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dimanche, octobre 11, 2026
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Tana : Un réseau de racketteurs dans certaines administrations

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Le phénomène d’escroquerie interne au sein de l’administration publique à Tana soulève une inquiétude légitime quant à l’intégrité et à la crédibilité de certaines institutions. Un réseau d’agents corrompus, usant de leur position privilégiée, cible leurs propres collègues en exploitant des dossiers administratifs sensibles pour extorquer de l’argent. Cette pratique, qui mêle usurpation d’identité et racket, porte atteinte à l’image de l’administration et fragilise la confiance au sein de la fonction publique.

Ces agents, souvent chargés de tâches administratives et de l’instruction des dossiers, ont un accès direct aux documents avant leur transmission aux instances compétentes. Conscients de la valeur stratégique de ces dossiers, ils en tirent profit en contactant les responsables concernés. Leur mode opératoire est simple mais efficace : ils se font passer pour des hauts responsables, tels que des directeurs ministériels ou des cadres supérieurs, lors d’appels téléphoniques soigneusement orchestrés. Sous ce masque d’autorité, ils évoquent un dossier en cours et proposent un arrangement contre rémunération. Cette démarche frauduleuse exploite la crédulité ou la peur des victimes qui se retrouvent piégées dans un système de racket interne.

Pour éviter toute traçabilité, ces escrocs utilisent des numéros de téléphone non-enregistrés auprès des opérateurs, rendant leur localisation quasi-impossible. Une fois leur objectif atteint, ils disparaissent rapidement, prêts à recommencer leur manège avec un nouveau dossier.

Cette escroquerie organisée dégrade profondément l’image de certaines institutions et pourrait jeter le discrédit sur l’ensemble de l’administration. Elle compromet la transparence et l’équité des procédures, essentielles à la bonne gouvernance. Par ailleurs, elle instaure un climat de méfiance entre fonctionnaires, fragilisant la cohésion et la motivation des agents honnêtes. Le risque est grand que cette pratique s’installe durablement si elle n’est pas combattue avec fermeté.

Face à cette menace, il est impératif de lancer une enquête approfondie afin d’identifier les auteurs et de les sanctionner conformément à la loi. Le renforcement des mécanismes de contrôle, notamment la traçabilité des dossiers et des communications, est indispensable pour prévenir de telles dérives.

D.R

Sahondrarimalala Marie Michelle : L’ancienne ministre condamnée à 5 ans d’emprisonnement ferme

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L’ancienne députée de Fianarantsoa I est inculpée pour atteinte à la sûreté de l’Etat.

Tolérance zéro contre les personnalités de l’ancien régime. À l’issue du procès qui s’est déroulé hier à Anosy, l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Sahondrarimalala Marie Michelle, a été condamnée à une peine de 5 ans d’emprisonnement ferme. La décision secoue de nouveau le microcosme politique. Elle survient au même moment que l’arrestation et le placement en garde à vue à Maevatanana de l’ex-députée MAPAR, Nina Rahantanirina qui, elle aussi, est une des grandes figures de l’ancien régime. L’ancienne MEN est inculpée pour atteinte à la sûreté de l’Etat, en revanche, une autre affaire  de détournement de deniers publics serait en cours d’investigation au niveau du Pôle anticorruption d’Antananarivo. 12 autres co-accusés ont, quant à eux, écopés d’une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis. Arrêtée après une perquisition effectuée à son domicile le 4 janvier 2026, Sahondrarimalala Marie Michelle est incarcérée à la prison d’Avaradrano depuis le 19 janvier de cette année. Elle est donc le deuxième proche collaborateur de l’ancien président Andry Rajoelina à avoir été frappé par une condamnation définitive, après l’ancien président du Sénat, le général Richard Ravalomanana qui, lui, écope d’une peine de 10 ans de travaux forcés. Face à cette décision de justice, les partisans du « Volomboasary » crient à un règlement de comptes politique. En effet, actuellement, plus d’une dizaine de partisans et grandes figures de l’ancien régime séjournent en prison. Parmi eux figurent, entre autres, l’ancienne directrice de la communication à la Présidence Rinah Rakotomanga, l’ancien ministre des Transports et de la Météorologie Valery Ramonjavelo, l’ancien gouverneur de la région Vakinankaratra Vyvato Rakotovao, le président national du parti « Ny Fireneko », non moins ancien ministre de l’Education nationale Paul Rabary, l’ancien sénateur Sylvain Rabetsaroana, l’ancien député de Tana V Naivo Raholdina, le président du HAFARI Malagasy Jean Nirina Rafanomezantsoa et l’ex-secrétaire général du ministère du Tourisme Yves Maurice Rakotoniaina. Ils sont, pour la plupart, accusés d’atteinte à la sûreté de l’État.

