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dimanche, octobre 11, 2026
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Financement climatique : Des réformes crédibles pour attirer davantage d’investissements

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Madagascar a participé activement à la 11e Assemblée annuelle de l’AIIB, à Doha, Qatar.
Madagascar a participé activement à la 11e Assemblée annuelle de l’AIIB, à Doha, Qatar.

Transformer les engagements climatiques en investissements concrets. C’est l’un des principaux messages ressortis du panel consacré au financement climatique, organisé à Doha dans le cadre de la 11e Réunion annuelle de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB). Les échanges ont mis en avant la nécessité de mieux articuler réformes publiques, préparation des projets, financements souverains et capitaux privés. Pour Ahmed Kouchouk, ministre des Finances d’Égypte et gouverneur de l’AIIB, l’expérience égyptienne dans les énergies renouvelables montre qu’un cadre prévisible reste déterminant. Réglementation stable, plateformes standardisées, investissements dans le réseau électrique, capacités de stockage et participation du secteur privé doivent avancer de manière coordonnée. Il a surtout insisté sur l’appropriation nationale des réformes et sur la nécessité de programmes inscrits dans la durée. Même constat du côté de Muhammad Al Jasser, président du Groupe de la Banque islamique de développement. Selon lui, le principal défi ne réside pas forcément dans l’absence de projets, mais dans leur capacité à être effectivement mis en œuvre. Il a plaidé pour une combinaison d’instruments associant financement souverain, secteur privé, commerce, investissement et cofinancements entre banques multilatérales.

Investissements bancables

Du point de vue des investisseurs, Nargiz Nasrullayeva, membre de l’International Advisory Panel de l’AIIB, a rappelé que la confiance repose sur des conditions très concrètes : flux financiers prévisibles, contrats standardisés, sécurité des paiements, protection contre les risques de change et mécanismes fiables de règlement des différends. Pour Madagascar, ces messages sont particulièrement pertinents, selon le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, lors de l’événement. Les besoins de financement liés à l’énergie, aux infrastructures résilientes, à l’eau ou encore à l’adaptation climatique sont importants. Mais l’accès aux capitaux dépendra aussi de la capacité du pays à présenter des projets techniquement préparés, financièrement viables et soutenus par des politiques publiques cohérentes. Le panel a d’ailleurs insisté sur trois leviers appelés à prendre davantage de place : les garanties, les financements en monnaie locale et les facilités de préparation de projets. Autant d’outils qui pourraient aider Madagascar à transformer plus rapidement ses priorités climatiques en investissements réellement bancables.

Antsa R.

Mi’Art Milalao Self Defense : 150 athlètes réunis pour célébrer deux années d’existence

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Les techniciens de l’association transmettent leur savoir-faire à leurs membres.
Les techniciens de l’association transmettent leur savoir-faire à leurs membres.

L’association Mi’Art Milalao Self Defense a marqué d’une pierre blanche son deuxième anniversaire. Plutôt que de se contenter d’une simple célébration, l’association a choisi de rassembler ses membres et partenaires autour d’une journée de partage, organisée dimanche dernier au Dojo Aska, aux 67 Ha. Près de 150 athlètes issus de plusieurs disciplines martiales ont répondu à l’appel. Kung-fu, jiu-jitsu, kick-boxing et yoseikan budo se sont ainsi retrouvés sous une même bannière, illustrant la philosophie du groupe fondée sur l’unité et l’entraide entre pratiquants des arts martiaux. Les festivités ont débuté par une séance d’entraînement collective, de formation, avant de se poursuivre par la remise d’attestations aux sportifs ayant participé à diverses compétitions. La journée s’est achevée dans la convivialité, autour d’un repas partagé entre membres et encadreurs. Selon la présidente nationale de Mi’Art Milalao, Randrianirina Mizarasoa, l’association met particulièrement l’accent sur l’apprentissage du self-défense ainsi que sur la transmission d’expériences entre pratiquants. Elle a également tenu à remercier les clubs partenaires qui contribuent au développement de cette structure. Pour sa part, le directeur technique, Dammy Jean Louis, a expliqué que l’idée de créer l’association est née de la volonté de fédérer différentes disciplines de combat au sein d’un même cadre. Ouverte à tous, Mi’Art Milalao accueille des pratiquants âgés de 10 à 88 ans. Ses responsables invitent d’ailleurs les passionnés à rejoindre l’aventure, dans un environnement où la discipline, le respect et la maîtrise de soi demeurent les maîtres-mots.

