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mardi, octobre 13, 2026
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Approvisionnement en eau : La piste du dessalement se renforce pour le Sud

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Alors que les perspectives climatiques régionales appellent à anticiper de nouvelles tensions sur les ressources hydriques, Madagascar explore une autre voie pour sécuriser l’approvisionnement du Sud. Il s’agit de transformer l’eau de mer en eau potable.

Une solution prometteuse, mais dont la faisabilité économique reste encore à démontrer. Le Gouvernement, via le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, vient de signer un accord avec la société chinoise Jiangsu Bangtec Huachuang Sci-Tech pour étudier l’installation d’unités de dessalement dans les régions du Sud. À ce stade, il ne s’agit pas encore de construire des infrastructures. L’accord consiste en des études qui devront déterminer les technologies adaptées, leur viabilité économique, les modalités de financement, mais aussi les conditions d’exploitation et de maintenance.

Plus. Cette démarche intervient dans un contexte climatique particulier. Les travaux du SWIOCOF-15b portent sur la saison allant d’octobre 2026 à avril 2027, dans un contexte marqué par El Niño. Les experts régionaux surveillent notamment les précipitations, les épisodes secs et les risques de sécheresse intermittente, avec leurs conséquences possibles sur l’eau et l’agriculture.

Au-delà. Pour le Sud malgache, l’enjeu dépasse donc la réponse à une seule saison déficitaire. Il s’agit de réduire la dépendance des populations à une ressource pluviométrique particulièrement irrégulière. Il convient de noter qu’une première initiative est déjà annoncée à Tsiarangoty, dans le district d’Ambovombe. L’installation envisagée devrait produire jusqu’à 1 500 m³ d’eau potable par jour et approvisionner plus de 75 000 personnes. Sa mise en service est annoncée pour janvier. Le dessalement pourrait ainsi devenir une nouvelle composante de la sécurisation de l’eau dans cette partie du pays. Si la piste est lancée, l’on se demande combien coûtera réellement chaque mètre cube produit et acheminé jusqu’aux ménages.

José Belalahy

Forte houle : Des vagues de 2,5 à 4,5 m attendues sur les côtes

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L’alerte s’étend à de nouvelles côtes. Les pêcheurs et les transporteurs côtiers sont appelés à suivre l’évolution des conditions en mer. En effet, selon un avis récemment publié par la direction générale de la météorologie, la forte houle a d’abord touché, hier après-midi, le littoral compris entre Morombe et le cap Vohimena. Selon toujours cette alerte, les vagues pourraient y atteindre 3,5 à 4 m, tandis que des vents allant jusqu’à 55 km/h sont également prévus sur ce secteur jusqu’au vendredi 2 octobre 2026. La vigilance va s’étendre de Maintirano à Morombe et du cap Vohimena à Manakara, ce jour. Pour ces zones, la direction générale de la météorologie de Madagascar prévoit des vagues de 2,5 à 3 m. L’élargissement de l’alerte concerne ainsi davantage de trajets maritimes et de lieux de pêche.

À réévaluer. Si, pour les pêcheurs, une sortie reportée peut signifier une journée sans revenu, prendre la mer dans une forte houle expose toutefois les embarcations à un danger plus grave. Météo Madagascar évoque des risques pour la navigation, notamment de naufrage, ainsi que de possibles perturbations économiques. Ces conséquences restent, à ce stade, des risques annoncés, et non des incidents constatés. Aucune restriction de navigation n’est mentionnée dans les éléments communiqués. Les usagers de la mer devront donc suivre les prochains bulletins et les éventuelles consignes des autorités avant de décider d’une sortie ou d’une traversée.

José Belalahy

Inclusion numérique : Cinq lycées techniques équipés et accompagnés par l’OIF

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Les apprenants de la première session de formation
Les apprenants de la première session de formation

Le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP) consolide sa collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) afin de promouvoir l’apprentissage digital chez les jeunes. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de l’initiative intitulée « Formez-vous au numérique avec l’OIF », qui vise l’acquisition de nouvelles compétences ainsi que la modernisation des établissements de formation grâce à la mise à disposition d’équipements technologiques adaptés. Le projet DECLIC poursuit activement son déploiement à travers quatre régions clés de la Grande île : Analamanga, Vakinankaratra, Atsinanana et Atsimo-Andrefana. Cinq établissements spécialisés sont directement concernés par ce programme, notamment le CFP Ampasapito, le LTP Alarobia, le LTP Antsirabe, le LTP Toamasina ainsi que le LTP Toliara.

