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mardi, octobre 13, 2026
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Industrialisation : L’INBAR accélère l’économie verte grâce au bambou

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Toutes les parties prenantes œuvrant pour l’industrialisation de la filière bambou.
Toutes les parties prenantes œuvrant pour l’industrialisation de la filière bambou.

L’ensemble des parties prenantes œuvrant pour la filière bambou s’est réuni la semaine dernière lors d’un atelier de consultation multi-acteurs pour le développement des systèmes de marché et des chaînes de valeur du bambou, à l’hôtel Ibis Ankorondrano.

Cet événement a été co-organisé par l’INBAR (Organisation internationale du bambou et du rotin) à Madagascar et le CMBART, en partenariat avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD). « L’objectif consiste notamment à mobiliser les membres du secteur privé et les promoteurs de projets se lançant dans la transformation de cet « or vert » de la botanique pour promouvoir l’industrialisation. La coordination des actions entre les différents acteurs, ainsi que l’harmonisation de tous les projets en cours, pour ne citer que le projet B-Resilient, le projet d’appui à la filière bambou mené par l’Église FLM et le projet de l’INBAR à Madagascar, s’imposent également pour assurer une meilleure efficacité des résultats. En effet, l’on constate une grande complémentarité dans leurs interventions pour le développement de la filière. L’identification précise des besoins du marché n’est pas en reste », a évoqué Njaka Rajaonarison, coordinateur national de l’INBAR à Madagascar, lors de l’ouverture officielle de cet atelier.

De nombreux avantages

De son côté, le ministère de l’Environnement et du Développement durable s’engage fermement à promouvoir cette chaîne de valeur. « Il s’agit d’une filière contribuant directement à la protection de l’environnement tout en créant des emplois verts au profit des jeunes et des femmes. À titre d’illustration, le bambou permet de lutter contre l’érosion des sols, de restaurer les terres dégradées et de juguler la déforestation grâce à la production de charbon vert. La filière contribue ainsi pleinement à la croissance verte à Madagascar », a souligné la directrice des Aires protégées, des Ressources naturelles renouvelables et des Écosystèmes de ce département, Ratefason Tojotsara. Divers projets et acteurs de la filière ont également exposé les avancées de l’exploitation du bambou, désormais qualifié d’« acier végétal ». En parallèle, des experts chinois représentant le Centre international pour le bambou et le rotin (ICBR) entendent transférer des compétences et des technologies de pointe pour dynamiser l’industrialisation du bambou à Madagascar. Les débats ont rappelé que la ressource peut être exploitée pour fabriquer des matériaux de construction (madriers, parquets), des meubles, de la pâte à papier, du charbon ou encore des filtres pour purifier l’eau. Ses fibres servent également à confectionner des textiles en viscose. Le bambou trouve en outre des applications innovantes dans l’électronique, l’informatique ainsi que dans l’alimentation des centrales électriques à biomasse.

Sécuriser la production

Par ailleurs, une étude de faisabilité couvrant ces diverses opportunités de transformation est actuellement menée par l’ICBR dans le cadre de la mission de ses experts à Madagascar. Signe de l’intérêt régional pour l’expérience malagasy, une délégation de techniciens venus d’Éthiopie et engagés dans un projet similaire axé sur le bambou et les fibres végétales a également pris part à l’atelier. Au final, l’INBAR entend accélérer la transition vers l’économie verte en misant sur l’industrialisation de la filière. En amont, le secteur privé est incité à mettre en place des pépinières à grande échelle de bambou pour sécuriser la production, garantissant un approvisionnement régulier des usines de transformation. Il convient de noter que les produits dérivés du bambou sont particulièrement prisés sur le marché international. « Ces opportunités demeurent encore méconnues des acteurs nationaux, qui se limitent en grande partie à la fabrication de meubles, d’articles artisanaux et de charbon. Pourtant, la ressource peut même être transformée pour produire de la nourriture animale destinée à l’élevage de vaches laitières, de poissons et de volailles », a conclu Jean-Yves Razafindrakoto, président du CMBART.

Navalona R.