Heriniaina Samson

Rugby – Africa Men’s Sevens Series 2026 : Une liste de 12 Makis pour le défi mauricien

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La Fédération malgache de rugby a officialisé la liste des joueurs retenus pour défendre les couleurs nationales lors de l’Africa Men’s Sevens Series, prévue les 3 et 4 octobre à Maurice. Douze éléments composeront l’effectif des Makis, appelés à relever un défi de taille face aux meilleures formations du continent. Le groupe est constitué de joueurs habitués aux rendez-vous internationaux et qui auront la mission de confirmer les progrès affichés par le rugby malgache à VII ces dernières saisons. Les sélectionnés sont Rado Randrianalisoa, Jean Marc Raoelinirina, Yvon Randriamialisoa, Jean Yves Randriamalala, Mamy Ranaivoarison, Nambintsoa Rakotovao, Parson Rakotondrabe, Chrisiano Rakotonirina, Larkham Rakotoharison, Mickael Rakotomalala, Fabien Rakotoniaina et Sambason Rakotonirina. La délégation sera conduite par le sélectionneur Mboazafy Rakotoarivelo, épaulé par le préparateur physique Angelot Ranaivoson. Jean Marc Louvet assurera les fonctions de manager, tandis que Laza Tahiry Ratovoson veillera au suivi médical de l’équipe. À quelques jours du départ, les Makis ont poursuivi leur préparation avec sérieux afin d’aborder cette compétition dans les meilleures conditions. L’objectif est de réaliser un parcours convaincant à Maurice et de consolider la place de Madagascar parmi les nations africaines les plus compétitives du rugby à VII.

Heriniaina Samson

Karaté – Mondiaux de Pologne : La participation malgache en suspens

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Ornella et Mathieu figurent parmi les karatékas qui défendront les couleurs de Madagascar lors des Championnats du monde, en Pologne.
Ornella et Mathieu figurent parmi les karatékas qui défendront les couleurs de Madagascar lors des Championnats du monde, en Pologne.

Portés par leurs performances aux Championnats d’Afrique, quatre jeunes karatékas malgaches nourrissent l’ambition de se mesurer à l’élite mondiale. Pourtant, à quelques semaines de l’échéance, l’incertitude financière menace de réduire à néant les sacrifices consentis depuis plusieurs mois par les athlètes et leurs familles.

À deux semaines des Championnats du monde de karaté, prévus du 14 au 18 octobre en Pologne, l’inquiétude grandit au sein du camp malgache. Qualifiés grâce à leurs résultats obtenus lors des Championnats d’Afrique à Alger, Ornella Iriantsoa, Ayrton, Tiary et Mathieu risquent pourtant de ne pas effectuer le déplacement, faute de moyens financiers suffisants. Selon les informations recueillies auprès de leurs proches, le coût de participation à cette échéance mondiale est estimé à près de 17 millions d’ariary par athlète. Une somme considérable pour les familles, déjà fortement sollicitées lors du rendez-vous continental en Algérie. Pour rappel, les dépenses liées à cette compétition africaine avaient atteint environ 14 millions d’ariary par compétiteur, financées en grande partie par les parents.

Malgré leur qualification acquise sur les tatamis, l’avenir des quatre représentants malgaches demeure donc incertain. Sans l’obtention des fonds nécessaires dans les prochaines semaines, leur présence en Pologne pourrait être compromise, privant Madagascar d’une participation prometteuse à cette compétition mondiale. Face à cette situation, les familles multiplient les appels à la solidarité. Elles espèrent un soutien de l’État, des partenaires privés ainsi que des passionnés de karaté, afin de permettre aux jeunes athlètes de défendre les couleurs nationales dans les meilleures conditions. De leur côté, les karatékas poursuivent leur préparation avec sérieux et détermination. Concentrés sur leur objectif, ils continuent les entraînements en attendant une issue favorable à cette délicate question financière. Plus qu’un projet sportif individuel, leur participation représenterait l’opportunité de porter haut le drapeau malgache sur la scène internationale et de confirmer les progrès enregistrés par le karaté national ces dernières années.

Heriniaina Samson

« Grandir sans recruter » : L’IA au service des équipes malgaches

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Milo est un agent IA qu’elle a construit elle-même.
Eliane Ranosy, fondatrice de Content Lab Academy.

