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mardi, octobre 13, 2026
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Dossier : Rn2, Rn4, Rn6:  théâtre de feu de brousse

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Les herbes sont calcinées!
Les herbes sont calcinées!
À Ambondromifehy, les villageois se mobilisés pour éteindre le feu.
Désert de cendre.

Les Routes Nationales n⁰ 2,4,6 se sont transformées en lames de bitumes au milieu de l’enfer. Les feux de brousse font rage. Exceptés l’incendie accidentellement provoqué par les fabricants de charbons ayant calciné une village tout entier, les flammes semblent continuer leur chemin en traversant les monts et les montagnes longeant les trois routes nationales précitées.

Tout est ravagé!

De la région sofia jusqu’à proximité d’Ankazobe en passant par Ambondromamy et Betsiboka, les collines sont décoiffés par des cendres noirs. Apparemment , la malédiction s’est abattue sur quatre régions, à savoir DIANA, Sofia, Betsiboka, Analamanga. .. La nuit, les montagnes sont colorées en rouge. Personne n’intervient parce que c’est trop risqué!

 Samedi 19 septembre dernier, ala fady-fôret sacrée d’Ankarana a été menacée par le feu. Après avoir rongé une dizaine d’hectares, les habitants riverains se sont mobilisés pour éteindre  la braise ardente broyant les herbes et les arbres avec quelques bidons d’eau de 25 litres. « L’origine diriez-vous? Nous ne le savons pas. L’important est d’arrêter la propagation de la flamme», a répondu un jeune homme interrogé par des journalistes présents sur le lieu. Cette initiative des villageois démontre que la protection de cette forêt  leur tient à cœur. Carrière de saphir depuis la fin des années 1990, ensuite déclaré depuis le premier mandat de Marc Ravalomanana aire protégée, ce vaste terrain couvert de bois s’avère parfois un théâtre de feu de brousse.

Les interprétations

Face à cette situation, des observateurs, les sociologues ainsi que les spécialistes environnementaux essaient de décrire le phénomène. Kamary Miantsoarivo, un instituteur de Maevatanana affirme : « chaque année, on trouve cet acte pitoyable malgré la sensibilisation des ONG et les autorités locales. Nous ne savons pas qui sont les coupables. Depuis une décennie, les chefs fokontany déploient des agents pour lutter contre le feu de brousse. Hélas, ceux-ci n’obtiennent guère de résultats». Les criminels environnementaux sont toujours en liberté. À vrai dire, l’adage des aïeux : « izay mandoro ala, mandoro tanindrazana», littéralement, « celui qui brûle la forêt, brûle la patrie», n’est malheureusement pas ancré dans l’esprit de ces malfaiteurs. Par conséquent, les espèces endémiques se sentent en danger et quittent leur demeure. Dany Fenitra-Soavamanana,  enseignant-chercheur spécialiste en environnement rural pointe du doigt les techniciens. D’après lui, ces spécialistes   ont du mal à expliquer   d’une manière tonifiante les méfaits du « doro tanety». « Cela fait plus de six décennies que les campagnards pratiquent le tavy. Personnellement, les techniciens n’ont guère su convaincre nos compatriotes», a-t-il souligné. Quant au sociologue Dr Lanja Raherimanintriavo, il insiste sur la revendication des paysans. « Ils veulent dire quelque chose. Ils ont l’impression que le gouvernement ne tend pas l’oreille. Alors, ceci est un moyen d’expression. Incendier, c’est aussi se faire entendre», a-t-il conclu. Oui, les arbres brûlés émettent des sons de déception, de souffrance. Il faut tout de même le dire, tout le monde sera victime du dérèglement climatique.  La chanson  de Mily Clément « mandrôra mantsilañy» est bel et bien dans la playlist de la radio carte de nos ruraux. Le message s’envole avec la fumée!

Bien que les représentants étatiques dans les faritra fassent en sorte que cette erreur de première catégorie ne se reproduise plus, le département siégé à Antananarivo n’a jusqu’ici réagi. Pas de déclaration, pas de sanction!