Deux poids, deux mesures

Quid alors des recommandations de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) appelant les autorités de la Refondation à procéder à la libération sans condition de tous les détenus politiques ? Avec cette énième condamnation contre la députée élue à Fianarantsoa I et non moins directrice de campagne d’Andry Rajoelina durant l’élection présidentielle de 2023, on peut considérer que le régime en place entend ignorer complètement cette directive de la SADC. Bon nombre d’observateurs dénoncent également un deux poids, deux mesures de la justice. En effet, plusieurs ex-ministres et anciens hauts responsables étatiques ayant été condamnés ou faisant l’objet d’une procédure de mise en accusation auprès de la Haute Cour de justice sont actuellement recasés au sein de la Refondation, après avoir opté pour l’exil pour se soustraire à la justice. Pour sa part, Milavonjy Philobert, le vice-président représentant l’opposition à l’Assemblée nationale, ne s’est pas prononcé pour le moment par rapport à cette nouvelle condamnation de l’un de ses compagnons de lutte. On remarque d’ailleurs qu’après sa réconciliation avec le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, organisée en grande pompe, l’élu d’Ambovombe semble avoir opté pour le silence politique. 

Davis R

BIANCO – METFP : Le personnel dépose ses déclarations de patrimoine

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Le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP) a procédé hier au dépôt des Déclarations de patrimoine et d’intérêts économiques (DPIE) de ses responsables et de ceux de ses démembrements au siège du Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO), à Ambohibao. La délégation était conduite par le secrétaire général du METFP, Tsirahamba. Cette démarche marque l’engagement du ministère en faveur de la transparence et de la lutte contre la corruption.

Obligation légale

Le Secrétaire général du METFP a souligné l’importance de la transparence et de la redevabilité dans la prévention de la corruption. Le dépôt des DPIE constitue également un respect des obligations légales et participe à la promotion d’une culture d’intégrité au sein de l’administration. Le Directeur général du BIANCO, Gaby Nestor Razakamanantsoa, a accueilli la délégation et rappelé que la déclaration de patrimoine et d’intérêts économiques constitue une obligation légale, conformément à la loi n° 2016-020 du 22 août 2016 relative à la lutte contre la corruption. Il a également sensibilisé les assujettis à l’importance de cette démarche dans le renforcement de la transparence et la prévention des risques de corruption. Les échanges ont également porté sur le renforcement de la collaboration entre le BIANCO et le METFP, notamment dans les processus de recrutement et la redynamisation des mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption au sein du secteur.

Nadia R.

COI : Sept députés malgaches aux rencontres régionales

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La délégation de sept députés malgaches participe aux rencontres régionales de la COI.
La délégation de sept députés malgaches participe aux rencontres régionales de la COI.

Une délégation de sept députés malgaches prend part aux rencontres régionales de la Commission de l’océan Indien (COI). Conduite par Razafitsimialona Andriantsivoafetra Ralambozafimbololona, vice-président de l’Assemblée nationale, représentant le président de l’institution, la délégation participe aux activités organisées dans le cadre du projet Gouvernance, Paix et Stabilité (GPS), avec l’Association des Parlements des États membres de la COI (AP-COI).

Sécurité maritime

Les parlementaires des Comores, de Madagascar, de Maurice et des Seychelles se retrouvent pour échanger sur plusieurs sujets concernant la région. La sécurité maritime et l’économie bleue occupent une place importante dans les discussions. Les participants se penchent également sur la souveraineté et la protection des espaces maritimes, ainsi que sur la gestion durable des ressources océaniques. L’avenir de l’AP-COI est aussi discuté lors de la réunion plénière. Les prochaines activités de l’association sont évoquées, de même que le Parlement régional des jeunes de l’Indianocéanie (PRJIO). Pour les députés malgaches, ces rencontres permettent de poursuivre les échanges avec leurs homologues des autres pays de l’océan Indien et de renforcer la coopération entre les Parlements.