À Ambohidahy, Content Lab Academy ne forme pas à un outil. Elle installe dans les entreprises des capacités d’intelligence artificielle qui permettent à une même équipe de produire davantage. Sa fondatrice, Eliane Ranosy, en a d’abord fait la démonstration dans sa propre entreprise. En octobre, elle ouvre deux nouvelles formations : Claude Code pour les développeurs et le premier bootcamp OpenClaw organisé à Madagascar.

Le constat est familier à bien des dirigeants. Le cadre corrige, supervise, reprend le travail pour qu’il avance, et devient peu à peu le goulot d’étranglement de sa propre entreprise. L’activité tourne, mais plus personne ne regarde vraiment la clientèle, les dépenses ou la stratégie. D’autres entreprises ont tout pour grandir, sauf une marge sur leur masse salariale : elles doivent faire plus avec les mêmes équipes.

C’est à ce moment que l’on fait appel à Eliane Ranosy. « Un dirigeant nous appelle rarement pour une formation. Il nous appelle parce qu’un rapport prend trois jours, parce qu’une offre part en retard, parce qu’une équipe sature »,.

Une capacité, pas une compétence

Sa méthode part des livrables réels des cadres, jamais des fonctionnalités d’un outil. Tout commence par un diagnostic des flux de 45 minutes avec le dirigeant. Vient ensuite l’installation, en atelier, sur les dossiers de l’entreprise : méthodes de travail, trames, automatisations, mémoire d’entreprise. Suivent trente jours d’ancrage, avec un propriétaire désigné en interne. « Une compétence s’en va avec la personne qui la possède. Une capacité reste dans l’entreprise. Nous repartons quand ça tourne sans nous »,.

Les résultats se lisent dans les avis publics des participants. Un cadre responsable des données, dans le secteur de la santé, fait état d’un temps de compilation et de mise en forme réduit de 40 à 50% (avis vérifié Trustpilot). « Chez mes clients, personne n’est remplacé : c’est l’équipe existante qui va plus loin », précise la fondatrice.

Une fondatrice, une équipe d’agents

Cette méthode, Eliane Ranosy l’applique d’abord à elle-même. À la tête de Content Lab Academy, elle travaille avec quatre agents IA : Milo, construit avec OpenClaw ; Claude Code ; Claude Cowork ; et Sentinelle, qui répond aux prospects sur WhatsApp et qualifie chaque demande avant de lui passer la main pour conclure. Elle garde la vision, les décisions et la relation client ; ses agents produisent, surveillent et préparent, y compris la nuit. Pour les travaux de grande ampleur, ils répartissent eux-mêmes la charge entre des sous-agents qui travaillent en parallèle. « C’est comme si j’avais 20 personnes dans mon équipe. Un travail qui demandait un mois, mes agents et moi le livrons aujourd’hui en moins d’une heure »,.

Plus qu’un gain de temps, elle y voit une libération. « Je suis quelqu’un de métacognitif : je réfléchis en permanence à ma propre façon de penser. Pendant longtemps, je me suis sentie incomprise. Mes idées allaient plus vite que ma capacité à les expliquer, et il me fallait de longs discours pour que l’on voie ce que je voyais. Avec mes agents IA, je n’explique plus, je montre. L’idée du matin devient un livrable le soir. Pour la première fois en 25 ans, ma vision et son exécution avancent au même rythme »,.

25 ans de terrain

Ce regard ne vient pas de nulle part. Eliane Ranosy compte 25 ans de carrière comme cadre et dirigeante, dont quinze consacrés au redressement d’entreprises : secteur public, énergie, production industrielle, distribution, et projets financés par des bailleurs internationaux. Première formatrice certifiée sur les parcours Anthropic à Madagascar, elle a restructuré des organisations bien avant de leur parler d’intelligence artificielle.

Et demain ?

Octobre marque une étape. Après les cadres et les dirigeants, Content Lab Academy s’adresse désormais aux développeurs, avec une formation Claude Code conçue par Eric Lahinirina, et à tous ceux qui veulent construire leur propre agent IA, avec le premier bootcamp OpenClaw organisé à Madagascar. Le fil conducteur reste le même. « Je mets un point d’honneur à ne transmettre que ce que j’utilise tous les jours et qui a porté ses fruits. J’en suis la preuve vivante »,.

Citation en exergue

« L’entreprise a atteint le plafond de sa masse salariale, pas celui de son potentiel. »

Eric Lahinirina, concepteur de la formation Claude Code.

