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mardi, octobre 13, 2026
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Grand Salon de la Santé : Dépistages et vaccins gratuits au parvis Analakely cette fin de semaine

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Les organisateurs du Grand Salon de la Santé Madagascar 2026, réunis hier, affichent leur détermination à offrir dépistages gratuits et consultations solidaires pour une première édition placée sous le signe du bien‑être
Les organisateurs du Grand Salon de la Santé Madagascar 2026, réunis hier, affichent leur détermination à offrir dépistages gratuits et consultations solidaires pour une première édition placée sous le signe du bien‑être

Le Grand Salon de la Santé Madagascar 2026 ouvre ses portes au parvis de l’Hôtel de Ville, pour une première édition dédiée à la prévention et à la solidarité, coorganisée par le Lions Club Antananarivo Santatra New Century, le Leo Club Antananarivo Mitantsoa, SR Event et le Groupe Infinity. 

Les deux journées entières seront consacrées aux vaccins et aux dépistages gratuits, entre autres stands dédiés à la santé : diabète, cancer du col de l’utérus, cancer du sein, mais aussi consultations générales, pour offrir aux plus vulnérables un accès direct aux soins. Elles seront mises à disposition de tous.

Les visiteurs pourront également bénéficier de consultations ophtalmologiques, avec orientation vers des structures spécialisées en cas de cataracte, mais aussi la prise en charge, par le Lions Club, des trois quarts du prix de l’opération requise dans ce dernier cas, sans oublier les soins dentaires pour renforcer la santé bucco-dentaire des plus vulnérables.

Un espace médical sera mis en place pour accueillir les patients, avec des médecins prêts à délivrer des prescriptions si un suivi est nécessaire, garantissant un accompagnement sérieux et responsable. 

Le salon se déploie en quatre univers complémentaires, allant de la prévention à la nutrition, en passant par la pharmacie et le bien-être, chaque secteur offrant conseils, sensibilisation et découvertes. 

Les pharmacies présentes ne vendront pas de médicaments, mais proposeront des recommandations et exposeront des produits de bien-être, tandis que les stands nutrition mettront en avant les bienfaits d’une alimentation équilibrée. 

Une grande scène animera l’événement avec des présentations, des conseils pratiques et des démonstrations, donnant la parole à chacun des cinquante exposants prévus. Le dimanche après-midi, une zumba géante viendra rythmer la place. 

À moyen et long terme, les organisateurs envisagent d’étendre l’initiative à l’échelle nationale, pour toucher les districts et les régions, et rapprocher la santé des populations les plus fragiles. En attendant, la population pourra déjà profiter de ce salon au parvis d’Analakely pour en savoir davantage sur son état de santé, ce samedi et dimanche.

Hanitra Andria

Protection sociale : La CNaPS accélère les démarches pour inclure les travailleurs non-salariés

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La directrice générale de la CNaPS, Florent Soatiana Bety Léonne lors de la rencontre avec la presse, hier
La directrice générale de la CNaPS, Florent Soatiana Bety Léonne lors de la rencontre avec la presse, hier

La Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) célèbre son 70e anniversaire à Ampefiloha lors de la Journée nationale de la protection sociale. À cette occasion, la direction générale a dévoilé de nouvelles réformes majeures, axées sur l’extension de la couverture aux travailleurs indépendants et la digitalisation de ses services.

Malgré les changements de régime à Madagascar et les renouvellements de dirigeants à la tête de la CNaPS, l’extension de la prévoyance sociale aux non-salariés est toujours maintenue. Lors de son allocution dans le cadre du 70e anniversaire de la protection sociale, la directrice générale de la CNaPS, Florent Soatiana Bety Léonne, a déclaré que toutes les démarches nécessaires pour y parvenir se poursuivent progressivement. Dans son discours, la directrice générale a dévoilé une vision renouvelée axée sur une gestion transparente, inclusive et pérenne. L’objectif majeur réside dans l’extension de la couverture sociale. « Désormais, la protection ne sera plus réservée exclusivement aux travailleurs salariés du secteur privé, mais s’ouvrira également aux travailleurs indépendants, en étroite collaboration avec le ministère de tutelle », a-t-elle déclaré. Elle a également rappelé que la protection sociale constitue un pilier fondamental du développement socio-économique du pays et doit demeurer une priorité nationale.

