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vendredi, octobre 9, 2026
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Ndremanjary Jean André : Des interrogations sur son déplacement à Rouen

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Le président par intérim du Sénat a rencontré le président de la Métropole Rouen Normandie pour discuter du développement de la coopération décentralisée.

« Le mandat des sénateurs et celui du Bureau permanent du Sénat sont arrivés à expiration, sans prorogation possible, le 18 janvier 2026 à minuit. Le président du Sénat par intérim et le questeur du Sénat, en tant qu’autorité administrative et financière, expédient les affaires courantes au sein du Sénat ». Ce sont les termes des articles 2 et 3 de l’avis n°01-HCC/AV du 19 janvier 2026 de la Haute Cour constitutionnelle, relatif à la fin du mandat des sénateurs. Dans son article 7, le même avis stipule : « Considérant que la fin générale du mandat des sénateurs entraîne immédiatement la cessation des fonctions législatives et des fonctions institutionnelles de la Chambre haute, lesquelles sont liées à ce mandat expiré ; qu’il en est de même pour le mandat des membres du Bureau permanent, qui se termine de plein droit avec la fin de la législature, étant indissociable aussi du mandat de sénateur ». Neuf mois après cet avis de la HCC, l’ex-président de cette institution, Ndremanjary Jean André, effectue une mission à l’extérieur et représente Madagascar et le Sénat malagasy à Rouen, en France, lors d’une rencontre avec le maire de cette ville, Nicolas Mayer-Rossignol, non moins président de la Métropole Rouen Normandie. Une rencontre qui, selon un communiqué publié par le Sénat Madagascar, était consacrée au développement de la coopération décentralisée. Les discussions auraient été axées sur la gestion de la voirie et la gestion des déchets.

Affaires courantes

Comment se fait-il qu’un chef d’une institution déjà dissoute depuis le mois de janvier puisse représenter Madagascar lors d’une rencontre bilatérale à l’étranger ? C’est la question que les observateurs se posent. On se demande en effet si représenter le pays lors d’une mission à l’extérieur fait partie des affaires courantes. En effet, dans l’article 8 de leur avis n°01-HCC/AV, les juges constitutionnels accordent une exception à ceux qui exercent des responsabilités administratives et budgétaires, en l’occurrence le président du Sénat par intérim et le questeur, afin qu’ils puissent assurer la continuité du service public. Selon la HCC, leur mission consiste à « l’expédition des affaires courantes du Sénat leur permettant essentiellement de régler le salaire du personnel existant et d’assurer les besoins logistiques des différents services du Sénat dans la stricte limite du nécessaire ». Cette mission du numéro un de la Chambre haute en France va certainement relancer les débats autour de la question des affaires courantes pour les hauts responsables étatiques démis de leurs fonctions. Des interrogations se posent d’ailleurs à propos de la présence effective du président du Sénat, Ndremanjary Jean André, qui continue d’occuper sa place dans les rangs protocolaires pendant les cérémonies officielles organisées par le régime de la Refondation. En cette période où le changement est au centre de toutes les préoccupations, et où le PRRM, le colonel Michaël Randrianirina, prône la sobriété budgétaire dans sa politique de gouvernance, des questions se posent sur la source du financement de ce déplacement du président du Sénat à Rouen. Le voyage a-t-il été pris en charge par le Sénat ou bien est-ce Ndremanjary Jean André lui-même qui a financé son voyage dans l’objectif d’établir un partenariat stratégique avec la Métropole Rouen Normandie ?

Davis R

District de Bealanana : Litige foncier entre population et militaires

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Le conflit foncier persiste dans le fokontany d’Antanambola, commune et district de Bealanana. Les habitants ont adressé une lettre ouverte au président de la Refondation au sujet d’un terrain de 500 hectares qu’ils affirment avoir mis en valeur et qui serait aujourd’hui occupé par des militaires. Selon les explications données par les riverains le 5 octobre, une vingtaine de militaires exerceraient des pressions sur les quelque 3 000 habitants de la localité.

