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mardi, octobre 13, 2026
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Sabnam : Mpanao fanadihadiana voadaroka

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Naratra ary tena naratra mafy. Iray amin’ireo mpanao fanadihadiana izay mitety tokantrano no niharan’izany. Voatifitry ny totohondry ary tsy vitan’izany fa misy zava-maranitra tamin’ny tanan’ilay mpidaroka. Mpidaroka izay ahiana ho mamon’ny zava-mahadomelina. Tao an-tokantranony ihany no niseho ny vono sy daroka niniana izay niteraka fandratràna. Avy eo izy dia nitsoaka teo amin’ny trano mifanolobodirindrina. Izany rehetra izany dia teo imason’ny solon-tenan’ny manam-pahefana no niseho. Rehefa misy mantsy ny fanadihadiana isan-tokantrano toa ireny dia ampanarahina mpiasan’ny kaominina na fokontany ireo mpanadihady. Ankoatra ny tao an-trano dia maro arak’izany ny vavolombelona tamin’ity tranga ity. Efa voasambotra rahateo ilay olona nidaroka ary nanokafan’ny zandary ao Sabotsy Namehana fanadihadiana. Efa maro ihany izay fanentanana nandeha izay momba ny fisian’ny mpanao fanadihadiana isan-tokantrano. Mbola betsaka anefa ny mandray azy ireny ho olon-dratsy na dia eo aza ny famantarana isan-karazany entin’izy ireo ary na eo koa aza ny solon-tenan’nu kaominina izay manotrona azy ireo. Lasa miady aman’aina arak’izany indraindray ireo mpanao fanadihadiana, ny fanadihadiana izay tena ilaina amin’ny fahazoana antontan’isa entina amin’ny fandraisana fanapahan-kevitra ara-toe-karena.

D.R

Attaque à main armée à Tsarasaotra : Sept suspects écroués pour homicide et viol

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Une attaque à main armée, marquée par des faits d’homicide et de viol, a conduit à l’arrestation de sept suspects à Tsarasaotra, dans le district de Fandriana. Les investigations menées conjointement par la gendarmerie et la police ont permis de remonter progressivement jusqu’aux présumés auteurs. Les faits se sont produits le 20 septembre, vers 21 heures, au domicile d’une famille situé à Tsarasaotra, dans le fokontany d’Andranoraikitra, commune rurale de Fiadanana. Une bande composée d’une dizaine d’individus, armés et visiblement préparés pour  leur opération, a fait irruption dans la maison. Les assaillants se sont emparés de 560 000 ariary et de deux téléphones portables, avant de prendre la fuite. L’attaque aurait également été accompagnée de faits particulièrement graves, notamment un homicide et un viol. Alertées immédiatement, les forces de l’ordre ont déclenché une opération de recherche. Les enquêteurs ont exploité les indices et les différents éléments recueillis sur les lieux afin d’identifier les membres du groupe. Les éléments de la gendarmerie du district de Fandriana, notamment ceux du poste avancé de Mahazoarivo ainsi que des brigades de Fandriana et d’Ambohimafana, ont travaillé de concert avec la police de Fandriana. Les investigations ont abouti à l’arrestation de deux premiers suspects le 22 septembre. Les interpellations se sont poursuivies, portant à sept le nombre total de suspects arrêtés, tous de sexe masculin. Selon les éléments recueillis au cours de l’enquête, cinq des sept suspects seraient directement impliqués dans l’attaque. Deux d’entre eux sont présentés comme les présumés cerveaux de l’opération. L’un aurait notamment été un ancien employé de la victime, ce qui aurait pu lui permettre de disposer d’informations utiles à la préparation de l’attaque. Les deux autres suspects sont soupçonnés de complicité, notamment pour avoir fourni des renseignements aux assaillants et hébergé certains membres du groupe. Les enquêteurs poursuivent leurs recherches afin de retrouver les autres personnes identifiées comme étant susceptibles d’avoir participé à l’attaque. Une partie de l’argent et certains des téléphones dérobés seraient toujours en leur possession. À l’issue de l’enquête, les sept suspects ont été présentés devant la justice et placés en détention provisoire, conformément à la décision judiciaire. L’enquête se poursuit afin de déterminer précisément le rôle de chacun et de retrouver les autres personnes recherchées.

