Le président du GEL a exposé les particularités de la filière litchi lors de ces Assises nationales.
Le président du GEL a exposé les particularités de la filière litchi lors de ces Assises nationales.
L’ensemble des acteurs de la filière litchi s’est réuni pendant deux jours lors des Assises nationales du litchi organisées à Toamasina.
Les parties prenantes ont échangé sur la diversification des marchés afin de booster les exportations de Madagascar, premier exportateur mondial en détenant 35 % des parts de marché et 4e producteur mondial. « La Chine, le Canada, les États-Unis, l’Inde et d’autres destinations offrent de belles perspectives. Cependant, leur ouverture exige des démarches concrètes telles que la mise en place de protocoles phytosanitaires, des négociations interétatiques, des contrôles reconnus et une organisation commerciale fiable. Le gouvernement et les professionnels doivent mener ce travail ensemble. Avec nos clients, nous avons convenu de financer une campagne de marketing et de communication basée sur la création d’un label, à l’instar de celui de la vanille et du cacao malgaches, reconnu par les grandes enseignes internationales. Le litchi malgache se distingue par son goût particulier, d’où le choix du slogan « Le goût de l’île trésor » pour stimuler la consommation européenne à court terme », a expliqué Roland Ratsiraka, président du Groupement des exportateurs de litchi de Madagascar (GEL), lors de l’ouverture de l’événement.
Difficultés de rapatriement. Cependant, « ces ambitions se heurtent actuellement à des obstacles matériels très précis », a-t-il évoqué. Premièrement, les redevances aéroportuaires et le coût du fret pèsent lourdement sur les exportations aériennes. Deuxièmement, les infrastructures aéroportuaires à Toamasina et dans les régions productrices, pour accompagner le développement de la filière, sont insuffisantes. Troisièmement, les embouteillages et retards sur la RN2 détériorent la qualité d’un fruit hautement périssable. Une coordination opérationnelle s’impose entre transporteurs, autorités routières et gendarmerie. Quatrièmement, les ruptures de la chaîne du froid et la lenteur des procédures douanières à l’aéroport d’Ivato risqueraient de détruire, en quelques heures, la valeur créée durant des mois. Ensuite, la logistique au port de Toamasina, notamment en matière de capacité de stockage, de fluidité des opérations et de fiabilité des départs, est limitée. La concurrence régionale accrue de La Réunion et de l’île Maurice, qui cherchent également à conquérir des parts de marché, nécessite un renforcement de la compétitivité de la Grande Île, en amont comme en aval de la filière. Enfin, une solution s’impose face aux difficultés de rapatriement des devises lorsque des fruits arrivent dégradés, sont refusés ou restent impayés. Sur ce dernier point, le président du GEL a plaidé pour une approche pragmatique : « L’État doit pouvoir distinguer une opération commerciale réellement en difficulté d’un manquement volontaire. Nous proposons d’étudier des procédures de régularisation documentées et réalistes, tout en travaillant avec les acheteurs sur une meilleure commercialisation, des contrats plus sûrs et une gestion plus rapide des litiges. »
Nouveaux membres. Depuis l’installation du nouveau bureau du GEL, plusieurs avancées majeures ont été enregistrées. On peut citer, entre autres, la levée de l’interdiction d’exporter les litchis primeurs, le rétablissement de l’équité dans l’attribution des quotas, la fin du blocage des exportations vers les autres marchés et l’augmentation du nombre de chargeurs.
De plus, la filière s’ouvre de nouveau à d’autres opérateurs. Le groupement a ainsi enregistré l’adhésion de deux nouveaux membres respectant le cahier des charges : disposer d’une station de traitement adaptée, assurer la traçabilité des produits, respecter les normes, honorer ses engagements envers les producteurs.
Résultats positifs. Par ailleurs, Roland Ratsiraka a annoncé que les résultats de l’audit mené cette semaine par les experts de l’Union européenne sur le contrôle sanitaire et phytosanitaire des exportations agricoles de Madagascar sont positifs. Les membres ont su démontrer que le litchi respecte rigoureusement les normes européennes, positionnant la filière comme un modèle pour les autres produits d’exportation. « À l’issue de ces Assises nationales, une Déclaration de Toamasina, faisant office de plan d’action pour les années à venir, sera adoptée. Je remercie Madame la ministre du Commerce et de la Consommation ainsi que l’ensemble de nos partenaires pour leur présence et leur engagement », a conclu le président du GEL.
