis que Marcelo Zanakoto s’est classé septième, après une série de manches disputées face aux meilleurs spécialistes de l’océan Indien. Cette moisson de résultats constitue une belle récompense pour la Fédération malgache de voile, qui avait mobilisé d’importants efforts afin d’assurer la participation de ses sportifs à Moroni.
Une entrée en matière remarquée pour Natacha Razafindrakalo. Pour sa première participation aux championnats du monde seniors, la judokate malgache, classée 61e mondiale dans la catégorie des -48 kg, a signé une victoire de prestige, hier dimanche à Bakou, avant de s’incliner au deuxième tour devant la Chinoise Wenna Zhuang, 4e mondiale.
Pour son premier combat sur le tatami mondial, Razafindrakalo a créé la sensation. Opposée à l’Azerbaïdjanaise Shafag Hamidova, 34e mondiale, elle n’a eu besoin que d’une minute 13 secondes pour s’imposer par ippon. Une performance particulièrement encourageante pour la Malgache, qui signait ainsi son premier succès face à une adversaire mieux classée qu’elle au niveau mondial. Face à Zhuang, la marche était plus haute. La Chinoise, 4e au classement mondial, était l’une des têtes de série de cette catégorie. Elle avait notamment décroché l’argent au Grand Chelem de Paris et à celui d’Oulan-Bator en 2026, confirmant son statut parmi les meilleures mondiales. « Elle a été éliminée mais elle a fait un combat extraordinaire au premier tour, contre une Azérie de très haut niveau, 34e mondiale, qui a battu la championne du monde Assunta. Et pour une première participation à un championnat du monde, c’est pas mal. Cette victoire a aussi permis à Natacha de décrocher 200 points, des points précieux pour les qualifications pour les Jeux olympiques LA 2028. On a bien travaillé le mental samedi et ce matin (ndlr hier) pour qu’elle puisse s’exprimer au mieux », a déclaré Mamy Randriamasinoro, directeur de la haute performance et de la qualification olympique.
Même si l’aventure s’arrête au deuxième tour, Natacha Razafindrakalo quitte donc Bakou avec une victoire qui compte. La judokate de 22 ans reste sur une saison intéressante, marquée par son titre à l’African Open de Johannesburg, le 28 juin dernier. Elle avait également terminé septième des Championnats d’Afrique seniors en avril. Deux autres judokates vont encore entrer en action, à savoir Zo Andriambololona, engagée chez les -78 kg, et Laura Rasoanaivo, chez les -70 kg. Cette dernière, 21e mondiale, doit notamment croiser la Roumaine Serafima Moscalu, classée 27e.
Le GNVB réussit un superbe doublé, à Ankorondrano. (Photo Kelly R.)
Le GNVB réussit un superbe doublé, à Ankorondrano. (Photo Kelly R.)
Le championnat de Madagascar de volley-ball première division a livré son verdict, samedi, dans une ambiance électrique au Gymnase couvert d’Ankorondrano. Les formations de la Gendarmerie nationale de volley-ball (GNVB) ont confirmé leur suprématie en conservant leurs titres, aussi bien chez les hommes que chez les dames.
Comme lors des deux dernières éditions, la finale masculine opposait les deux équipes du GNVB. Plus expérimenté et mieux armé physiquement, le GNVB 1 a pris le dessus sur le GNVB 2 en quatre sets (25/20, 22/25, 25/15, 26/24) pour décrocher un 16e sacre national. « Le résultat était attendu. Les deux équipes s’entraînent ensemble toute l’année et se connaissent parfaitement. Le GNVB 1 a bénéficié d’un léger avantage grâce à une gestion plus large de son effectif durant les phases de groupe. Pour le GNVB 2, l’enchaînement des matchs dans une poule relevée a sans doute pesé physiquement », a expliqué l’entraîneur Eric Randriamparany. La finale féminine entre le GNVB et SQUAD-X a, quant à elle, tenu toutes ses promesses. Dans un remake de la finale 2025, les joueuses de SQUAD-X ont longtemps cru tenir leur revanche. Après avoir remporté le premier set (25/11), elles ont vu les protégées de Tahiry Dinasoa Andrianaivo revenir dans la partie (25/19), avant de reprendre l’avantage dans la troisième manche (25/13). Dos au mur, les gendarmes ont réagi avec autorité en égalisant à deux sets partout (25/10). Le tie-break a offert un scénario totalement irrespirable. SQUAD-X a pourtant pris les commandes dès l’entame de la manche décisive et semblait se rapprocher du titre.
