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mardi, octobre 13, 2026
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GARE ROUTIÈRE Ampasapito : Des travaux de réhabilitation en vue

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La réhabilitation de la gare routière d’Ampasapito fera-t-elle l’objet d’une remise à neuf, ou du moins d’une réhabilitation ? Dans tous les cas, ce site sera rénové, a-t-il été appris hier, à l’issue d’une visite sur place effectuée par des représentants de plusieurs entités au sein du ministère des Transports et de la Météorologie, incluant l’Agence des Transports Terrestres (ATT) et le PDS de la Commune urbaine d’Antananarivo. Le site, inspecté par la délégation lors de cette visite, montre de nombreux signes de dégradation et d’insalubrité à certains endroits. Les futurs travaux de rénovation permettront d’améliorer le service proposé aux usagers. Cette gare routière d’Ampasapito, étalée sur deux niveaux, abrite principalement les coopératives de transport desservant l’axe RN2.

Hanitra R.

Oncologie : Plus de 20 000 nouveaux cas de cancer par an enregistrés à Madagascar

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Le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus au centre médical Kintana de la Fondation Akbaraly est entièrement gratuit (photo centre médical Kintana Ambatomena).
Le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus au centre médical Kintana de la Fondation Akbaraly est entièrement gratuit (photo centre médical Kintana Ambatomena).

Dans le cadre du mois d’Octobre Rose, la sensibilisation au dépistage précoce des cancers féminins s’intensifie à Madagascar face à des chiffres épidémiologiques alarmants. Alors que plus de 20 000 nouveaux cas de cancer sont enregistrés chaque année dans la Grande île, la mobilisation d’acteurs de santé comme la Fondation Akbaraly vise à sauver des milliers de vies par la prévention et un diagnostic opportun.

Dans le cadre du mois dédié à la lutte contre le cancer du sein en octobre, la mobilisation prend une ampleur capitale à Madagascar. Les données épidémiologiques du Centre international de recherche sur le cancer et du ministère de la Santé publique dressent un bilan préoccupant pour la population. On estime à plus de 20 000 le nombre de nouveaux cas de cancer détectés chaque année sur le territoire, entraînant plus de 14 000 décès annuels, soit près de 8% de la mortalité globale du pays. Face à cette réalité, la santé des femmes demeure particulièrement vulnérable. Le cancer du col de l’utérus reste la première pathologie cancéreuse chez la femme malgache, avec une incidence atteignant 45 cas pour 100 000 femmes et un taux de mortalité critique frôlant les 80%. Juste derrière, le cancer du sein figure au deuxième rang des affections les plus fréquentes. La cause principale de cette hécatombe réside dans la tardiveté des diagnostics, un obstacle majeur que les acteurs de santé tentent de surmonter en ce mois d’« Octobre Rose ».

Dépistage

La sensibilisation reste l’arme la plus efficace pour sauver des vies. L’action sur le terrain s’intensifie afin d’informer la population sur l’importance d’une prise en charge rapide. « Ces chiffres me touchent profondément puisqu’ils parlent de milliers de femmes et de familles dont la vie peut basculer avec le résultat d’un seul diagnostic », se désole Ylias Akbaraly, fondateur de la Fondation Akbaraly, dans une publication sur sa page Facebook, lorsqu’il a rappelé l’importance du dépistage. Rappelant l’enjeu du facteur temps face à la maladie, il ajoute que « lorsque la maladie est détectée tôt, les possibilités de traitement et de guérison sont plus importantes ». Grâce aux centres de santé et aux unités mobiles, l’accès aux examens se démocratise progressivement dans tout le pays. Il est crucial d’inciter chaque femme à consulter dès les premiers symptômes, car « face au cancer du sein, chaque diagnostic précoce compte ». Le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus au centre médical Kintana de la Fondation Akbaraly, situé à Ambatomena, est entièrement gratuit et sans rendez-vous tout au long du mois d’octobre. En dehors de cette campagne d’Octobre Rose, le dépistage demeure gratuit, mais nécessite une prise de rendez-vous préalable.