Yv Sam

Pétanque triplette : Le sommet national du 2 au 4 octobre à Ankatso

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La Fédération du Sport Boules de Madagascar (FSBM) donne rendez-vous aux passionnés de pétanque du 2 au 4 octobre prochain au boulodrome d’Ankatso pour le Championnat de Madagascar en triplette. Cette échéance nationale réunira les meilleurs boulistes du pays dans quatre catégories : hommes, dames, vétérans et jeunes. Les inscriptions des clubs se feront auprès de leurs ligues régionales respectives, conformément aux dispositions communiquées par la fédération. Pendant trois jours, les équipes tenteront de décrocher le titre national dans une discipline qui attire de plus en plus d’adeptes à travers l’île. En amont de la compétition, la FSBM, en collaboration avec les douze ligues régionales et la Commission centrale d’arbitrage (CCA), organisera une formation dédiée aux arbitres. Celle-ci se déroulera du 28 au 30 septembre ainsi que le 1er octobre à l’Académie nationale des sports d’Ampefiloha, à partir de 8 heures. Accessible gratuitement à tous les citoyens malgaches répondant aux critères requis, cette session vise à renforcer les compétences arbitrales. Les candidats devront notamment être titulaires d’une licence FSBM, être proposés par leur club et leur ligue, avoir entre 21 et 60 ans et maîtriser le français à l’oral comme à l’écrit. La formation sera assurée par Yves Anatole Randriamparany, président de la CCA et arbitre international. Les organisateurs précisent que la participation est ouverte à tous les intéressés, mais seuls les candidats souhaitant officier comme arbitres seront soumis à l’examen final. Une initiative qui témoigne de la volonté de la fédération de consolider l’encadrement technique de la pétanque malgache.

Heriniaina Samson

HOPE CUP 2027 : L’ONG KFHI accompagne les jeunes malgaches

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Les douze jeunes espoirs aux côtés de KFHI et de diverses autorités, lors de la cérémonie de départ de l’équipe.
Les douze jeunes espoirs aux côtés de KFHI et de diverses autorités, lors de la cérémonie de départ de l’équipe.

Le Centre sportif d’Anosiala était en effervescence lors de la cérémonie officielle marquant le départ de la sélection malgache appelée à participer à la HOPE CUP 2027. Organisé par l’ONG coréenne Korea Food for the Hungry International (KFHI) à Madagascar, l’événement a réuni autorités, partenaires, familles et jeunes sportifs autour d’un même message : croire en l’avenir à travers le sport.

Bien plus qu’un simple tournoi de football, la HOPE CUP se présente comme un véritable programme d’épanouissement destiné à la jeunesse. À travers cette initiative, les participants sont encouragés à développer des valeurs essentielles telles que le respect, la discipline, la solidarité, l’esprit d’équipe et la persévérance. Des principes qui rejoignent parfaitement l’ambition de KFHI de faire du sport un levier de développement humain. La cérémonie a été rehaussée par la présence de représentants du ministère de l’Éducation nationale, du ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’ambassade de la République de Corée à Madagascar, de l’Association coréenne à Madagascar ainsi que de la maire de la commune d’Antehiroka. Devant l’assistance, l’annonce officielle de la participation de Madagascar à la prochaine édition de la HOPE CUP, prévue en mai 2027 en Corée du Sud, a constitué le moment phare de la rencontre.

Les jeunes joueurs ont ensuite prêté serment, s’engageant à défendre les couleurs nationales dans le respect des règles du fair-play. L’émotion est montée d’un cran lors de la remise des écharpes officielles de la compétition, avant un instant particulièrement symbolique : la remise des billets d’avion aux participants. Un geste concret qui matérialise leur futur voyage vers la Corée du Sud. L’événement a également mis à l’honneur les échanges culturels entre les deux pays. Une prestation de K-pop, assurée par l’équipe Illusion, ainsi qu’une démonstration de taekwondo réalisée par les enfants de KFHI et leurs encadreurs ont illustré la richesse de cette coopération. Grâce au soutien de partenaires tels qu’ING Company, fournisseur des équipements sportifs, et K-Market, soutien des animations culturelles, cette journée festive s’est achevée par un match de football placé sous le signe de la camaraderie. Pour ces jeunes ambassadeurs, l’aventure HOPE CUP est désormais lancée, avec en ligne de mire une expérience sportive et humaine unique sur la scène internationale.

Heriniaina Samson

Éliminatoires CAN 2027 : Les Barea et la Tanzanie se neutralisent

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Les Barea et les Taifa Stars dos-à-dos.
Les Barea et les Taifa Stars dos-à-dos.

