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mardi, octobre 13, 2026
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Région Analamanga : Andramasina reçoit des équipements pour ses infrastructures

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Le district d’Andramasina n’est pas en reste. Au même titre que les autres districts de la région, il a bénéficié d’une dotation en matériels de construction et en équipements divers de la part de la Région Analamanga. La remise s’est déroulée à Ampilanonana, chef-lieu de la commune rurale d’Andramasina, en présence du gouverneur par intérim d’Analamanga, Clémence Raharinirina. Lors de cette cérémonie, cette dernière a tenu à rassurer la population sur l’attention accordée au district. « Le district d’Andramasina n’est nullement oublié. Le chef de région ne fait aucune discrimination : toutes les demandes formulées sont satisfaites », a-t-elle déclaré. Dix communes ont ainsi reçu 240 sacs de ciment, 155 tôles, 145 fers à béton et 575 kg de peinture. Ces matériels sont destinés à différents travaux de construction et de réhabilitation, notamment au niveau des foyers sociaux (tranompokonolona), des ponts, des CEG, des lycées et des bureaux communaux. Les pistes rurales ne sont pas en reste. L’aménagement de 150 km de pistes a permis de faciliter les déplacements et l’évacuation des produits agricoles. À Andramasina, plusieurs réalisations sont également en cours : le pavage de 150 mètres de voie à Talatamaty Andramasina, la réhabilitation du CSB2 ainsi que la construction de la clôture du lycée de Nosibe Trimoloharano ont été cités parmi les travaux réalisés. « Les images parlent d’elles-mêmes, le travail accompli se juge au résultat », a fait remarquer le maire d’Andramasina, Nary Rakotomanga. Un avis également partagé par Thomas Ravonjinarivo, président de l’association Zadia, qui a salué les réalisations entreprises dans le district.

Vigilance citoyenne. Le soutien ne concerne pas uniquement les infrastructures. Dix fokontany ont également bénéficié d’équipements destinés aux comités de vigilance citoyenne (andrimasompokonolona). Au total, 150 gilets de sécurité, 150 sifflets et 20 torches électriques ont été remis pour renforcer les rondes nocturnes. L’éducation figure également dans cette série d’appuis. Des kits scolaires et des sacs à dos ont été distribués à 60 élèves issus de familles vulnérables, scolarisés dans les EPP et les CEG d’Andramasina. Des équipements aux infrastructures, en passant par la sécurité et l’éducation, le district bénéficie ainsi de plusieurs actions destinées à répondre aux besoins exprimés au niveau local.

Recueillis par Nadia R

Régime de la Refondation : Vers le verrouillage politique des grandes villes

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Le maire de la Commune urbaine de Fianarantsoa n'est pas à l'abri d'une « éventuelle destitution ».
Le maire de la Commune urbaine de Fianarantsoa n’est pas à l’abri d’une « éventuelle destitution ».

Les grandes villes basculent les unes après les autres sous administration d’exception. Après Antananarivo, Mahajanga, Antsirabe et Toliara, placées sous présidents de délégation spéciale (PDS), la Commune urbaine de Fianarantsoa pourrait suivre le même chemin.

Des échos persistants, relayés lundi sur les réseaux sociaux, ont fait état d’une procédure de destitution engagée par les conseillers municipaux contre le maire élu sous les couleurs IRMAR, François d’Assise Ramanandraibe. Des informations aussitôt démenties par des conseillers municipaux, qui évoquent une « pure manipulation ». Mais dans les cercles politiques de la capitale Betsileo, l’affaire est prise très au sérieux. Pour de nombreux observateurs, ces bruits ne surviennent jamais par hasard. Ils interviennent dans un contexte où plusieurs maires élus en 2024 ont déjà fait allégeance au régime de la Refondation, tandis que d’autres ont été écartés au terme de procédures administratives faisant suite à des contentieux électoraux.

