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lundi, octobre 19, 2026
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Concours « Tsinjorano » : Valoriser l’ingéniosité locale dans l’innovation en irrigation

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La technique d’irrigation goutte-à-goutte est déjà très répandue à Madagascar.
La technique d’irrigation goutte-à-goutte est déjà très répandue à Madagascar.

Un concours national intitulé « Tsinjorano » est organisé par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, en partenariat avec Farming & Technology in Africa (FTA).

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion de l’innovation agricole et de recherche de solutions concrètes face aux défis liés à la maîtrise de l’eau, au changement climatique et à l’amélioration de la productivité des petites exploitations agricoles à Madagascar. À travers ce concours, les organisateurs souhaitent valoriser l’ingéniosité, la créativité et le savoir-faire des acteurs malgaches, en particulier des jeunes, dans le domaine de l’irrigation et de la gestion durable des ressources en eau. L’objectif est également de faire émerger des solutions locales, simples, accessibles et reproductibles, susceptibles d’améliorer durablement les conditions.

Maîtrise de l’eau

Ouvert depuis le 1er juillet 2026, le concours s’adresse à un large éventail d’acteurs intervenant directement ou indirectement dans le développement agricole. Les exploitants agricoles, jeunes entrepreneurs ruraux, coopératives de producteurs, organisations non gouvernementales, chercheurs, étudiants, techniciens agricoles ainsi que les porteurs de solutions innovantes sont notamment invités à participer. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 30 septembre 2026. À Madagascar, l’agriculture reste fortement dépendante des conditions climatiques et de la disponibilité de l’eau. L’irrégularité des précipitations, les épisodes de sécheresse, les inondations, la dégradation des infrastructures hydrauliques et les effets croissants du changement climatique constituent autant de contraintes qui affectent les rendements agricoles et les revenus des producteurs. Dans ce contexte, la maîtrise de l’eau représente un enjeu majeur pour renforcer la sécurité alimentaire, l’autosuffisance, la productivité et la résilience des exploitations agricoles. L’accès à des systèmes d’irrigation adaptés aux petites superficies peut permettre aux producteurs de mieux valoriser leurs terres, de sécuriser les productions et, dans certains cas, de diversifier leurs cultures.

Accessibles

Tout candidat devra présenter un dispositif, une technique, une pratique ou une innovation permettant d’apporter une solution concrète à l’amélioration de l’irrigation sur une petite exploitation agricole, d’une superficie comprise entre 0,1 hectare et 2 hectares. L’innovation proposée devra être déjà mise en pratique ou en phase de test à Madagascar. Cette exigence vise notamment à privilégier des solutions ayant démontré leur faisabilité dans les conditions réelles du pays et pouvant, à terme, être reproduites ou adaptées dans d’autres exploitations. Les solutions recherchées devront répondre à plusieurs critères essentiels : être adaptées aux réalités locales, techniquement accessibles, économiquement abordables et suffisamment simples pour pouvoir être adoptées par les petits producteurs. L’objectif n’est donc pas uniquement de promouvoir des technologies sophistiquées, mais surtout de mettre en avant des innovations utiles, efficaces et accessibles au plus grand nombre.

Solutions

La thématique principale du concours est axée sur l’innovation en irrigation et la gestion durable des ressources en eau. Plusieurs domaines d’innovation sont particulièrement encouragés. Les systèmes d’irrigation frugaux et économes en eau constituent notamment un axe important. Il peut s’agir du goutte-à-goutte à basse pression, de la micro-aspersion adaptée aux petites exploitations, ou encore de solutions permettant d’alimenter des systèmes d’irrigation dans des zones où l’accès à l’électricité est limité, tout en réduisant les coûts liés au carburant et en favorisant une agriculture plus durable. La gestion et la conservation de l’eau constituent un autre axe prioritaire. Les candidats peuvent notamment proposer des solutions relatives à la collecte et au stockage des eaux de pluie et des eaux de ruissellement, à l’amélioration des retenues collinaires, à la récupération de l’eau ou encore à la réutilisation des eaux usées traitées, lorsque les conditions sanitaires et techniques le permettent. L’objectif est de favoriser une utilisation plus rationnelle de chaque ressource disponible. Dans les zones confrontées à des périodes de sécheresse, la capacité à collecter, conserver et utiliser efficacement l’eau au moment opportun peut jouer un rôle déterminant dans la sécurisation des productions agricoles.