Eric Lahinirina, l’ingénieur derrière la formation Claude Code

À Lyon, Eric Lahinirina conçoit des logiciels depuis plus de 25 ans. Ingénieur en recherche et développement chez Cincom Systems depuis 2007, après six années chez Electronic group, il travaille sur des architectures full stack Windows (C#, .NET, C++) et sur des back-ends cloud en Java. Titulaire d’un master 2 en informatique de l’Université Claude Bernard Lyon 1, il y enseigne aujourd’hui la programmation, en parallèle de son poste.

C’est aussi le frère aîné d’Eliane Ranosy, et c’est elle qui l’a embarqué dans l’aventure Content Lab Academy. Il a conçu de bout en bout le programme Claude Code pour développeurs, qu’il anime en direct depuis Lyon, avec un accueil et un accompagnement en salle assurés par Eliane Ranosy à Ambohidahy.

Sa ligne est claire : l’IA ne se justifie que là où elle change vraiment la donne. « Si l’IA ne vous fait gagner qu’une heure, c’est que la tâche n’en avait pas besoin. On ne tue pas un rat avec une bombe »,.

CLAUDE CODE

Quinze jours de travail, quinze minutes à l’écran. La scène s’est déroulée le 26 septembre, lors de la toute première session de la formation Claude Code pour développeurs. Premier exercice de la journée : réaliser le site web d’une entreprise. Quinze minutes plus tard, le site tournait et était fonctionnellement complet : toutes les fonctionnalités attendues pour ce type de site, galerie et formulaire de contact compris, sont sorties de terre avec Claude Code. Une base prête à être industrialisée pour la production. Un participant, développeur lui-même, a spontanément estimé l’équivalent à deux semaines de travail « à la main ».

Ce que fait réellement Claude Code

Claude Code n’est pas un simple générateur de code. C’est un agent de développement qui travaille directement dans le terminal, sur le projet du développeur. Il lit le code existant, propose un plan, écrit et modifie plusieurs fichiers à la fois, lance les tests, repère ses propres erreurs et les corrige. Le développeur, lui, reste aux commandes : il décide de ce qu’il délègue, valide ce qui s’exécute et vérifie le résultat. Conçue par Eric Lahinirina, la formation enseigne précisément cela, avec une règle qui vaut pour tout le reste : un compte rendu n’est pas une preuve. La prochaine session se tient le samedi 17 octobre, en ligne depuis Lyon, avec un accueil en salle à Ambohidahy.

Voir avant de croire

Un tel écart ne se croit pas sur parole. Content Lab Academy ouvre donc une séance découverte d’une heure, à distance, le lundi 12 octobre à 20 heures, heure de Madagascar (19 heures à Paris). Places limitées, inscriptions sur la page Facebook de Content Lab Academy.

Milo est un agent IA qu’elle a construit elle-même.

OPENCLAW

Pendant qu’elle dort, Milo travaille

Chaque matin, Eliane Ranosy trouve le rapport de la nuit : Milo a préparé la prochaine campagne, rédigé des scripts vidéo et signalé ce qui demandait son attention. Milo est un agent IA qu’elle a construit elle-même, de zéro, avec OpenClaw. « Aujourd’hui, c’est le plus efficace et le plus fidèle de mes agents »,.

Un agent taillé pour votre métier

Contrairement aux assistants grand public, un agent OpenClaw connaît votre métier et agit au lieu de seulement répondre. Il vit sur un serveur qui vous appartient : sa mémoire, ses fichiers et ses accès restent chez vous, et c’est vous qui choisissez le modèle d’IA qu’il consulte. Il vous répond par message sur votre téléphone et continue de travailler quand vous éteignez l’ordinateur.

Pas besoin d’être informaticien

« Si j’ai pu le faire sans formation technique, tout le monde peut le faire », affirme Eliane Ranosy. Premier bootcamp dédié à OpenClaw organisé à Madagascar, la formation compte 90% de pratique et s’adresse autant aux cadres qui n’ont jamais écrit une ligne de code qu’aux développeurs. Le samedi 10 octobre, chaque participant déploie son propre agent et lui confie une vraie mission de son métier. Le vendredi 23 octobre, il crée sa propre compétence sur mesure et met en place ses premières automatisations. Quinze places seulement.

Première session de la formation Claude Code pour développeurs, le 26 septembre à Ambohidahy.