Les GNVB dames s’imposent 3-2 face à SQUAD-X et remportent leur quatrième titre national. (Photo Kelly R.)
Les joueuses de Bouda ont conservé leur avance durant une bonne partie du set, menant notamment 9-8 puis 12-9. Face à la pression, les gendarmes ont néanmoins refusé de céder. Plus disciplinées dans les échanges décisifs, elles sont revenues progressivement au score pour recoller à 12-12. SQUAD-X a repris l’avantage à 13-12, puis s’est même offert une balle de match à 14-13, faisant retenir son souffle à tout le gymnase. Mais au moment de conclure, Fifih et ses coéquipières ont fait preuve d’un remarquable sang-froid. Solides en défense et plus efficaces dans les derniers points, elles ont sauvé cette occasion de sacre avant d’aligner trois points consécutifs. Renversant une situation qui semblait compromise quelques minutes plus tôt, les joueuses du GNVB ont finalement arraché la victoire 16-14, au terme d’un duel haletant qui a tenu en haleine les nombreux spectateurs présents jusqu’au dernier échange. « Le tie-break a été particulièrement éprouvant. Nous avons insisté sur la concentration et sur l’importance de ne pas offrir de points gratuits à l’adversaire. Malgré la pression, les joueuses ont su retrouver leurs repères au bon moment », a souligné Tahiry Dinasoa Andrianaivo. Pour Sarah, cette quatrième couronne nationale a revêtu une saveur toute particulière. La joueuse du GNVB a en effet reçu le plus beau des cadeaux d’anniversaire en soulevant, le jour même de sa célébration, un nouveau titre de championne de Madagascar. Très émue après la rencontre, elle a salué la réaction de son équipe dans les moments difficiles : « C’est le plus beau cadeau d’anniversaire que le GNVB pouvait m’offrir aujourd’hui. Je suis très heureuse. Il y a eu quelques moments de flottement, mais les joueuses ont su rapidement se ressaisir. Nous avons également commis beaucoup de fautes dans les deuxième et troisième sets, ce qui a permis à l’adversaire de reprendre confiance et de revenir dans le match », a-t-elle confié.
De son côté, l’entraîneur de SQUAD-X, Bouda, regrettait surtout un manque de concentration dans les moments clés. La Fédération malgache de volley-ball enchaînera désormais avec les championnats de Madagascar U23 à Antsirabe, puis le rendez-vous national réservé aux vétérans.
L’aventure s’est arrêtée en finale pour la sélection féminine malgache lors de la troisième édition de l’Island Padel Cup disputée à La Réunion. Opposées aux favorites réunionnaises, les joueuses de la Grande île se sont inclinées sur le score de 2 à 0 et terminent ainsi à une encourageante deuxième place. Lors du premier match, Lalaina Radilofe et Fitia Robinson ont tenté de bousculer la solide paire composée d’Anna Blue et Jennifer. Malgré une belle résistance dans la première manche, les Malgaches ont finalement cédé en deux sets, 6/4 et 6/2, offrant le premier point à La Réunion. Le second duel a confirmé la domination des locales. Elisa et Carole n’ont laissé aucune chance à Camille Ranjanoro et Steffy Razafimahatratra. Très en confiance devant leur public, les Réunionnaises ont rapidement pris le contrôle des échanges pour s’imposer sans discussion sur le score sévère de 6/1 et 6/0. Cette défaite en finale ne doit toutefois pas masquer le beau parcours réalisé par les protégées d’Eugenio Raniriharinosy. Après un début de compétition compliqué face à ces mêmes Réunionnaises, elles avaient su relever la tête en battant Maurice lors de la phase de groupes afin de décrocher leur billet pour la finale. Face à une équipe réunionnaise très expérimentée, les Malgaches ont mesuré le chemin encore à parcourir, mais aussi les progrès accomplis ces derniers mois.