Navalona R.

Secteur financier : L’île Maurice, une place financière qui s’affirme

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L’Île Maurice tire aussi son développement, à travers l’avancée de son secteur financier.
L’Île Maurice tire aussi son développement, à travers l’avancée de son secteur financier.

Une récente opération sur les marchés obligataires internationaux, portant sur une émission de 920 millions de dollars, illustre la montée en puissance de l’île Maurice comme plateforme financière au service des économies africaines. Elle ouvre également de nouvelles perspectives pour Madagascar.

Il y a quelques jours, le Gabon a finalisé une émission obligataire internationale de 920 millions de dollars. L’opération, initialement prévue pour 750 millions de dollars, a suscité un carnet d’ordres supérieur au milliard de dollars.

Conseiller financier exclusif

Cette opération couronnée de succès a mobilisé AFG Capital Ltd, en qualité de conseiller financier exclusif du gouvernement gabonais, ainsi que les arrangeurs Cygnum Capital et Citigroup Global Markets. Elle illustre la capacité des expertises financières établies à Maurice à accompagner des opérations souveraines de grande envergure et à convaincre des investisseurs internationaux exigeants. Cette évolution ne doit rien au hasard. Depuis plus de 30 ans, Maurice développe méthodiquement sa place financière internationale. Le secteur financier représente aujourd’hui près de 14% du PIB mauricien et gère plus de 100 milliards de dollars d’actifs. La Bourse de Maurice permet la cotation, la négociation et le règlement de titres dans cinq devises : la roupie mauricienne, le dollar, l’euro, la livre sterling et le rand. Au fil du temps, les entreprises y ont levé plus de 6,5 milliards de dollars. Plus de 450 fonds de private equity domiciliés dans l’île investissent par ailleurs activement en Afrique. En juin 2021, ils y avaient déjà acheminé près de 40 milliards de dollars.

Particulièrement favorable

Maurice ne cherche donc plus seulement à être une juridiction où sont domiciliés des fonds ou des sociétés. L’île ambitionne désormais de fournir l’expertise et les connexions nécessaires à la réalisation d’opérations financières complexes. Le moment est particulièrement favorable puisque, dès les premières semaines de 2026, plusieurs pays africains, dont le Kenya, la Côte d’Ivoire et la RDC, avaient levé près de 6 milliards de dollars sur les marchés obligataires, soit le meilleur démarrage de la région depuis plus d’une décennie. Cet engouement traduit un regain de confiance des investisseurs internationaux envers les émetteurs souverains africains, un mouvement dans lequel l’île Maurice s’affirme progressivement comme un intermédiaire de choix.

Proximité stratégique

L’île sœur constitue le centre financier international le plus proche de Madagascar. Cette proximité donne accès à une expertise pointue en matière de structuration de financements. Les groupes régionaux comme AFG, présents à la fois à Maurice et à Madagascar, illustrent déjà cette connectivité entre les deux places. À l’image des pays africains qui profitent déjà de l’offre mauricienne, Madagascar pourrait, à terme, mobiliser des financements destinés à des projets structurants. L’enjeu serait ainsi de mieux tirer parti de cette proximité géographique et financière. Des perspectives intéressantes.

R.Edmond.

Impact social : Des retombées concrètes dans l’éducation, l’élevage et la finance

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Selon Miarakap, les entreprises accompagnées ne produisent pas uniquement des résultats financiers. Leurs activités génèrent également des retombées dans l’éducation, l’agriculture, l’alimentation et l’inclusion financière. Vatel Madagascar forme plus de 300 étudiants chaque année aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration. Depuis l’entrée de Miarakap dans son capital, en 2019, plus de 2 000 jeunes ont bénéficié de ses formations. Dans le secteur financier, Apem Paiq a financé plus de 10 000 microentrepreneurs. La structure a amélioré sa gouvernance ainsi que ses performances opérationnelles et financières en 2025, ouvrant la voie à un renforcement de ses interventions. La Laiterie Maminiaina collabore, pour sa part, avec plus de 750 éleveurs, contribuant ainsi à soutenir la production laitière locale et les revenus des exploitations familiales. Dans la restauration collective, Le Complexe distribue quotidiennement plus de 13 000 repas équilibrés. Ces exemples montrent que le développement des PME peut produire des effets directs sur les conditions de vie, l’emploi et les chaînes de valeur locales.