Narindra Rakotobe

Cyclisme Analamanga : Eric Tahiana s’adjuge le Top Chrono d’Ambohitrimanjaka

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Le Top Chrono d’Ambohitrimanjaka, organisé dimanche par la Ligue de cyclisme d’Analamanga, a tenu toutes ses promesses. Cette compétition contre-la-montre a rassemblé les meilleurs coureurs de plusieurs catégories sur un circuit fermé spécialement aménagé pour l’occasion. Chez les élites sur piste, Eric Tahiana s’est imposé devant Houlder Fitahiantsoa et Rakotoniaina Tefy, confirmant ainsi son excellente forme du moment. Le président de la Ligue de cyclisme d’Analamanga, Tahiendraza Petera Marivosoa, connu sous le surnom de Laden, a rappelé le principe particulier de cette épreuve : « Ce Top Chrono est basé sur un temps de référence à atteindre. Tant que cet objectif n’est pas réalisé, la récompense mise en jeu reste en suspens et sera reportée sur les prochaines courses jusqu’à ce qu’un coureur parvienne à établir le chrono recherché. »

Parmi les autres vainqueurs du jour figurent Rakotomiamina Nekenasoa (VSR), Jean Elie (Taxi Beka), Ramanampisoa Jean Herisoa (vétérans), Randriantsoa Nantenaina (cadets), Raharinirina Adeline (féminines), Fanomezantsoa Aina (minimes) et Hombana Fanekena chez les U5. La Ligue ne compte toutefois pas s’arrêter là. « Nous poursuivons nos compétitions avec un regard déjà tourné vers la préparation des Jeux des Îles de l’océan Indien. Nous organiserons également, en novembre, une course à cinq étapes à laquelle les Comores participeront avec deux équipes. En parallèle, nous continuons nos actions de sensibilisation des jeunes contre la consommation de drogues », a souligné le président. Il a également adressé ses remerciements aux communes d’Analamanga, à la Préfecture ainsi qu’au ministère de la Jeunesse et des Sports pour leur soutien à l’organisation de l’événement.

Heriniaina Samson

Éliminatoires CAN 2027 : Match décisif des Barea face à la Tanzanie ce jour

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Battus d’entrée par le Nigeria (2-1), les Barea n’ont plus droit à l’erreur. Ce mardi à Meknès, au Maroc, la sélection malgache joue un rendez-vous déterminant face à la Tanzanie, également en quête de rachat après son faux pas lors de la première journée.

La campagne qualificative pour la Coupe d’Afrique des Nations CAN Pamoja 2027 entre déjà dans une phase importante pour Madagascar. Après une prestation encourageante mais insuffisante face aux Super Eagles, les hommes de Corentin Martins doivent désormais transformer leur bonne volonté en points. Face aux Taifa Stars, l’objectif est clair : décrocher une première victoire pour rester dans la course à la qualification. Le contexte rend cette confrontation encore plus délicate. La Tanzanie, battue 2-0 par la Guinée-Bissau lors de son entrée en lice, arrive elle aussi avec l’ambition de relancer immédiatement sa campagne. Les deux formations abordent donc cette deuxième journée avec une pression similaire et la nécessité de réagir rapidement. Ce jour à 13 heures GMT, soit 16 heures à Madagascar, le match se disputera au stade d’Honneur de Meknès. Comme lors de ses précédentes rencontres à domicile, la sélection malgache est contrainte d’évoluer hors du pays en raison de l’absence d’infrastructures homologuées sur la Grande île.

