- Publicité -
mercredi, octobre 14, 2026
- Publicité -
Accueil Blog Page 47

Recherches : Origine de l’extinction de la mégafaune il y a 1 200 ans

0
« Oiseau-éléphant » pour les Occidentaux, « vorompatrana » pour les Malgaches, le plus célèbre oiseau de la mégafaune malgache
« Oiseau-éléphant » pour les Occidentaux, « vorompatrana » pour les Malgaches, le plus célèbre oiseau de la mégafaune malgache

La disparition de la mégafaune malgache ne s’explique pas uniquement par la chasse primitive. Parue le 23 septembre dans la revue « Proceedings of the Royal Society B », une étude menée par Sean Hixon et Leanne Phelps remet en cause cette théorie. En analysant, par datation radiocarbone et isotopes stables, les restes d’ossements prélevés sur l’île, les chercheurs ont reconstitué la trajectoire du bétail introduit. Les résultats révèlent qu’il y a 1 200 ans, l’essor rapide de l’élevage de bovins, d’ovins et de caprins a entraîné une mutation profonde du couvert végétal, marquée par le déboisement et l’extension des prairies C4. Une grande étendue d’herbes de savane, sans grands arbres pour faire de l’ombre, très bien adaptée au soleil brûlant et aux périodes sèches. Cette pression pastorale et le morcellement des forêts ont coïncidé directement avec l’extinction des espèces endémiques, telles que l’oiseau-éléphant ou l’hippopotame pygmée. Au-delà du volet historique, ces travaux apportent des repères clés pour optimiser la gestion des pâturages actuels sans compromettre la préservation des derniers massifs forestiers de la Grande Île.

Recueillis par Maminirina Rado

Un Malgache brille à La Réunion : Renaud Raharijaona dans le Top 3 LinkedIn

1
La présence de Renaud Raharijaona dans le Top 300 LinkedIn réunionnais n’est qu’une facette d’un parcours désormais visible à l’échelle mondiale.
La présence de Renaud Raharijaona dans le Top 300 LinkedIn réunionnais n’est qu’une facette d’un parcours désormais visible à l’échelle mondiale.

Installé à La Réunion depuis septembre 2025 après une carrière richement construite à Madagascar, Renaud Raharijaona vient de se hisser à la troisième place du Top 300 des créateurs LinkedIn les plus influents de l’île, publié le vendredi 25 septembre 2026 par Yann Ruebrecht. Ce classement semestriel, établi à partir des données de la plateforme internationale Favikon, repose sur l’analyse de plus de 2 200 profils réunionnais.

Favikon ne se limite pas au nombre d’abonnés : son système prend en compte l’engagement généré par les publications, l’activité du compte, la croissance de l’audience et divers indicateurs d’authenticité. Yann Ruebrecht, qui compile ces données pour dresser son palmarès, rappelle que ce classement reste un indicateur numérique et ne définit pas « les meilleurs », mais met plutôt en lumière les profils les plus actifs et suivis.

Cette distinction intervient un an après l’arrivée de Renaud Raharijaona à La Réunion, où il exerce aujourd’hui dans la communication et les relations presse dans le secteur des télécommunications. À Madagascar, son parcours s’est bâti sur 21 ans de journalisme et 16 ans de communication dans les télécoms, auxquels s’ajoute une expérience comme consultant en stratégie digitale.

Dans ses propres mots, Renaud Raharijaona souligne la dimension identitaire de cette reconnaissance : porter avec lui une part de Madagascar dans ses activités à La Réunion et sur la scène mondiale. Ce double ancrage lui permet de relier deux espaces culturels et professionnels, tout en affirmant une identité ouverte et connectée.

Par ailleurs, la reconnaissance dépasse le cadre réunionnais : Renaud Raharijaona occupe également la 7ᵉ place du classement mondial Favikon des créateurs LinkedIn francophones en communication corporate et relations publiques. Il y figure aux côtés de personnalités de référence telles que Jean-Charles Tréhan (LVMH, premier) et Frédéric Fougerat (Tenkan Paris, deuxième).