Motifs différents. Si le scénario venait à se confirmer à Fianarantsoa, la mécanique est connue : constat de vacance ou de défaillance, puis nomination par l’Etat d’un PDS. Un schéma déjà appliqué, quoique pour des motifs différents, à Antananarivo, Antsirabe, Mahajanga et Toliara. Aujourd’hui, seules Antsiranana, dont le maire a su résister aux pressions de l’ancien comme du nouveau régime, et Toamasina, restée en retrait depuis le changement de pouvoir de 2025, échappent encore à cette vague de mise sous tutelle. Au-delà des situations individuelles, c’est une véritable stratégie territoriale qui se dessine à la veille des prochaines échéances électorales. En s’assurant le contrôle administratif des grandes agglomérations, le pouvoir central s’octroie des leviers décisifs : gestion des budgets communaux, travaux de proximité, relation directe avec les fokontany, visibilité politique quotidienne. Autant d’atouts qui pèseront lourd dans la bataille des communales, mais aussi des législatives et de la présidentielle.

Machine électorale. C’est dans cette logique qu’il faut lire la création de la plateforme Firaisankinan’ny Ben’ny Tanàna ho an’ny Fanavaozana (FBF). Présentée comme un cadre de concertation des maires, elle constitue en réalité une assise territoriale majeure pour la Refondation. En fédérant maires ralliés et PDS nommés par l’Etat, la FBF est en passe de devenir une machine électorale redoutable, capable de pallier l’absence d’un parti solidement structuré au niveau national.

Recomposition. Reste une inconnue de taille : le parti Tiako i Madagasikara de l’ancien président Marc Ravalomanana, potentiel candidat à la prochaine présidentielle, conserve encore la main sur un nombre important de communes rurales et urbaines à travers l’île. La bataille pour le contrôle du territoire ne fait donc que commencer. La question est désormais de savoir si cette recomposition menée par le haut suffira à transformer l’administration provisoire en adhésion durable dans les urnes.

Julien R.

Assemblée nationale : Deux délégations reçues à Tsimbazaza

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Le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, a reçu, les lundi 28 et mardi 29 septembre, deux délégations étrangères au Palais de Tsimbazaza. L’ambassadeur de Chine, Ji Ping, et une délégation allemande conduite notamment par l’ancienne ministre de la Justice et ex-députée de la République fédérale d’Allemagne, Herta Däubler-Gmelin, ont été reçus tour à tour.

Coopération sino-malgache. Au terme de trois années de mission diplomatique à Madagascar, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Ji Ping, a effectué une visite d’adieu auprès du président de l’Assemblée nationale. Les échanges ont porté sur la coopération entre les deux pays et sur le rôle de la diplomatie parlementaire dans le rapprochement entre leurs institutions. Plusieurs secteurs ont été évoqués, dont l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, la santé, l’éducation et le commerce. Les opportunités liées au tarif douanier zéro accordé à certains produits malgaches pour faciliter leur accès au marché chinois ont également été abordées. La coopération médicale entre les deux pays a aussi été évoquée. Celle-ci a célébré, en 2025, son 50e anniversaire. Siteny Randrianasoloniaiko a salué, selon les informations communiquées à l’issue de la rencontre, le travail accompli par Ji Ping durant son mandat. L’ambassadeur chinois a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance pour l’accompagnement reçu auprès de l’institution parlementaire.

Fédéralisme et décentralisation. La veille, le président de l’Assemblée nationale avait reçu Herta Däubler-Gmelin, accompagnée de l’ambassadeur d’Allemagne à Madagascar, Olivier Knoerich. Les discussions ont porté sur le fédéralisme et la décentralisation, avec un partage d’expériences autour des réformes institutionnelles. La Constitution et son rôle dans les réformes structurelles ont également été au centre des échanges. La délégation allemande a mis l’accent sur l’égalité des chances et la réduction des écarts socio-économiques entre les régions. Siteny Randrianasoloniaiko a, de son côté, réaffirmé les engagements annoncés par le Régime de Refondation, concernant notamment l’accès à l’eau et à l’électricité, la liberté d’expression, l’État de droit ainsi que les réformes constitutionnelles et l’organisation d’élections transparentes et inclusives.

Nadia R.