En parallèle, un projet a été élaboré

Le lancement du projet de Renforcement des Investissements dans la Restauration des Ecosystèmes (IREMA) salle de réception Lucien Botovasoa le vendredi 11 septembre 2026. Il s’agit de « mobiliser et engager les parties prenantes régionales, les autorités, la communautés» afin de préserver l’environnement. Ce qui prouve que les responsables étatiques, en l’occurrence la Direction Régionale de l’Environnement et de Développement Durable de la pointe du pays fait de tout bois au feu dans la visée d’éradiquer le problème. Lors du lancement, les hautes personnalités , les maires des communes rurales du District de Diego II n’ont pas seulement assisté mais se sont mis d’accord pour inciter leurs concitoyens à adhérer à ce projet. Huit jours plus tard, les voyous pyromanes vont en contre sens!

La protection de l’environnement, les  luttes  contre le feu de brousse et  le réchauffement climatique sont des combats multisectoriels. Toutes les entités ont leur part de responsabilité. Toutefois, cela exige un bel effort. « Nous devons adopter une stratégie plus efficace. Le reboisement n’est pas une fin en soi.  Des sanctions sociales devraient être mises en place pour mener à bien les travaux effectués par les volontaires engagés.

Iss Heridiny

Régime de la Refondation : Vers le verrouillage politique des grandes villes

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Le maire de la Commune urbaine de Fianarantsoa n'est pas à l'abri d'une « éventuelle destitution ».
Le maire de la Commune urbaine de Fianarantsoa n’est pas à l’abri d’une « éventuelle destitution ».

Les grandes villes basculent les unes après les autres sous administration d’exception. Après Antananarivo, Mahajanga, Antsirabe et Toliara, placées sous présidents de délégation spéciale (PDS), la Commune urbaine de Fianarantsoa pourrait suivre le même chemin.

Des échos persistants, relayés lundi sur les réseaux sociaux, ont fait état d’une procédure de destitution engagée par les conseillers municipaux contre le maire élu sous les couleurs IRMAR, François d’Assise Ramanandraibe. Des informations aussitôt démenties par des conseillers municipaux, qui évoquent une « pure manipulation ». Mais dans les cercles politiques de la capitale Betsileo, l’affaire est prise très au sérieux. Pour de nombreux observateurs, ces bruits ne surviennent jamais par hasard. Ils interviennent dans un contexte où plusieurs maires élus en 2024 ont déjà fait allégeance au régime de la Refondation, tandis que d’autres ont été écartés au terme de procédures administratives faisant suite à des contentieux électoraux.

Motifs différents. Si le scénario venait à se confirmer à Fianarantsoa, la mécanique est connue : constat de vacance ou de défaillance, puis nomination par l’Etat d’un PDS. Un schéma déjà appliqué, quoique pour des motifs différents, à Antananarivo, Antsirabe, Mahajanga et Toliara. Aujourd’hui, seules Antsiranana, dont le maire a su résister aux pressions de l’ancien comme du nouveau régime, et Toamasina, restée en retrait depuis le changement de pouvoir de 2025, échappent encore à cette vague de mise sous tutelle. Au-delà des situations individuelles, c’est une véritable stratégie territoriale qui se dessine à la veille des prochaines échéances électorales. En s’assurant le contrôle administratif des grandes agglomérations, le pouvoir central s’octroie des leviers décisifs : gestion des budgets communaux, travaux de proximité, relation directe avec les fokontany, visibilité politique quotidienne. Autant d’atouts qui pèseront lourd dans la bataille des communales, mais aussi des législatives et de la présidentielle.

Machine électorale. C’est dans cette logique qu’il faut lire la création de la plateforme Firaisankinan’ny Ben’ny Tanàna ho an’ny Fanavaozana (FBF). Présentée comme un cadre de concertation des maires, elle constitue en réalité une assise territoriale majeure pour la Refondation. En fédérant maires ralliés et PDS nommés par l’Etat, la FBF est en passe de devenir une machine électorale redoutable, capable de pallier l’absence d’un parti solidement structuré au niveau national.

Recomposition. Reste une inconnue de taille : le parti Tiako i Madagasikara de l’ancien président Marc Ravalomanana, potentiel candidat à la prochaine présidentielle, conserve encore la main sur un nombre important de communes rurales et urbaines à travers l’île. La bataille pour le contrôle du territoire ne fait donc que commencer. La question est désormais de savoir si cette recomposition menée par le haut suffira à transformer l’administration provisoire en adhésion durable dans les urnes.

Julien R.

Ambohidratrimo : Lehilahy 60 taona hita faty tao an-tranony, nihosin-drà

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Mpantsaka rano eny an-toerana no asan’ity lehilahy ity ary ny sabotsy hariva lasa teo izy no hitan’ny olona farany. Indrisy fa ny alatsinainy teo izy no hita faty tao an-tranony. Nihosin-drà tanteraka.