E-commerce : eHaingo veut propulser la mode malgache vers les marchés européens

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La fondatrice d’eHaingo, Elisa Ravoaja (à gauche), signant le contrat avec la maison de couture Blessings.
La fondatrice d’eHaingo, Elisa Ravoaja (à gauche), signant le contrat avec la maison de couture Blessings.

La mode malgache se dote d’un nouvel outil pour conquérir les marchés extérieurs. La plateforme eHaingo, lancée ce septembre 2026, entend mettre en relation directe les créateurs et stylistes malgaches avec leur clientèle, notamment la diaspora établie en Europe.

La conquête du marché européen passe désormais aussi par le numérique. eHaingo fait son entrée sur ce créneau avec l’ambition de créer une vitrine commerciale dédiée aux créations de mode malgaches. Plusieurs maisons de couture et marques reconnues ont déjà rejoint la plateforme, parmi lesquelles Sih Rakout, Bogasy, Maison Tantely R, Blessings, Meva Sanjy, Lenka et CLA. Leurs créations sont désormais proposées sur le site marchand. « Notre objectif a été de créer une plateforme dans laquelle les créateurs peuvent directement créer un lien avec leurs cibles et leur clientèle », explique Elisa Ravoaja, fondatrice d’eHaingo. L’enjeu dépasse ainsi la simple présence en ligne. Pour les maisons de couture malgaches, eHaingo entend constituer un canal supplémentaire d’accès à des consommateurs situés hors du territoire national, avec la diaspora comme premier marché cible. La France occupe une place centrale dans cette stratégie. « On compte actuellement plus de 100 000 Malgaches en France, qui reste, à notre égard, un marché intéressant pour les créateurs de mode malgaches », souligne Elisa Ravoaja.

Amérique du Nord

Cette clientèle constitue un relais naturel pour les produits issus de la création malgache. eHaingo prévoit toutefois d’élargir progressivement son périmètre à d’autres pays européens où la communauté malgache est fortement implantée, ainsi qu’au marché nord-américain. Pour les professionnels du secteur, cette ouverture représente une possibilité de diversifier les débouchés commerciaux. « La création d’une telle plateforme permet à nos maisons de couture de s’ouvrir à un nouveau marché à fort potentiel », estime Rodriguez Rakotomamonjy, fondateur de la maison Meva Sanjy. L’objectif est donc de transformer la diaspora en véritable marché d’exportation pour la mode malgache, en réduisant notamment la distance entre les créateurs locaux et leurs clients à l’étranger. Le numérique devient ici un instrument de commercialisation, mais également de visibilité internationale.

Logistique

eHaingo entend surtout se différencier par la prise en charge de la chaîne logistique. La plateforme ne se limite pas à référencer les produits et à enregistrer les commandes. Elle prévoit également leur récupération à Madagascar, leur expédition vers l’étranger et leur livraison aux clients. « Nous disposons déjà de l’expérience de la gestion de commandes entre Madagascar et l’Europe, et nous mettrons en œuvre nos acquis dans ce sens pour la promotion des produits malgaches », indique Elisa Ravoaja. Cette dimension logistique constitue un élément déterminant pour une plateforme qui vise l’international. Elle dispose notamment d’un espace de stockage à Paris, où les clients peuvent également récupérer leurs achats. Un dispositif qui veut rapprocher physiquement l’offre malgache de sa clientèle européenne, tout en facilitant la distribution.

Qualité

La crédibilité du modèle reposera également sur la qualité des produits proposés. Dans un marché européen caractérisé par des attentes élevées en matière de finition, de présentation et de conformité des produits, eHaingo entend s’appuyer sur le savoir-faire des créateurs partenaires. « Les créateurs de mode savent déjà l’exigence des clients européens en termes de qualité, et nous leur faisons entièrement confiance sur cet aspect », affirme la fondatrice. Avec ce lancement, eHaingo cherche ainsi à structurer un nouveau circuit commercial pour la création malgache. 

Rija R.

SIPEM Banque : Partenariat avec des concessionnaires pour faciliter la mobilité urbaine

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SIPEM Banque participe pour la première fois au Salon de l’Automobile.
SIPEM Banque participe pour la première fois au Salon de l’Automobile.

Les établissements bancaires se mobilisent aussi pour la mobilité urbaine. C’est le cas notamment de SIPEM Banque Madagascar, qui s’associe avec plusieurs concessionnaires pour faciliter l’acquisition de motos et de véhicules.