Antsa R

Entreprises malgaches : Des PME en croissance, malgré les chocs économiques

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Les PME soutenues par Miarakap ont affiché une bonne performance, malgré un contexte difficile
Les PME soutenues par Miarakap ont affiché une bonne performance, malgré un contexte difficile

Malgré les crises et les incertitudes ayant marqué l’année 2025, les entreprises accompagnées par Miarakap ont maintenu leur dynamique. Leur chiffre d’affaires cumulé a progressé de 12%, témoignant de la capacité croissante des PME malgaches à s’adapter aux périodes difficiles.

Les crises successives n’ont pas eu raison de la dynamique des entreprises malgaches les mieux structurées. Les sociétés constituant le portefeuille de Miarakap ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 55 milliards d’ariary, en hausse de 12% par rapport à l’année précédente, d’après le rapport de cette société d’investissement. Une performance obtenue dans un environnement économique et institutionnel particulièrement contraignant. L’année a notamment été marquée par l’arrêt brutal de plusieurs activités financées par l’USAID, les effets persistants de l’inflation et le ralentissement des investissements. Les tensions sociales apparues en septembre ont ensuite évolué vers une crise politique et une transition de régime en octobre. Malgré ces chocs, les entreprises accompagnées ont continué à produire, investir et préserver leurs emplois. Miarakap qualifie cette capacité d’« antifragilité », permettant d’utiliser les difficultés pour améliorer l’organisation, renforcer la gouvernance et adapter le modèle économique. En effet, outre le financement, la société d’investissement intervient également dans les décisions stratégiques, le pilotage financier, la structuration des ressources humaines et la recherche de financements additionnels.

Gestion des risques

La diversification du portefeuille a également joué un rôle important. Les entreprises soutenues interviennent dans les services aux entreprises, l’agroalimentaire, le commerce de détail et les services essentiels. Cette variété permet de limiter les risques liés à une trop forte concentration sur un seul secteur. Plusieurs sociétés ont ainsi poursuivi leur développement. Malakass a renforcé son appui à la filière manioc et étendu la présence des produits Vita Malagasy dans le réseau Leclerc à La Réunion. Exa Feed a commencé à commercialiser des produits protéinés à base d’insectes, en valorisant des déchets organiques. Dogs & Co et Java Import ont, de leur côté, réorganisé leur gouvernance afin de mieux différencier leurs activités. Au total, les entreprises du portefeuille ont généré 872 emplois, dont plus de 40% sont occupés par des femmes. Au-delà des résultats financiers, ces performances montrent que les PME formelles et bien accompagnées peuvent devenir des points d’ancrage de l’économie. Dans un contexte incertain, leur capacité d’adaptation apparaît désormais comme un enjeu majeur pour la croissance et l’emploi à Madagascar.

Antsa R.

AGOA : Feu vert du Sénat américain jusqu’en 2028

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L’industrie textile malgache figure parmi les principales bénéficiaires des opportunités offertes par l’AGOA sur le marché américain.
L’industrie textile malgache figure parmi les principales bénéficiaires des opportunités offertes par l’AGOA sur le marché américain.

Le Sénat américain a voté massivement en faveur de la prolongation de l’AGOA jusqu’au 31 décembre 2028. Une avancée majeure pour Madagascar, notamment pour les entreprises du textile et de l’habillement tournées vers le marché américain.