Deux hommes ont été interpellés le 23 septembre 2026 à l’intérieur de la forêt protégée de Menabe Antimena, alors qu’ils se trouvaient dans le « noyau dur », une partie strictement interdite d’accès. Ils sont soupçonnés d’y être entrés clandestinement pour chasser des sifaka, des lémuriens appartenant à des espèces protégées. L’interpellation a été effectuée lors d’une opération de patrouille menée conjointement par des éléments de la Circonscription régionale des Forces d’intervention de la Police (CRFIP) de Menabe et des agents de la Direction régionale de l’Environnement et du Développement durable (DREDD). Les deux hommes auraient ainsi pénétré sans autorisation dans cette zone réglementée pour se livrer à la chasse de ces animaux protégés, dont la capture et la chasse sont interdites. Leur présence dans le noyau dur a été découverte au cours de la patrouille effectuée par les équipes de contrôle. Après leur interpellation, ils ont été conduits au commissariat de la Sécurité publique (CSP) de Belo-sur-Tsiribihina. Ils y sont maintenus pour les besoins de l’enquête avant leur présentation devant la justice. Cette opération illustre également la surveillance menée dans la zone protégée de Menabe Antimena, notamment pour lutter contre les atteintes à la faune et aux espèces protégées.
Le corps sans vie d’un père de famille, porté disparu depuis mercredi dernier, a été retrouvé hier au fond d’un ravin à Andrefan’i Mandrosoa, dans le district d’Andramasina. Des piétons auraient alerté les autorités après avoir découvert le cadavre. L’homme se trouvait à proximité de sa moto, avec les effets personnels qu’il transportait au moment de sa disparition. Selon les informations recueillies, le père de famille avait quitté Antananarivo mercredi. Resté introuvable depuis, il faisait l’objet d’un avis de recherche lancé par sa famille. Les circonstances exactes de sa mort restent, pour l’heure, à déterminer. Selon les premières constatations, l’hypothèse d’une chute dans le ravin n’est pas à écarter. Une enquête doit toutefois permettre d’établir les circonstances précises du drame. Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs disparitions, suivies de la découverte de personnes décédées, suscitent l’inquiétude. Les circonstances de chaque cas doivent néanmoins être établies par les investigations avant de tirer des conclusions.
La Police nationale a ouvert, jeudi 24 septembre, les célébrations de son 65e anniversaire par un office religieux interconfessionnel à la cathédrale de l’Immaculée-Conception d’Andohalo. Une cérémonie placée sous le signe du bilan de 65 années de service, mais aussi de la prière pour les missions quotidiennes de la Police et pour le pays. Présidée en présence de hauts responsables, de représentants de différents ministères et services publics ainsi que de personnalités civiles et militaires, cette cérémonie a marqué le début des festivités du 65e anniversaire de la Police nationale.
Cap sur la proximité. Dans son intervention, le ministre de la Sécurité publique, inspecteur général de police Erick Michel, a souligné l’évolution de la Police nationale au cours de ses 65 années d’existence. Il a surtout insisté sur l’orientation à donner à l’institution face aux exigences actuelles en matière de sécurité. Le rapprochement avec la population constitue ainsi l’un des axes mis en avant par le ministre. La Police nationale entend renforcer sa présence auprès des citoyens, notamment à travers la protection et l’assistance aux populations. Une approche qui place le service à la population au cœur de l’action policière. Pour Erick Michel, les différentes missions accomplies par la Police nationale doivent converger vers un même objectif : contribuer à l’instauration d’une paix durable à Madagascar. Cette orientation implique une Police appelée à rester au plus près de la population et à répondre aux besoins de sécurité sur le terrain. Le cœur des célébrations est prévu le 30 septembre prochain. Plusieurs activités sont programmées à cette occasion pour marquer cet anniversaire et poursuivre la commémoration des 65 années d’existence de la Police nationale.
Après une première opération lancée le 8 septembre, une deuxième vague de ressortissants chinois condamnés par la justice malgache pour des infractions liées à la cybercriminalité a été transférée en Chine. Quarante-neuf détenus ont quitté Madagascar dans la nuit du 23 au 24 septembre. Nouvelle étape dans le transfert de détenus chinois condamnés à Madagascar. Une deuxième vague, composée de 49 personnes, dont 44 hommes et 5 femmes, a été transférée vers la Chine le 24 septembre. L’avion transportant les détenus a décollé de Madagascar aux alentours de 2h30 du matin, à destination de la Chine. Ces ressortissants chinois pourront ainsi poursuivre et achever l’exécution du reliquat de leurs peines dans des établissements pénitentiaires chinois, sous des mesures de sécurité strictes et dans le cadre du suivi judiciaire prévu.