Après la courte défaite enregistrée face au Nigeria, le staff technique dispose de peu de temps pour corriger les imperfections observées lors de la première sortie. Des ajustements pourraient ainsi être apportés dans le onze de départ afin d’offrir davantage d’équilibre à l’équipe, notamment dans les phases offensives où les Barea ont manqué de réalisme. L’enjeu est d’autant plus important que la lutte s’annonce rude dans le groupe L. Avec la Tanzanie déjà qualifiée d’office en sa qualité de coorganisatrice de la phase finale aux côtés du Kenya et de l’Ouganda, la bataille pour le billet restant concerne essentiellement Madagascar, le Nigeria et la Guinée-Bissau. Chaque point perdu pourrait donc peser lourd dans le décompte final. Dans ce contexte, les Barea sont appelés à montrer un visage conquérant et à confirmer les promesses entrevues face au Nigeria. Une victoire permettrait non seulement de lancer véritablement leur campagne, mais aussi d’aborder la suite des éliminatoires avec davantage de sérénité. À Meknès, l’heure n’est déjà plus aux calculs : Madagascar doit prendre son destin en main.

Heriniaina Samson

Voile – Championnat de l’Océan Indien : Six athlètes déjà aux Comores, quatre billets encore attendus

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La délégation malgache est en route pour défendre ses couleurs au Championnat de l’Océan Indien de kiteboarding et de windsurfing, prévu du 30 septembre au 5 octobre à Moroni, aux Comores. Face aux représentants de La Réunion, de Maurice, des Seychelles, des Comores et des Maldives, Madagascar ambitionne de briller avec une équipe composée de neuf athlètes et d’un entraîneur. Pour l’heure, six sportifs ont déjà pu rejoindre la compétition. Il s’agit de Tsiriniaina Panoël Razafindrasata, Tsioriniaina Panoël Julien Razafindrasata, Jacquia Rakotoarisoa, Angelot Frangelin, Marcelo Zanakoto et Samira Anjarasoa. Leur départ a été rendu possible grâce aux efforts conjoints des athlètes eux-mêmes et de la Fédération malgache de voile. En revanche, la participation de quatre autres membres de la délégation reste suspendue à l’obtention de nouveaux billets d’avion. Le président de la Fédération malgache de voile, Brice Jacobson Andrianirina, lance ainsi un appel aux autorités. « Les six premiers billets ont été financés grâce aux sacrifices consentis par les athlètes et la fédération. Nous sollicitons aujourd’hui l’appui du ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que de la Présidence pour quatre billets supplémentaires, dont celui de l’entraîneur », explique-t-il. Au-delà de l’aspect sportif, la présence du coach est jugée essentielle pour assurer l’encadrement technique, mais aussi la sécurité des compétiteurs. Les conditions de navigation aux Comores, marquées par de nombreuses zones rocheuses, exigent en effet une vigilance accrue afin de prévenir tout risque de chavirement ou de collision en haute mer. Madagascar espère désormais obtenir un soutien rapide afin de présenter une équipe au complet lors de ce rendez-vous régional majeur.

Heriniaina Samson

Moto – Imerikasinina Race Cup : Trois incidents majeurs à l’origine de l’arrêt de la course

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Les organisateurs sortent enfin de leur silence.
Les organisateurs sortent enfin de leur silence.

La quatrième manche du Championnat de Madagascar On Road « Imerikasinina Race Cup » (IRC), le 26 septembre, n’est finalement pas allée à son terme. Après plusieurs interruptions et un dernier incident jugé particulièrement grave, la Fédération Malagasy de Motocyclisme (FMaM) et la Commission On Road (CoR) ont décidé d’annuler définitivement la compétition pour des raisons de sécurité.