Échange

La délégation malgache doit également effectuer une visite auprès de la Chambre basse de Maurice. Cette rencontre sera consacrée au fonctionnement de l’institution et aux changements apportés pour moderniser le travail parlementaire. L’utilisation de l’intelligence artificielle au sein des institutions sera également abordée. Les parlementaires malgaches pourront ainsi découvrir les pratiques adoptées par leurs homologues mauriciens et partager leur propre expérience. Les échanges portent ainsi sur le fonctionnement des Parlements, mais aussi sur les questions de paix, de stabilité et de développement durable dans la région de l’océan Indien.

Recueillis par Nadia R.

Qualification à la CAN : Les Barea handicapés par la non-homologation du stade

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D’après les informations, cela fait huit mois que le sélectionneur et son staff n’auraient pas perçu leurs salaires.

La chance de qualification des Barea de Madagascar pour la CAN 2027 est minime. Les débats à propos de la convocation des expatriés au sein de l’équipe nationale sont relancés après la débâcle des deux confrontations contre le Nigeria et la Tanzanie. Deux matchs durant lesquels on a pu constater le manque d’engagement et l’absence de conviction chez certains joueurs. Désormais, bon nombre de fans de football remettent en question la capacité du coach et de son staff technique à gérer cette équipe. Ce manque d’enthousiasme est probablement dû au non-paiement de leurs salaires et au non-remboursement des frais de déplacement des joueurs évoluant en Europe, par la Fédération. En effet, selon les informations relayées par un confrère, le coach des Barea et son staff seraient actuellement en train de mettre la pression sur la FMF pour réclamer le paiement de leurs salaires impayés depuis huit mois. À entendre cette source, le ministère de la Jeunesse et des Sports aurait été le seul à ne pas s’être acquitté de sa part. Pour rappel, le coach des Barea perçoit un salaire mensuel de 18 000 euros, soit 90 millions d’ariary, dont 75% sont pris en charge par l’État malgache, à travers le ministère de la Jeunesse et des Sports et le ministère de l’Économie et des Finances, et 25% par la Fédération malgache de football (FMF). L’État malgache aurait donc failli à son engagement.

Manque de motivation

Outre ces problèmes financiers, la non-homologation du stade Barea Mahamasina constitue aussi un véritable handicap pour les Barea. À chaque fenêtre FIFA, nos joueurs sont défavorisés par ces matchs à domicile joués à l’extérieur, engendrant des déplacements éprouvants pour les joueurs et budgétivores pour la Fédération et l’État. À chaque étape de la compétition, l’équipe nationale dispute des matchs sans spectateurs et est, par conséquent, privée de la ferveur populaire, comme ce fut le cas lors de la CAN 2019. Une situation qui expliquerait le manque de motivation des joueurs. Faute de terrain homologué, les Barea sont lésés par rapport à leurs adversaires bien avant le coup d’envoi. Par ailleurs, ces déplacements peuvent aussi jouer sur le choix du sélectionneur, qui préfère prioriser les joueurs binationaux évoluant en Europe, plus proches du Maroc, afin de minimiser les dépenses. Et ce, même si la plupart de ces joueurs sont soit âgés et en fin de carrière, soit n’ont pas de temps de jeu dans leur club respectif.

Promesse

Pour le moment, en termes de résultats sportifs, la refondation annoncée et le changement attendu sont encore loin d’être acquis. Faut-il rappeler qu’au mois d’octobre 2025, au moment de sa prise de fonction à Ambohijatovo, l’actuel ministre de la Jeunesse et des Sports s’est engagé à finaliser les travaux de réhabilitation du stade Barea Mahamasina, conformément aux recommandations des experts de la CAF, afin que l’endroit puisse obtenir l’homologation avant décembre 2025. Ces travaux consistent, entre autres, en la remise aux normes du terrain et l’amélioration de la qualité de la pelouse, qui doit être conforme aux certifications de la FIFA, l’installation de tourniquets aux entrées et l’optimisation des flux de spectateurs et des accès aux gradins, ainsi que la mise en conformité des vestiaires, des tribunes, de l’éclairage et des espaces dédiés aux médias et aux officiels. Un an après, le ministre de tutelle n’a pas réussi à tenir sa promesse. À l’allure où vont les choses, nos Barea risquent encore de jouer les deux prochains matchs, prévus au mois de novembre, à l’extérieur. C’est dire à quel point le sport roi semble être devenu le cadet des soucis du régime de la Refondation.