Parmi les partenaires de la banque figurent notamment Madauto, Materauto, Sodirex, Sodiama, OceanTrade et Continental Auto, pour le pôle moto en particulier. Ces collaborations permettent de proposer des solutions de financement adaptées aux différents profils et usages, qu’il s’agisse d’un véhicule destiné à un usage personnel ou d’un outil directement lié à l’activité professionnelle des entrepreneurs.

L’une des spécificités des offres issues de ces partenariats réside dans le délai de paiement offert aux acheteurs : ils disposent d’un délai allant jusqu’à 60 mois pour étaler le remboursement. Détail crucial, les véhicules acquis seront dotés d’un système de géolocalisation intégré et d’une assurance tous risques, pour le plus grand bonheur des entrepreneurs acquéreurs. Ce qui permet, par exemple, aux potentiels candidats au financement d’acquérir des voitures neuves à partir de 38 250 ariary par jour et des motos neuves à partir de 6 000 ariary par jour.

L’une des particularités de ce dispositif de financement réside dans le fait qu’il n’y a pas besoin de garanties supplémentaires. En effet, c’est la moto ou la voiture achetée qui en constitue la garantie. En cas d’accord de crédit, le décaissement se fait en un temps record de seulement cinq jours.

Notons que ces offres sont disponibles au Salon de l’Auto, auquel SIPEM Banque participe pour la première fois. Notons que le Salon se tiendra du 1er au 4 octobre prochain.

R. Edmond.

Betsiboka : Fotoam-pivavahana no nanombohana ny fanakalazana ny faha-65 taonan’ny polisim-pirenena

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Ao anatin’ny fankalazana ny faha-65 taonany ny polisim-pirenena Malagasy, ka tsy diso anjara tamin’izany ireo polisy miasa ato amin’ny fitaliavam-paritry ny filaminam-bahoaka Betsiboka no nentina nanombohana hetsika fanamarihana ny fotoam-pivavahana tao amin’ny  » Aumônerie CHRR Morafenokely Maevatanàna  » ny Alarobia faha-23 septambra taona 2026 teo, tokony ho tamin’ny 4 ora hariva, nanasana ny tomponandraiki-panjakana maro isan-tsokajiny aty an-toerana, ary ireo fikambanana namaly ny antso. Nitohy tamin’ny fanomezan-drà maimaimpoana ny marainan’ny alakamisy 24 septambra taona 2026 ny hetsika fankalazana, izay tarihin’ny talem-paritry ny filaminam-bahoaka Betsiboka sy ny lehiben’ny Kaomisaria eto Maevatanàna an-tampon-tanàna. Tafiditra ao anatin’ny hetsika fankalazana ny faha-65 taonan’ny polisim-pirenena mandritra ity volana septambra ity izany. Saingy hofaranana amin’ny hazakazakan’ny firaisankina rahampitso alarobia faha-30 septambra taona 2026 ny datin’ny fanamarihana.

Ratantely

Taratra ny amaray : Au chevet des personnes âgées

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Le vendredi 25 septembre dernier, l’Association Taratra ny Amaray, par le biais du secrétaire général Ben Aly Jaomamy et de son équipe, a livré une béquille à une femme âgée à son domicile, à Môrafeno.

L’équipe n’en est pas à son premier coup d’essai. La population d’Antsiranana, en l’occurrence les démunis, a bénéficié de diverses donations et formations. En effet, Taratra ny amaray a pour optique de soutenir les concitoyens en difficulté afin que ceux-ci puissent avoir une autonomie financière et une stabilité. « Ces actions ne s’arrêteront pas là. L’Association entend poursuivre son engagement à travers différentes initiatives en faveur de la communauté… », a affirmé le secrétaire général.

Iss Heridiny

Antsirabe : Fitsarana Ambaratonga Voalohany / Nahazo “procureur” vaovao

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Tontosa ny alakamisy 24 Septambra 2026 lasa teo ny lanonana ara-pitsarana nametrahana an-dRtoa Randriamanantena Lalaina Harisoa ho toniampampanoa lalàna la “Procureur de la Republique” eo anivon’ny Fitsarana Ambaratonga Voalohany eto Antsirabe.