Evolution. Hier, les locaux de la CNaPS à Ampefiloha ont accueilli la célébration officielle de la Journée nationale de la protection sociale (JNSS 2026), couplée au 70e anniversaire de la mise en place du système d’État dédié à la protection sociale du secteur privé à Madagascar. L’événement a été rehaussé par la présence de nombreuses hautes personnalités, des autorités locales ainsi que des partenaires stratégiques de la protection sociale. La cérémonie officielle a été dirigée par la directrice générale de la CNaPS, Florent Soatiana Bety Léonne. Rappelons que les fondations de ce système remontent à 1956, avec la création de la Caisse de compensation des prestations familiales (CCPF), axée à l’époque sur les allocations familiales. En 1963, l’organisme évolue pour devenir la CNAFAT, intégrant la couverture des accidents du travail et des maladies professionnelles. C’est finalement en 1968, sous la loi n° 68-023 du 17 décembre 1968, que l’institution prend l’appellation actuelle de CNaPS en ajoutant la branche retraite. Placé sous la double tutelle du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique et du ministère de l’Économie et des Finances, l’établissement public continue d’adapter ses prestations aux réalités économiques.

Ouverture. Pour marquer ces sept décennies d’existence, une journée portes ouvertes a été organisée au siège principal d’Ampefiloha ainsi que dans l’ensemble des représentations régionales de l’île. Le public a pu découvrir une exposition retraçant l’histoire de la protection sociale, de 1956 à 2026, mais aussi visiter les différents stands. Une emphase particulière a été mise sur le virage numérique de la CNaPS, notamment à travers la digitalisation des services permettant aux usagers de consulter leur compte affilié et d’effectuer leurs démarches à tout moment. Des espaces d’information tenus par le ministère du Travail et les Services médicaux du travail (SMT) ont également accueilli les visiteurs tout au long de la journée. Aujourd’hui, pour garantir un service de proximité, la CNaPS dispose d’un réseau dense réparti sur tout le territoire national, comprenant 23 délégations régionales, 13 antennes, 2 agences et 10 bureaux.

Narindra Rakotobe

Coopération extérieure : Vers un meilleur positionnement des projets, pour capter davantage de financements

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La délégation malgache conduite par le ministre Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison à l’Assemblée annuelle de l’AIIB, à Doha, Qatar.

La 11e Réunion annuelle de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB), organisée à Doha, ouvre une nouvelle phase qui pourrait offrir des opportunités importantes à Madagascar.

Pour la Grande île, l’enjeu ne consiste pas seulement à suivre l’augmentation annoncée des capacités de financement de la Banque, mais surtout à mieux préparer et positionner ses projets structurants. Madagascar est représenté à cette rencontre par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, gouverneur de l’AIIB pour Madagascar, accompagné notamment de Dorette Ratsiavahana, directeur général du Trésor et gouverneur suppléant. Leur participation permet au pays de suivre de près les nouvelles orientations de l’institution et de renforcer le dialogue autour de ses priorités d’investissement. Les perspectives annoncées à Doha sont significatives. La présidente de l’AIIB, Zou Jiayi, a indiqué que la Banque ambitionne de porter son financement annuel à environ 20 milliards USD à l’horizon 2030. Parmi les secteurs prioritaires figurent les énergies renouvelables, la résilience climatique, la connectivité et la transformation numérique, autant de domaines qui correspondent à plusieurs besoins de Madagascar.

Des projets viables. Mais l’accès aux financements dépend aussi de la maturité des projets. Le message a notamment été porté par Sulton Rahimzoda, gouverneur de l’AIIB pour le Tadjikistan et vice-président du Conseil des gouverneurs. Celui-ci a plaidé pour des investissements plus rapides et plus intelligents, tout en insistant sur l’accompagnement des pays membres dans la préparation de projets bancables, capables d’attirer également les capitaux privés. Pour Madagascar, cette orientation revêt une importance particulière. Les besoins restent considérables dans l’énergie, les transports, l’eau, le numérique ou encore les infrastructures résilientes au changement climatique. L’enjeu sera donc de transformer ces besoins en projets suffisamment préparés, techniquement solides et financièrement viables. La participation malgache à Doha vise ainsi à mieux positionner ces priorités dans le dialogue avec l’AIIB, afin de mobiliser non seulement des financements, mais également l’expertise nécessaire à la préparation et à la structuration de projets à fort impact. En vue d’intensifier la coopération, la délégation malgache a tenu, hier en fin de journée, une rencontre bilatérale avec la présidente de l’AIIB, Zou Jiayi. Nous en reparlerons.

