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dimanche, octobre 11, 2026
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Laser Run – Championnat d’Afrique : Une médaille d’or, une d’argent et trois de bronze pour Madagascar

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Les jeunes athlètes malgaches ont hissé haut les couleurs de Madagascar au Championnat d’Afrique de Laser Run.
Les jeunes athlètes malgaches ont hissé haut les couleurs de Madagascar au Championnat d’Afrique de Laser Run.

La relève du pentathlon moderne malgache a brillé lors des Championnats d’Afrique de Laser Run disputés à Cape Town, en Afrique du Sud. Avec une médaille d’or, une d’argent et trois de bronze, les jeunes représentants de la Grande île ont confirmé les progrès de la discipline sur la scène continentale.

Les espoirs du pentathlon moderne malgache ont marqué les esprits à l’occasion des African Continental Laser Run Championships organisés à Cape Town. Face à une concurrence relevée, les athlètes de la Fédération malgache de pentathlon moderne (FMPM) ont réalisé une prestation des plus honorables en ramenant au pays un total de cinq médailles. La performance la plus éclatante est revenue à Chricyah, sacrée championne d’Afrique dans la catégorie U9 filles et auteure de la seule médaille d’or malgache. Dans la même catégorie, Nayah s’est offert le bronze, permettant à Madagascar de placer deux athlètes sur le podium. Chez les U11 garçons, Alex a également décroché une médaille de bronze, tandis que Fahendrena s’est hissée à la deuxième marche du podium en U13 filles, synonyme de médaille d’argent. La cinquième breloque est revenue à Godefroy, médaillé de bronze lors du relais mixte senior disputé avec le Burkina Faso. D’autres représentants malgaches se sont aussi illustrés aux portes du podium. Hendry et Mandresy ont terminé à une prometteuse quatrième place, respectivement chez les U13 et U15 garçons, alors que Miravo a pris le cinquième rang en U11 filles.

Au terme de la compétition, la présidente de la FMPM, Nathalie Randriamalala, n’a pas caché sa satisfaction. « La fédération est pleinement satisfaite des résultats obtenus. Nous adressons nos sincères remerciements au Comité olympique malgache pour son soutien constant à l’équipe nationale, ainsi qu’au staff technique qui a accompagné les athlètes tout au long de leur préparation. Nous exprimons également notre gratitude à Joseph Marcel Rakotomalala, président de Malagasy Rugby, qui nous a accueillis lors du regroupement, sans oublier les parents pour leur confiance et leur engagement. Enfin, un immense merci aux athlètes qui ont porté haut les couleurs de Madagascar », a-t-elle déclaré. Ces résultats confirment la montée en puissance du pentathlon moderne malgache et la qualité du travail de formation entrepris ces dernières années auprès de la jeune génération.

Heriniaina Samson

CHU d’Ambohimiandra : Don de médicaments reçu pour faire face à la hausse des cas de diarrhées et de bronchiolites

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Le directeur du Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Ambohimiandra, le Dr Lovaniaina, alerte sur la recrudescence des diarrhées et des bronchiolites chez les jeunes enfants. L’établissement enregistre actuellement entre 5 et 10 cas de diarrhée par jour, principalement chez les enfants âgés de 5 mois à 2 ans. Il rappelle que la vaccination, l’hygiène et une alimentation équilibrée restent les meilleurs moyens de prévention.

Pour soutenir la prise en charge de ces patients, le CHU a reçu, la semaine dernière, un don de médicaments de la part de NC Agency, en partenariat avec Salama et Paramad. Les produits remis ont été sélectionnés en fonction des besoins exprimés par l’hôpital afin de renforcer la disponibilité des médicaments essentiels.

Par ailleurs, cette action marque le lancement de Vita Madagascar 2027, un projet qui ambitionne de promouvoir la santé, le bien-être et la prévention à Madagascar, avec une attention particulière portée aux populations les plus vulnérables. Son point d’orgue est prévu en juillet 2027, à travers un grand rendez-vous national dédié à la santé et à l’innovation. D’ici là, les initiateurs entendent multiplier les actions concrètes sur le terrain et mobiliser de nouveaux partenaires autour de cette démarche solidaire.

Hanitra Andria

Réforme des séries au baccalauréat : L’assouplissement apaise les esprits sans clore le débat 

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La poire a finalement été coupée en deux : les nouvelles séries L ; S ; OSE au baccalauréat à partir de la session 2027 sont maintenues, tandis que les anciennes séries deviennent des options. De quoi apaiser les esprits, sans toutefois mettre fin au débat sur la réforme du baccalauréat. 