Insertion. La première session de formation au profit des apprenants d’Analamanga et de Vakinankaratra s’est déjà achevée avec succès, permettant de former un total de 150 jeunes. Une deuxième session est actuellement programmée, tandis que les modules destinés aux régions Atsinanana et Atsimo-Andrefana débuteront très prochainement. Un espace numérique sera également aménagé au sein du ministère afin d’assurer un accompagnement pérenne.

Narindra Rakotobe

Santé cardiaque : Les maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité mondiale

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Le constat et les statistiques sont sans appel. Les maladies cardiovasculaires, qui constituent un problème majeur de santé publique à Madagascar, sont également la première cause de mortalité mondiale. Selon la Fédération mondiale du cœur (World Heart Federation-WHF), une personne sur trois en meurt. À l’occasion de la Journée mondiale du cœur 2026, célébrée hier 29 septembre, la campagne de sensibilisation, dont le slogan est « Don’t miss a Beat » (Ne manquez pas un seul battement), se poursuit sous l’égide du WHF. Elle vise à sensibiliser le public aux maladies cardiovasculaires, en soulignant l’importance de reconnaître les signes avant-coureurs et les symptômes de ces maladies à l’origine de décès prématurés, à commencer par l’hypertension artérielle. Celle-ci mérite d’être prise très au sérieux chez chaque individu, jeune ou moins jeune. À Madagascar, elle touche des sujets de plus en plus jeunes.

La sensibilisation aux maladies cardiovasculaires met ainsi l’accent sur l’importance d’agir sur les facteurs de risque modifiables, tels que le tabac, la sédentarité et l’alimentation déséquilibrée, outre l’hypertension et le diabète. De source médicale, il est préconisé de procéder à un dépistage régulier, notamment de l’hypertension artérielle, de la glycémie et du cholestérol, et d’adopter une hygiène de vie saine afin d’éviter au maximum les complications.

À Madagascar, près de 40 % des adultes sont touchés par l’hypertension artérielle. Le pays fait également face à un manque cruel de cardiologues et de plateaux techniques suffisants et ce, depuis des décennies, augmentant le recours aux évacuations sanitaires, fort onéreuses, pour les interventions lourdes et complexes. Néanmoins, les initiatives se multiplient en matière de coopérations internationales afin de renforcer les compétences nationales en cardiologie interventionnelle et en chirurgie cardiaque pédiatrique.

Hanitra R.

Médecins de l’Océan Indien : Cap sur Tuléar en octobre pour la 74e mission

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Fondée en 1987 par le Dr Koytcha Firoze, l’association Médecins de l’Océan Indien (MOI) a commencé modestement avec trois patients et 120 kilos de matériel. Les missions, en collaboration avec la Fondation Inviso, se sont étoffées au fil des ans, mobilisant des équipes pluridisciplinaires et jusqu’à 25 tonnes d’équipements médicaux.  

Plus de 600 000 personnes ont déjà bénéficié de ses soins gratuits. Lors de la dernière mission à Antanimora Atsimo, près de 16 900 patients ont été pris en charge.

Quarante ans plus tard, elle en est à sa 74e mission à Madagascar, preuve d’une vocation humanitaire intacte. La mission se déploiera à Tuléar avec 56 membres, notamment des médecins généralistes, chirurgiens, pédiatres, dentistes, paramédicaux et spécialistes, du 7 au 17 octobre 2026. Objectif : soigner gratuitement 15 000 patients en dix jours, dans un centre hospitalier et via une délégation itinérante dans les villages périphériques.  

Par ailleurs, la mission inclura des conférences médicales au CHU de Tuléar pour les équipes médicales locales. En parallèle, une campagne de prévention bucco-dentaire sensibilisera les enfants des écoles primaires, le tout afin d’atteindre les trois volets triptyques : soigner, prévenir et transmettre.

Ces missions ne promettent pas de guérir tous les patients, mais elles améliorent leur existence et soulagent leurs souffrances. Malgré l’absence d’eau ou d’électricité dans certaines zones, les équipes expérimentées assurent des soins sécurisés et gratuits. 

Cette mission solidaire se poursuit en tout cas grâce à la mobilisation des bénévoles, mais surtout à l’appui des partenaires et sponsors, tels que le Conseil départemental de La Réunion, la Fondation Nourmamode Hiridjee, ainsi que des soutiens réunionnais et malgaches. Chaque opération coûte, en effet, entre 100 000 et 130 000 euros, avec un coût moyen par patient de 9 euros.