Un signal fort venu de Washington. Par 90 voix contre 6, le Sénat des États-Unis s’est prononcé, le 8 août, en faveur de la prolongation de l’AGOA jusqu’à fin 2028. Seuls deux sénateurs républicains et quatre démocrates ont voté contre, témoignant du large consensus bipartisan autour du maintien de ce mécanisme commercial avec l’Afrique subsaharienne. Pour Madagascar, la décision est loin d’être anodine. L’AGOA constitue depuis plusieurs années un levier majeur pour l’accès des produits malgaches au marché américain, particulièrement pour l’industrie textile et de l’habillement. Le dispositif permet aux pays africains éligibles d’exporter vers les États-Unis une large gamme de produits en bénéficiant d’un accès préférentiel. Plus largement, l’AGOA a été conçue comme un instrument destiné à soutenir la croissance économique et à renforcer les relations commerciales entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne.

Visibilité pour les entreprises

L’enjeu est surtout celui de la prévisibilité. L’incertitude sur l’avenir du dispositif constituait un facteur de risque pour les entreprises, qui doivent planifier leurs commandes, leurs investissements et leurs capacités de production plusieurs mois, voire plusieurs années, à l’avance. Le vote du Sénat offre ainsi une perspective supplémentaire jusqu’au 31 décembre 2028, même si la procédure législative doit encore être finalisée. Le texte H.R. 6500 avait déjà été adopté par la Chambre des représentants en février dernier. Entre-temps, l’AGOA avait été reconduite jusqu’au 31 décembre 2026, avec effet rétroactif au 30 septembre 2025. Le président américain Donald Trump avait promulgué cette prolongation le 3 février. Le texte voté au Sénat ayant toutefois subi des modifications, il doit désormais revenir devant la Chambre des représentants. Selon Global Business Council, celle-ci devrait se saisir du dossier après la pause estivale, en septembre. Une fois les deux chambres accordées sur une version identique, le texte devra encore être soumis à la promulgation présidentielle.

Textile préservé

Autre point crucial pour les pays producteurs de vêtements : le mécanisme dit « Third-Country Fabric » est maintenu. Celui-ci autorise les pays africains éligibles concernés à utiliser des tissus ou fils provenant de pays tiers pour confectionner des vêtements bénéficiant ensuite des préférences de l’AGOA sur le marché américain. Pour une industrie comme celle de Madagascar, intégrée aux chaînes internationales d’approvisionnement, cette disposition est particulièrement stratégique. La nouvelle version de l’AGOA traduit cependant aussi l’évolution des priorités américaines. Elle comporte notamment un volet consacré aux minerais critiques et entend faciliter l’accès des États-Unis aux ressources des pays bénéficiaires ainsi qu’à leur transformation. Washington souhaite également aller vers une relation commerciale davantage fondée sur la réciprocité. Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, avait déjà affirmé en février que la future AGOA devrait offrir davantage d’opportunités aux entreprises, agriculteurs et producteurs américains. Bref, la perspective de l’AGOA jusqu’en 2028 constitue une opportunité pour Madagascar, mais aussi une fenêtre de temps à mettre à profit pour consolider les investissements, les exportations et l’emploi industriel.

Antsa R.

Déplacement au Tchad : 8e sortie officielle africaine de Michaël Randrianirina

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Après l’Afrique du Sud, le Kenya, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Nigeria et l’Égypte, Michaël Randrianirina met le cap sur le Tchad. Le président de la Refondation et sa délégation sont attendus à N’Djamena ce jour pour une visite officielle. La visite, selon la présidence de la République, a pour objectif de renforcer les relations bilatérales entre Madagascar et le Tchad. Le déplacement intervient alors que le pays célèbre le 66e anniversaire de son indépendance, dont les cérémonies sont prévues ce 11 août.

Cette visite constitue surtout la huitième sortie officielle de Michaël Randrianirina sur le continent africain depuis octobre 2025. En effet, depuis son arrivée au pouvoir, Michaël Randrianirina a multiplié les déplacements en Afrique. Afrique du Sud, Kenya, Congo-Brazzaville, Guinée équatoriale, Gabon, Nigeria, Égypte : la liste s’allonge désormais avec le Tchad. Huit déplacements en moins d’un an.

Rija R.