Davis R

Election présidentielle : Cinq candidats potentiels déjà en ordre de bataille

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Le couple présidentiel lors de la descente à Antsirabe.
Le couple présidentiel lors de la descente à Antsirabe.

Malgré un calendrier encore flou, en attendant les résolutions de la concertation nationale, l’arène politique est en ébullition. Cinq prétendants majeurs sont déjà sur le pied de guerre, multipliant les descentes et s’arrachant les médias.

À tout seigneur, tout honneur. Le locataire d’Iavoloha domine cette course prématurée. Entre inaugurations en cascade et poses de première pierre hautement médiatisées, le chef de l’État, le colonel Michaël Randrianirina, dicte habilement le tempo. S’il n’a pas encore officialisé noir sur blanc sa candidature, ses multiples sorties de terrain en disent long sur ses intentions réelles pour la suite des événements. À l’image de son récent passage remarqué à Antsirabe, où il n’a pas hésité à aller au contact direct de la population, alternant entre posture institutionnelle rigoureuse et gestes de proximité très commentés dans les chaumières. Entre image de bâtisseur pressé et structures étatiques mises à contribution, la machine est indéniablement bien lancée.

Vieille garde

Face à cette omniprésence manifeste du pouvoir en place, la vieille garde politique ne désarme pas pour autant et fourbit ses armes. On retrouve ainsi en première ligne l’ancien président Marc Ravalomanana, le revenant Hery Rajaonarimampianina et l’infatigable Hajo Andrianainarivelo. Le point commun indéniable de ce trio aux ambitions affirmées ? Une solide bouteille dans la course tumultueuse à la magistrature suprême et des partis solidement ancrés dans les profondeurs des régions. Si « Dada » et son parti Tiako i Madagasikara (TIM) brillent par une cadence de tournée infernale pour retisser la base et rassurer les inconditionnels, le Hery Vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) et le Malagasy Miara-Miainga (MMM) ne sont pas en reste. Entre congrès régionaux, restructurations internes et assises politiques, ces formations maintiennent la pression et galvanisent leurs militants au quotidien. Pour ces trois poids lourds de la vie politique nationale, hors de question de laisser le monopole du terrain aux locataires actuels du palais d’Iavoloha.

Outsider de taille

Mais la véritable curiosité de cette « pré-campagne matinale », qui passionne déjà les observateurs les plus aguerris de la scène politique, nous vient d’un outsider de taille qui bouscule habilement les pronostics établis : le député Antoine Rajerison. Élu haut la main dans le district d’Arivonimamo et patron incontesté du parti FIVOI, cet élu mène une opération de charme chirurgicale, particulièrement ciblée sur le monde rural et la paysannerie. Après avoir habilement grignoté des parts de marché électoral sur les Hautes Terres centrales lors des précédentes consultations locales, l’homme a amplement démontré qu’il savait mobiliser les foules sans ciller. Lors de ses récentes sorties, notamment dans le cadre de rassemblements d’envergure, il a drainé un parterre impressionnant de citoyens conquis. Son franc-parler légendaire, sa gouaille populaire et sa proximité affichée sans fard avec les galères quotidiennes des agriculteurs font mouche à chaque intervention.

Trouble-fêtes

Si Antoine Rajerison n’a pas encore totalement conquis la paysannerie de l’ensemble des provinces de la Grande île, sa dynamique ascendante commence sérieusement à donner des sueurs froides aux états-majors traditionnels, trop sûrs d’eux. S’il confirme l’essai lors des prochains mois décisifs, il pourrait bien endosser le costume parfait des trouble-fêtes de luxe dans cette course qui s’annonce déjà homérique. Une chose est d’ores et déjà sûre et certaine : la bataille acharnée pour la conquête des cœurs et des esprits des électeurs malgaches a bel et bien commencé sur le macadam, loin des certitudes douillettes des salons capitonnés de la capitale. Les dés ne sont pas encore jetés dans l’urne, mais la route sinueuse vers 2027 s’annonce d’ores et déjà palpitante et riche en rebondissements inattendus.