Antsa R.

Innovations : Madagascar bénéficiera des avancées technologiques de Starlink

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Le ministre de tutelle, Mahefa Andriamampiadana, a été invité par l’entreprise SpaceX à Los Angeles.
Le ministre de tutelle, Mahefa Andriamampiadana, a été invité par l’entreprise SpaceX à Los Angeles.

SpaceX vient de déployer ses satellites Starlink V3.

L’entreprise américaine a annoncé que cette technologie apportera une innovation majeure dans la connectivité globale, notamment grâce à Starlink Mobile Gen2, qui permettra de connecter directement des smartphones ordinaires par satellite, sans aucun équipement supplémentaire. Les évolutions apportées par cette génération V3 sont significatives. À titre d’illustration, la capacité de réception de données (débit descendant) atteint 1 Tbps, tandis que la capacité d’émission (débit montant) s’élève à 160 Gbps, soit des performances respectivement dix fois et 22 fois supérieures à celles du Starlink V2. De plus, chaque satellite dispose de 2 048 faisceaux et de six liaisons laser intersatellites, offrant une vitesse de transfert de 400 Gbps. Ces satellites de 3e génération sont plus grands, plus puissants et capables de gérer un volume de trafic nettement plus élevé.

300 kits Starlink pour la Grande île. « Madagascar va bénéficier de ces avancées technologiques », a déclaré le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, Mahefa Andriamampiadana, à l’issue de sa récente rencontre avec les responsables de SpaceX et Starlink à Los Angeles. « Ces innovations permettront de répondre aux besoins croissants en accès à internet et d’améliorer la qualité du réseau, aussi bien dans les zones urbaines à forte densité comme Antananarivo que dans les régions enclavées et isolées. La première phase, engagée en décembre, portait sur la baisse des tarifs. Nous poursuivons le travail pour déployer des solutions durables. L’objectif reste inchangé : renforcer la connectivité du plus grand nombre au sein de la population malgache, à un prix abordable tout en garantissant une bonne qualité », a-t-il poursuivi.

Les deux parties ont également abordé la mise en œuvre de projets concrets à Madagascar, à commencer par la dotation de 300 kits Starlink, accompagnés d’un accès à internet gratuit pour le pays. Dans ce cadre, le ministère de tutelle prévoit ce jour une remise d’équipements informatiques tels que des ordinateurs et des tablettes ainsi que de kits Starlink au profit de l’Assemblée nationale.

Navalona R.

Madagascar-Maroc : De nouvelles opportunités à explorer

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La deuxième session de la commission mixte de coopération entre Madagascar et le Maroc s’est tenue du 28 au 30 septembre 2026 dans la capitale, au ministère des Affaires étrangères.

Trois jours de travaux techniques destinés à évaluer les acquis du partenariat bilatéral et à identifier de nouveaux axes de coopération, avant un rendez-vous ministériel annoncé entre les deux pays. Madagascar et le Maroc entendent donner un nouvel élan à leur coopération. Le ministère malgache des Affaires étrangères a accueilli, du 28 au 30 septembre 2026, le segment des experts de la deuxième session de la commission mixte de coopération entre les deux pays. Un rendez-vous diplomatique consacré à l’examen des relations bilatérales et à la recherche de nouvelles perspectives de partenariat.

Concertation. Véritable mécanisme de suivi de la coopération entre Antananarivo et Rabat, cette commission, selon le ministère des Affaires étrangères, offre un cadre de concertation pour passer en revue les différents secteurs de collaboration, identifier les opportunités à exploiter et consolider les liens historiques et d’amitié entre les deux nations. Les travaux sont conduits par deux responsables de haut niveau. La délégation marocaine est dirigée par Abdellah Boutadghart, directeur des Affaires africaines auprès du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger. La partie malgache est, quant à elle, conduite par Tojonirina Ramarolahy, directeur général du Partenariat au développement et de la Diaspora auprès du ministère des Affaires étrangères.