Nécrologie du 29 septembre 2026

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AIIB à Doha : 353 millions USD d’enjeux pour les infrastructures malgaches

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La délégation malgache, conduite par le ministre Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, participe activement à l’AIIB 2026, à Doha, au Qatar.
La délégation malgache, conduite par le ministre Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, participe activement à l’AIIB 2026, à Doha, au Qatar.

Madagascar participe à la 11e Réunion annuelle de l’AIIB, ouverte hier à Doha. Derrière les orientations annoncées sur les infrastructures durables, le pays dispose déjà de plusieurs projets de transport, d’énergie et de résilience climatique à financer.

La 11e Réunion annuelle de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB) s’est ouverte hier à Doha, au Qatar, sous le thème « Les infrastructures de demain : impact et innovation ». Pour Madagascar, le rendez-vous dépasse le cadre institutionnel, tant les nouvelles orientations de la Banque recoupent les besoins du pays en transports, énergie, résilience climatique et connectivité. Dans son allocution d’ouverture, la présidente de l’AIIB, Zou Jiayi, a placé la deuxième décennie de l’institution sous le signe d’un changement d’échelle, fondé sur l’innovation, l’intégration et une coopération renforcée. La Banque ambitionne ainsi de porter ses financements annuels à environ 20 milliards USD d’ici 2030, soit presque le double du niveau actuel. Elle entend également intervenir plus tôt dans la préparation des projets, se rapprocher davantage des pays bénéficiaires, mobiliser davantage de capitaux privés et élargir ses instruments, notamment aux financements en monnaie locale. Résilience climatique, énergies renouvelables, transformation numérique et connectivité régionale figurent parmi ses priorités. Un message prolongé par Sulton Rahimzoda, gouverneur de l’AIIB pour le Tadjikistan et vice-chair du Conseil des gouverneurs, qui a plaidé pour des investissements plus rapides et plus intelligents, et pour un appui accru aux pays dans la préparation de projets bancables et prêts à l’investissement.

Priorités

Cette orientation trouve déjà une traduction concrète dans la coopération entre Madagascar et l’AIIB. Plusieurs opérations, à différents stades de préparation ou d’exécution, représentent jusqu’à 353,28 millions USD de concours de la Banque. Le Programme de transport multimodal et de logistique prévoit notamment un prêt estimé à 100 millions USD, en cofinancement avec la Banque mondiale à hauteur de 200 millions USD. Actuellement en cours de signature, il concerne les transports routier, ferroviaire, maritime, fluvial et aérien dans huit régions et vise notamment à améliorer leur efficacité, leur sécurité et leur résilience climatique. Madagascar est par ailleurs éligible au Special Fund Window, susceptible d’accorder une bonification du taux d’intérêt pouvant atteindre 100 points de base, sous réserve d’une demande officielle du gouvernement. Autre opération majeure, le Projet d’aménagement de corridors et de facilitation du commerce II bénéficie d’un prêt AIIB de 83,28 millions USD. En cours d’exécution, il doit renforcer la connectivité de Madagascar avec l’Afrique australe ainsi qu’avec Maurice, La Réunion et les Seychelles, afin de stimuler les échanges, les investissements et le tourisme.

Infrastructures

L’énergie et la résilience climatique complètent les dossiers malgaches suivis avec l’AIIB. Pour la centrale hydroélectrique de Volobe, d’une puissance projetée de 120 MW, un prêt de 100 millions USD de la Banque figure dans le plan de financement, même si la décision sur le complément attendu reste en suspens. Le Projet régional pour la résilience climatique – Havelo Mandrare constitue un autre dossier : après les discussions engagées, l’AIIB s’est déclarée disposée à porter sa contribution à 70 millions USD, notamment en lien avec l’aménagement de la RN13. Le montage n’a toutefois pas encore été approuvé au niveau national en raison du caractère non concessionnel du financement. Cette question des conditions financières donne aussi tout son sens aux échanges de Doha. La présidente Zou Jiayi a justement insisté sur la nécessité d’élargir la boîte à outils financière de l’AIIB et de renforcer la préparation des projets. Pour Madagascar, l’enjeu de cette 11e Réunion annuelle sera donc de consolider le dialogue avec l’institution et de faire avancer des investissements capables de réduire les coûts logistiques, de renforcer l’offre énergétique et d’améliorer la résilience du pays.