Nisy namono sa nianjera ary naratra? Tsy fantatra mazava hatreto ny antony nahafaty ity lehilahy 60 taona monina ao amin’ny fokontany Ampanataovana, kaominina Ambohidratrimo, ity. Araka ny fantatra mantsy dia mipetra-drery ingahy saingy rehefa tsy hitan’ny olona nivoaboaka mihitsy izy ny alahady manontolo, izay voalaza fa tsy dia fombany loatra mihitsy, dia nirotsaka tany aminy ny kartie mobile tany an-toerana ny alatsinainy maraina. Akory ny hatarain’ny rehetra rehefa nahita azy nitsirara teo am-pandrinany, efa tsy nisy aina intsony. Manodidina azy feno rà velona efa maina. Nantsoina avy hatrany moa ny tompon’andraikitra ary nidina teny an-toerana niaraka tamin’ny mpitsabo.

Raha ny fitsirihana ny razana nataon’ireo mpitsabo, hoy ny vaovao, dia ny alahady teo no namoy ny ainy ity lehilahy lehibe ity ary mety ho vokatry ny fahaverezan-drà be loatra no antony nahatonga izany. Tsikaritra mantsy, araka ny vaovao, fa nahitàna ratra misokatra lehibe teo amin’ny tongony sy teo ambanin’ny masony havia. Ratra izay tsy mbola fantatra na avy amin’ny inona na avy amin’ny inona. Taorian’ny fitsirahan’ny mpitsabo moa dia natolotra ny fianakaviana ny razana. Tetsy an-danin’izay kosa, noraisin’ny zandary avy ao amin’ny tobim-paritra Ambohidratrimo ny fanokafana ny fanadihadiana mahakasik ity tranga ity.

m.L

Ankadilalana : Quatre blessés dans l’accident d’un taxi-be de la ligne 115

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Un taxi-be de la ligne 115 a percuté violemment, avant-hier vers 15h49, le portail situé à droite de la chaussée à Ankadilalana, dans le 4e arrondissement de la commune urbaine d’Antananarivo, sur l’axe reliant Tsimbazaza à Mahamasina. Le véhicule, qui circulait dans le sens Tsimbazaza-Mahamasina, s’est retrouvé immobilisé après le choc. L’accident a fait quatre blessés, dont trois femmes et un homme. Les victimes, encore présentes sur les lieux à l’arrivée des secours, ont été rapidement évacuées vers le CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA). Alertés par le bruit particulièrement violent de la collision, les gendarmes du Camp d’Ankadilalana, où se trouve le commandement de la circonscription interrégionale de la gendarmerie de la province d’Antananarivo, sont immédiatement intervenus. Sous la conduite du chef des opérations, avec le personnel de permanence et les sentinelles, les gendarmes ont procédé aux premières constatations, porté assistance aux blessés et sécurisé les lieux. La circulation a également été prise en charge par les forces de l’ordre. Les gendarmes ont travaillé de concert avec la Police nationale pour déplacer le véhicule accidenté et éviter la formation d’un embouteillage prolongé. La régulation du trafic a duré près d’une heure. Le choc a lourdement endommagé le taxi-be : l’avant du véhicule a été entièrement détruit et le pare-brise a volé en éclats. La Police nationale est chargée de l’enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident.

T.M.

Morombe : Le corps d’un plongeur français retrouvé dans une grotte

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Le corps de Pierre Robert Léonard Constan, plongeur et ressortissant français âgé de 72 ans, a été localisé le lundi 28 septembre dans la grotte d’Anjamba, située dans le fokontany d’Ankindranoke, commune de Befandefa, district de Morombe. Le septuagénaire s’y était aventuré seul le 18 septembre pour une plongée, mais n’en était jamais ressorti. Les recherches engagées depuis sa disparition ont finalement abouti lundi. Des plongeurs professionnels venus des États-Unis ont retrouvé son corps à environ 20 mètres de profondeur, à quelque 500 mètres de l’entrée de la grotte. Le corps était déjà dans un état de dégradation avancée. La remontée du corps vers la sortie de la grotte est prévue jeudi. Les équipements utilisés par le plongeur ont également été retrouvés sur les lieux. Les circonstances précises de sa mort restent à établir. Les opérations de récupération devraient permettre de poursuivre les constatations et de déterminer les conditions dans lesquelles ce plongeur a trouvé la mort au fond de la grotte.