Domaines sectoriels. Au-delà du bilan de la coopération existante, cette séquence technique doit permettre de dégager des pistes concrètes pour élargir le champ des échanges entre les deux pays, selon la diplomatie malgache. Les discussions porteront notamment sur les domaines sectoriels de coopération et les nouvelles possibilités de partenariat. La tenue prochaine de cette rencontre a été confirmée par les chefs de la diplomatie malgache et marocaine lors de leur entretien en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. L’enjeu est désormais de transformer les orientations diplomatiques en perspectives de coopération concrètes.

Recueillis par Rija R.

Région Analamanga : Andramasina reçoit des équipements pour ses infrastructures

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Le district d’Andramasina n’est pas en reste. Au même titre que les autres districts de la région, il a bénéficié d’une dotation en matériels de construction et en équipements divers de la part de la Région Analamanga. La remise s’est déroulée à Ampilanonana, chef-lieu de la commune rurale d’Andramasina, en présence du gouverneur par intérim d’Analamanga, Clémence Raharinirina. Lors de cette cérémonie, cette dernière a tenu à rassurer la population sur l’attention accordée au district. « Le district d’Andramasina n’est nullement oublié. Le chef de région ne fait aucune discrimination : toutes les demandes formulées sont satisfaites », a-t-elle déclaré. Dix communes ont ainsi reçu 240 sacs de ciment, 155 tôles, 145 fers à béton et 575 kg de peinture. Ces matériels sont destinés à différents travaux de construction et de réhabilitation, notamment au niveau des foyers sociaux (tranompokonolona), des ponts, des CEG, des lycées et des bureaux communaux. Les pistes rurales ne sont pas en reste. L’aménagement de 150 km de pistes a permis de faciliter les déplacements et l’évacuation des produits agricoles. À Andramasina, plusieurs réalisations sont également en cours : le pavage de 150 mètres de voie à Talatamaty Andramasina, la réhabilitation du CSB2 ainsi que la construction de la clôture du lycée de Nosibe Trimoloharano ont été cités parmi les travaux réalisés. « Les images parlent d’elles-mêmes, le travail accompli se juge au résultat », a fait remarquer le maire d’Andramasina, Nary Rakotomanga. Un avis également partagé par Thomas Ravonjinarivo, président de l’association Zadia, qui a salué les réalisations entreprises dans le district.

Vigilance citoyenne. Le soutien ne concerne pas uniquement les infrastructures. Dix fokontany ont également bénéficié d’équipements destinés aux comités de vigilance citoyenne (andrimasompokonolona). Au total, 150 gilets de sécurité, 150 sifflets et 20 torches électriques ont été remis pour renforcer les rondes nocturnes. L’éducation figure également dans cette série d’appuis. Des kits scolaires et des sacs à dos ont été distribués à 60 élèves issus de familles vulnérables, scolarisés dans les EPP et les CEG d’Andramasina. Des équipements aux infrastructures, en passant par la sécurité et l’éducation, le district bénéficie ainsi de plusieurs actions destinées à répondre aux besoins exprimés au niveau local.

Recueillis par Nadia R

Régime de la Refondation : Vers le verrouillage politique des grandes villes

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Le maire de la Commune urbaine de Fianarantsoa n'est pas à l'abri d'une « éventuelle destitution ».
Le maire de la Commune urbaine de Fianarantsoa n’est pas à l’abri d’une « éventuelle destitution ».

Les grandes villes basculent les unes après les autres sous administration d’exception. Après Antananarivo, Mahajanga, Antsirabe et Toliara, placées sous présidents de délégation spéciale (PDS), la Commune urbaine de Fianarantsoa pourrait suivre le même chemin.

Des échos persistants, relayés lundi sur les réseaux sociaux, ont fait état d’une procédure de destitution engagée par les conseillers municipaux contre le maire élu sous les couleurs IRMAR, François d’Assise Ramanandraibe. Des informations aussitôt démenties par des conseillers municipaux, qui évoquent une « pure manipulation ». Mais dans les cercles politiques de la capitale Betsileo, l’affaire est prise très au sérieux. Pour de nombreux observateurs, ces bruits ne surviennent jamais par hasard. Ils interviennent dans un contexte où plusieurs maires élus en 2024 ont déjà fait allégeance au régime de la Refondation, tandis que d’autres ont été écartés au terme de procédures administratives faisant suite à des contentieux électoraux.