Antsa R.

Industrialisation : L’INBAR accélère l’économie verte grâce au bambou

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Toutes les parties prenantes œuvrant pour l’industrialisation de la filière bambou.
Toutes les parties prenantes œuvrant pour l’industrialisation de la filière bambou.

L’ensemble des parties prenantes œuvrant pour la filière bambou s’est réuni la semaine dernière lors d’un atelier de consultation multi-acteurs pour le développement des systèmes de marché et des chaînes de valeur du bambou, à l’hôtel Ibis Ankorondrano.

Cet événement a été co-organisé par l’INBAR (Organisation internationale du bambou et du rotin) à Madagascar et le CMBART, en partenariat avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD). « L’objectif consiste notamment à mobiliser les membres du secteur privé et les promoteurs de projets se lançant dans la transformation de cet « or vert » de la botanique pour promouvoir l’industrialisation. La coordination des actions entre les différents acteurs, ainsi que l’harmonisation de tous les projets en cours, pour ne citer que le projet B-Resilient, le projet d’appui à la filière bambou mené par l’Église FLM et le projet de l’INBAR à Madagascar, s’imposent également pour assurer une meilleure efficacité des résultats. En effet, l’on constate une grande complémentarité dans leurs interventions pour le développement de la filière. L’identification précise des besoins du marché n’est pas en reste », a évoqué Njaka Rajaonarison, coordinateur national de l’INBAR à Madagascar, lors de l’ouverture officielle de cet atelier.

De nombreux avantages

De son côté, le ministère de l’Environnement et du Développement durable s’engage fermement à promouvoir cette chaîne de valeur. « Il s’agit d’une filière contribuant directement à la protection de l’environnement tout en créant des emplois verts au profit des jeunes et des femmes. À titre d’illustration, le bambou permet de lutter contre l’érosion des sols, de restaurer les terres dégradées et de juguler la déforestation grâce à la production de charbon vert. La filière contribue ainsi pleinement à la croissance verte à Madagascar », a souligné la directrice des Aires protégées, des Ressources naturelles renouvelables et des Écosystèmes de ce département, Ratefason Tojotsara. Divers projets et acteurs de la filière ont également exposé les avancées de l’exploitation du bambou, désormais qualifié d’« acier végétal ». En parallèle, des experts chinois représentant le Centre international pour le bambou et le rotin (ICBR) entendent transférer des compétences et des technologies de pointe pour dynamiser l’industrialisation du bambou à Madagascar. Les débats ont rappelé que la ressource peut être exploitée pour fabriquer des matériaux de construction (madriers, parquets), des meubles, de la pâte à papier, du charbon ou encore des filtres pour purifier l’eau. Ses fibres servent également à confectionner des textiles en viscose. Le bambou trouve en outre des applications innovantes dans l’électronique, l’informatique ainsi que dans l’alimentation des centrales électriques à biomasse.

Sécuriser la production

Par ailleurs, une étude de faisabilité couvrant ces diverses opportunités de transformation est actuellement menée par l’ICBR dans le cadre de la mission de ses experts à Madagascar. Signe de l’intérêt régional pour l’expérience malagasy, une délégation de techniciens venus d’Éthiopie et engagés dans un projet similaire axé sur le bambou et les fibres végétales a également pris part à l’atelier. Au final, l’INBAR entend accélérer la transition vers l’économie verte en misant sur l’industrialisation de la filière. En amont, le secteur privé est incité à mettre en place des pépinières à grande échelle de bambou pour sécuriser la production, garantissant un approvisionnement régulier des usines de transformation. Il convient de noter que les produits dérivés du bambou sont particulièrement prisés sur le marché international. « Ces opportunités demeurent encore méconnues des acteurs nationaux, qui se limitent en grande partie à la fabrication de meubles, d’articles artisanaux et de charbon. Pourtant, la ressource peut même être transformée pour produire de la nourriture animale destinée à l’élevage de vaches laitières, de poissons et de volailles », a conclu Jean-Yves Razafindrakoto, président du CMBART.