T.M.

Sabnam : Mpanao fanadihadiana voadaroka

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Naratra ary tena naratra mafy. Iray amin’ireo mpanao fanadihadiana izay mitety tokantrano no niharan’izany. Voatifitry ny totohondry ary tsy vitan’izany fa misy zava-maranitra tamin’ny tanan’ilay mpidaroka. Mpidaroka izay ahiana ho mamon’ny zava-mahadomelina. Tao an-tokantranony ihany no niseho ny vono sy daroka niniana izay niteraka fandratràna. Avy eo izy dia nitsoaka teo amin’ny trano mifanolobodirindrina. Izany rehetra izany dia teo imason’ny solon-tenan’ny manam-pahefana no niseho. Rehefa misy mantsy ny fanadihadiana isan-tokantrano toa ireny dia ampanarahina mpiasan’ny kaominina na fokontany ireo mpanadihady. Ankoatra ny tao an-trano dia maro arak’izany ny vavolombelona tamin’ity tranga ity. Efa voasambotra rahateo ilay olona nidaroka ary nanokafan’ny zandary ao Sabotsy Namehana fanadihadiana. Efa maro ihany izay fanentanana nandeha izay momba ny fisian’ny mpanao fanadihadiana isan-tokantrano. Mbola betsaka anefa ny mandray azy ireny ho olon-dratsy na dia eo aza ny famantarana isan-karazany entin’izy ireo ary na eo koa aza ny solon-tenan’nu kaominina izay manotrona azy ireo. Lasa miady aman’aina arak’izany indraindray ireo mpanao fanadihadiana, ny fanadihadiana izay tena ilaina amin’ny fahazoana antontan’isa entina amin’ny fandraisana fanapahan-kevitra ara-toe-karena.

D.R

Attaque à main armée à Tsarasaotra : Sept suspects écroués pour homicide et viol

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Une attaque à main armée, marquée par des faits d’homicide et de viol, a conduit à l’arrestation de sept suspects à Tsarasaotra, dans le district de Fandriana. Les investigations menées conjointement par la gendarmerie et la police ont permis de remonter progressivement jusqu’aux présumés auteurs. Les faits se sont produits le 20 septembre, vers 21 heures, au domicile d’une famille situé à Tsarasaotra, dans le fokontany d’Andranoraikitra, commune rurale de Fiadanana. Une bande composée d’une dizaine d’individus, armés et visiblement préparés pour  leur opération, a fait irruption dans la maison. Les assaillants se sont emparés de 560 000 ariary et de deux téléphones portables, avant de prendre la fuite. L’attaque aurait également été accompagnée de faits particulièrement graves, notamment un homicide et un viol. Alertées immédiatement, les forces de l’ordre ont déclenché une opération de recherche. Les enquêteurs ont exploité les indices et les différents éléments recueillis sur les lieux afin d’identifier les membres du groupe. Les éléments de la gendarmerie du district de Fandriana, notamment ceux du poste avancé de Mahazoarivo ainsi que des brigades de Fandriana et d’Ambohimafana, ont travaillé de concert avec la police de Fandriana. Les investigations ont abouti à l’arrestation de deux premiers suspects le 22 septembre. Les interpellations se sont poursuivies, portant à sept le nombre total de suspects arrêtés, tous de sexe masculin. Selon les éléments recueillis au cours de l’enquête, cinq des sept suspects seraient directement impliqués dans l’attaque. Deux d’entre eux sont présentés comme les présumés cerveaux de l’opération. L’un aurait notamment été un ancien employé de la victime, ce qui aurait pu lui permettre de disposer d’informations utiles à la préparation de l’attaque. Les deux autres suspects sont soupçonnés de complicité, notamment pour avoir fourni des renseignements aux assaillants et hébergé certains membres du groupe. Les enquêteurs poursuivent leurs recherches afin de retrouver les autres personnes identifiées comme étant susceptibles d’avoir participé à l’attaque. Une partie de l’argent et certains des téléphones dérobés seraient toujours en leur possession. À l’issue de l’enquête, les sept suspects ont été présentés devant la justice et placés en détention provisoire, conformément à la décision judiciaire. L’enquête se poursuit afin de déterminer précisément le rôle de chacun et de retrouver les autres personnes recherchées.