L’application des dispositions liées à la réforme du baccalauréat est maintenue. Selon les explications du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les séries L (Littéraire), S (Scientifique), OSE (organisation-société-économie) demeurent. Néanmoins, afin de permettre aux futurs candidats, en classe de première l’an dernier et en classe de terminale cette année, et qui passeront ainsi le baccalauréat, un réaménagement a été mis en place. Ainsi, pour la prochaine session du baccalauréat, en 2027, et pour cette fois seulement, les séries A1, A2, D et C deviennent des options. A1, A2 et L sont ainsi les options dans la série L, tandis que D, C et S le sont dans la série S. Aucune option, en revanche, pour la série OSE. Les options seront prises en considération dans la conception des sujets d’examen, a-t-il été précisé. 

La mesure d’assouplissement semble rassurer les futurs candidats, sans clore le débat, dans la mesure où une série de revendications relatives à la formation des enseignants et au programme scolaire, notamment, a été formulée. Le dossier reste ouvert. 

Hanitra R.

Santé physique et mentale au travail : L’approche ergonomique au cœur de la prévention moderne

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Conférence-débat sous le thème « investir sur l’humain » dans les locaux d’ESIA à Antsahabe.
Conférence-débat sous le thème « investir sur l’humain » dans les locaux d’ESIA à Antsahabe.

À l’occasion de sa conférence-débat « Investir sur l’humain », l’Espace Sanitaire Inter-Entreprise d’Antananarivo (ESIA) a rassemblé les acteurs clés du monde du travail autour des enjeux de la santé physique et mentale. En promouvant une approche ergonomique moderne et préventive, l’ESIA démontre qu’adapter les conditions de travail à l’humain constitue la clé d’une performance globale et pérenne.

L’approche ergonomique constitue aujourd’hui un levier central de prévention face aux mutations du monde professionnel. Lors d’une conférence-débat organisée dans ses locaux à Antsahabe, sous le thème « Investir sur l’humain », l’Espace Sanitaire Inter-Entreprise d’Antananarivo (ESIA) a placé les risques ergonomiques, l’évolution des organisations et la charge mentale au centre des réflexions. Une mauvaise adaptation du travail à l’être humain entraîne des troubles de santé, des absences et une baisse de la capacité de travail, avec d’importantes conséquences sociales. À l’inverse, une démarche ergonomique intégrée permet d’identifier les risques en amont et d’apporter des réponses matérielles, techniques et organisationnelles adaptées.

Environnement

Face aux nouveaux défis majeurs tels que la transformation des métiers, les contraintes réglementaires et les changements climatiques, l’ESIA a réuni plusieurs acteurs essentiels de la santé et de la sécurité au travail. Des représentants du ministère du Travail, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ainsi que des entreprises adhérentes et des acteurs de terrain ont croisé leurs regards. Le ministère a apporté son éclairage sur le cadre juridique, tandis que l’OMS a partagé une vision globale sur la nécessité d’un environnement professionnel favorable à la santé physique et mentale des salariés.

Engagement

À travers cet espace d’échanges, l’ESIA réaffirme son engagement à accompagner les entreprises dans l’identification des risques, le suivi médical et l’amélioration des conditions de travail. En passant d’une logique essentiellement corrective à une véritable culture de prévention, l’ESIA démontre que la santé du travailleur est une composante essentielle de la performance durable. Investir sur l’humain permet ainsi de préserver la santé et les compétences des salariés tout en construisant, dès aujourd’hui, les conditions d’un travail plus sûr, plus sain et plus humain pour demain.

Narindra Rakotobe

Chronique de Mickey : Conquérir et se maintenir au pouvoir 

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Tout le monde sait que l’action politique a pour but de conquérir, exercer le pouvoir mais surtout de s’y maintenir. Et cette dernière action devrait être la plus importante. Dans l’histoire politique contemporaine malgache depuis 1960 les pouvoirs successifs montrent que :

  • Philibert Tsiranana a été président pendant 13ans,
  • Didier Ratsiraka a été à la tête de l’Etat pendant grosso modo 23 ans,
  • Marc Ravalomanana a été président pendant 7 ans,
  • Andry Rajaoelina pendant environ 10 ans.