Hanitra Andria 

Grand Salon de la Santé : Dépistages et vaccins gratuits au parvis Analakely cette fin de semaine

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Les organisateurs du Grand Salon de la Santé Madagascar 2026, réunis hier, affichent leur détermination à offrir dépistages gratuits et consultations solidaires pour une première édition placée sous le signe du bien‑être
Les organisateurs du Grand Salon de la Santé Madagascar 2026, réunis hier, affichent leur détermination à offrir dépistages gratuits et consultations solidaires pour une première édition placée sous le signe du bien‑être

Le Grand Salon de la Santé Madagascar 2026 ouvre ses portes au parvis de l’Hôtel de Ville, pour une première édition dédiée à la prévention et à la solidarité, coorganisée par le Lions Club Antananarivo Santatra New Century, le Leo Club Antananarivo Mitantsoa, SR Event et le Groupe Infinity. 

Les deux journées entières seront consacrées aux vaccins et aux dépistages gratuits, entre autres stands dédiés à la santé : diabète, cancer du col de l’utérus, cancer du sein, mais aussi consultations générales, pour offrir aux plus vulnérables un accès direct aux soins. Elles seront mises à disposition de tous.

Les visiteurs pourront également bénéficier de consultations ophtalmologiques, avec orientation vers des structures spécialisées en cas de cataracte, mais aussi la prise en charge, par le Lions Club, des trois quarts du prix de l’opération requise dans ce dernier cas, sans oublier les soins dentaires pour renforcer la santé bucco-dentaire des plus vulnérables.

Un espace médical sera mis en place pour accueillir les patients, avec des médecins prêts à délivrer des prescriptions si un suivi est nécessaire, garantissant un accompagnement sérieux et responsable. 

Le salon se déploie en quatre univers complémentaires, allant de la prévention à la nutrition, en passant par la pharmacie et le bien-être, chaque secteur offrant conseils, sensibilisation et découvertes. 

Les pharmacies présentes ne vendront pas de médicaments, mais proposeront des recommandations et exposeront des produits de bien-être, tandis que les stands nutrition mettront en avant les bienfaits d’une alimentation équilibrée. 

Une grande scène animera l’événement avec des présentations, des conseils pratiques et des démonstrations, donnant la parole à chacun des cinquante exposants prévus. Le dimanche après-midi, une zumba géante viendra rythmer la place. 

À moyen et long terme, les organisateurs envisagent d’étendre l’initiative à l’échelle nationale, pour toucher les districts et les régions, et rapprocher la santé des populations les plus fragiles. En attendant, la population pourra déjà profiter de ce salon au parvis d’Analakely pour en savoir davantage sur son état de santé, ce samedi et dimanche.

Hanitra Andria

Protection sociale : La CNaPS accélère les démarches pour inclure les travailleurs non-salariés

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La directrice générale de la CNaPS, Florent Soatiana Bety Léonne lors de la rencontre avec la presse, hier
La directrice générale de la CNaPS, Florent Soatiana Bety Léonne lors de la rencontre avec la presse, hier

La Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) célèbre son 70e anniversaire à Ampefiloha lors de la Journée nationale de la protection sociale. À cette occasion, la direction générale a dévoilé de nouvelles réformes majeures, axées sur l’extension de la couverture aux travailleurs indépendants et la digitalisation de ses services.

Malgré les changements de régime à Madagascar et les renouvellements de dirigeants à la tête de la CNaPS, l’extension de la prévoyance sociale aux non-salariés est toujours maintenue. Lors de son allocution dans le cadre du 70e anniversaire de la protection sociale, la directrice générale de la CNaPS, Florent Soatiana Bety Léonne, a déclaré que toutes les démarches nécessaires pour y parvenir se poursuivent progressivement. Dans son discours, la directrice générale a dévoilé une vision renouvelée axée sur une gestion transparente, inclusive et pérenne. L’objectif majeur réside dans l’extension de la couverture sociale. « Désormais, la protection ne sera plus réservée exclusivement aux travailleurs salariés du secteur privé, mais s’ouvrira également aux travailleurs indépendants, en étroite collaboration avec le ministère de tutelle », a-t-elle déclaré. Elle a également rappelé que la protection sociale constitue un pilier fondamental du développement socio-économique du pays et doit demeurer une priorité nationale.