Dans un communiqué, les deux instances ont rappelé que les conditions ne permettaient plus de garantir pleinement la sécurité des pilotes, des officiels et du public. Elles ont également remercié les clubs, les partenaires et les spectateurs ayant respecté les consignes tout au long de la journée. Alors que les essais chronométrés s’étaient déroulés normalement, plusieurs événements sont venus perturber l’organisation de la course. Sortis de leur silence lundi à Behoririka, les organisateurs Rado et Randrianarison ont souhaité apporter des explications détaillées sur les circonstances ayant conduit à l’arrêt de l’épreuve. « Trois faits distincts ont provoqué les interruptions successives de la compétition », ont-ils expliqué. Le premier concernait une famille qui souhaitait accéder à un site de famadihana, une cérémonie traditionnelle d’exhumation. « Malgré l’existence d’un itinéraire alternatif à l’arrière de l’héliport d’Anjeva, certaines personnes ont insisté pour traverser la piste. Cette situation a provoqué une première interruption de la course », a précisé l’organisateur. Le deuxième incident était lié à un enfant victime de difficultés respiratoires dans l’un des secteurs situés à proximité du circuit. « Nous avons accepté l’évacuation parce qu’il était hors de question de ne pas porter assistance à une personne en danger. En revanche, certaines décisions ont été prises sans consultation préalable des organisateurs, alors que des solutions existaient pour effectuer cette évacuation sans interrompre totalement la course », a indiqué Oly.

L’organisatrice met également en cause l’intervention de personnes qui, selon elle, se sont substituées aux responsables officiels. « Des individus qui n’étaient ni organisateurs ni responsables de la manifestation ont pris des initiatives et des décisions relevant exclusivement de l’organisation. Ces ingérences ont contribué aux interruptions observées durant la journée », a-t-elle souligné. Malgré ces deux arrêts, une issue semblait encore possible. Les organisateurs ont alors engagé des discussions avec les parrains de l’événement, notamment la FMaM et la CoR. Un accord avait été trouvé avec le directeur de course et les 52 pilotes engagés s’étaient déclarés prêts à reprendre la compétition en signant un engagement. « C’est au moment où nous préparions cet accord qu’un véhicule a été victime d’un accident sur la piste, à l’intérieur même du circuit », a révélé Rado Oly Randrianarison. Face à ce nouvel incident, les autorités sportives ont estimé que les risques étaient devenus trop importants, entraînant l’annulation définitive de la manche.

Enfin, répondant aux critiques sur l’affluence importante observée à Imerikasinina, l’organisatrice a rappelé que près de la moitié des personnes présentes disposaient de laissez-passer attribués aux pilotes, aux clubs, aux prestataires et aux partenaires. « Cette course n’a jamais été organisée dans un but lucratif. C’est avant tout une histoire de passion et d’amour pour le sport motocycliste. Notre seule ambition est de contribuer au développement du On Road à Madagascar », a insisté Randrianarison Rado Oly. L’organisatrice a également tenu à adresser ses remerciements aux partenaires qui ont accompagné l’événement malgré ces circonstances difficiles. « Nous remercions particulièrement Motul, Fosa Energy, Somapro, SBT ainsi que Basar High Tech pour leur confiance et leur soutien. » Avant d’ajouter : « Nous considérons tous les pilotes comme nos propres enfants et nous les remercions pour la confiance qu’ils continuent de nous accorder ».

Heriniaina Samson

Régime de la Refondation : Cote de popularité alarmante

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Lors de l’ouverture du championnat N1A de basket au Palais des sports, le haut conseiller de la Refondation, le colonel Rampanarivo Thierry, avait été sifflé et hué par le public.

Inquiétante

Un an seulement après l’avènement du régime de la Refondation, Antananarivo montre déjà son mépris envers les tenants du pouvoir. Un reniement trop rapide, que bon nombre d’observateurs considèrent comme un révélateur de la popularité ou de l’impopularité (c’est selon) des dirigeants. Samedi dernier, c’est le colonel Rampanarivo Thierry, haut conseiller de la Refondation, qui en avait payé le prix alors qu’il assistait à la cérémonie d’ouverture du championnat national N1A de basket au Palais des Sports et de la Culture de Mahamasina. Ce dernier s’est fait sifflé et hué par le public alors qu’il prononçait son discours. Sous l’ancien régime, ce genre de situation embarrassante était devenu monnaie courante à chaque évènement organisé au Palais des sports. Pour le cas des tenants du pouvoir actuel, on peut dire que c’est un record en termes de rapidité car cette expression de colère survient un an, presque jour pour jour, après l’accession au pouvoir du colonel Michaël Randrianirina, propulsé à la tête du pays après le mouvement de la Génération Z. D’ailleurs, cet évènement au Palais des sports survient juste au lendemain de la commémoration du premier anniversaire des manifestations de septembre-octobre 2025.