Accrochés par la Tanzanie (1-1) au Stade d’honneur de Meknès, les Barea n’ont pas réussi à débloquer leur compteur victoire dans ces éliminatoires de la CAN 2027. Dans le même temps, la Guinée-Bissau a créé la surprise en corrigeant le Nigeria (3-0), prenant seule les commandes du groupe L avec six points. Madagascar occupe provisoirement la troisième place avec une unité, à égalité avec la Tanzanie, avant la double confrontation décisive face aux Bissau-Guinéens en novembre.

Les Barea devront encore patienter pour décrocher leur première victoire dans les éliminatoires de la CAN Pamoja 2027. Opposés à la Tanzanie mardi au Stade d’honneur de Meknès, au Maroc, les protégés de Corentin Martins ont dû se contenter d’un match nul (1-1) au terme d’une rencontre où ils auront tour à tour dominé, subi et manqué plusieurs opportunités de faire la différence. Dès les premières minutes, Madagascar affiche ses intentions. Plus entreprenants dans le jeu, les Barea se procurent une première occasion à la 8e minute lorsque Loïc Lapoussin profite d’une erreur adverse, mais sa tentative croisée est parfaitement repoussée par le gardien tanzanien. Les Malgaches maintiennent la pression et occupent régulièrement le camp adverse. À la 21e minute, El Hadary trouve un espace sur le flanc gauche et tente sa chance après un raid solitaire, mais son tir est contré au dernier moment par la défense des Taifa Stars. Dominatrice dans la possession et dans l’animation offensive, la sélection malgache peine toutefois à concrétiser. Un manque de réalisme qui va lui coûter cher. À la 39e minute, sur une perte de balle dans l’axe, la Tanzanie se projette rapidement vers l’avant. Feisal Salum lance Cyprian Kachwele en profondeur et l’attaquant ne tremble pas devant Geordan Dupire pour ouvrir le score contre le cours du jeu (0-1). Un coup dur pour les Barea qui rentrent aux vestiaires menés malgré une possession largement favorable.

Au retour de la pause, Corentin Martins réagit immédiatement en renforçant son secteur offensif avec l’entrée d’Hakim Abdallah. Le changement porte rapidement ses fruits. À la 51e minute, Nicolas Fontaine hérite d’un ballon d’Ehsan Kari et déclenche une frappe somptueuse d’environ 25 mètres. Le ballon heurte la barre transversale avant de franchir la ligne pour remettre les deux équipes à égalité (1-1). Relancés, les Barea poussent pour prendre l’avantage. Hakim Abdallah apporte davantage de percussion et sert notamment Fontaine peu avant l’heure de jeu, sans réussite. Mais au fil des minutes, les débats s’équilibrent. Les Tanzaniens deviennent plus dangereux en transition et se créent plusieurs situations franches. Denis Kibu croit même offrir l’avantage aux siens, mais sa frappe croisée trouve le poteau de Dupire. Dans les derniers instants, les Malgaches tentent un ultime assaut. Entré en jeu en fin de rencontre, Roman Ferber bénéficie d’une occasion en or dans le temps additionnel après une sortie hésitante du portier adverse, mais son tir est repoussé par un défenseur revenu en catastrophe. À l’issue de la rencontre, Corentin Martins regrettait surtout le manque d’efficacité de son équipe. Le technicien français a estimé que ses joueurs avaient réalisé une première période de qualité sans parvenir à concrétiser leurs temps forts, avant de connaître davantage de difficultés sur le plan physique après la pause. Un constat partagé en partie par le sélectionneur tanzanien Miguel Gamondi, satisfait de la solidité défensive de son groupe et de sa capacité à exploiter les espaces en contre-attaque.

Dans l’autre match du groupe L, la Guinée-Bissau a créé la sensation en dominant largement le Nigeria (3-0). Avec deux succès en autant de rencontres, les Bissau-Guinéens s’installent seuls en tête avec six points. Le Nigeria est deuxième avec trois unités, devant Madagascar et la Tanzanie, qui comptent chacun un point. Les Barea joueront désormais gros lors de leur double confrontation contre la Guinée-Bissau en novembre. Deux rendez-vous qui pourraient déjà peser lourd dans la quête de l’unique billet encore accessible pour la phase finale.

Heriniaina Samson

Transformer les apports en investissements productifs

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Les Gasy d’andafy se montreront au Palais des Sports, le temps du Forum de la diaspora qui se déroulera du 20 au 22 novembre.