Navalona R.

E-commerce : eHaingo veut propulser la mode malgache vers les marchés européens

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La fondatrice d’eHaingo, Elisa Ravoaja (à gauche), signant le contrat avec la maison de couture Blessings.
La fondatrice d’eHaingo, Elisa Ravoaja (à gauche), signant le contrat avec la maison de couture Blessings.

La mode malgache se dote d’un nouvel outil pour conquérir les marchés extérieurs. La plateforme eHaingo, lancée ce septembre 2026, entend mettre en relation directe les créateurs et stylistes malgaches avec leur clientèle, notamment la diaspora établie en Europe.

La conquête du marché européen passe désormais aussi par le numérique. eHaingo fait son entrée sur ce créneau avec l’ambition de créer une vitrine commerciale dédiée aux créations de mode malgaches. Plusieurs maisons de couture et marques reconnues ont déjà rejoint la plateforme, parmi lesquelles Sih Rakout, Bogasy, Maison Tantely R, Blessings, Meva Sanjy, Lenka et CLA. Leurs créations sont désormais proposées sur le site marchand. « Notre objectif a été de créer une plateforme dans laquelle les créateurs peuvent directement créer un lien avec leurs cibles et leur clientèle », explique Elisa Ravoaja, fondatrice d’eHaingo. L’enjeu dépasse ainsi la simple présence en ligne. Pour les maisons de couture malgaches, eHaingo entend constituer un canal supplémentaire d’accès à des consommateurs situés hors du territoire national, avec la diaspora comme premier marché cible. La France occupe une place centrale dans cette stratégie. « On compte actuellement plus de 100 000 Malgaches en France, qui reste, à notre égard, un marché intéressant pour les créateurs de mode malgaches », souligne Elisa Ravoaja.

Amérique du Nord

Cette clientèle constitue un relais naturel pour les produits issus de la création malgache. eHaingo prévoit toutefois d’élargir progressivement son périmètre à d’autres pays européens où la communauté malgache est fortement implantée, ainsi qu’au marché nord-américain. Pour les professionnels du secteur, cette ouverture représente une possibilité de diversifier les débouchés commerciaux. « La création d’une telle plateforme permet à nos maisons de couture de s’ouvrir à un nouveau marché à fort potentiel », estime Rodriguez Rakotomamonjy, fondateur de la maison Meva Sanjy. L’objectif est donc de transformer la diaspora en véritable marché d’exportation pour la mode malgache, en réduisant notamment la distance entre les créateurs locaux et leurs clients à l’étranger. Le numérique devient ici un instrument de commercialisation, mais également de visibilité internationale.

Logistique

eHaingo entend surtout se différencier par la prise en charge de la chaîne logistique. La plateforme ne se limite pas à référencer les produits et à enregistrer les commandes. Elle prévoit également leur récupération à Madagascar, leur expédition vers l’étranger et leur livraison aux clients. « Nous disposons déjà de l’expérience de la gestion de commandes entre Madagascar et l’Europe, et nous mettrons en œuvre nos acquis dans ce sens pour la promotion des produits malgaches », indique Elisa Ravoaja. Cette dimension logistique constitue un élément déterminant pour une plateforme qui vise l’international. Elle dispose notamment d’un espace de stockage à Paris, où les clients peuvent également récupérer leurs achats. Un dispositif qui veut rapprocher physiquement l’offre malgache de sa clientèle européenne, tout en facilitant la distribution.

Qualité

La crédibilité du modèle reposera également sur la qualité des produits proposés. Dans un marché européen caractérisé par des attentes élevées en matière de finition, de présentation et de conformité des produits, eHaingo entend s’appuyer sur le savoir-faire des créateurs partenaires. « Les créateurs de mode savent déjà l’exigence des clients européens en termes de qualité, et nous leur faisons entièrement confiance sur cet aspect », affirme la fondatrice. Avec ce lancement, eHaingo cherche ainsi à structurer un nouveau circuit commercial pour la création malgache. 

Rija R.