Les Makis frôlent l’exploit, le Kenya sacré au bout du suspense.
Les Makis frôlent l’exploit, le Kenya sacré au bout du suspense.
Madagascar est passé tout près d’un titre historique à l’Africa Men’s Sevens Series disputée à Cascavelle, à Maurice. Au terme d’une finale haletante et indécise jusqu’à la dernière seconde, les Makis se sont inclinés de justesse face au Kenya sur le score de 15 à 12.
La rencontre a tenu toutes ses promesses. Solides et inspirés, les Malgaches ont été les premiers à faire trembler la défense adverse grâce à Jean-Marc Raoelinirina, auteur d’un essai en coin après une belle séquence collective. Les Kényans ont toutefois répliqué par l’intermédiaire de Ray Ambale, avant que Gabriel Ayimba ne leur permette de prendre les commandes. Fidèles à leur réputation de combattants, les Makis n’ont jamais baissé les bras. Portés par un Rado Randrianalisoa particulièrement remuant, ils sont revenus à hauteur de leur adversaire pour porter le score à 12 partout. Alors que la prolongation semblait inévitable, une faute dans les derniers instants a offert une ultime opportunité au Kenya. Malgré la pression et un vent défavorable, Glacious Nganya a réussi la tentative décisive après la sirène, offrant le trophée aux siens.
Cette défaite ne doit cependant pas éclipser le remarquable parcours des représentants de la Grande île. Dès la phase de groupes, Madagascar avait impressionné en réalisant un sans-faute. Les Makis ont dominé la Namibie (26-17), La Réunion (38-0) et surtout le Kenya (26-0), grâce à un rugby rapide et ambitieux qui a séduit les observateurs. En demi-finale, les protégés de Razily ont confirmé leur montée en puissance en écartant le Burkina Faso sur le score de 26 à 14. Jean-Yves Randriamalala, Nomenjanahary Randriamialisoa, Sandaniaina Rakotomalala et Cédric Rakotondrabe se sont illustrés pour envoyer Madagascar en finale. Même privés du sacre au bout du suspense, les Makis repartent de Maurice la tête haute. Finalistes et auteurs d’un tournoi de très haut niveau, ils confirment plus que jamais leur place parmi les grandes nations africaines du rugby à VII et affichent clairement leurs ambitions pour les prochaines échéances continentales et olympiques.
Le rideau est tombé sur le championnat de Madagascar N1A, dimanche au Palais des Sports de Mahamasina. Au terme d’une compétition intense, le COSPN chez les hommes et le GNBC chez les dames ont confirmé leur suprématie en décrochant le titre national. Lors de la finale masculine, les joueurs du COSPN (Analamanga) ont fait preuve de maîtrise pour venir à bout du RBC (Boeny) sur le score de 74 à 66. Malgré la résistance des Majungais, les policiers ont su gérer les moments décisifs pour s’offrir la couronne nationale. Chez les dames, la finale a tenu toutes ses promesses. Le GNBC (Analamanga) a dû batailler jusqu’au bout pour s’imposer face à la JEA (Vakinankaratra), 47 à 42, dans une rencontre très disputée où les défenses ont pris le dessus. Les matchs pour la troisième place ont également livré leur verdict. Dans la catégorie masculine, le GNBC (Analamanga) a largement dominé le BCB (Boeny) sur le score de 74 à 49 pour monter sur la dernière marche du podium. Chez les dames, le BC SOMAVA (Sava) a décroché la médaille de bronze après sa victoire contre MB2ALL (Analamanga), 61 à 52.