Transformer les apports en investissements productifs

Plus qu’une simple retrouvaille autour d’un événement familial, cette rencontre fera office de démonstration de la force économique de ces expatriés qui ont choisi de s’installer ailleurs pour tenter d’amasser le maximum de devises étrangères, pour leur propre vie, naturellement, mais également pour contribuer au bien-être de la famille restée au pays. Selon les statistiques disponibles, en 2024, Madagascar a reçu environ 400 millions de dollars, sous forme d’envois de fonds personnels, soit l’équivalent de 2,3 % du PIB. Derrière ce chiffre se trouvent des milliers de transferts effectués par des Malagasy vivant à l’étranger au profit de leurs proches à Madagascar. L’argent peut servir à payer les dépenses courantes, mais également les frais de scolarité, les soins médicaux, le logement ou les dépenses liées à des événements familiaux. Une partie peut aussi financer des projets plus durables : achat d’un terrain, construction d’une maison, création d’un petit commerce ou acquisition d’équipements. En somme, les 400 millions de dollars environ montrent qu’un flux financier significatif entre chaque année dans l’économie malgache, grâce aux liens entretenus par les Malagasy de l’étranger avec leur pays d’origine. L’enjeu de cet apport se trouve également dans les investissements immobiliers, les créations d’entreprises, les dépenses effectuées lors des séjours à Madagascar, les dons, ainsi que les transferts de compétences et de savoir-faire. Quoiqu’il en soit, ce Forum de la diaspora permettra aux compatriotes de rechercher les moyens de mieux transformer leurs apports en investissements productifs.

R.Edmond

Dahopp et 18.3 : Les architectes du rap à la City

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Ce vendredi à La City Ivandry, Da Hopp célèbre ses 35 ans de scène aux côtés du groupe 18.3, réunissant deux formations emblématiques qui ont façonné l’histoire, la métrique et l’identité du rap malgache.

Da Hopp partage la scène avec 18.3, vendredi 2 octobre à 20 h 30, à La City Ivandry, tout autant intrigant que nostalgique. Une combinaison « de la célébration des trente-cinq années de scène et du retour de 18.3 », éclaire Boubou, le manager « homme à tout faire » de Da Hopp. Du temps où la dynamique du flow, le boombap classique, etc., accrochait la génération « old school millennials », qui avait une certaine mélomanie et une soif de se tirer vers le haut. Les titres sans équivoque, comme « Fanantenana », constituent autant de preuves. Da Hopp a apporté l’orchestre aux côtés du DJ dans le rap, pionnier dans le genre. Alors, sa musique s’appropriait cette métrique naturelle qui allait élargir la clôture. Sans la franchir, pour ne pas trop froisser les puristes. Da Hopp, aux côtés des Shao Boana, de Rayz, un « groundbreaker » discret, et d’autres, a moulé et donné du relief pour que le rap soit considéré comme une culture à part entière et non comme un loisir passager de lycéens, portant la voix et la vision de leur génération. Puis vinrent les 18.3, quand toute rime était forcément rap. Sauf que le groupe faisait rire, une tendance rien qu’à entendre les « boys band » comme Tempo Gaigy, avec certains lyrics certes péquenauds, mais à l’humour potache et accrocheur. Donc, populiste. Le duo du rap actuel Tongue Nat et Slam Jah distillait cependant un humour urbain dans lequel s’identifiaient les Tananariviens et Tananariviennes bercés par la « TVM », la télévision nationale et ses émissions. Demis Roussos, le plus poilu des chanteurs français, et Dalida, toxicomane blonde, en idoles forcées. Le rap était alors une autre fenêtre, un autre horizon. « Pour la présence de Sheo, il sera de plus en plus présent. Il prépare d’ailleurs son installation au pays pour se consacrer au rap », ajoute Boubou. Da Hopp est maintenant un quatuor. « Nous sommes en train de finaliser un album et un clip, alors sa présence est impérative », poursuit-il. Dès lors, vendredi, le groupe chantera tous les titres de ces 35 ans ; souvent, il propose au public ses chansons phares. L’année 2027 s’annonce avec un nouvel album, attendu et sûrement engagé, et un « big » concert.