On peut dire qu’ils sont les détenteurs de longévité dans la conduite des affaires de l’Etat.

Depuis l’Indépendance, il y a 66 ans, peut-on dire qu’il y une une corrélation entre leur longévité et l’empathie avec le peuple ?

C’est-à-dire que les aspirations du peuple se reflètent-elles au regard de la durée d’un leader ? Ou ceux qui se sont maintenus le plus longtemps ont-ils leur bilan les plus élogieux aux yeux du peuple ?

En faisant abstraction des intrigues des alternances par la force ou non. On devrait s’approfondir plutôt pour quoi ils ont été évincés. Pour y répondre, Nicolas Machiavel, un des maîtres à penser dans l’art de gouverner peut nous éclairer quand il dit : « Faire le bien est plus dangereux que faire le mal ». C’est-à-dire qu’il est plus sûr d’être craint que d’être aimé si on ne peut être les deux.

Mal lui en a pris à Ravalomanana quand il a dit « Ny mahasoa aloha vao ny mahafinaritra ». Le peuple et les pourfendeurs du pouvoir ne veulent pas savoir que dans la vie politique et sociale les bonnes intentions ne suffisent pas toujours, il faut aussi tenir compte des résultats et du contexte. Donc avis aux  futurs prétendants : « On ne peut pas toujours vouloir plaire » si l’on veut se maintenir au pouvoir.

M.Ranarivao

Conseil supérieur de la magistrature : Le SMM réclame la tenue des élections avant la fin de 2026

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Le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) maintient la pression pour le renouvellement des membres du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Le syndicat appelle à organiser les élections au cours de cette année 2026, malgré le report sine die du scrutin initialement prévu le 23 octobre prochain. Réuni en assemblée générale vendredi 2 octobre, à la Cour suprême, à Anosy, le SMM a, en effet, réaffirmé sa volonté de voir les élections des nouveaux membres du CSM se tenir avant la fin de l’année. « Les élections devraient se tenir au cours de l’année 2026, la date n’étant pas encore fixée. Les dispositions réglementaires nécessaires devront notamment préciser la poursuite du dépôt des candidatures et la date limite y afférente », a indiqué le syndicat à l’issue de cette assemblée générale.

Initialement programmées pour le 23 octobre 2026, ces élections ont été reportées sine die. L’absence de crédits budgétaires spécifiquement prévus à cet effet dans la loi de finances 2026 serait notamment parmi les raisons avancées pour justifier ce report. Une situation qui laisse en suspens le renouvellement de cette instance dans la gouvernance du pouvoir judiciaire. Au-delà de la question électorale, les magistrats ont également abordé la mise en œuvre de leur indemnité de sujétion, fixée à 1 200 000 ariary, ainsi que le paiement du rappel correspondant. Selon certaines sources, l’effectivité de cette indemnité pourrait être résolue d’ici décembre 2026.

Les discussions ont également permis au syndicat de faire le point sur les principales réformes introduites par le nouveau statut des magistrats, entré en vigueur le 8 juillet 2026. L’un des changements majeurs concerne la reconnaissance des magistrats comme une entité constitutionnelle distincte des fonctionnaires. Désormais, ils ne sont plus régis par le statut général des fonctionnaires, consacrant ainsi un régime statutaire spécifique à leur corps.

Rija R.

Délestage en plein discours présidentiel : Excuses publiques de la Jirama

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Le colonel Michaël Randrianirina a pu constater par lui-même qu’un an après son accession au pouvoir, ce fléau continue de perturber le quotidien des Malgaches.

Les excuses suffiront-elles à réparer cette grave faute professionnelle ? Les observateurs attendent désormais de voir la suite de l’incident survenu à Ambohijatovo, samedi dernier, durant la visite du Président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, à l’exposition de photos ayant marqué le « tolona », organisée par la Gen Z. Un évènement terni par le délestage, qui a incité le PRRM à prononcer son discours dans le noir. Dans un communiqué officiel, la Compagnie nationale d’eau et d’électricité de Madagascar (Jirama) a présenté des excuses publiques, tout en apportant des explications. « La société Jirama présente ses sincères excuses suite à la coupure d’électricité soudaine survenue sur la ligne alimentant Ambohijatovo, lors de l’allocution du Président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, hier soir. D’après les techniciens, cette coupure a été causée par une insuffisance de puissance sur la ligne à haute tension de 35 kV en provenance de la sous-station Tana-Sud Anosizato, desservant les transformateurs d’Ambohijatovo et de Mandroseza ». Au passage, la Jirama affirme qu’elle est tout à fait consciente de l’importance de cet évènement organisé par les jeunes militants de la Gen Z, ainsi que du message que le locataire d’Iavoloha avait transmis pendant cet évènement. C’est donc la raison pour laquelle la société fait amende honorable. D’après les explications, les techniciens de la compagnie sont actuellement à l’œuvre pour étudier toutes les mesures nécessaires afin qu’un tel incident ne se reproduise plus. Par ailleurs, des mesures vont être prises pour réparer cette erreur.