AGENDA

L’agenda des formations d’octobre

Samedi 10 octobre : Bootcamp OpenClaw, journée 1

Lundi 12 octobre, 20h : séance découverte Claude Code, à distance

Samedi 17 octobre : Claude Code pour développeurs

Vendredi 23 octobre : Bootcamp OpenClaw, journée 2

Samedi 24 octobre : Atelier Claude AI pour cadres et dirigeants.

Narindra Rakotobe

Patrimoine en péril : Musées Vavitiana et Moramanga

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Le musée de Moramanga, inauguré le 29 mars 2011, est désormais en péril. Durant tout ce temps, aucun entretien n’a été effectué, il en est de même pour celui de Toamasina.

Les visites s’enchaînent

Des étudiants, des touristes résidents ou venant d’autres pays, visitent le plus grand établissement public de la capitale d’Alaotra-Mangoro. Pourtant, le toit est tellement perforé que les yeux des visiteurs n’arrivent pas à voir clairement les photos exposées à cause des petits reflets de lumière passant à travers les trous.

Le cyclone Gezani n’a pas épargné le musée Vavitiana. Jusqu’ici, aucun responsable étatique n’a réagi pour sauver ces deux grands patrimoines de la province de Toamasina.

Ces édifices culturels sont en péril

La désolation se voit à travers les visages du personnel. Le sens de la conservation n’est-il pas ancré dans les esprits ? Ou le département concerné a-t-il d’autres projets, à savoir refaire à neuf les grandes maisons de la Communication et de la culture ? Apparemment, le gouvernement ne connaît guère la différence entre l’urgent et l’important.

Iss Heridiny

Antsahamanitra : Le rap au service de la santé mentale

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Mason’Aloka, un pilier du rap malgache, sera sur scène lors du « 16 mesures » à Antsahamanitra. (crédit photo : Mason'Aloka 301 Madagascariensis)
Mason’Aloka, un pilier du rap malgache, sera sur scène lors du « 16 mesures » à Antsahamanitra. (crédit photo : Mason’Aloka 301 Madagascariensis)

Le concert « 16 mesures » se tiendra à Antsahamanitra, le 10 octobre à 13h13. Ici, rien que l’heure est tout un concept, en guise de célébration de la Journée mondiale de la santé mentale. L’occasion marquera le lancement d’une ligne verte dédiée à la prévention du suicide et au soutien en matière de santé mentale. Plusieurs groupes et chanteurs de hip-hop seront à l’affiche : Bogota, Ko Dobla, Mason’Aloka, Illicit Soul, X Crew, Yrist, Tangala, Kintaniavo, Mista & Boska, et d’autres encore. Ce spectacle sera la dernière session après deux étapes : le « 16 mesures contest » et le « 16 mesures combo ». À travers le rap, le message est probablement de sensibiliser les jeunes. Ces derniers sont les plus vulnérables aux risques de suicide, surtout dans un pays comme Madagascar, où les voyants sociaux sont, pour la plupart, au rouge.

Maminirina Rado

Le lauréat des Cinq Continents à Madagascar : Rencontre avec Alexandre Lenot

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Alexandre Lenot a profité de son passage pour offrir un exemplaire de son livre au ministre de la Communication et de la Culture, Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony.
Alexandre Lenot a profité de son passage pour offrir un exemplaire de son livre au ministre de la Communication et de la Culture, Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony.

À l’initiative de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le lauréat 2026 du Prix des cinq continents de la Francophonie, Alexandre Lenot, effectue actuellement une tournée de promotion à Madagascar et à Maurice. Cette visite, inscrite dans le cadre du 25e anniversaire de ce prestigieux prix littéraire, créé en 2001, témoigne de la volonté de l’OIF de faire circuler les œuvres et leurs auteurs au sein de l’espace francophone.

Après une masterclass consacrée à l’écriture documentaire à l’IFM, mardi dernier, l’écrivain franco-égyptien a été officiellement reçu à la Bibliothèque nationale de Madagascar (BNM), lors d’une cérémonie conviviale suivie, hier, d’une rencontre littéraire réunissant étudiants, universitaires, enseignants et acteurs du livre. À cette occasion, il est revenu sur Cette vieille chanson qui brûle, le roman qui lui a valu la distinction. La rencontre a été ponctuée par la lecture de quelques passages du livre, effectuée par Na Hassi. L’ouvrage suit Noé, un homme qui retourne dans la maison de son enfance après la mort de son frère jumeau. Au fil d’un voyage entre souvenirs, deuil et quête intérieure, il remet en question l’image qu’il s’était construite de sa famille et s’ouvre progressivement à une forme de pardon.