Des peines maintenues
Les autorités précisent que ce transfert ne constitue ni une annulation ni une réduction des peines prononcées. Les personnes concernées ont déjà été condamnées par les juridictions malgaches. Les décisions judiciaires rendues restent donc applicables et les peines doivent continuer à être exécutées. Cette opération intervient dans le cadre du renforcement de la coopération judiciaire entre Madagascar et la République populaire de Chine, permettant aux personnes condamnées de poursuivre l’exécution de leur peine dans leur pays d’origine. Au-delà de l’exécution des décisions judiciaires, le transfert des détenus vers la Chine pourrait également contribuer à alléger la pression exercée sur les établissements pénitentiaires malgaches, tout en maintenant le principe de l’exécution effective des condamnations.
D’autres transferts prévus
L’opération du 24 septembre constitue la deuxième vague de transferts après celle entamée le 8 septembre dernier. D’autres opérations sont encore prévues dans le cadre de la coopération entre les autorités malgaches et chinoises, conformément aux lois et accords en vigueur. À travers ce dispositif, les autorités entendent également rappeler que les personnes condamnées pour des infractions commises à Madagascar restent soumises aux décisions de la justice, même lorsque leur pays d’origine prend en charge la poursuite de l’exécution de leur peine. Au total, cette deuxième opération marque une nouvelle étape dans le processus de transfert des détenus chinois condamnés à Madagascar pour des faits liés à la cybercriminalité.
Madagascar ne fait pas uniquement face à des coupures d’électricité. Pour Ndriantsoa Rahasimbola, président fondateur de l’association TSO-RAY MANAVO, la situation révèle une crise énergétique structurelle, qui appelle une réponse durable, fondée sur ses conséquences humaines. La dépendance aux carburants importés, les tensions géopolitiques et les incertitudes liées, notamment, au détroit d’Ormuz et à Moscou peuvent accentuer la fragilité du système énergétique malgache. Derrière les chiffres se trouvent des familles confrontées aux difficultés d’éclairage, des écoles perturbées et des centres de santé dont le fonctionnement peut être affecté. L’accès à l’énergie conditionne directement la santé, l’éducation et les revenus. Dans cette perspective, un faible indice de développement humain (IDH) doit être considéré comme un signal d’alerte et non comme une fatalité.
Un enjeu de dignité
Ndriantsoa Rahasimbola s’appuie notamment sur les travaux de l’économiste Thomas Piketty sur les inégalités et le rôle des choix politiques. Il défend une société malgache « plus juste, résiliente et solidaire », dans laquelle la sagesse ancestrale, l’ancrage culturel, la foi et la solidarité pourraient contribuer à mieux anticiper les crises. Pour lui, l’énergie ne doit pas être considérée comme un simple produit ou un luxe, mais comme un levier du développement humain et une condition essentielle de la dignité.
Face à cette situation, TSO-RAY MANAVO avance cinq propositions. La première est la création d’un Bureau indépendant pour la protection et la garantie des consommateurs (BIPGC), destiné à défendre les intérêts des consommateurs et à favoriser le règlement des différends. La deuxième porte sur une stratégie nationale de stockage diversifiée, afin de mieux anticiper les perturbations d’approvisionnement et de réduire l’exposition aux tensions géopolitiques. L’association préconise également une protection renforcée des populations vulnérables, avec une tarification sociale, la continuité énergétique des hôpitaux, des écoles et des services de secours, ainsi qu’un mécanisme d’indemnisation automatique en cas de préjudice. Elle propose aussi la publication régulière d’indicateurs liés aux ODD 7, 10 et 16, ainsi qu’à l’IDH, pour mesurer les progrès accomplis. Enfin, elle appelle à la mise en place d’un pacte énergétique national réunissant institutions publiques, société civile et partenaires techniques et financiers.
L’internationale malgache des moins de 78 kg poursuit son parcours en France en rejoignant l’ASE Évry Judo. Une nouvelle étape dans la carrière de la judokate, qui a déjà commencé les entraînements avec son nouveau club et pris ses marques au sein de sa nouvelle équipe.
Après plusieurs saisons consacrées au développement de sa carrière sur la scène nationale et internationale, Zo Hajanirina Andriambololona poursuit donc son aventure sportive en France. La judokate malgache, engagée dans la catégorie des -78 kg, a intégré l’effectif de l’ASE Évry Judo, club d’Évry-Courcouronnes.
L’adaptation semble déjà bien engagée. Présente aux entraînements, la nouvelle recrue a commencé à découvrir le fonctionnement de son nouveau club, à travailler avec ses nouveaux partenaires et à prendre progressivement ses repères sur les tatamis franciliens. Une intégration qui devrait lui permettre de préparer, dans les meilleures conditions, les prochaines échéances de la saison.
Sur le plan sportif, Zo arrive avec une expérience internationale importante. En 2025, elle avait notamment décroché l’argent à l’Open d’Afrique d’Abidjan et terminé cinquième des Championnats d’Afrique seniors. Elle s’était également illustrée lors de compétitions nationales à Madagascar. En 2026, Zo a poursuivi sur sa lancée avec une victoire à l’Open d’Afrique de Dakar, avant de prendre part aux Championnats d’Afrique seniors ainsi qu’au prestigieux Grand Slam de Paris.