Sanctions

Sur les réseaux sociaux, les réactions évoquant un deux poids, deux mesures de la Jirama fusent de partout. Des usagers dénoncent le fait que, dès que le PRRM, le colonel Michaël Randrianirina, est victime du délestage, la Compagnie se précipite pour sortir une lettre d’excuses publiques. Pourtant, pour les coupures récurrentes qui durent parfois jusqu’à 4h par jour, les simples citoyens ne reçoivent aucune excuse. Force est de constater, en tout cas, que cet évènement à Ambohijatovo a permis au colonel Michaël Randrianirina de confirmer par lui-même qu’un an après son accession au pouvoir, le délestage, qui était à l’origine du soulèvement de la Gen Z au mois de septembre 2025, existe encore et continue de perturber le quotidien des Malagasy. Il y a un an de cela, l’officier du CAPSAT s’était engagé à mettre fin à ce fléau ou, tout au moins, à le réduire considérablement. Pourtant, pour le moment, le délestage fait son retour en force au niveau du Réseau interconnecté d’Antananarivo, provoquant des conséquences néfastes sur l’économie nationale. Des questions se posent aussi sur l’efficacité de l’équipe de la Jirama à maîtriser les coupures. On dit que gouverner, c’est prévoir. Pourquoi n’ont-ils pas anticipé la venue du Chef de l’État à Ambohijatovo ? Les vrais professionnels auraient mis en place tous les dispositifs nécessaires pour éviter que le quartier soit touché pendant la visite du VVIP. Conscients de la gravité de cet incident sur l’image du régime, certains pro-Refondation réclament des sanctions contre les responsables concernés. Nul n’ignore pourtant que les décisions visant à mettre fin au délestage sont prises en haut lieu et ne relèvent pas des responsabilités de simples agents sur le terrain.

Davis R

Coopération bilatérale : Visas supprimés pour les voyageurs malgaches vers le Botswana

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Michaël Randrianirina a échangé avec son homologue botswanais, Duma Boko, à Gaborone le 3 octobre 2026.
Michaël Randrianirina a échangé avec son homologue botswanais, Duma Boko, à Gaborone le 3 octobre 2026.

Le secteur minier malgache est dans la ligne de mire du Botswana, dont l’expertise sur la gouvernance minière est reconnue sur le continent.

La visite officielle de Michaël Randrianirina au Botswana, les 2 et 3 octobre, ouvre de nouvelles perspectives de coopération entre les deux pays. Au cœur des discussions se trouvent l’exploitation minière, notamment aurifère, mais aussi le tourisme, l’agriculture, le commerce, l’énergie et les infrastructures. Une mesure concrète a également été annoncée par le président botswanais Duma Boko, notamment la suppression des visas pour les citoyens malgaches se rendant au Botswana.

Le rapprochement entre Antananarivo et Gaborone prend ainsi une nouvelle dimension. À l’issue de cette visite, les deux dirigeants ont affiché leur volonté de renforcer les relations bilatérales et d’explorer de nouveaux secteurs de partenariat. Selon la présidence de la République, une équipe malgache a été constituée pour travailler avec son homologue botswanaise durant les trente prochains jours, afin d’approfondir les discussions et de préparer les prochaines étapes de cette coopération. L’expertise botswanaise dans le secteur minier constitue, en effet, l’un des principaux enjeux de ce rapprochement.

Le président botswanais Duma Boko a notamment souligné la capacité de son pays en matière d’exploration et de gestion des ressources minérales, affirmant sa disponibilité à partager ce savoir-faire avec Madagascar, notamment pour valoriser son potentiel aurifère. « Le Botswana possède une vaste expertise dans l’exploration et la gestion des ressources minérales, et nous sommes prêts à partager ces compétences avec Madagascar alors qu’elle développe le potentiel de ses ressources aurifères », a déclaré la présidence botswanaise. Un message qui intervient alors que Madagascar cherche à mieux exploiter ses ressources naturelles et à attirer des partenaires capables d’apporter des compétences techniques et des investissements. Au-delà de l’or, les deux pays envisagent également une coopération dans plusieurs domaines stratégiques, notamment l’énergie et les infrastructures.