2 000 hectares. La population affirme n’avoir pu exploiter jusqu’à présent que 300 hectares sur les 500 hectares concernés. Le différend remonte à 1989, malgré plusieurs arrangements intervenus au fil des années. Le terrain fait partie d’un domaine de 2 000 hectares immatriculé au nom de colons en 1944, avant d’être transféré au ministère de l’Agriculture en 1947. En 1971, un camp militaire y a été installé. Depuis, les tensions se poursuivent entre les habitants et les militaires autour de l’utilisation et de l’accès aux terres. Les habitants demandent une clarification de la situation foncière ainsi que l’intervention des autorités afin de mettre fin au différend.

Recueillis par Nadia R.

Politique nationale du sport : L’ultime concertation avant la validation

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Le processus d’élaboration de la Politique Nationale du Sport (PNS) franchit une étape décisive. L’atelier de consolidation et de finalisation de ce document stratégique a été officiellement lancé hier au Madagascar Espace d’Ambohimangakely. Prévu sur trois jours, ce rendez-vous réunit les principaux acteurs du mouvement sportif malgache autour d’un objectif commun : doter le pays d’une politique sportive forte, durable et adaptée aux réalités nationales. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, de ses collaborateurs, de représentants de l’Assemblée nationale, ainsi que des différentes composantes du sport malgache. Le Comité olympique malgache, les fédérations nationales, les ligues régionales, des journalistes et les membres du comité technique figurent parmi les participants. Cette rencontre vise à harmoniser et à consolider les conclusions issues des différentes phases de consultation menées ces derniers mois. Les échanges permettront d’affiner les orientations retenues afin de bâtir un cadre de référence répondant aux besoins des sportifs, des dirigeants et de l’ensemble des acteurs du secteur. Les responsables ont souligné la nécessité de disposer d’une Politique Nationale du Sport fédératrice, capable de mobiliser tous les intervenants autour d’une vision commune du développement sportif. Au-delà de la performance, l’ambition est également de favoriser l’émergence d’un environnement propice à l’épanouissement des athlètes malgaches et au rayonnement du sport national. Considéré comme l’ultime étape du processus de rédaction de la PNS, cet atelier marque l’aboutissement d’un long travail de concertation. À son issue, les recommandations et conclusions retenues seront transmises au gouvernement et au Conseil des ministres pour examen et validation. Un passage crucial pour l’avenir du sport malgache, appelé à s’appuyer sur une politique structurée et partagée par tous.

Recueillis par Heriniaina Samson

Haltérophilie – Championnat d’Afrique jeunes et juniors : Tendry Mahay Tia et Manjarisoa Tianatah Ralijaona à l’assaut de l’Afrique

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Tendry Mahay Tia peaufine sa préparation pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar à travers ce rendez-vous africain en Algérie.
Tendry Mahay Tia peaufine sa préparation pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar à travers ce rendez-vous africain en Algérie.

Après ses performances remarquées sur la scène continentale cette année, l’haltérophilie malgache nourrit de nouvelles ambitions. Deux jeunes talents défendront les couleurs de la Grande île en Algérie avec, en ligne de mire, des médailles africaines et une préparation grandeur nature avant les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar.

La relève malgache de l’haltérophilie sera à l’honneur en Algérie. Les Championnats d’Afrique jeunes et juniors, couplés au Championnat arabe open, se déroulent du 5 au 13 octobre à Mostaganem. Madagascar y engage deux de ses plus grands espoirs, avec l’ambition de briller sur la scène continentale. La délégation malgache sera composée de Tendry Tsiky Mahay Tia Rakotonoely et de Voharimboninahitra Manjarisoa Tianatah Ralijaona, deux jeunes athlètes appelés à porter haut les couleurs nationales. Âgée de 16 ans, Tendry Mahay Tia participera dans les catégories des moins de 49 kg chez les cadettes et les juniors. De son côté, également âgée de 16 ans, Manjarisoa Tianatah Ralijaona sera alignée en moins de 55 kg chez les cadettes ainsi qu’en moins de 60 kg chez les juniors. Tous les regards seront particulièrement tournés vers Tendry Mahay Tia, déjà considérée comme l’une des figures montantes de la discipline. En mai dernier, lors des Championnats d’Afrique seniors disputés en Égypte, la jeune haltérophile avait contribué au palmarès malgache en décrochant une médaille d’argent et deux médailles de bronze dans la catégorie des moins de 48 kg, une performance qui confirme son potentiel à quelques semaines d’échéances majeures.