Motifs différents. Si le scénario venait à se confirmer à Fianarantsoa, la mécanique est connue : constat de vacance ou de défaillance, puis nomination par l’Etat d’un PDS. Un schéma déjà appliqué, quoique pour des motifs différents, à Antananarivo, Antsirabe, Mahajanga et Toliara. Aujourd’hui, seules Antsiranana, dont le maire a su résister aux pressions de l’ancien comme du nouveau régime, et Toamasina, restée en retrait depuis le changement de pouvoir de 2025, échappent encore à cette vague de mise sous tutelle. Au-delà des situations individuelles, c’est une véritable stratégie territoriale qui se dessine à la veille des prochaines échéances électorales. En s’assurant le contrôle administratif des grandes agglomérations, le pouvoir central s’octroie des leviers décisifs : gestion des budgets communaux, travaux de proximité, relation directe avec les fokontany, visibilité politique quotidienne. Autant d’atouts qui pèseront lourd dans la bataille des communales, mais aussi des législatives et de la présidentielle.

Machine électorale. C’est dans cette logique qu’il faut lire la création de la plateforme Firaisankinan’ny Ben’ny Tanàna ho an’ny Fanavaozana (FBF). Présentée comme un cadre de concertation des maires, elle constitue en réalité une assise territoriale majeure pour la Refondation. En fédérant maires ralliés et PDS nommés par l’Etat, la FBF est en passe de devenir une machine électorale redoutable, capable de pallier l’absence d’un parti solidement structuré au niveau national.

Recomposition. Reste une inconnue de taille : le parti Tiako i Madagasikara de l’ancien président Marc Ravalomanana, potentiel candidat à la prochaine présidentielle, conserve encore la main sur un nombre important de communes rurales et urbaines à travers l’île. La bataille pour le contrôle du territoire ne fait donc que commencer. La question est désormais de savoir si cette recomposition menée par le haut suffira à transformer l’administration provisoire en adhésion durable dans les urnes.

Julien R.

Assemblée nationale : Deux délégations reçues à Tsimbazaza

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Le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, a reçu, les lundi 28 et mardi 29 septembre, deux délégations étrangères au Palais de Tsimbazaza. L’ambassadeur de Chine, Ji Ping, et une délégation allemande conduite notamment par l’ancienne ministre de la Justice et ex-députée de la République fédérale d’Allemagne, Herta Däubler-Gmelin, ont été reçus tour à tour.

Coopération sino-malgache. Au terme de trois années de mission diplomatique à Madagascar, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Ji Ping, a effectué une visite d’adieu auprès du président de l’Assemblée nationale. Les échanges ont porté sur la coopération entre les deux pays et sur le rôle de la diplomatie parlementaire dans le rapprochement entre leurs institutions. Plusieurs secteurs ont été évoqués, dont l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, la santé, l’éducation et le commerce. Les opportunités liées au tarif douanier zéro accordé à certains produits malgaches pour faciliter leur accès au marché chinois ont également été abordées. La coopération médicale entre les deux pays a aussi été évoquée. Celle-ci a célébré, en 2025, son 50e anniversaire. Siteny Randrianasoloniaiko a salué, selon les informations communiquées à l’issue de la rencontre, le travail accompli par Ji Ping durant son mandat. L’ambassadeur chinois a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance pour l’accompagnement reçu auprès de l’institution parlementaire.

Fédéralisme et décentralisation. La veille, le président de l’Assemblée nationale avait reçu Herta Däubler-Gmelin, accompagnée de l’ambassadeur d’Allemagne à Madagascar, Olivier Knoerich. Les discussions ont porté sur le fédéralisme et la décentralisation, avec un partage d’expériences autour des réformes institutionnelles. La Constitution et son rôle dans les réformes structurelles ont également été au centre des échanges. La délégation allemande a mis l’accent sur l’égalité des chances et la réduction des écarts socio-économiques entre les régions. Siteny Randrianasoloniaiko a, de son côté, réaffirmé les engagements annoncés par le Régime de Refondation, concernant notamment l’accès à l’eau et à l’électricité, la liberté d’expression, l’État de droit ainsi que les réformes constitutionnelles et l’organisation d’élections transparentes et inclusives.

Nadia R.