Hanitra Andria

Assainissement et Hygiène : La MEAH appelle à jouer collectif

0

Maintenir une ville propre ne relève pas uniquement des services publics. À la clôture du projet GESDA, la ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène a appelé les différentes parties prenantes à renforcer l’entraide et la coopération. Un message politique qui replace aussi les citoyens au cœur de la bataille pour la salubrité d’Antananarivo.

« L’assainissement et l’hygiène ne sont pas uniquement du ressort du MEAH. Cela concerne également le département de la Santé et celui de l’Environnement. Cela concerne les collectivités territoriales, le secteur privé, la société civile et surtout les populations de tous les fokontany. L’assainissement et l’hygiène sont l’affaire de tous », a affirmé Dr Razafindrianiaina Minosoa Elia Anjaratiana, ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, en marge de la clôture officielle du projet GESDA, ou Gestion des Déchets Solides d’Antananarivo, jeudi 24 septembre 2026 à Anosy. Des propos qui témoignent de l’ampleur des défis en matière d’hygiène et d’assainissement dans la capitale malgache, mais aussi dans tout le pays en général. Défis relevés durant la mise en œuvre du projet GESDA entre 2022 et 2026.

Avancées. Quatre années d’expérimentation ont permis de montrer qu’un changement de pratiques est possible. À Ampefiloha Cité et à Ambohitrakely, deux quartiers pilotes du projet d’amélioration du système de gestion des déchets solides à Antananarivo (GESDA), le tri à la source a progressivement gagné du terrain. À Ampefiloha, l’adhésion des ménages, estimée à environ 30 % au démarrage, a atteint 70 à 75 % selon les résultats présentés en septembre. Ces résultats démontrent l’enjeu crucial de les maintenir dans le temps et de les étendre à l’ensemble de la capitale.

L’après-projet. C’est dans ce contexte que l’appel de la ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène à davantage d’entraide et de coopération prend tout son sens. L’assainissement repose sur une chaîne dans laquelle interviennent l’État, les communes, les sociétés municipales d’assainissement, les fokontany, les partenaires techniques, mais également les habitants. Par ailleurs, la dimension matérielle reste importante. La Société municipale d’assainissement (SMA) dispose d’environ 40 camions, dont 25 sont mobilisés quotidiennement, tandis que près de 400 agents participent aux opérations de collecte et d’évacuation.

Requis. Les équipements ne peuvent cependant pas, à eux seuls, garantir une ville propre. La régularité de la collecte, le financement du service, le respect des dispositifs de dépôt et l’adoption du tri par les ménages doivent fonctionner ensemble. La clôture du projet GESDA ouvre ainsi une nouvelle étape, celle de l’appropriation. Après l’appui technique et matériel de la coopération japonaise, le défi consiste désormais à transformer les acquis du projet en pratiques durables. La propreté d’Antananarivo devient alors moins l’affaire d’un projet que celle d’une responsabilité collective.

José Belalahy

Début de l’intersaison  :

0

L’orage et la grêle ont pris au dépourvu les habitants d’Ambatolampy, jusqu’à Soanindrariny, dans la région Vakinankaratra, le 26 septembre 2026.

C’est une manifestation météorologique qui semble bien marquer l’intersaison, déjà attendue depuis plusieurs semaines. La grêle s’est abattue sur plusieurs régions de Madagascar vendredi dernier. Météo Madagascar, dans ses prévisions, avait déjà annoncé le jour J cette probabilité de voir arriver l’orage dans certaines localités des régions centrales et dans la partie sud du pays.

Le temps désespérément sec, les températures encore assez basses et les vents forts observés début septembre, notamment le soir et aux aurores, ont quelque peu lassé les habitants des Hautes Terres centrales, impatients d’en finir enfin avec l’hiver austral. En effet, les premières baisses de températures ressenties ont déjà été observées dès mi-mai 2026. Depuis plusieurs jours, le mercure semble enfin décoller, et les journées ensoleillées sur les régions centrales de l’île semblent enfin céder la place à la grisaille.