Julien R.

Police nationale : 65 ans au service de la Nation

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La Police nationale a célébré, hier, 30 septembre 2026, à Anosy, le 65e anniversaire de sa création. La cérémonie centrale, marquant l’apogée des festivités, a été honorée par la présence du ministre de la Sécurité publique, l’inspecteur général de police Eric Michel. Plusieurs temps forts ont marqué la célébration. Il y a eu notamment l’inauguration du « terrain d’honneur » et du monument commémoratif érigé pour le 65e anniversaire, symboles de mémoire et d’engagement. La remise de distinctions aux policiers s’étant illustrés lors du concours ASIEF a également constitué un moment fort de la journée.

Dans son allocution, le ministre a rappelé les missions fondamentales dévolues à la Police nationale : la protection des personnes et de leurs biens, l’assistance aux concitoyens, ainsi que la garantie de l’ordre et de la sécurité publique. Il a souligné que l’accomplissement de ces devoirs exige maturité, droiture, maîtrise de soi et respect strict de la loi. L’inspecteur général de police Eric Michel a en outre insisté sur la solidarité et la cohésion au sein des rangs. « La force de la Police nationale repose sur son unité », a-t-il déclaré, appelant à faire de la proximité avec la population le socle de l’action policière.

Julien R.

Développement territorial : L’Université Anjombakilala émerge comme le nouveau levier du Grand Sud

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L’Université Anjombakilala d’Androy a reçu un don de matériel informatique de la part du MESUPRES.
L’Université Anjombakilala d’Androy a reçu un don de matériel informatique de la part du MESUPRES.

Née de la mutation du Centre Universitaire Régional Androy (CURA), l’Université Anjombakilala d’Androy s’impose résolument comme un pôle incontournable du développement territorial. Portée par une vision d’autonomie et de modernité, l’institution multiplie les initiatives pour contrer la fatalité du « kere » et offrir un avenir radieux à la jeunesse du Sud.

Implantée sur un vaste site de 397 hectares, à quelque sept kilomètres d’Ambovombe, l’Université Anjombakilala d’Androy (UAA) franchit les étapes à un rythme soutenu. Alors qu’elle affichait, en avril dernier, des chiffres encourageants – avec près de 1 000 étudiants inscrits, 200 enseignants, 44 diplômés et 10 partenaires nationaux et internationaux répartis sur six domaines académiques LMD (Licence-Master-Doctorat) –, l’institution ne compte pas s’en tenir là. Dans le cadre de ses priorités stratégiques de développement 2025-2028, elle fait de l’élargissement de son offre de formation et du renforcement de ses partenariats des chevaux de bataille indispensables.

Dotation précieuse

Pour matérialiser cette ambition d’excellence, le campus vient de bénéficier d’un important don de matériel informatique octroyé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES), fruit d’une coopération avec l’ambassade de la République de Corée (Corée du Sud) à Madagascar. Une dotation précieuse qui permettra d’améliorer significativement la qualité de l’enseignement et de moderniser les outils d’apprentissage mis à la disposition des étudiants et du corps professoral. Il faut dire que les défis ne manquent pas dans la région Androy, confrontée de longue date à des réalités socio-économiques complexes : kere récurrent, pauvreté, vulnérabilité climatique et exode massif des jeunes. Face à ce sombre tableau, l’équipe dirigeante, sous la houlette du Dr Jonary Tolérant, président de l’Université Anjombakilala d’Androy, érige la formation locale en bouclier et en levier direct de développement territorial. L’objectif est clair : freiner l’exode rural, former des experts capables de répondre aux urgences environnementales et stimuler l’économie régionale.