Evolution. Hier, les locaux de la CNaPS à Ampefiloha ont accueilli la célébration officielle de la Journée nationale de la protection sociale (JNSS 2026), couplée au 70e anniversaire de la mise en place du système d’État dédié à la protection sociale du secteur privé à Madagascar. L’événement a été rehaussé par la présence de nombreuses hautes personnalités, des autorités locales ainsi que des partenaires stratégiques de la protection sociale. La cérémonie officielle a été dirigée par la directrice générale de la CNaPS, Florent Soatiana Bety Léonne. Rappelons que les fondations de ce système remontent à 1956, avec la création de la Caisse de compensation des prestations familiales (CCPF), axée à l’époque sur les allocations familiales. En 1963, l’organisme évolue pour devenir la CNAFAT, intégrant la couverture des accidents du travail et des maladies professionnelles. C’est finalement en 1968, sous la loi n° 68-023 du 17 décembre 1968, que l’institution prend l’appellation actuelle de CNaPS en ajoutant la branche retraite. Placé sous la double tutelle du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique et du ministère de l’Économie et des Finances, l’établissement public continue d’adapter ses prestations aux réalités économiques.

Ouverture. Pour marquer ces sept décennies d’existence, une journée portes ouvertes a été organisée au siège principal d’Ampefiloha ainsi que dans l’ensemble des représentations régionales de l’île. Le public a pu découvrir une exposition retraçant l’histoire de la protection sociale, de 1956 à 2026, mais aussi visiter les différents stands. Une emphase particulière a été mise sur le virage numérique de la CNaPS, notamment à travers la digitalisation des services permettant aux usagers de consulter leur compte affilié et d’effectuer leurs démarches à tout moment. Des espaces d’information tenus par le ministère du Travail et les Services médicaux du travail (SMT) ont également accueilli les visiteurs tout au long de la journée. Aujourd’hui, pour garantir un service de proximité, la CNaPS dispose d’un réseau dense réparti sur tout le territoire national, comprenant 23 délégations régionales, 13 antennes, 2 agences et 10 bureaux.

Narindra Rakotobe

Coopération extérieure : Vers un meilleur positionnement des projets, pour capter davantage de financements

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La délégation malgache conduite par le ministre Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison à l’Assemblée annuelle de l’AIIB, à Doha, Qatar.

La 11e Réunion annuelle de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB), organisée à Doha, ouvre une nouvelle phase qui pourrait offrir des opportunités importantes à Madagascar.

Pour la Grande île, l’enjeu ne consiste pas seulement à suivre l’augmentation annoncée des capacités de financement de la Banque, mais surtout à mieux préparer et positionner ses projets structurants. Madagascar est représenté à cette rencontre par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, gouverneur de l’AIIB pour Madagascar, accompagné notamment de Dorette Ratsiavahana, directeur général du Trésor et gouverneur suppléant. Leur participation permet au pays de suivre de près les nouvelles orientations de l’institution et de renforcer le dialogue autour de ses priorités d’investissement. Les perspectives annoncées à Doha sont significatives. La présidente de l’AIIB, Zou Jiayi, a indiqué que la Banque ambitionne de porter son financement annuel à environ 20 milliards USD à l’horizon 2030. Parmi les secteurs prioritaires figurent les énergies renouvelables, la résilience climatique, la connectivité et la transformation numérique, autant de domaines qui correspondent à plusieurs besoins de Madagascar.

Des projets viables. Mais l’accès aux financements dépend aussi de la maturité des projets. Le message a notamment été porté par Sulton Rahimzoda, gouverneur de l’AIIB pour le Tadjikistan et vice-président du Conseil des gouverneurs. Celui-ci a plaidé pour des investissements plus rapides et plus intelligents, tout en insistant sur l’accompagnement des pays membres dans la préparation de projets bancables, capables d’attirer également les capitaux privés. Pour Madagascar, cette orientation revêt une importance particulière. Les besoins restent considérables dans l’énergie, les transports, l’eau, le numérique ou encore les infrastructures résilientes au changement climatique. L’enjeu sera donc de transformer ces besoins en projets suffisamment préparés, techniquement solides et financièrement viables. La participation malgache à Doha vise ainsi à mieux positionner ces priorités dans le dialogue avec l’AIIB, afin de mobiliser non seulement des financements, mais également l’expertise nécessaire à la préparation et à la structuration de projets à fort impact. En vue d’intensifier la coopération, la délégation malgache a tenu, hier en fin de journée, une rencontre bilatérale avec la présidente de l’AIIB, Zou Jiayi. Nous en reparlerons.

Antsa R.