Novakiana ampahibemaso nandritra ny lanonana ny didim-pitsarana nanendrena azy, narahina fampahafantarana ny fianarana norantoviny sy lalana nodiaviny teo anivon’ny fitsarana.

“Tokony hitovy ny olona rehetra eo anatrehan’ny lalàna, tsy izay manana harena dia hafa ny fijery azy, tokony tsy hitanila fa hiasa ampahamarinana, ary tsy tokony hisy ny fanararaotam-pahefana, hiezaka hampihatra izany, araka ny takian’ny lalàna ny fampanoavana”  io no lahateny natanon’ny Rtoa Tonia mpampanoa lalàna raha nitafa tamin’ny mpanao gazety ny tenany taorian’ny lalonana fametrahana azy.

Ankoatra izay dia  manaraka ny politika ara-pitsarana na “politique penal” ny fitsarana , misy ny apetraky ny ministera izay ampiharina amin’ny tanin’ny repoblikan’I Madagasikara , fa ny misy ihany koa ny politika ara pitsarana manokana apetraky ny isaky ny ambaratongam-pitsarana mifandraika amin’ny zava misy eny ifotony hoy hatrany Rtoa Toniampampanoa lalàna.

Tsy miasa irery ny fampanoavana fa miara-miasa akaiky amin’ireo mpikaroka ny fandikan-dalàna na antsoina hoe “Police judiciaire” ny polisy , zandary sy maro hafa avy amin’ny sampandraharaham-panjakana isan-tsokajiny.

Andry N.

Commune rurale d’Ambolomoty : La rupture s’installe entre le maire et des habitants

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À Ambolomoty, dans le district de Marovoay, les relations se tendent entre le maire et une partie des habitants. Une opposition formalisée autour de terres de pâturage, une plainte faisant état de menaces et de procédures judiciaires antérieures alimentent la défiance. Dans toutes les agitations observées sur les lieux, un fait demeure : celui d’une population qui demande à être entendue.

À son deuxième mandat à la tête de la commune rurale d’Ambolomoty, le maire de cette localité fait face à une contestation qui ne se limite plus aux déclarations. Plusieurs documents consultés permettent d’en retracer certains épisodes. En effet, l’un des principaux points de crispation concerne des terres utilisées pour le pâturage. Dans une correspondance datée du 25 février 2026 et adressée au chef du district de Marovoay, des éleveurs et agriculteurs des fokontany de Tsiandrarafa et Maintimaso s’opposent à un projet de location de ces espaces à des opérateurs étrangers. Les signataires de cette lettre d’opposition – portant le cachet et la signature du chef de fokontany de Tsiandrarafa – soutiennent que « ces terres servent aux communautés locales depuis plusieurs décennies, notamment pour l’élevage », et sollicitent l’intervention des autorités. Quelques jours plus tard, dans un courrier adressé au procureur du Tribunal de première instance de Mahajanga, le différend prend une tournure plus préoccupante. Dans une plainte datée du 5 mars 2026, Rakotonirina Romy, un habitant de la commune, affirme avoir été poursuivi par le maire au marché d’Ambolomoty et rapporte avoir fait l’objet de « menaces de mort ». Si le dépôt de cette plainte est documenté, les faits dénoncés restent, eux, à établir par la justice.

Ébranlée

Le malaise intervient sur un terrain déjà fragilisé. Des pièces judiciaires que nous avons pu consulter montrent qu’en 2023, l’élu avait été poursuivi devant le Pôle anti-corruption de Mahajanga dans une procédure pour « abus de fonction ». Un jugement a été rendu le 8 septembre 2023. Les documents disponibles ne permettent toutefois pas de déterminer l’issue de cette procédure le concernant. Sur place, le ressentiment est désormais palpable. Des habitants comme Bruno (un olobe du village) « disent avoir longtemps préféré garder le silence, craignant menaces ou représailles ». Actuellement, certains interpellent directement les autorités compétentes et réclament « une réponse à leurs doléances ».