Nécrologie du 29 septembre 2026

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AIIB à Doha : 353 millions USD d’enjeux pour les infrastructures malgaches

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La délégation malgache, conduite par le ministre Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, participe activement à l’AIIB 2026, à Doha, au Qatar.
La délégation malgache, conduite par le ministre Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, participe activement à l’AIIB 2026, à Doha, au Qatar.

Madagascar participe à la 11e Réunion annuelle de l’AIIB, ouverte hier à Doha. Derrière les orientations annoncées sur les infrastructures durables, le pays dispose déjà de plusieurs projets de transport, d’énergie et de résilience climatique à financer.

La 11e Réunion annuelle de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB) s’est ouverte hier à Doha, au Qatar, sous le thème « Les infrastructures de demain : impact et innovation ». Pour Madagascar, le rendez-vous dépasse le cadre institutionnel, tant les nouvelles orientations de la Banque recoupent les besoins du pays en transports, énergie, résilience climatique et connectivité. Dans son allocution d’ouverture, la présidente de l’AIIB, Zou Jiayi, a placé la deuxième décennie de l’institution sous le signe d’un changement d’échelle, fondé sur l’innovation, l’intégration et une coopération renforcée. La Banque ambitionne ainsi de porter ses financements annuels à environ 20 milliards USD d’ici 2030, soit presque le double du niveau actuel. Elle entend également intervenir plus tôt dans la préparation des projets, se rapprocher davantage des pays bénéficiaires, mobiliser davantage de capitaux privés et élargir ses instruments, notamment aux financements en monnaie locale. Résilience climatique, énergies renouvelables, transformation numérique et connectivité régionale figurent parmi ses priorités. Un message prolongé par Sulton Rahimzoda, gouverneur de l’AIIB pour le Tadjikistan et vice-chair du Conseil des gouverneurs, qui a plaidé pour des investissements plus rapides et plus intelligents, et pour un appui accru aux pays dans la préparation de projets bancables et prêts à l’investissement.

Priorités

Cette orientation trouve déjà une traduction concrète dans la coopération entre Madagascar et l’AIIB. Plusieurs opérations, à différents stades de préparation ou d’exécution, représentent jusqu’à 353,28 millions USD de concours de la Banque. Le Programme de transport multimodal et de logistique prévoit notamment un prêt estimé à 100 millions USD, en cofinancement avec la Banque mondiale à hauteur de 200 millions USD. Actuellement en cours de signature, il concerne les transports routier, ferroviaire, maritime, fluvial et aérien dans huit régions et vise notamment à améliorer leur efficacité, leur sécurité et leur résilience climatique. Madagascar est par ailleurs éligible au Special Fund Window, susceptible d’accorder une bonification du taux d’intérêt pouvant atteindre 100 points de base, sous réserve d’une demande officielle du gouvernement. Autre opération majeure, le Projet d’aménagement de corridors et de facilitation du commerce II bénéficie d’un prêt AIIB de 83,28 millions USD. En cours d’exécution, il doit renforcer la connectivité de Madagascar avec l’Afrique australe ainsi qu’avec Maurice, La Réunion et les Seychelles, afin de stimuler les échanges, les investissements et le tourisme.

Infrastructures

L’énergie et la résilience climatique complètent les dossiers malgaches suivis avec l’AIIB. Pour la centrale hydroélectrique de Volobe, d’une puissance projetée de 120 MW, un prêt de 100 millions USD de la Banque figure dans le plan de financement, même si la décision sur le complément attendu reste en suspens. Le Projet régional pour la résilience climatique – Havelo Mandrare constitue un autre dossier : après les discussions engagées, l’AIIB s’est déclarée disposée à porter sa contribution à 70 millions USD, notamment en lien avec l’aménagement de la RN13. Le montage n’a toutefois pas encore été approuvé au niveau national en raison du caractère non concessionnel du financement. Cette question des conditions financières donne aussi tout son sens aux échanges de Doha. La présidente Zou Jiayi a justement insisté sur la nécessité d’élargir la boîte à outils financière de l’AIIB et de renforcer la préparation des projets. Pour Madagascar, l’enjeu de cette 11e Réunion annuelle sera donc de consolider le dialogue avec l’institution et de faire avancer des investissements capables de réduire les coûts logistiques, de renforcer l’offre énergétique et d’améliorer la résilience du pays.

Antsa R.