Innovations : Madagascar bénéficiera des avancées technologiques de Starlink

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Le ministre de tutelle, Mahefa Andriamampiadana, a été invité par l’entreprise SpaceX à Los Angeles.
Le ministre de tutelle, Mahefa Andriamampiadana, a été invité par l’entreprise SpaceX à Los Angeles.

SpaceX vient de déployer ses satellites Starlink V3.

L’entreprise américaine a annoncé que cette technologie apportera une innovation majeure dans la connectivité globale, notamment grâce à Starlink Mobile Gen2, qui permettra de connecter directement des smartphones ordinaires par satellite, sans aucun équipement supplémentaire. Les évolutions apportées par cette génération V3 sont significatives. À titre d’illustration, la capacité de réception de données (débit descendant) atteint 1 Tbps, tandis que la capacité d’émission (débit montant) s’élève à 160 Gbps, soit des performances respectivement dix fois et 22 fois supérieures à celles du Starlink V2. De plus, chaque satellite dispose de 2 048 faisceaux et de six liaisons laser intersatellites, offrant une vitesse de transfert de 400 Gbps. Ces satellites de 3e génération sont plus grands, plus puissants et capables de gérer un volume de trafic nettement plus élevé.

300 kits Starlink pour la Grande île. « Madagascar va bénéficier de ces avancées technologiques », a déclaré le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, Mahefa Andriamampiadana, à l’issue de sa récente rencontre avec les responsables de SpaceX et Starlink à Los Angeles. « Ces innovations permettront de répondre aux besoins croissants en accès à internet et d’améliorer la qualité du réseau, aussi bien dans les zones urbaines à forte densité comme Antananarivo que dans les régions enclavées et isolées. La première phase, engagée en décembre, portait sur la baisse des tarifs. Nous poursuivons le travail pour déployer des solutions durables. L’objectif reste inchangé : renforcer la connectivité du plus grand nombre au sein de la population malgache, à un prix abordable tout en garantissant une bonne qualité », a-t-il poursuivi.

Les deux parties ont également abordé la mise en œuvre de projets concrets à Madagascar, à commencer par la dotation de 300 kits Starlink, accompagnés d’un accès à internet gratuit pour le pays. Dans ce cadre, le ministère de tutelle prévoit ce jour une remise d’équipements informatiques tels que des ordinateurs et des tablettes ainsi que de kits Starlink au profit de l’Assemblée nationale.

Navalona R.

Madagascar-Maroc : De nouvelles opportunités à explorer

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La deuxième session de la commission mixte de coopération entre Madagascar et le Maroc s’est tenue du 28 au 30 septembre 2026 dans la capitale, au ministère des Affaires étrangères.

Trois jours de travaux techniques destinés à évaluer les acquis du partenariat bilatéral et à identifier de nouveaux axes de coopération, avant un rendez-vous ministériel annoncé entre les deux pays. Madagascar et le Maroc entendent donner un nouvel élan à leur coopération. Le ministère malgache des Affaires étrangères a accueilli, du 28 au 30 septembre 2026, le segment des experts de la deuxième session de la commission mixte de coopération entre les deux pays. Un rendez-vous diplomatique consacré à l’examen des relations bilatérales et à la recherche de nouvelles perspectives de partenariat.

Concertation. Véritable mécanisme de suivi de la coopération entre Antananarivo et Rabat, cette commission, selon le ministère des Affaires étrangères, offre un cadre de concertation pour passer en revue les différents secteurs de collaboration, identifier les opportunités à exploiter et consolider les liens historiques et d’amitié entre les deux nations. Les travaux sont conduits par deux responsables de haut niveau. La délégation marocaine est dirigée par Abdellah Boutadghart, directeur des Affaires africaines auprès du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger. La partie malgache est, quant à elle, conduite par Tojonirina Ramarolahy, directeur général du Partenariat au développement et de la Diaspora auprès du ministère des Affaires étrangères.

Domaines sectoriels. Au-delà du bilan de la coopération existante, cette séquence technique doit permettre de dégager des pistes concrètes pour élargir le champ des échanges entre les deux pays, selon la diplomatie malgache. Les discussions porteront notamment sur les domaines sectoriels de coopération et les nouvelles possibilités de partenariat. La tenue prochaine de cette rencontre a été confirmée par les chefs de la diplomatie malgache et marocaine lors de leur entretien en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. L’enjeu est désormais de transformer les orientations diplomatiques en perspectives de coopération concrètes.

Recueillis par Rija R.