Avec son arrivée, l’ASE Évry Judo accueille ainsi une judokate internationale expérimentée, déterminée à poursuivre sa progression. Bien installée dans son nouvel environnement, Zo Hajanirina peut se concentrer sur ses prochains objectifs et atteindre de nouveaux rêves.
Une page sombre s’est tournée pour le football malgache. Kira Michel, affectueusement surnommé « Maître Kira », a tiré sa révérence à 76 ans, emporté par une longue maladie diagnostiquée en 2025. La mobilisation massive de ses admirateurs et des instances sportives n’a malheureusement pas suffi à prolonger le combat de cette figure tutélaire du ballon rond national. Considéré comme l’une des plus belles plumes du Club M, cet ancien capitaine et milieu de terrain ambidextre hors pair, souvent comparé au « Pelé malgache », a illuminé son époque par son élégance technique, son dribble légendaire face au gardien Thomas N’Kono en 1974 et son engagement ultérieur sur le banc. En 1997, le stade d’Andaboly, à Toliara, a été baptisé en son honneur, juste reconnaissance d’une carrière exceptionnelle. À 18 ans déjà, il intégrait l’équipe nationale, dont il fut le plus jeune élément. Formé à Besakoa Toliara dans les années 1960, il évolua ensuite à l’AS PTT puis à l’AS Corps Enseignants Toliara, triple champion de Madagascar. Dans les années 1980, il cofonda l’AS SOMASUD avec Armand Mahonjo, autre club titré. Capitaine de la sélection de Toliara, il porta le brassard du Club M de 1978 à 1983 et disputa quinze saisons sous le maillot national. Poste 10 de prédilection, capable de frapper des deux pieds, il participa aux qualifications des Mondiaux 1970, 1974, 1978 et 1982. Aux côtés de Rasoanaivo Étienne, d’Augustin Andriamiarinosy « Baovola », de Bevoavy ou de Babazy, il rivalisait avec les plus grands noms africains, de Roger Milla à El Katib. Des clubs étrangers le convoitaient ; il préféra rester fidèle à sa terre. Midi Madagasikara et toute la famille du football malgache présentent leurs plus sincères condoléances à ses proches.
Delphine, montée par Bernard Andrianiana, a remporté le Prix des Poussins
Delphine, montée par Bernard Andrianiana, a remporté le Prix des Poussins
La célébration du 30e anniversaire de l’ASCEL/AHCEL et du PMU à Madagascar restera gravée dans les mémoires. Dimanche, l’hippodrome de Mahazina, à Ambatolampy, a connu une affluence exceptionnelle, réunissant turfistes, passionnés et habitants venus partager ce moment historique pour la filière hippique malgache. L’événement a pleinement atteint ses objectifs, confirmant la maturité d’une institution qui œuvre depuis trois décennies au développement de l’élevage et des courses de chevaux dans le pays. La journée a été marquée par sept courses disputées, réunissant des chevaux issus des principaux centres d’élevage d’Antananarivo, Antsirabe, Ambatolampy, Ampitatafika ou encore Ambatofotsy.
Parmi les temps forts, Coralie Rabe s’est imposée dans le Prix Nomades, sous la monte de Roméo Radotiana, tandis que Delphine, pilotée par Bernard Andrianiana, a remporté le Prix des Poussins. L’avenir de la discipline s’est également invité sur la piste avec le Prix des Légendes, réservé aux élèves de l’École des courses hippiques et de l’élevage (ECHEL). La victoire de Zarra, montée par le jeune Mario Mamitiana Herimanantsoa, a démontré le potentiel de cette nouvelle génération de jockeys. Plusieurs de ces jeunes talents sont d’ailleurs appelés à poursuivre leur formation et leur carrière à Maurice ou en France.
Dans les autres épreuves, Vision Nouvelle a remporté le Prix d’Encouragement, tandis que Belladona s’est imposée dans le Prix Bet261/ASCEL. Chez les jeunes chevaux de catégorie I, Divine Star a confirmé toutes les attentes en gagnant le Prix Zazakely. Point d’orgue de la fête, le prestigieux Grand Prix PMU France/AHCEL, sur 2 000 mètres, a couronné Cirus Pleasure, monté par Joseph Marcelin, devant Bartabas et Arizona. La présence du représentant du PMU France a donné un éclat particulier à cette célébration, animée avec brio par le groupe Ny Ainga. Au-delà des résultats sportifs, cette journée a surtout témoigné de la vitalité et des ambitions de toute une filière tournée vers l’avenir.