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mardi, octobre 13, 2026
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Analakely Football Academy : Une saison célébrée en grande pompe à Analakely

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Cérémonie de clôture officielle de la saison 2025-2026 de l’AFA Analakely.
Cérémonie de clôture officielle de la saison 2025-2026 de l’AFA Analakely.

En seulement quatre années d’existence, l’Analakely Football Academy ne cesse de franchir de nouveaux caps. Entre succès sportifs, réussite scolaire et ambitions internationales, le centre de formation confirme sa volonté de bâtir une relève compétitive tout en accompagnant l’épanouissement de ses jeunes pensionnaires.

L’Analakely Football Academy (AFA) a clôturé son année sportive et éducative, samedi dernier à Analakely, lors d’une cérémonie riche en émotions. Parents, joueurs, encadreurs et partenaires se sont réunis pour marquer la fin d’une saison qui restera comme l’une des plus marquantes de l’histoire du centre de formation. À cette occasion, plusieurs distinctions ont été remises. Les meilleurs joueurs de chaque catégorie, à partir des U5, ont été récompensés par une coupe ainsi que des protège-tibias symbolisant leurs performances et leur progression tout au long de l’année. Les partenaires de l’académie ont également été mis à l’honneur pour leur contribution au développement du projet sportif. L’AFA a profité de l’événement pour faire le bilan de ses quatre années d’existence. Selon les responsables du centre, la saison écoulée a été la plus fructueuse depuis sa création en août 2022, avec une moisson record de trophées remportés dans différentes compétitions. Les nombreux titres exposés durant la cérémonie témoignaient de cette réussite sportive.

Fidèle à sa philosophie, qui privilégie autant la réussite scolaire que l’épanouissement sportif, l’académie a également récompensé les joueurs ayant obtenu leur CEPE, leur BEPC ou leur baccalauréat. Une manière de rappeler que la formation de futurs citoyens responsables demeure une priorité. Autre annonce marquante de la journée : un déplacement à Dubaï est envisagé pour les catégories U9 à U15, à la fin du mois de novembre, sous réserve de confirmation définitive. Ce projet international, initialement prévu en avril, avait dû être reporté. L’AFA poursuit ainsi son ambition de former des jeunes capables d’atteindre le haut niveau tout en construisant leur avenir. Cette dynamique se reflète également dans les performances de ses joueuses : trois pensionnaires de l’académie figurent parmi les présélectionnées malgaches appelées à disputer le deuxième tour préliminaire des éliminatoires des Jeux olympiques de Los Angeles 2028 face à l’Afrique du Sud. La relève du football malgache semble plus que jamais entre de bonnes mains.

Heriniaina Samson

Maitre Kira : Élevé à la dignité de Grand Officier de l’Ordre National

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Cérémonie solennelle pour rendre un dernier hommage à Maitre Kira, au Kianja Barea Mahamasina. (Photo Nary Ravonjy)
Cérémonie solennelle pour rendre un dernier hommage à Maitre Kira, au Kianja Barea Mahamasina. (Photo Nary Ravonjy)

Une cérémonie solennelle s’est déroulée ce dimanche à Antananarivo pour rendre un dernier hommage officiel à Maître Kira. En présence de hauts responsables, dont le secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports et ses collaborateurs, de personnalités du monde sportif et de nombreux supporters, la distinction de Grand Officier de l’Ordre national malagasy lui a été décernée à titre posthume. Au nom du président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, et du ministère des Forces armées, cette décoration a été remise officiellement au Kianja Barea de Mahamasina. Ce lieu, chargé d’histoire pour le football malgache, a longtemps marqué le parcours du défunt. Les responsables ont souligné le rôle majeur joué par Maître Kira dans le développement du ballon rond national. Son œuvre et son engagement constituent un héritage précieux qui demeurera dans la mémoire collective. Après cette cérémonie d’hommage à Mahamasina, le cortège funèbre poursuivra sa route vers le Sud. Les restes de Maître Kira seront acheminés à Toliara, terre qui a vu naître et grandir cette légende du Club M.

Heriniaina Samson

Olympiade des Échecs : Madagascar termine 87e chez les hommes, 108e chez les dames

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Les Malgaches gagnent en expérience à Samarcande.
Les Malgaches gagnent en expérience à Samarcande.