Répliques

Intervenu auprès de la presse locale sur ces différents griefs, le maire rejette les accusations portées contre lui. Sur le dossier foncier, il affirme que la décision concernant les terrains ne relève pas de lui seul, mais d’une délibération du conseil communal. Selon sa version, celle-ci aurait été prise en présence de nombreux habitants, avec un procès-verbal du président de fokontany, avant transmission au district dans le cadre du contrôle de légalité. Le district n’aurait finalement pas donné son aval à la cession envisagée.

Le maire conteste également la présentation faite de l’utilisation des terrains. Selon lui, ceux-ci ne seraient pas effectivement exploités par les personnes revendiquant leur usage. Il avance par ailleurs qu’une partie de la zone servirait au recel de bœufs volés, une affirmation que nous n’avons pas pu vérifier à ce stade.

Concernant la plainte du 5 mars, l’élu nie catégoriquement avoir poursuivi Rakotonirina Romy avec une arme blanche. Il parle d’une «machination » destinée à nuire à son image et affirme avoir été entendu à Mahajanga dans le cadre de l’affaire. Il soutient également que le boucher présenté comme témoin de la scène n’aurait pas confirmé les accusations. Ces différents éléments restent à confronter aux résultats de la procédure.

Politicienne

La situation dans la commune rurale d’Ambolomoty fait apparaître la perte apparente du lien de confiance entre gouvernants et gouvernés. Elle est également rattrapée par les rivalités politiques. Certains acteurs attribuent la contestation à une volonté de démettre le maire pour installer un président de délégation spéciale. Les habitants « victimes » rejettent cette lecture et assurent que leur démarche concerne avant tout la gouvernance de leur commune. Laisser cette défiance s’installer sans réponse risque surtout d’éloigner davantage les administrés de leurs institutions. Quand des citoyens disent craindre celui qui exerce l’autorité municipale, leur parole et les faits qu’ils dénoncent méritent, au minimum, d’être examinés par les institutions compétentes.

José Belalahy

Jirama Toamasina renivohitra : Nidoboka am-ponja vonjy maika ny tale ara-barotra

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Nadoboky ny fitsarana tamin’ny alalan’ny lehiben’ny fampanoavana Toamasina am-ponja vonjy maika, ilay tale ara-barotry ny Jirama sampana Toamasina taorian’ny fiakaran’ny fampanoavana ny zoma takariva teo. Misy ny porofo tamin’ilay resaka halatra tariby hoy ny fitsarana, ka noraisina izao fampidirana am-ponja vonjy maika izao, mba ahafahana mikaroka ny tena zava-nisy, sy sao mitsoaka ihany koa ny voarohirohy hoy ny fitsarana.

Araka ny fanazavan’ny zandary nanao ny fakana am-bavany ity mpiasan’ny jirama ity, dia tratra tao an-tranony izay efa nisitraka mafy ity tariby am-polony metatra ity, hakana ireo viraty (aluminium) ao anatiny tratra ity. Tsy afaka nanazava ny antom-piasian’izany tao an-tranony ilay tale ara-barotra araka ny nambaran’ny zandary, ka tsy maintsy nohazonina vokatra izany, na niezaka niaro azy aza ireo mpiara-miasa aminy tao amin’ny jirama. Ny tena olana koa araka ny fanazavan’ny zandary, dia ny filazany fa misy izany tarobia izany tao aminy talohan’ny fahazoana ilay « ordonnance de perquisition » nahafana nisava azy.

Nambaran’ny zandary nitondra ny raharaha teny amin’ny fitsarana hatrany fa miainga avy amin’ny mpiasan’ny jirama ny halatra tariby, satria afaka mihazona tariby tsara izy ireo fa afaka manamarina kosa ny antony fihazonana izany. Aorian’izay fihazonana izay dia misy mandoro ao Tanandava na Sarimasina ireo tariby, ka ny ambiny viraty (aluminium) aminy avy eo amidy amin’ireo mpanamboatra vilany any Ambatolampy mpividy izany hoy hatrany ny zandary nanao ny fanadiadiana. Hatreto aloha tsy fantatra ny hamarotana ny iray kilao na natao aza ny fanadiadiana rehetra. Nomarihan’ny jirama raha nanontaniana ny talen’ny Jirama sy ny mpisahana ny herinaratra eto Toamasina, dia tena mpiasa ao anivon’ny jirama Toamasina ilay rangahy voarohirohy, nefa nomarihany hatrany fa efa enina ny fitoriana nataon’ny jirama izay efa tafapetraka eny anivon’ireo mpitandro filaminana.