Message fort

Bon nombre d’observateurs considèrent cet incident survenu lors d’un évènement sportif comme un message fort que la jeunesse malagasy est en train de lancer à l’endroit des militaires au pouvoir. Une sorte d’avertissement dont le but est d’inciter ces hauts gradés de l’Armée à revenir sur les engagements annoncés durant le tolona. En effet, pour le moment, bon nombre des jeunes militants de 2025 affichent ouvertement leur déception par rapport à la tournure des évènements, notamment en ce qui concerne le délestage et les coupures d’eau qui étaient à l’origine du soulèvement de la Gen Z, mais qui, un an après, continuent de perturber le quotidien des Malgaches. D’ailleurs, durant la semaine passée, des influenceurs ayant marqué les manifestations de 2025, à l’exemple de Fitiavana Michaël et son épouse, Sam Kwan, ont adressé un message d’interpellation au président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, pour lui rappeler que ces fléaux restent toujours palpables. Le refus des autorités actuelles de dissoudre l’Assemblée nationale et le choix du PRRM d’accorder plus d’importance aux députés et aux politiciens proches de l’ancien régime dans son orientation politique sont aussi à l’origine de cette colère de la jeunesse. En tout cas, ces couacs et/ou ces fausses notes que l’on aperçoit durant les apparitions en public des hauts responsables étatiques servent de baromètres pour évaluer la popularité d’un régime. En ce qui concerne la Refondation, la situation est alarmante et cela risque d’être défavorable lors des échéances électorales à venir.

Davis R

Madagascar-Bénin : Un accord pour faciliter les déplacements officiels

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Madagascar et le Bénin renforcent leur coopération bilatérale. Les deux pays ont signé un accord relatif à l’exemption de visa pour les titulaires de passeports officiels, en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, à New York. La signature est intervenue à l’occasion d’une rencontre entre Alice N’Diaye, ministre malgache des Affaires étrangères, et son homologue béninoise, Corinne Amori Brunet, ministre des Affaires étrangères de la République du Bénin.

Cet accord entend faciliter la mobilité des responsables et agents publics des deux pays. Il prévoit une exemption de visa pour les détenteurs de passeports officiels malgaches et béninois, dans le cadre de leurs déplacements entre les deux États. Au-delà de cette mesure administrative, cette signature traduit la volonté commune d’Antananarivo et de Cotonou de donner un nouvel élan à leurs relations bilatérales. Elle intervient dans le cadre des échanges diplomatiques engagés en marge de la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies.

Rija R.

SMM : Assemblée générale des magistrats le 2 octobre

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Deux dossiers figurent à l’ordre du jour de l’Assemblée générale du SMM prévue le 2 octobre 2026.
Deux dossiers figurent à l’ordre du jour de l’Assemblée générale du SMM prévue le 2 octobre 2026.

Les magistrats membres du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) sont convoqués en Assemblée générale le vendredi 2 octobre 2026, à partir de 14 heures, dans la salle d’audience numéro 1 de la Cour suprême à Anosy. Deux dossiers figurent à l’ordre du jour de cette réunion. Selon les informations recueillies, cette Assemblée générale sera notamment consacrée à la question des indemnités des magistrats, dont le cadre réglementaire a déjà été fixé par un décret publié le 23 avril 2026. Les modalités de mise en œuvre de ce texte devraient ainsi être au centre des échanges entre les membres du syndicat.