Après onze rondes disputées à Samarcande, en Ouzbékistan, les sélections malgaches ont achevé leur parcours à la 46ᵉ Olympiade des Échecs avec des prestations honorables, face à une concurrence relevée venue des quatre coins du monde. L’équipe Open termine à la 87e place sur 206 nations, tandis que l’équipe féminine se classe 108e sur 189 pays.

Chez les hommes, le parcours a été marqué par plusieurs résultats marquants. Les Malgaches ont remporté six rencontres pour quatre défaites. La victoire nette contre le Laos (4-0) a lancé la campagne, avant un succès de prestige face au Portugal (2,5-1,5), considéré comme l’un des meilleurs résultats du tournoi pour Madagascar. D’autres victoires contre la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, le Paraguay et le Malawi ont permis à l’équipe de rester compétitive jusqu’au bout. Au classement provisoire, les représentants de la Grande Île ont connu plusieurs fluctuations, passant notamment de la 94e place après la sixième ronde au 82e rang lors de la septième, avant de conclure au 87e rang. Le maître international Fy Antenaina Rakotomaharo a confirmé son statut de leader. Premier échiquier de l’équipe, il totalise 6,5 points sur 10 parties, avec une performance Elo de 2 499 et un gain de 13,3 points. Ses victoires contre des grands maîtres internationaux portugais et estoniens figurent parmi les temps forts malgaches. Derrière lui, Dylan Rakotomaharavo a réalisé un excellent tournoi avec 5,5 points sur 10 et un gain de 26,6 points Elo, tandis que Miora Andriamasoandro signe la meilleure progression de l’équipe avec +29,6 points Elo. Heritiana Andrianiaina s’est également illustré grâce à son succès face au maître international portugais Jose Francisco Veiga.

Du côté féminin, les joueuses malgaches ont enregistré cinq victoires collectives, dont celles contre Curaçao, le Soudan, la Mauritanie, le Népal et les Fidji lors de la dernière ronde. Le match nul face à l’Éthiopie constitue également un résultat encourageant. Individuellement, Diary Ramorasata termine meilleure marqueuse avec cinq points sur dix parties. Sabine Ravelomanana, Aina Mahasambatra Tsinjoviniavo et Norotiana Fararindra Rabenandrasana ont également apporté une contribution importante aux performances de la sélection. Parallèlement à la compétition, l’Assemblée générale de la FIDE s’est tenue à Samarcande. À son issue, Timur Turlov a été élu nouveau président de l’instance mondiale, un rendez-vous auquel a également pris part la présidente de la Fédération malgache, Tiana Johanna Rakotoniaina. Une Olympiade riche en enseignements pour les joueurs malgaches, qui repartent avec une expérience précieuse et des performances prometteuses pour la suite.

Heriniaina Samson

Du thermique à l’électrique

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Madagascar continue son entrée progressive dans l’ère de l’automobile électrique. L’importante présence de modèles de véhicules électriques au Salon de l’auto est le signe palpable d’un intérêt croissant des consommateurs pour ce genre de voitures, considérées comme plus propres et plus économiques.

Du thermique à l’électrique

Malheureusement, entre l’intérêt et la capacité d’achat des consommateurs, il y a encore un fossé. Une grande partie des visiteurs du salon se contentent, en effet, de demander des informations et de contempler ces luxueuses voitures au volant desquelles ils aimeraient s’installer. Un rêve qui n’est, pour le moment, pas à la portée du commun des Malgaches, dont on connaît l’extrême faiblesse du pouvoir d’achat.

La leçon à retenir de cet événement au CCI Ivato, c’est que, considérée jusqu’ici comme une technologie réservée à une clientèle restreinte, la voiture électrique commence visiblement à susciter un intérêt croissant auprès des consommateurs. Mais entre prix élevés et insuffisance des infrastructures de recharge, le marché reste encore à construire. Un mouvement embryonnaire qui laisse cependant transparaître que la voiture électrique n’est plus uniquement présentée comme une curiosité technologique ou un produit destiné aux marchés européens et asiatiques. Elle commence à trouver sa place dans les catalogues proposés aux consommateurs malgaches. Lesquels restent cependant bloqués par d’autres problèmes, comme l’inaccessibilité des bornes de recharge. Un problème qui n’en sera plus un dans un futur proche, avec l’apparition des modèles chargeables à domicile.