SIPEM Banque : Partenariat avec des concessionnaires pour faciliter la mobilité urbaine

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SIPEM Banque participe pour la première fois au Salon de l’Automobile.
SIPEM Banque participe pour la première fois au Salon de l’Automobile.

Les établissements bancaires se mobilisent aussi pour la mobilité urbaine. C’est le cas notamment de SIPEM Banque Madagascar, qui s’associe avec plusieurs concessionnaires pour faciliter l’acquisition de motos et de véhicules.

Parmi les partenaires de la banque figurent notamment Madauto, Materauto, Sodirex, Sodiama, OceanTrade et Continental Auto, pour le pôle moto en particulier. Ces collaborations permettent de proposer des solutions de financement adaptées aux différents profils et usages, qu’il s’agisse d’un véhicule destiné à un usage personnel ou d’un outil directement lié à l’activité professionnelle des entrepreneurs.

L’une des spécificités des offres issues de ces partenariats réside dans le délai de paiement offert aux acheteurs : ils disposent d’un délai allant jusqu’à 60 mois pour étaler le remboursement. Détail crucial, les véhicules acquis seront dotés d’un système de géolocalisation intégré et d’une assurance tous risques, pour le plus grand bonheur des entrepreneurs acquéreurs. Ce qui permet, par exemple, aux potentiels candidats au financement d’acquérir des voitures neuves à partir de 38 250 ariary par jour et des motos neuves à partir de 6 000 ariary par jour.

L’une des particularités de ce dispositif de financement réside dans le fait qu’il n’y a pas besoin de garanties supplémentaires. En effet, c’est la moto ou la voiture achetée qui en constitue la garantie. En cas d’accord de crédit, le décaissement se fait en un temps record de seulement cinq jours.

Notons que ces offres sont disponibles au Salon de l’Auto, auquel SIPEM Banque participe pour la première fois. Notons que le Salon se tiendra du 1er au 4 octobre prochain.

R. Edmond.

Betsiboka : Fotoam-pivavahana no nanombohana ny fanakalazana ny faha-65 taonan’ny polisim-pirenena

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Ao anatin’ny fankalazana ny faha-65 taonany ny polisim-pirenena Malagasy, ka tsy diso anjara tamin’izany ireo polisy miasa ato amin’ny fitaliavam-paritry ny filaminam-bahoaka Betsiboka no nentina nanombohana hetsika fanamarihana ny fotoam-pivavahana tao amin’ny  » Aumônerie CHRR Morafenokely Maevatanàna  » ny Alarobia faha-23 septambra taona 2026 teo, tokony ho tamin’ny 4 ora hariva, nanasana ny tomponandraiki-panjakana maro isan-tsokajiny aty an-toerana, ary ireo fikambanana namaly ny antso. Nitohy tamin’ny fanomezan-drà maimaimpoana ny marainan’ny alakamisy 24 septambra taona 2026 ny hetsika fankalazana, izay tarihin’ny talem-paritry ny filaminam-bahoaka Betsiboka sy ny lehiben’ny Kaomisaria eto Maevatanàna an-tampon-tanàna. Tafiditra ao anatin’ny hetsika fankalazana ny faha-65 taonan’ny polisim-pirenena mandritra ity volana septambra ity izany. Saingy hofaranana amin’ny hazakazakan’ny firaisankina rahampitso alarobia faha-30 septambra taona 2026 ny datin’ny fanamarihana.

Ratantely

Taratra ny amaray : Au chevet des personnes âgées

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Le vendredi 25 septembre dernier, l’Association Taratra ny Amaray, par le biais du secrétaire général Ben Aly Jaomamy et de son équipe, a livré une béquille à une femme âgée à son domicile, à Môrafeno.

L’équipe n’en est pas à son premier coup d’essai. La population d’Antsiranana, en l’occurrence les démunis, a bénéficié de diverses donations et formations. En effet, Taratra ny amaray a pour optique de soutenir les concitoyens en difficulté afin que ceux-ci puissent avoir une autonomie financière et une stabilité. « Ces actions ne s’arrêteront pas là. L’Association entend poursuivre son engagement à travers différentes initiatives en faveur de la communauté… », a affirmé le secrétaire général.

Iss Heridiny