Mobilité

L’annonce de la suppression des visas pour les ressortissants malgaches constitue l’une des retombées immédiates de cette visite. Cette décision entend « faciliter la mobilité des citoyens, renforcer les échanges humains et encourager les opportunités économiques entre les deux pays ». Pour Duma Boko, ce rapprochement doit contribuer à l’intégration régionale, stimuler la croissance économique et créer une prospérité partagée entre les deux peuples. Cette dynamique intervient dans un contexte où Madagascar cherche à diversifier ses partenariats internationaux.

Le Botswana, réputé pour son expérience dans la gestion de ses ressources minières, apparaît ainsi comme un partenaire potentiel dans un secteur où les enjeux économiques, financiers et de gouvernance restent considérables pour la Grande Île. Les relations diplomatiques entre Madagascar et le Botswana remontent à 2005, sous la présidence de Marc Ravalomanana. Plus de 20 ans après leur établissement, les deux pays semblent vouloir donner un nouvel élan à leur coopération. Michaël Randrianirina est rentré à Madagascar le 3 octobre, en début de soirée.

Rija R.

Imerinkasinina : Deux blessés graves lors d’une course sauvage

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Deux motos se sont violemment percutées lors d’une course sauvage à Imerinkasinina, faisant deux blessés graves. Les deux motards ont dû être évacués d’urgence pour recevoir des soins. Le choc frontal, particulièrement violent, relance une nouvelle fois les inquiétudes des riverains face à la multiplication des courses clandestines de deux-roues dans le secteur. Malgré les accidents qui se répètent et les vies déjà fauchées dans des circonstances similaires, le phénomène semble persister. Imerinkasinina serait ainsi devenu, notamment certains après-midis, le théâtre de véritables courses sauvages opposant de jeunes conducteurs à moto. Pourtant, le site n’est nullement aménagé pour accueillir des compétitions de sports motorisés. La configuration de la route, notamment son inclinaison destinée à faciliter l’évacuation des eaux, rend par ailleurs les déplacements à grande vitesse particulièrement dangereux. Des accidents à répétition, mais toujours pas de véritable dispositif dissuasif : c’est précisément ce que déplorent les riverains, qui sollicitent une présence policière régulière afin de prévenir les comportements à risque et de protéger les usagers de la route comme les habitants. Le phénomène serait particulièrement visible le mercredi après-midi et durant les week-ends, périodes où Imerinkasinina attirerait de nombreux jeunes adeptes de courses sauvages, parfois sous l’emprise de l’alcool.

Au-delà de ce nouvel accident, les habitants appellent donc les autorités à prendre des mesures concrètes avant qu’un nouveau drame ne survienne. La multiplication des accidents pose désormais la question de la sécurisation du site et de la nécessité d’une surveillance accrue, notamment durant les périodes où ces rassemblements sont les plus fréquents.

D.R

Manjakandriana : Un couple de retraités froidement assassiné à son domicile

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Un couple de retraités, âgés de 80 et 76 ans, a été retrouvé sans vie à son domicile, à Ankazotokana Ambatomena, dans le district de Manjakandriana. Les deux victimes auraient été attaquées puis tuées chez elles. Le drame n’a été découvert qu’hier. L’inquiétude s’est installée lorsque les proches du couple ont constaté qu’ils ne répondaient plus à leurs appels téléphoniques. Face à cette absence inhabituelle, des vérifications ont été effectuées, permettant de constater que les deux octogénaires avaient été victimes d’une attaque à leur domicile. Quatre personnes ont déjà été interpellées et placées à la disposition de la Gendarmerie nationale dans le cadre de l’enquête. Ce double meurtre illustre une nouvelle fois la recrudescence des actes criminels dans le pays, où la question de la sécurité des citoyens demeure préoccupante. Pour l’heure, les enquêteurs devront notamment déterminer si ce crime est lié à un vol qui aurait mal tourné ou s’il s’agit d’un pur règlement de comptes. Les investigations se poursuivent afin d’établir les circonstances exactes du drame et de déterminer les responsabilités.

D.R