La pensionnaire de l’équipe nationale reste également sur une distinction prestigieuse. Lors du dernier Championnat de Madagascar organisé les 3 et 4 juillet à l’ANS Ampefiloha, elle a été sacrée meilleure athlète féminine de l’année grâce à un total olympique de 140 kg et un score Robi de 429,32 points. Cette compétition africaine représente un double défi pour la jeune prodige malgache : viser le sacre continental tout en peaufinant sa préparation pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar, prévus du 31 octobre au 13 novembre. Une échéance historique, puisque ce sera la première édition des JOJ organisée sur le continent africain. Les deux athlètes seront encadrées par le sélectionneur national, Éric Andriantsitohaina, avec l’espoir de revenir de Mostaganem avec de nouvelles médailles pour Madagascar.

Heriniaina Samson

Viser les étoiles

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Ils ont entre 4 et 17 ans. Ils sont lycéens. Passionnés de STEM (Sciences, Technology, Engineering, Mathematics) et savent de quoi ils parlent. Ils sont actuellement à Incheon, en Corée du Sud, pour participer au mondial de robotique First Global Challenge (FGC), en se mesurant à d’autres jeunes venant de 190 pays, tout aussi passionnés de STEM qu’eux.

Viser les étoiles

Dans leurs bagages, un robot. Celui qu’ils ont conçu et réalisé avec l’assistance de leurs mentors, et qu’ils utiliseront pour affronter leurs concurrents pendant les matches. Leur objectif, la meilleure des médailles : l’or. Cette année encore, ils entendent décrocher la médaille d’or, comme l’ont fait avant eux leurs prédécesseurs à Athènes en 2024 et au Panama en 2025. Des succès que la Team Madagascar au FGC 2026 compte bien rééditer, en dépit des semaines de tracas qu’ils ont dû vivre en préparant leur participation à cette compétition internationale de robotique.

Car cette aventure a été un véritable parcours du combattant pour ces jeunes lycéens composant la Team Madagascar au FGC 2026, avant d’arriver à ce stade ultime en Corée. Si les préparatifs techniques se sont déroulés sans encombre, le volet financier a été beaucoup plus compliqué, car les ressources financières sont plus que limitées. Il a fallu frapper à un nombre incalculable de portes pour espérer récolter des fonds afin de financer ce voyage en Corée. Quelques-unes se sont ouvertes, permettant de couvrir une partie des charges se chiffrant à plusieurs dizaines de milliers de dollars. Le jour du départ pour Incheon, seule une partie des membres de l’équipe a pu prendre le vol avec les mentors. Mais bonne nouvelle : le reste de l’équipe a finalement pu les rejoindre quelques jours après, grâce au soutien de plusieurs entités et institutions. Les voilà maintenant gonflés à bloc, prêts à investir les terrains de la compétition. Et viser les étoiles.  

Hanitra R.

Changement climatique : Écouter et entendre les voix des enfants

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Voir la question du changement climatique à travers les yeux des enfants. C’est dans cette approche qu’ont été recueillis les avis des enfants, leurs constats et leurs aspirations en matière de changement climatique et de catastrophes naturelles. Une initiative conjointe de l’ONG Save the Children Madagascar et Save the Children Japon, qui ont procédé depuis 2025 à une consultation parallèle dans les deux pays sur la question du changement climatique et des catastrophes naturelles, sous le thème « À travers nos yeux ». Cette campagne s’inscrit dans le cadre de la campagne « Generation Hope » (Génération Espoir), initiée par l’ONG internationale Save the Children et menée au niveau mondial.