Yv Sam

Pétanque triplette : Le sommet national du 2 au 4 octobre à Ankatso

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La Fédération du Sport Boules de Madagascar (FSBM) donne rendez-vous aux passionnés de pétanque du 2 au 4 octobre prochain au boulodrome d’Ankatso pour le Championnat de Madagascar en triplette. Cette échéance nationale réunira les meilleurs boulistes du pays dans quatre catégories : hommes, dames, vétérans et jeunes. Les inscriptions des clubs se feront auprès de leurs ligues régionales respectives, conformément aux dispositions communiquées par la fédération. Pendant trois jours, les équipes tenteront de décrocher le titre national dans une discipline qui attire de plus en plus d’adeptes à travers l’île. En amont de la compétition, la FSBM, en collaboration avec les douze ligues régionales et la Commission centrale d’arbitrage (CCA), organisera une formation dédiée aux arbitres. Celle-ci se déroulera du 28 au 30 septembre ainsi que le 1er octobre à l’Académie nationale des sports d’Ampefiloha, à partir de 8 heures. Accessible gratuitement à tous les citoyens malgaches répondant aux critères requis, cette session vise à renforcer les compétences arbitrales. Les candidats devront notamment être titulaires d’une licence FSBM, être proposés par leur club et leur ligue, avoir entre 21 et 60 ans et maîtriser le français à l’oral comme à l’écrit. La formation sera assurée par Yves Anatole Randriamparany, président de la CCA et arbitre international. Les organisateurs précisent que la participation est ouverte à tous les intéressés, mais seuls les candidats souhaitant officier comme arbitres seront soumis à l’examen final. Une initiative qui témoigne de la volonté de la fédération de consolider l’encadrement technique de la pétanque malgache.

Heriniaina Samson

HOPE CUP 2027 : L’ONG KFHI accompagne les jeunes malgaches

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Les douze jeunes espoirs aux côtés de KFHI et de diverses autorités, lors de la cérémonie de départ de l’équipe.
Les douze jeunes espoirs aux côtés de KFHI et de diverses autorités, lors de la cérémonie de départ de l’équipe.

Le Centre sportif d’Anosiala était en effervescence lors de la cérémonie officielle marquant le départ de la sélection malgache appelée à participer à la HOPE CUP 2027. Organisé par l’ONG coréenne Korea Food for the Hungry International (KFHI) à Madagascar, l’événement a réuni autorités, partenaires, familles et jeunes sportifs autour d’un même message : croire en l’avenir à travers le sport.

Bien plus qu’un simple tournoi de football, la HOPE CUP se présente comme un véritable programme d’épanouissement destiné à la jeunesse. À travers cette initiative, les participants sont encouragés à développer des valeurs essentielles telles que le respect, la discipline, la solidarité, l’esprit d’équipe et la persévérance. Des principes qui rejoignent parfaitement l’ambition de KFHI de faire du sport un levier de développement humain. La cérémonie a été rehaussée par la présence de représentants du ministère de l’Éducation nationale, du ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’ambassade de la République de Corée à Madagascar, de l’Association coréenne à Madagascar ainsi que de la maire de la commune d’Antehiroka. Devant l’assistance, l’annonce officielle de la participation de Madagascar à la prochaine édition de la HOPE CUP, prévue en mai 2027 en Corée du Sud, a constitué le moment phare de la rencontre.

Les jeunes joueurs ont ensuite prêté serment, s’engageant à défendre les couleurs nationales dans le respect des règles du fair-play. L’émotion est montée d’un cran lors de la remise des écharpes officielles de la compétition, avant un instant particulièrement symbolique : la remise des billets d’avion aux participants. Un geste concret qui matérialise leur futur voyage vers la Corée du Sud. L’événement a également mis à l’honneur les échanges culturels entre les deux pays. Une prestation de K-pop, assurée par l’équipe Illusion, ainsi qu’une démonstration de taekwondo réalisée par les enfants de KFHI et leurs encadreurs ont illustré la richesse de cette coopération. Grâce au soutien de partenaires tels qu’ING Company, fournisseur des équipements sportifs, et K-Market, soutien des animations culturelles, cette journée festive s’est achevée par un match de football placé sous le signe de la camaraderie. Pour ces jeunes ambassadeurs, l’aventure HOPE CUP est désormais lancée, avec en ligne de mire une expérience sportive et humaine unique sur la scène internationale.