Nouvelles mentions

C’est précisément dans cette dynamique proactive que l’université s’apprête à organiser, du 4 au 6 février 2027, la deuxième édition de son Salon de l’Étudiant et de l’Emploi. Cet événement phare servira également de rampe de lancement officielle pour trois nouvelles mentions hautement stratégiques pour l’année universitaire 2026-2027 : Tourisme et Développement (Sciences du Tourisme et du Développement), Agronomie (Sciences agronomiques et Élevage), ainsi que Génie des Eaux (Sciences hydrauliques). Des filières pensées sur mesure pour consolider la résilience communautaire et doper l’employabilité des jeunes de l’Androy. Fort de ces acquis et résolument tourné vers l’avenir, le campus d’Anjombakilala se déclare fin prêt pour l’année universitaire 2026-2027. Les portes de cet établissement d’avenir s’ouvrent ainsi pour accueillir tous les titulaires du baccalauréat, de toute série confondue, désireux de bâtir l’Androy de demain.

Julien R.

Excellence opérationnelle : Un enjeu important pour les entreprises

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L’excellence opérationnelle constitue une approche managériale visant à optimiser les processus tout en créant davantage de valeur ajoutée. L’implication des collaborateurs dans une démarche d’amélioration continue y est également essentielle. Cette approche stratégique devient un enjeu majeur pour les entreprises : elle contribue à renforcer leur compétitivité sur le marché en optimisant leur production, tout en assurant rentabilité et efficience.

Actions concrètes

Cependant, une stratégie et une vision claires s’imposent pour réussir cette transformation et améliorer durablement la performance. Parallèlement, la mise en œuvre d’un plan bien structuré permettra de traduire cette stratégie en actions concrètes et mesurables. Ancrer une culture de l’excellence opérationnelle et de l’amélioration continue au sein de l’entreprise demeure indispensable. Ce sera d’ailleurs la thématique principale de la 2e édition du séminaire organisé par l’ACPE, le 16 octobre 2026.

Culture du blâme

Dans le contexte malgache, les organisateurs de cet événement soulignent les principaux défis des entreprises en matière de performance opérationnelle. Parmi eux figurent la valorisation du capital humain, la gestion des enjeux matériels et logistiques, la standardisation des processus, ainsi que le pilotage quotidien de la performance. Enfin, ils rappellent que la culture d’entreprise privilégie encore trop souvent la culture du blâme au détriment d’une véritable dynamique d’amélioration continue.

Navalona R.

Transport maritime : Les bruits sous-marins, une menace pour la biodiversité marine

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Madagascar est traversé par deux routes maritimes internationales. Dans l’océan Indien occidental, le transport maritime ne cesse d’augmenter. « Mais les bruits sous-marins émis par les navires constituent une menace pour la biodiversité marine. L’exposition excessive à cette pollution acoustique peut perturber la vie et le comportement des animaux marins tels que les baleines à bosse, les dauphins, les requins, les raies et les tortues marines. Elle masque, entre autres, les canaux de communication entre ces mammifères marins et entraîne la désertion de leur habitat, servant de zone de reproduction ou de repos. En outre, les sons naturels émis par les herbiers marins sont également masqués, alors qu’il s’agit d’une zone de refuge et de repère pour ces espèces marines. Ces bruits sous-marins peuvent être l’une des raisons provoquant leur désorientation et l’échouage des baleines sur nos côtes ces derniers temps », a expliqué Rabenandrianina Rivosoa, directeur général du Développement durable, lors de l’ouverture de l’atelier de consultation des parties prenantes sur les bruits sous-marins, hier, à l’hôtel Carlton.

Solutions concrètes

Des représentants de ministères clés, des autorités maritimes, des scientifiques, des partenaires au développement, du secteur privé et de la société civile y participent activement pendant deux jours. « L’objectif est d’identifier des mesures de gestion, de mitigation et d’atténuation réalistes, progressives et adaptées aux réalités nationales afin de réduire les impacts de ces bruits sous-marins sur la biodiversité marine, tout en soutenant le développement des activités maritimes. Cela consiste, entre autres, à dévier les trajectoires des navires en renforçant la planification spatiale marine », a fait savoir Ravaka Ranaivoson, directrice de WCS. Il est à noter que cet atelier de consultation, organisé dans le cadre du projet QWIO, financé par le Fonds français pour l’environnement mondial et soutenu par la Wildlife Conservation Society (WCS), constitue une plateforme de dialogue entre toutes les parties prenantes. Il vise à examiner les impacts des bruits sous-marins et à identifier des solutions concrètes, adaptées au contexte national, afin de promouvoir une économie bleue durable.

Navalona R.