Durant le week-end, plusieurs régions et districts des Hautes Terres centrales et de la moitié sud du pays ont été placés sous vigilance rouge en raison des pluies abondantes attendues dans ces zones : entre 30 mm et 60 mm de précipitations étaient attendus en 24 heures. Étaient concernées les régions Itasy, Vakinankaratra, Amoron’i Mania et Matsiatra Ambony, ainsi que les districts de Tsiroanomandidy, Miandrivazo, Betroka, Benenitra, Ankazoabo, Sakaraha, Beroroha, Mahabo.

Ce jour et ce, depuis le week-end, une hausse progressive des températures maximales est attendue, entre 26 °C et 29 °C sur les Hautes Terres centrales.

Hanitra R.

Finances publiques : Les statistiques au cœur de la transparence

0

La modernisation des statistiques des finances publiques figure au centre d’un atelier national organisé par le ministère de l’Économie et des Finances. Placée sous le thème « Pour la modernisation des statistiques des finances publiques », cette rencontre a été officiellement ouverte jeudi 24 septembre 2026 et se poursuivra jusqu’au lundi 28 septembre au Stade Barea Mahamasina. Le ministre de l’Économie et des Finances était représenté à l’ouverture par son directeur de cabinet, Zo Razafindrakoto, en présence de plusieurs directeurs généraux et responsables du ministère. Les échanges portent notamment sur l’amélioration de la qualité, de la fiabilité et de la disponibilité des données relatives à la gestion des finances publiques. La directrice générale du Trésor, Mbinison Dorette Ratsiavahana, a, pour sa part, insisté sur l’importance de la modernisation de ces statistiques. Celles-ci constituent, selon le message porté lors de l’atelier, un socle essentiel pour renforcer la transparence, disposer d’informations fiables et améliorer la prise de décision économique et financière.

Antsa R.

Salon de l’Auto 2026 : Participation active de la Douane, axée sur l’importation de véhicules

0

Des centaines de visiteurs ont afflué au stand de la Douane malgache lors de la première journée du Salon de l’Auto 2026. Sa participation est principalement axée sur l’information et la sensibilisation du public concernant les procédures liées à l’importation de véhicules. La grande nouveauté de cette édition est le « Hub interactif », un outil numérique permettant aux visiteurs de connaître les différentes étapes à suivre, les documents requis ainsi que les droits et taxes applicables selon la catégorie du véhicule à importer. Une initiative destinée à rendre les procédures douanières plus accessibles et compréhensibles pour les usagers. La première journée a également été marquée par la visite d’une délégation officielle conduite par le Premier ministre au stand de la Douane. Retenu par ses obligations, le directeur général des Douanes, Antoine Randrianjafy, n’a pas pu assister à l’ouverture, mais devrait visiter le stand la semaine prochaine. Le Salon se poursuit jusqu’à ce dimanche, avant une nouvelle séquence prévue du 1er au 4 octobre 2026.

Antsa R.

Coopération Madagascar-Chine : La SMATP, 40 ans au service des infrastructures

1

La coopération entre Madagascar et la République populaire de Chine continue de s’inscrire dans la durée. La célébration du 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, organisée le 24 septembre dernier, a également été marquée par les 40 ans de la Société sino-malgache des travaux publics (SMATP), acteur de longue date du secteur des infrastructures à Madagascar. La cérémonie s’est tenue en présence du Premier ministre, chef du gouvernement, Mamitiana Rajaonarison, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, de responsables institutionnels et de partenaires. Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, y a notamment rappelé la contribution de la SMATP à la réalisation de plusieurs infrastructures majeures au cours des quatre dernières décennies. Parmi les réalisations citées figurent notamment la RN1, la RN43, ainsi que l’avenue Maritime de Toamasina. Représentant l’État actionnaire au sein de la société, le ministère de l’Économie et des Finances accorde également une attention particulière à l’avenir de la SMATP. En collaboration avec le ministère des Travaux publics et les autres entités concernées, des efforts sont engagés pour renforcer sa gouvernance, améliorer sa situation financière et développer davantage ses capacités opérationnelles. L’objectif affiché est de permettre à l’entreprise de jouer un rôle encore plus important dans la réalisation des infrastructures nécessaires au développement économique du pays, tout en consolidant un partenariat sino-malgache déjà ancien.