Quoi qu’il en soit, plusieurs conditions devront être réunies pour permettre le développement de l’électrique dans la Grande île. On peut citer, entre autres : la baisse progressive des prix, la disponibilité des pièces détachées et du service après-vente, la formation des techniciens, l’accès aux solutions de recharge et, plus largement, l’adaptation de l’environnement réglementaire et énergétique. Un parcours indispensable pour un passage réel du thermique à l’électrique.

R.Edmond

Coliseum : Ambondrona plus que jamais dans son jardin

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L’apothéose Coliseum d’Ambondrona pour ses 25 années de scène (photos : Nary Ravonjy)
L’apothéose Coliseum d’Ambondrona pour ses 25 années de scène (photos : Nary Ravonjy)

Le groupe Ambondrona a une nouvelle fois fait le plein au Coliseum d’Antsonjombe hier, attirant une foule intergénérationnelle et passionnée.

Le côté gentillet, Ambondrona, ses spectateurs et spectatrices le partagent. Hier, vers 10 h, la file d’attente pour entrer dans le Coliseum d’Antsonjombe atteignait déjà l’arrêt « 183 », qui descend vers Analamaitso. Le ciel bleu du matin dans la capitale a aussi ravi les premiers arrivés. « J’espère que le ciel va être clément jusqu’à tard dans la soirée », espère Natolotra Rabeharilala, venu en couple et fidèle du rendez-vous « Ambondrona ». Et d’ajouter : « Aujourd’hui, il n’est plus honteux de dire être un fan du groupe pour un mec », rigole-t-il. Lui et sa compagne s’installent paisiblement dans la file, sages à faire brûler un cierge à un videur de boîte de nuit dans une ville de cartel au Mexique. Puis la « procession » s’engouffre dans le stade, il faut se l’accorder, dominé par la gent féminine. Vers 14 h 36, un policier en sueur commence à perdre son flegme, l’embouteillage atteint le stade Alarobia. Le boulevard devant le premier portail du Coliseum grouille d’une masse dodelinante, enserrée. « Il y a encore des billets, plus de places de parking », assène un autre policier. Des jeunes, des tantes et des mamies, Ambondrona rassemble au moins trois générations. Quelques touristes joyeux, également. En 25 années de scène, c’est tout à fait dans leur corde. Enfin, à 15 h, sur une scène avancée au centre de ce qui aurait pu être la fosse, la bande fait son apparition. Une vague de cris stridents déferle des gradins jusqu’à Beranto, qui épaule sa guitare. Le Coliseum chavire et guette le premier titre. Ceux-ci s’égrènent avec quelques « trouvailles » pour sortir de l’ordinaire. En quelques heures, Ambondrona survole toute sa discographie. « J’espère que la pluie va être clémente et patienter que nous soyons chez nous pour tomber », lâche Natolotra Rabeharilala. Il est 17 h 27, le concert n’en est pas encore à sa moitié. Mais c’est ça, la « messe » Coliseum d’Ambondrona. Le seul groupe qui arrive à remplir ce lieu de 30 000 places sans appeler de grosses pointures.

Maminirina Rado

Milieu scientifique : Décès de la professeure Pierrette Mbola Morel Ravaonirina

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Le monde de la culture malgache perd l’une de ses lumières. La professeure Pierrette Mbola Morel Ravaonirina est décédée le 24 septembre, à 67 ans. Sa carrière est marquée par la multidisciplinarité, particulièrement par un dévouement scientifique envers la culture malgache. Son ouvrage, devenu un grand classique, « La médecine traditionnelle à Madagascar » (L’Harmattan, 2017), décortique cette « science » ancestrale à travers le prisme de l’anthropologue. Ce livre-réflexion fait partie des rares ouvrages écrits par des Malgaches à ce sujet. Un thème qui apparaît de plus en plus dans le débat public actuellement, parfois sujet de tensions et de radicalisme. Sans oublier les arnaqueurs et arnaqueuses en tout genre. L’autrice y évoque le sacré, le rapport au corps, la santé publique, la biodiversité, la transmission… Ses travaux sur « l’insécurité culturelle » peuvent aussi être considérés comme du défrichage. La dépouille de cette éminente académicienne a quitté son domicile à Anadavamamba Anjezika hier après-midi. La professeure Pierrette Mbola Morel Ravaonirina rejoindra à jamais le caveau familial à Manambo Sud Tuléar II.   