Le représentant de l’OIF pour l’océan Indien, Traian-Laurentiu Hristea, a souligné que Madagascar figure parmi les étapes de cette tournée de douze pays, en raison de la place particulière qu’occupe la Grande Île au sein de la Francophonie et de son engagement en faveur de la promotion du livre et de la lecture.

Un constat partagé par le Directeur général de la BNM, Noël Liva Ravoniarison, qui a rappelé la relation de confiance entretenue avec l’OIF, notamment à travers les 27 Centres de lecture et d’animation culturelle (Clac) implantés à Madagascar, grâce à l’appui de l’OIF.

Durant ce court séjour, Alexandre Lenot a multiplié les échanges avec les passionnés de littérature et les professionnels du livre, saluant l’enthousiasme et l’envie de créer rencontrés au sein du public malgache.

Hanitra Andria

Evènementiel : « Smooth Night » honore Mariah Carey

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Vendredi à 20h15, « Smooth Night » consacrera sa 20e édition à Mariah Carey au bord de la piscine de l’hôtel Ibis Ankorondrano. Cette figure de la pop a marqué les années 1990/2000. Ses titres comme « Hero », « Without You », « Fantasy »… restent des références, même à Madagascar. C’est cette mémoire musicale que « Smooth Night » veut retrouver. Yrinaf interprétera le répertoire de la chanteuse pop américaine sous la direction artistique de Njaka Rakotonirainy. Andry Mika, Tom, Josia Rak et Joosia Kennediy seront les musiciens, avec la participation de Ken, Nate Tex, Mendryka, Trio II G5 et Fidy Dibl. Né en 2014, « Smooth Night » s’est construit sous l’égide de la musique afro-américaine interprétée par des artistes malgaches. Parmi les voix déjà passées sur cette scène figurent Arison Vonjy, Faniah, Elsie, Nanie, Rija Ramanantoanina et d’autres.

Recueillis par Maminirina Rado

IFM : Le jazz prend ses quartiers

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C’est un vent de jeunesse, d’improvisation et de partage qui s’apprête à souffler sur la capitale, à l’occasion de la 37ᵉ édition du célèbre festival Madajazzcar. Cette année, place au Jazz à l’Institut. Un temps fort entièrement dédié à la création, à la découverte et surtout à la transmission intergénérationnelle. Le vendredi 2 octobre, dès 16 heures, la Galerie et la Terrasse de la Médiathèque de l’IFM vibreront au rythme de performances musicales intimistes et vivantes, portées par deux établissements clés de la scène pédagogique tananarivienne. Les spectateurs y découvriront d’abord les jeunes talents de Iarivo Art & Music Academy, fondé en 2020 par le pianiste et compositeur Njakanirina Rakotonirainy, qui illustreront une approche centrée sur la créativité, l’écoute et le plaisir de jouer ensemble autour du piano, de la guitare, du chant et de l’éveil musical. Dans la foulée, l’Aponga Music & Drum School, créée en 2023 par le batteur Josia Rakotondravohitra, prendra le relais pour faire vibrer le public au son des percussions et du rythme. À travers des prestations axées sur l’improvisation et le jeu collectif, leurs élèves exploreront les polyrythmies et les grooves au croisement du jazz, du rock, du gospel, du reggae et des traditions malgaches. À 19 heures, l’action se transportera dans la grande salle de spectacle pour le concert très attendu de Trade Union. Révélé en 2017 lors du Tremplin Madajazzcar, ce groupe composé de jeunes talents venus de diverses régions de la Grande Île avait marqué ses débuts sur cette même scène en 2019, dans le cadre du dispositif Lapihazo. Aujourd’hui, fort d’une maturité affirmée et d’une solide expérience de la scène, la formation revient proposer un jazz instrumental exigeant, axé sur l’improvisation, le dialogue et le métissage des esthétiques musicales. Inscrit dans la saison culturelle de l’Institut français de Madagascar, intitulée « De mémoire et d’avenir », l’événement fait directement écho à la thématique phare du festival cette année, « Le souffle en partage ». Une ambition affichée d’offrir une vitrine à la nouvelle garde du jazz malgache tout en créant des passerelles entre les artistes chevronnés et la relève.

Zo Toniaina