Antsa R.

Marché de l’automobile : Hausse des offres de voitures électriques

0

L’électrique gagne du terrain à Madagascar. En témoigne la hausse des offres de véhicules électriques constatée dans les stands du Salon de l’Auto au CCI Ivato.

Des motos aux 4X4, en passant par les voitures légères, les concessionnaires exposent une multitude de voitures électriques qui attirent l’attention des visiteurs.

Progression visible.

Et ce n’est pas seulement la diversité des modèles exposés qui retient l’attention au Salon de l’Auto. C’est aussi la progression visible des offres de véhicules électriques. « On constate un intérêt grandissant des consommateurs pour cette nouvelle génération de véhicules », déclare un concessionnaire. Il a, par ailleurs, précisé que, même si, durant le Salon de l’Auto, ce sont surtout les curieux qui demandent des informations, il n’en demeure pas moins que, ces derniers temps, la vente en magasin de véhicules électriques est en nette augmentation. Pour le Salon de l’Auto, d’ailleurs, la grande majorité des concessionnaires entendent réaliser de bonnes affaires en proposant des prix promotionnels. Quoi qu’il en soit, l’on constate actuellement une évolution des attentes des consommateurs. La voiture électrique n’est plus uniquement présentée comme une curiosité technologique ou un produit destiné aux marchés européens et asiatiques. Elle commence à trouver sa place dans les catalogues proposés au consommateur malgache.

Recharge

Le principal obstacle demeure cependant le prix. « Selon les modèles et les caractéristiques, les véhicules électriques sont proposés à des prix pouvant aller jusqu’à 300 millions d’ariary », d’après un concessionnaire. Un niveau de prix qui limite nécessairement l’accès à une large partie des automobilistes. Outre le prix, l’insuffisance des infrastructures de recharge constitue un autre facteur bloquant pour l’achat de voitures électriques. Le développement d’un parc automobile électrique suppose, en effet, un réseau suffisamment dense de bornes permettant aux automobilistes de recharger leur véhicule en dehors de leur domicile. Or, Madagascar ne dispose pas encore d’un maillage comparable à celui des marchés des pays développés. Certains modèles sont proposés avec leur propre dispositif de recharge, permettant au propriétaire de recharger son véhicule à domicile. Une possibilité qui réduit, au moins pour les utilisateurs disposant d’un logement adapté, la dépendance à l’égard d’un réseau public de bornes.

R.Edmond.

Disparition : Une femme de savoir s’en est allée

0

Du monde était présent hier à Andavamamba Anjezika, côté EPP. Professeurs, féministes, étudiants, journalistes, officiers et cadres sont venus rendre un dernier hommage à Pierrette Mbola Morel. Cette dame aux multiples facettes s’est éteinte jeudi dernier à l’hôpital militaire, à l’âge de 67 ans.

Femme de savoir. Mbola Pierrette était à la fois anthropologue, chercheuse et auteure. Universitaire, elle enseignait aux universités Ravelojaona et de Toliara. Elle était également secrétaire perpétuelle de la section Sciences morales et politiques de l’Académie nationale malgache depuis 2024. Très attachée à la sauvegarde des savoirs traditionnels, elle avait publié chez L’Harmattan un ouvrage consacré à la médecine traditionnelle à Madagascar, avec comme exemples Antananarivo Atsimondrano et Toliara II. Une publication consacrée aux plantes médicinales et aux pratiques des tradipraticiens malgaches. Son engagement dans ce domaine l’avait également conduite en France. En mai 2016, elle y avait donné une conférence sur les plantes médicinales malgaches.