Maminirina Rado

Red Bull Dance Your Style Mauritius 2026 : Zoanyh le petit diamant brut

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Zoanyh a encore toute sa jeunesse pour attaquer d’autres éditions du « Red Bull Dance Your Style » (crédit photo : Zoanyh)
Zoanyh a encore toute sa jeunesse pour attaquer d’autres éditions du « Red Bull Dance Your Style » (crédit photo : Zoanyh)

Belle surprise venant du milieu de la danse urbaine malgache, Zoanyh, membre du collectif « Litefeet Madagascar », a réussi à se hisser en finale du prestigieux « Red Bull Dance Your Style Mauritius 2026 ». La finale s’est déroulée dans la nuit de samedi, durant laquelle elle a dû se distinguer face à 15 autres concurrents. Une participation qui confirme le renouveau de la danse urbaine nationale, qui dominait la région il y a deux décennies. Inutile de revenir à une époque révolue. La petite Zoanyh peut être fière de sa première participation à cette compétition, dominée par le vote du public. Le vainqueur de chaque étape nationale ou régionale décroche son billet d’avion et son passeport pour la Red Bull Dance Your Style World Final, en Suisse, en octobre, pour affronter les vainqueurs des 30 à 40 autres pays participants. Ce concours est le sommet mondial de la danse urbaine, tous styles confondus.

Recueillis par Maminirina Rado

Recherches : Origine de l’extinction de la mégafaune il y a 1 200 ans

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« Oiseau-éléphant » pour les Occidentaux, « vorompatrana » pour les Malgaches, le plus célèbre oiseau de la mégafaune malgache
« Oiseau-éléphant » pour les Occidentaux, « vorompatrana » pour les Malgaches, le plus célèbre oiseau de la mégafaune malgache

La disparition de la mégafaune malgache ne s’explique pas uniquement par la chasse primitive. Parue le 23 septembre dans la revue « Proceedings of the Royal Society B », une étude menée par Sean Hixon et Leanne Phelps remet en cause cette théorie. En analysant, par datation radiocarbone et isotopes stables, les restes d’ossements prélevés sur l’île, les chercheurs ont reconstitué la trajectoire du bétail introduit. Les résultats révèlent qu’il y a 1 200 ans, l’essor rapide de l’élevage de bovins, d’ovins et de caprins a entraîné une mutation profonde du couvert végétal, marquée par le déboisement et l’extension des prairies C4. Une grande étendue d’herbes de savane, sans grands arbres pour faire de l’ombre, très bien adaptée au soleil brûlant et aux périodes sèches. Cette pression pastorale et le morcellement des forêts ont coïncidé directement avec l’extinction des espèces endémiques, telles que l’oiseau-éléphant ou l’hippopotame pygmée. Au-delà du volet historique, ces travaux apportent des repères clés pour optimiser la gestion des pâturages actuels sans compromettre la préservation des derniers massifs forestiers de la Grande Île.

Recueillis par Maminirina Rado

Un Malgache brille à La Réunion : Renaud Raharijaona dans le Top 3 LinkedIn

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La présence de Renaud Raharijaona dans le Top 300 LinkedIn réunionnais n’est qu’une facette d’un parcours désormais visible à l’échelle mondiale.
La présence de Renaud Raharijaona dans le Top 300 LinkedIn réunionnais n’est qu’une facette d’un parcours désormais visible à l’échelle mondiale.

Installé à La Réunion depuis septembre 2025 après une carrière richement construite à Madagascar, Renaud Raharijaona vient de se hisser à la troisième place du Top 300 des créateurs LinkedIn les plus influents de l’île, publié le vendredi 25 septembre 2026 par Yann Ruebrecht. Ce classement semestriel, établi à partir des données de la plateforme internationale Favikon, repose sur l’analyse de plus de 2 200 profils réunionnais.