Litige foncier dans l’Itasy : Verdict de la Cour Suprême sur une affaire de grande envergure après-demain

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ntre les deux ex-époux et les décisions de contrariété, de quel côté va se pencher la balance de la justice ?
ntre les deux ex-époux et les décisions de contrariété, de quel côté va se pencher la balance de la justice ?

Les « ady tany » se suivent et ne se ressemblent pas, surtout par rapport aux superficies en jeu et aux parties aux procès.

Un peu moins de 180ha. Une superficie dont la dimension n’a d’égale que l’importance du litige foncier opposant deux ex-époux, dont les biens acquis au cours de leur mariage ont été partagés à parts égales par la juridiction compétente à l’issue du divorce prononcé le 19 juin 2006. L’ex-épouse avait obtenu gain de cause à tous les degrés de juridiction, du tribunal de première instance à la Cour suprême, en passant par la cour d’appel, dont l’arrêt est devenu définitif et exécutoire.

Délai de prescription

Alors que la procédure de partage des biens venait d’être engagée devant le tribunal, l’ancien époux a vendu, le 21 août 2008, l’intégralité du terrain sis dans l’Itasy, quand bien même il s’agirait d’un bien commun concerné directement par la procédure de partage. La cour d’appel a fait droit à la demande d’annulation de ladite vente, mais la Cour suprême a cassé la décision au motif qu’elle était tardive et donc irrecevable. Et ce, en faisant remarquer que la demande d’annulation aurait dû être introduite dans un délai ne dépassant pas un an à compter du divorce, soit le 19 juin 2007 au plus tard. La transaction n’étant intervenue que le 21 août 2008, le délai d’un an prévu par la loi relative au mariage et aux régimes matrimoniaux n’était plus applicable, selon l’ex-épouse, qui argue que, pour ce type d’action, le délai de prescription est de 30 ans selon la Loi sur la théorie générale des obligations (LTGO).

Autorité de la chose jugée

Ne s’avouant pas vaincu, l’ex-époux a demandé, à son tour, l’annulation de l’ensemble des décisions judiciaires définitives relatives au partage à parts égales des biens communs. On est en droit – au propre comme au figuré – de demander si une décision de justice peut anéantir totalement, comme s’ils n’avaient jamais existé, des jugements et arrêts antérieurs passés en force de chose jugée, sous peine de mettre en péril la sécurité juridique et l’État de droit.

Mémoire en défense

L’ancien époux a effectivement introduit, le 27 avril 2026, une requête aux fins de règlement de contrariété de deux décisions de justice. Celle-ci a été notifiée par exploit d’huissier à l’ex-épouse le 12 juin 2026. Elle a aussi été notifiée, le 19 juin 2026, de l’ordonnance faisant droit à une requête de la partie adverse tendant à la saisine de la Cour de cassation, toutes chambres réunies, et a alors déposé son mémoire en défense le 29 juillet dernier, suivi, le lendemain même du dépôt de ses conclusions, par le ministère public. La question qui se pose est de savoir si ce dernier a eu le temps d’examiner le mémoire en défense de l’ex-épouse. Toujours est-il que l’affaire a été enrôlée et mise en délibéré le 13 août 2026.

Demande de rabat de délibéré

Face à cette célérité inhabituelle, pour ne pas dire surprenante (dans tous les sens du terme), alors qu’il n’y a pas urgence ni péril en la demeure, l’ex-épouse a demandé le rabat du délibéré pour le bon fonctionnement de la justice et afin de lui permettre d’assurer pleinement ses droits, notamment les droits de la défense, qui font partie des principes fondamentaux garantis par la Constitution. La Cour de cassation fera-t-elle droit à sa demande dans cette affaire, qui est à la mesure même de la superficie du terrain litigieux, dont une partie aurait été vendue et inscrite au nom d’un ancien haut responsable de la Cour suprême, comme l’atteste un certificat de situation juridique versé au dossier, mais qui se serait abstenu, à l’époque, de se récuser à bon droit. Quid de la refondation foncière clamée par les nouveaux tenants du pouvoir face à cette affaire de grande envergure ?