Maminirina Rado 

Festival : « Jerijery 2026 » programmé et ficelé

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Kapepeky, le fils de la région sera à l’affiche du festival Jerijery 2026 à Vavatenina (crédit photo : Kapepeky)
Kapepeky, le fils de la région sera à l’affiche du festival Jerijery 2026 à Vavatenina (crédit photo : Kapepeky)

Incontournable de l’est malgache, le festival « Jerijery » se déroulera du 28 octobre au 1er novembre à Vavatenina. Bernadette Razanamahandry, présidente du comité d’organisation, souligne : « Nous devons déjà être à la 25ème édition, mais il y a eu la crise de 2002, le coronavirus et des dates qui sont tombées en période électorale. » Pour un connaisseur de cette région, comme toujours, la grande question reste la météo. Dans une ville située loin des côtes, avec une route assez discutable, cette période est idéale, entre le sec et le pluvieux. Pour ainsi dire, une parenthèse de transition saisonnière. « Cette année, nous avons intégré une foire économique », fait savoir la présidente. Cette région est aussi riche en sous-sol et sur le sol : or, vanille, girofle, etc. sont autant de leviers économiques. À Vavatenina seulement, la valeur immobilière est l’une des plus élevées de la région Analanjirofo. Pour le volet musical, des artistes comme Dadilove, Maman’i Tsololo, Kaiambra tena izy, Kapepeky et d’autres seront à l’affiche.

Maminirina Rado

Exposition : « Miray an–tany » : l’abstraction tangible de Finoana Ratovo

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« Miray an-tany » de Finoana Ratovo, une exposition qui vaut le détour (crédit photo : Is’art Galerie)

L’exposition de Finoana Ratovo, « Miray an–tany », mixe les médiums, entre peinture abstraite, manipulation des matières, métal et pierre. Son exposition actuelle se tient jusqu’au 14 octobre à l’Is’art Galerie Ampandrianomby. C’est l’une des installations les plus singulières accueillies dans ce lieu d’art depuis son ouverture. Harmonie, dissonance, vibrations, luminosité recherchée, aboutissant souvent à une résonance plastique chez les visiteurs ou les visiteuses. Ces derniers entrent curieux dans « Miray an-tany » et en sortent découvreurs d’interprétations. De plus, pour une fois, les œuvres de l’artiste ne sont pas trop sujettes à une narration parallèle. Juste de l’accessible, loin de l’insaisissable. Il en faut tout un talent.

Maminirina Rado

Journée mondiale de l’information :  L’intégrité de l’information, un bien commun à défendre

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Pour marquer le 28 septembre, Journée mondiale de l’information et Journée internationale de l’accès universel à l’information, trois voix majeures du secteur, notamment David Walmsley, président du Forum mondial des rédacteurs en chef et rédacteur en chef du Globe and Mail, Mariya Gabriel, sous-directrice générale pour la communication et l’information à l’UNESCO, et Liz Corbin, directrice de l’information à l’Union européenne de radiodiffusion, interpellent la communauté internationale. Ils rappellent que l’information est le socle de la liberté et de la démocratie. Sans elle, les citoyens perdent la capacité de comprendre, de juger et de décider.

Ils dénoncent le paradoxe de notre époque : jamais les sociétés n’ont été aussi connectées, et pourtant jamais elles n’ont été aussi vulnérables à la manipulation. Les algorithmes favorisent l’indignation plutôt que l’exactitude, l’intelligence artificielle fabrique des mensonges crédibles à grande échelle, et les coupures d’Internet, 313 recensées dans 52 pays en 2025, illustrent la fragilité des droits fondamentaux.

Cette tribune souligne que 141 pays disposent de lois garantissant l’accès à l’information, mais que leur mise en œuvre reste défaillante. Les organismes de contrôle sont affaiblis par des budgets insuffisants et des pressions politiques. Le test mené en 2025 par l’UNESCO et le Centre pour le droit et la démocratie est révélateur : près de quatre demandes sur dix n’ont reçu aucune réponse, et le délai moyen de traitement a atteint 22 jours.

Les trois auteurs alertent aussi sur le coût colossal de la désinformation, évalué entre 350 et 510 milliards de dollars par an. Ses effets sont concrets : affaiblissement des politiques de santé publique, distorsion des élections, retard dans l’action climatique, pertes financières et érosion de la confiance institutionnelle.

Face à ce vide informationnel, ils réaffirment le rôle vital du journalisme indépendant, malgré la fragmentation des audiences, les contraintes financières et les ingérences politiques. Ils appellent à investir dans le journalisme d’intérêt public, à protéger l’indépendance éditoriale, à renforcer l’éducation aux médias et à développer la coopération transnationale.

Walmsley, Gabriel et Corbin affirment ainsi que l’intégrité de l’information n’est pas une exigence abstraite. Elle conditionne la démocratie, l’économie et la capacité des citoyens à agir en connaissance de cause. En tout cas, ce message est clair. Le 28 septembre doit être un moment de mobilisation : la liberté d’informer et d’être informé est une nécessité vitale pour des sociétés ouvertes et responsables.

Recueillis par Hanitra Andria