Favikon ne se limite pas au nombre d’abonnés : son système prend en compte l’engagement généré par les publications, l’activité du compte, la croissance de l’audience et divers indicateurs d’authenticité. Yann Ruebrecht, qui compile ces données pour dresser son palmarès, rappelle que ce classement reste un indicateur numérique et ne définit pas « les meilleurs », mais met plutôt en lumière les profils les plus actifs et suivis.

Cette distinction intervient un an après l’arrivée de Renaud Raharijaona à La Réunion, où il exerce aujourd’hui dans la communication et les relations presse dans le secteur des télécommunications. À Madagascar, son parcours s’est bâti sur 21 ans de journalisme et 16 ans de communication dans les télécoms, auxquels s’ajoute une expérience comme consultant en stratégie digitale.

Dans ses propres mots, Renaud Raharijaona souligne la dimension identitaire de cette reconnaissance : porter avec lui une part de Madagascar dans ses activités à La Réunion et sur la scène mondiale. Ce double ancrage lui permet de relier deux espaces culturels et professionnels, tout en affirmant une identité ouverte et connectée.

Par ailleurs, la reconnaissance dépasse le cadre réunionnais : Renaud Raharijaona occupe également la 7ᵉ place du classement mondial Favikon des créateurs LinkedIn francophones en communication corporate et relations publiques. Il y figure aux côtés de personnalités de référence telles que Jean-Charles Tréhan (LVMH, premier) et Frédéric Fougerat (Tenkan Paris, deuxième).

Hanitra Andria

Assainissement et Hygiène : La MEAH appelle à jouer collectif

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Maintenir une ville propre ne relève pas uniquement des services publics. À la clôture du projet GESDA, la ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène a appelé les différentes parties prenantes à renforcer l’entraide et la coopération. Un message politique qui replace aussi les citoyens au cœur de la bataille pour la salubrité d’Antananarivo.

« L’assainissement et l’hygiène ne sont pas uniquement du ressort du MEAH. Cela concerne également le département de la Santé et celui de l’Environnement. Cela concerne les collectivités territoriales, le secteur privé, la société civile et surtout les populations de tous les fokontany. L’assainissement et l’hygiène sont l’affaire de tous », a affirmé Dr Razafindrianiaina Minosoa Elia Anjaratiana, ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, en marge de la clôture officielle du projet GESDA, ou Gestion des Déchets Solides d’Antananarivo, jeudi 24 septembre 2026 à Anosy. Des propos qui témoignent de l’ampleur des défis en matière d’hygiène et d’assainissement dans la capitale malgache, mais aussi dans tout le pays en général. Défis relevés durant la mise en œuvre du projet GESDA entre 2022 et 2026.

Avancées. Quatre années d’expérimentation ont permis de montrer qu’un changement de pratiques est possible. À Ampefiloha Cité et à Ambohitrakely, deux quartiers pilotes du projet d’amélioration du système de gestion des déchets solides à Antananarivo (GESDA), le tri à la source a progressivement gagné du terrain. À Ampefiloha, l’adhésion des ménages, estimée à environ 30 % au démarrage, a atteint 70 à 75 % selon les résultats présentés en septembre. Ces résultats démontrent l’enjeu crucial de les maintenir dans le temps et de les étendre à l’ensemble de la capitale.

L’après-projet. C’est dans ce contexte que l’appel de la ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène à davantage d’entraide et de coopération prend tout son sens. L’assainissement repose sur une chaîne dans laquelle interviennent l’État, les communes, les sociétés municipales d’assainissement, les fokontany, les partenaires techniques, mais également les habitants. Par ailleurs, la dimension matérielle reste importante. La Société municipale d’assainissement (SMA) dispose d’environ 40 camions, dont 25 sont mobilisés quotidiennement, tandis que près de 400 agents participent aux opérations de collecte et d’évacuation.

Requis. Les équipements ne peuvent cependant pas, à eux seuls, garantir une ville propre. La régularité de la collecte, le financement du service, le respect des dispositifs de dépôt et l’adoption du tri par les ménages doivent fonctionner ensemble. La clôture du projet GESDA ouvre ainsi une nouvelle étape, celle de l’appropriation. Après l’appui technique et matériel de la coopération japonaise, le défi consiste désormais à transformer les acquis du projet en pratiques durables. La propreté d’Antananarivo devient alors moins l’affaire d’un projet que celle d’une responsabilité collective.

José Belalahy