R.O

Modernisation de l’état-civil : Nouvelle phase prévue en septembre

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La réforme de l’état civil entre dans une nouvelle étape. Après une première phase d’enrôlement biométrique ayant permis d’enregistrer près de 6 millions de Malgaches, contre un objectif initial de 2 millions, le gouvernement prépare le lancement d’une nouvelle opération au début du mois de septembre. Les préparatifs sont actuellement en cours au niveau du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. Selon les explications du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, les enseignements tirés de la précédente opération permettront d’améliorer le prochain dispositif. Le recours à des compétences locales sera notamment privilégié. Environ 1 000 équipements, cofinancés par l’État malgache et la Banque mondiale, doivent également renforcer les capacités de traitement des données.

PNDDL

La mise en œuvre de la Politique nationale de décentralisation émergente (PNDDL) se poursuit parallèlement. La désignation du secrétaire permanent constitue une nouvelle étape dans le pilotage de cette politique. Une commission d’évaluation doit également être mise en place pour déterminer les compétences à transférer aux collectivités territoriales décentralisées et les ressources nécessaires à leur exercice. À la Commune urbaine d’Antananarivo, le président de la Délégation spéciale (PDS), Feno Ralambomanana, a indiqué que l’indemnité des salariés est fixée à 50 000 ariary, en fonction des capacités financières de la commune.

Nadia R.

Société Gasy Miarina : L’atout social contre l’informel

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Le secteur minier dans l’Amoron’i Mania fait face à de fortes turbulences. La société « Gasy Miarina », spécialisée dans l’extraction de malachite, est aujourd’hui la cible de pressions persistantes et d’un harcèlement orchestré.

Dans la commune rurale d’Andakatany Be, nichée au cœur du district de Manandriana (région Amoron’i Mania), la question minière dépasse le simple cadre économique pour toucher directement le quotidien de la population. Présente sur les lieux depuis l’obtention de son permis en 2018, la société « Gasy Miarina » s’impose non seulement comme un acteur formel de l’extraction de malachite, mais surtout comme un véritable moteur de développement local. En permettant aux habitants d’exploiter librement son vaste périmètre, sous la seule condition de lui revendre le minerai selon une grille de prix transparente (variant de 500 à 1 700 ariary pour une pureté de 5 à 12%, et de 1 800 à 2 200 ariary pour une pureté de 13 à 20%), l’entreprise garantit des retombées directes pour les foyers. Mieux, fidèle à sa responsabilité sociétale (RSE), Gasy Miarina investit massivement dans des actions sociales : construction de routes et d’infrastructures indispensables pour désenclaver la commune et améliorer le bien-être communautaire.

Récidiviste notoire

Pourtant, cet engagement citoyen est aujourd’hui entravé par des pressions intolérables, orchestrées par un opérateur véreux et clandestin. S’affranchissant totalement de la législation et des contributions fiscales, cet acheteur illégal – un récidiviste notoire – fausse le marché en proposant des prix d’achat au mépris des règles, encouragé par l’absence totale de charges fiscales. « Pour asseoir son trafic, cet individu n’hésite pas à manipuler les habitants en propageant de fausses accusations sur la prétendue illégalité de Gasy Miarina », confie une source locale. « Des agissements destructeurs menés de concert avec le député de Manandriana (par ailleurs vice-président de l’Assemblée nationale pour Fianarantsoa), qui instrumentalise son statut pour protéger ces pratiques mafieuses », ajoute notre interlocuteur.

Descente musclée

Face à cette dérive, le ministère des Mines et des Ressources stratégiques est monté au créneau la semaine dernière, publiant un communiqué officiel attestant de la parfaite conformité des activités de Gasy Miarina. Une descente musclée sur le terrain a permis de constater l’ampleur du fléau, sanctionnée par l’interception récente d’un grand camion de 12 tonnes transportant illégalement de la malachite. Malgré ces actions de l’État, l’entreprise – engagée dans le développement local à travers la construction de routes et d’infrastructures communautaires – attend désormais que force reste à la loi pour rétablir l’ordre et préserver l’économie formelle dans la région.

Julien R.

Nécrologie du 10 août 2026

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