Nambaran’ny zandary hatrany dia tohin’ilay mpangalatra tariby saron’ny zandary farany teo niaraka tamina polisy nanao fanamina sivily tratra tao anaty fiara teny amin’ny lalam-pirenena faharoa ity raharaha ity. Hatreto aloha mbola ity tale ara-barotra ny jirama Toamasina ity ihany no voasambotra, fa mbola hitohy ny fanadiadiana afahana manaraka ireo mpiray tendro aminy amin’ilay halatra tariby izao.

Malala Didier

Santé et droits sexuels : Un marathon de sensibilisation à travers toute la Grande île

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La vague féministe de Nifin’Akanga gagne la Grande île.
La vague féministe de Nifin’Akanga gagne la Grande île.

Le mouvement féministe Nifin’Akanga a marqué les esprits tout au long de ce mois de septembre 2026. Du 11 au 30 septembre, la capitale et plusieurs régions de la Grande île ont abrité une série d’initiatives visant à promouvoir les droits des femmes, avec en toile de fond la sensibilisation à la santé et aux droits sexuels et reproductifs. L’agenda a été particulièrement dense pour le mouvement et ses partenaires. Les actions ont débuté le 11 septembre par un « Café citoyen » destiné à mobiliser l’antenne Analamanga et à aborder la lutte contre les violences basées sur le genre. Un webinaire africain sur l’avortement sécurisé a suivi le 16 septembre, avant un « Bootcamp légal » tenu du 18 au 20 septembre afin de renforcer le réseau d’avocats MIARO. Du 23 au 25 septembre, une session axée sur la prise en charge psychologique s’est également déroulée en collaboration avec MAMA Network.

Sensibilisation

Hier, 28 septembre, à l’occasion de la Journée mondiale du droit à l’avortement sécurisé, un procès fictif a réuni des étudiants de quatre grandes universités d’Antananarivo. En parallèle, les antennes d’Antalaha, Antsiranana, Fianarantsoa, Taolagnaro, Mahajanga, Toamasina et Toliara ont mené des ateliers, projections et émissions radio. Le rassemblement national PAMOJA, entamé hier, s’achève quant à lui ce 30 septembre. Pour Mbolatiana Raveloarimisa, coordonnatrice de Nifin’Akanga, l’urgence demeure : « Le Protocole de Maputo dort dans un tiroir depuis 2004, laissant femmes et médecins exposés aux poursuites ». Une offensive médiatique et de terrain résolument engagée pour faire bouger les lignes.

Narindra Rakotobe

Nucléaire : Madagascar modernise sa loi vieille de 28 ans

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Médecine, agriculture, recherche, mines : les technologies nucléaires sont déjà présentes dans plusieurs secteurs à Madagascar. Face à des usages qui évoluent, les députés ont adopté, le 24 septembre, un nouveau cadre destiné à mieux contrôler les matières radioactives et à protéger la population et l’environnement.

La législation malgache fait un saut de près de trois décennies. Le projet de loi n°039/2026, adopté dans une version amendée, actualise le cadre établi par la loi du 2 janvier 1998. L’objectif est notamment d’aligner les règles nationales sur les normes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le dispositif repose sur trois principes : la sûreté des travailleurs, de la population et de l’environnement ; la sécurisation des matières radioactives ; et la garantie d’une utilisation exclusivement pacifique des technologies nucléaires.

Mines

Le texte prévoit surtout la mise en place d’une autorité compétente. Elle devra autoriser et contrôler l’utilisation des matières nucléaires, des sources radioactives et des installations concernées. L’enjeu dépasse les hôpitaux et les laboratoires, car le secteur minier est directement visé. Même l’exploitation de ressources ordinaires dans des zones présentant une radioactivité pourrait être soumise au nouveau dispositif. Avec une telle réforme juridique, on se demande si Madagascar dispose désormais des moyens humains, techniques et institutionnels nécessaires pour faire appliquer ces nouvelles règles.

José Belalahy