Heriniaina Samson

Éliminatoires CAN 2027 : Les Barea et la Tanzanie se neutralisent

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Les Barea et les Taifa Stars dos-à-dos.
Les Barea et les Taifa Stars dos-à-dos.

Accrochés par la Tanzanie (1-1) au Stade d’honneur de Meknès, les Barea n’ont pas réussi à débloquer leur compteur victoire dans ces éliminatoires de la CAN 2027. Dans le même temps, la Guinée-Bissau a créé la surprise en corrigeant le Nigeria (3-0), prenant seule les commandes du groupe L avec six points. Madagascar occupe provisoirement la troisième place avec une unité, à égalité avec la Tanzanie, avant la double confrontation décisive face aux Bissau-Guinéens en novembre.

Les Barea devront encore patienter pour décrocher leur première victoire dans les éliminatoires de la CAN Pamoja 2027. Opposés à la Tanzanie mardi au Stade d’honneur de Meknès, au Maroc, les protégés de Corentin Martins ont dû se contenter d’un match nul (1-1) au terme d’une rencontre où ils auront tour à tour dominé, subi et manqué plusieurs opportunités de faire la différence. Dès les premières minutes, Madagascar affiche ses intentions. Plus entreprenants dans le jeu, les Barea se procurent une première occasion à la 8e minute lorsque Loïc Lapoussin profite d’une erreur adverse, mais sa tentative croisée est parfaitement repoussée par le gardien tanzanien. Les Malgaches maintiennent la pression et occupent régulièrement le camp adverse. À la 21e minute, El Hadary trouve un espace sur le flanc gauche et tente sa chance après un raid solitaire, mais son tir est contré au dernier moment par la défense des Taifa Stars. Dominatrice dans la possession et dans l’animation offensive, la sélection malgache peine toutefois à concrétiser. Un manque de réalisme qui va lui coûter cher. À la 39e minute, sur une perte de balle dans l’axe, la Tanzanie se projette rapidement vers l’avant. Feisal Salum lance Cyprian Kachwele en profondeur et l’attaquant ne tremble pas devant Geordan Dupire pour ouvrir le score contre le cours du jeu (0-1). Un coup dur pour les Barea qui rentrent aux vestiaires menés malgré une possession largement favorable.

Au retour de la pause, Corentin Martins réagit immédiatement en renforçant son secteur offensif avec l’entrée d’Hakim Abdallah. Le changement porte rapidement ses fruits. À la 51e minute, Nicolas Fontaine hérite d’un ballon d’Ehsan Kari et déclenche une frappe somptueuse d’environ 25 mètres. Le ballon heurte la barre transversale avant de franchir la ligne pour remettre les deux équipes à égalité (1-1). Relancés, les Barea poussent pour prendre l’avantage. Hakim Abdallah apporte davantage de percussion et sert notamment Fontaine peu avant l’heure de jeu, sans réussite. Mais au fil des minutes, les débats s’équilibrent. Les Tanzaniens deviennent plus dangereux en transition et se créent plusieurs situations franches. Denis Kibu croit même offrir l’avantage aux siens, mais sa frappe croisée trouve le poteau de Dupire. Dans les derniers instants, les Malgaches tentent un ultime assaut. Entré en jeu en fin de rencontre, Roman Ferber bénéficie d’une occasion en or dans le temps additionnel après une sortie hésitante du portier adverse, mais son tir est repoussé par un défenseur revenu en catastrophe. À l’issue de la rencontre, Corentin Martins regrettait surtout le manque d’efficacité de son équipe. Le technicien français a estimé que ses joueurs avaient réalisé une première période de qualité sans parvenir à concrétiser leurs temps forts, avant de connaître davantage de difficultés sur le plan physique après la pause. Un constat partagé en partie par le sélectionneur tanzanien Miguel Gamondi, satisfait de la solidité défensive de son groupe et de sa capacité à exploiter les espaces en contre-attaque.

Dans l’autre match du groupe L, la Guinée-Bissau a créé la sensation en dominant largement le Nigeria (3-0). Avec deux succès en autant de rencontres, les Bissau-Guinéens s’installent seuls en tête avec six points. Le Nigeria est deuxième avec trois unités, devant Madagascar et la Tanzanie, qui comptent chacun un point. Les Barea joueront désormais gros lors de leur double confrontation contre la Guinée-Bissau en novembre. Deux rendez-vous qui pourraient déjà peser lourd dans la quête de l’unique billet encore accessible pour la phase finale.

Heriniaina Samson