TPGC. Mbola Pierrette était également une figure de la maçonnerie malgache. Elle était membre du « Droit Humain » et détenait le grade de Très Puissant Grand Commandeur (TPGC), comme indiqué dans son avis de décès. Elle faisait partie des membres fondateurs ayant participé à la remise en place, à Madagascar, à la fin des années 1990, de cette obédience. Elle avait ensuite présidé et contribué à la mise en place de plusieurs loges du Droit Humain, dans la capitale comme dans les provinces. De par son grade, elle siégeait également au sein du Suprême Conseil, l’instance suprême du Droit Humain international.

Ray Aman-dReny. Mbola Pierrette figurait aussi parmi les grands « Ray Aman-dReny », en tant que princesse dans son lignage. Une autre facette d’une personnalité qui aura marqué plusieurs milieux. Elle laisse ainsi un grand vide dans les milieux universitaire, humaniste, social et féministe. Hier, ceux qui l’ont connue sont venus nombreux lui rendre un dernier hommage. Sa dépouille mortelle a été acheminée à Toliara avant son inhumation au cimetière familial de Manombo Sud, dans le district de Toliara II, vendredi prochain.

Recueillis par Nadia R.

Décès de Jean-Jacques Rabenirina : La famille demande une autopsie pour lever les zones d’ombre

0
La famille de Jean-Jacques Rabenirina a décidé de faire appel après le premier verdict.
La famille de Jean-Jacques Rabenirina a décidé de faire appel après le premier verdict.

Un an après le drame, la famille de Jean-Jacques Rabenirina ne veut toujours pas tourner la page.

Appel. Le premier verdict rendu dans cette affaire n’a pas permis, selon elle, de répondre à toutes les questions qu’elle se pose. Elle a donc décidé de faire appel, avec la volonté de connaître toute la vérité sur les circonstances de la mort du député. Les personnes entendues dans le cadre de l’affaire ne se sont pas toutes présentées au même moment. Au nom de la famille, Virapin Ramamonjisoa relève l’absence des gardes du corps lors des premières auditions à la gendarmerie d’Andoharanofotsy, devant le parquet et lors de la reconstitution organisée trois mois après le drame. « Ces personnes, citées comme témoins, ont brillé par leur absence lors des premières auditions à la gendarmerie d’Andoharanofotsy, devant le parquet et même lors de la reconstitution des faits organisée trois mois après le drame. Ce n’est que lors de la dernière audience, le 9 juin dernier, qu’elles ont répondu à la convocation. Leurs versions s’avèrent pourtant contradictoires alors qu’elles voyageaient ensemble », explique-t-il.

Données effacées. La famille continue également de contester la version d’un simple accident de la circulation. Elle s’interroge sur les premières constatations effectuées sur les lieux et sur l’état du corps après le drame. « Si l’impact avait été d’une violence telle qu’on le prétend, le corps aurait été lourdement mutilé. Or, nous avons pu laver et habiller le défunt normalement », affirme Virapin Ramamonjisoa. Le premier jugement a condamné le conducteur à 18 mois d’emprisonnement ainsi qu’au paiement de 4 millions d’ariary de dommages et intérêts. Pour la famille, cette décision reste insuffisante au regard des questions qui demeurent sans réponse. Le téléphone du député constitue un autre point soulevé par ses proches. L’appareil aurait disparu avant de réapparaître avec ses données effacées. La personne qui l’aurait remis aurait expliqué cette suppression par l’existence de « nombreuses conversations politiques ». Une explication qui ne suffit pas à lever les interrogations de la famille, qui souhaite comprendre ce qui s’est passé autour de cet appareil et de son contenu.

Liens du sang. Malgré les responsabilités politiques exercées par le défunt, Virapin Ramamonjisoa insiste sur le caractère familial de la démarche engagée aujourd’hui. « Chacun a son parcours politique, mais les liens du sang priment sur tout le reste. Nous n’avons de haine contre personne, nous voulons simplement comprendre ce qui s’est réellement passé », souligne-t-il. La famille entend ainsi poursuivre la procédure en appel. Elle demande également la réalisation d’une autopsie. Après la disparition récente de l’épouse du député, les proches espèrent que cette nouvelle étape de la procédure permettra enfin d’apporter des réponses aux nombreuses questions qu’ils se posent encore.

Nadia R.