Autre sujet inscrit à l’ordre du jour : le nouveau statut des magistrats. Entré en vigueur le 8 juillet 2026, ce texte comporte plusieurs nouvelles dispositions ainsi que des articles modifiés et rectifiés. L’Assemblée générale permettra aux magistrats d’examiner ces changements et leurs implications sur leur statut professionnel. La rencontre pourrait également être marquée par la présence de la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo. Sa participation est annoncée sous réserve d’un éventuel changement de programme. Sa venue donnerait ainsi une dimension institutionnelle supplémentaire à cette réunion syndicale, consacrée à des questions touchant directement aux conditions professionnelles et au cadre statutaire des magistrats.

Rija R.

Litige foncier à Nosy-Be : L’Ordre des avocats dénonce des menaces et intimidations

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Face à la campagne de harcèlement et aux graves menaces ciblant cinq conseils à Nosy-Be sur fond de litiges fonciers, l’Ordre des avocats monte au créneau et dénonce un climat de psychose inacceptable

La pilule a du mal à passer dans le milieu judiciaire. À Nosy-Be, les litiges fonciers, véritables arènes de tous les dangers, viennent de franchir un nouveau cap. Dans une déclaration d’une fermeté exemplaire en date du 24 septembre 2026, l’Ordre des avocats du barreau de Madagascar, sous la houlette du bâtonnier Ferdinand Ranary Rakotoarisoa, a tapé du poing sur la table. Le Conseil de l’Ordre condamne avec la dernière énergie la campagne de harcèlement, les menaces et les intimidations caractérisées qui visent directement cinq avocats en exercice dans l’île aux parfums.

Climat de psychose

En effet, à Nosy-Be, la lutte autour du foncier prend des tournures inquiétantes. « Nos confrères, simplement coupables de faire leur travail et de défendre les intérêts de leurs clients, sont aujourd’hui dans le collimateur. La campagne hostile orchestrée contre eux ne fait pas dans la dentelle : attaques en règle sur les réseaux sociaux, lynchage médiatique et propos d’une extrême violence proférés lors de réunions publiques », dénonce l’Ordre, tout en poursuivant que « des appels à la violence pure et simple auraient été lancés, instaurant un climat de psychose et faisant peser une épée de Damoclès sur leur intégrité physique ».

Dérives mafieuses

Pour le Conseil de l’Ordre, c’est l’essence même de la profession qui est bafouée. Un avocat doit pouvoir exercer sereinement, sans la peur au ventre, martèle l’instance. La liberté de la défense ne saurait être muselée par des pressions occultes ou des démonstrations de force sur la place publique. Face à ces dérives mafieuses, le barreau rappelle un principe constitutionnel fondamental : « la justice ne s’improvise pas et ne peut tolérer le deux poids, deux mesures ». Si des reproches ou des fautes sont formulés à l’encontre d’un auxiliaire de justice dans l’exercice de sa mission, les voies légales existent. Le dépôt de plainte et les procédures réglementaires sont les seuls remparts légitimes, excluant d’office toute forme de vindicte populaire ou de justice privée. Les réseaux sociaux et les estrades ne doivent en aucun cas se substituer aux tribunaux, avertit le Conseil.

Conditions

Afin de stopper net cette escalade de la violence, l’Ordre des avocats pose quatre conditions non négociables. Il exige d’abord la condamnation ferme de toute tentative d’intimidation ou d’incitation à la violence contre les hommes en robe. Il réaffirme ensuite son soutien total et indéfectible aux cinq confrères pris pour cible à Nosy-Be, garants de l’indépendance du barreau. Il lance également un appel pressant aux autorités compétentes afin de garantir d’urgence la sécurité physique des concernés et réclame une protection effective pour que les droits de la défense s’exercent dans un climat apaisé. L’Ordre l’assure : il suivra ce dossier de très près. À Nosy-Be comme ailleurs, le droit de propriété ne doit pas s’acheter au prix du sang ni au détriment de l’État de droit.

Julien R.