Plus d’une centaine d’enfants de 12 à 18 ans, à Madagascar et au Japon, issus d’établissements scolaires et d’associations, ont pris part à la campagne de consultations « À travers nos yeux ». Ces échanges leur ont permis de découvrir mutuellement leurs cultures et de partager leurs expériences, leurs préoccupations et leurs recommandations face aux impacts croissants du changement climatique et des catastrophes naturelles. L’éducation et l’avenir de la planète semblent alors être au cœur de leurs préoccupations. Les enfants, premières victimes des impacts du changement climatique, sont ainsi des éléments clés de cette campagne qui porte leur voix sur le changement climatique. L’objectif est de faire bouger les lignes et d’appeler à des moyens adaptés aux enfants pour lutter contre la crise climatique.

Hanitra R.

Energie solaire : 24 techniciens prêts pour le monde du travail

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Remise des certificats aux apprenants, hier.
Remise des certificats aux apprenants, hier.

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le développement des énergies renouvelables à Madagascar. Hier, 24 jeunes techniciens spécialistes en énergie solaire ont reçu leurs attestations de fin de formation à Ampefiloha, apportant une véritable lueur d’espoir pour le secteur de l’énergie et l’emploi de la jeunesse dans la Grande île.

La cérémonie de sortie de la promotion baptisée « Mahomby » s’est tenue hier. Elle consacre le parcours rigoureux de ces 24 apprenants, ayant suivi une formation intensive de huit mois dédiée au métier de technicien en électricité solaire. Ce programme novateur s’est distingué par un modèle d’apprentissage en alternance, alliant cours théoriques au sein des établissements publics et immersion pratique en entreprise. Dans le détail, l’effectif compte 15 apprenants issus du Lycée technique professionnel (LTP) d’Alarobia à Antananarivo et 9 apprenants venus du LTP de Toliara. Initiée dans le cadre du projet « PHARE » (Projet holistique pour l’accès aux énergies renouvelables via les entreprises et la formation), cette formation vise à répondre de manière pragmatique aux besoins réels du marché du travail et des entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables. Le cursus met en avant la synergie réussie entre le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP), les partenaires au développement ainsi que le secteur privé.

Employabilité

Les diplômés de la promotion « Mahomby » font preuve d’une employabilité immédiate sur le terrain. Illustration parfaite de cette réussite, le major de promotion a eu le privilège d’être directement recruté par le ministre en tant que fonctionnaire afin de transmettre, à son tour, ses compétences aux futures générations. Les autres membres de la promotion ont été rapidement intégrés au sein des entreprises partenaires, comme ANKA Madagascar, tandis que certains se projettent déjà avec assurance dans l’entrepreneuriat. Fort du succès rencontré par les deux premières promotions, le programme porté notamment par l’IECD Madagascar et la Fondation Énergies pour le Monde – Fondem enchaîne d’ailleurs sans attendre avec le lancement d’une troisième vague au LTP d’Alarobia.

Narindra Rakotobe

Écoles Maarif : L’ONEP valide l’intégration des nouveaux programmes scolaires

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Lanto Patrick Razafimahefa, directeur de l’Office national de l’enseignement privé (ONEP), a effectué une visite inopinée aux Écoles internationales Maarif de Faralaza Talatamaty afin de contrôler l’application des réformes du ministère de l’Éducation nationale. Ces révisions intègrent l’anglais et l’EPS dès le primaire, tout comme l’anglais obligatoire et la suppression des options A et B jusqu’au BEPC. Elles réorganisent également le baccalauréat autour des séries L, S et OSE, offrant de multiples options aux lycéens.

Ce contrôle s’est révélé concluant pour l’établissement. Proposant une double scolarité préparant aux diplômes malgaches et français, Maarif appliquait déjà la plupart de ces exigences. Cet établissement laïc et multilingue accueille des élèves de nombreuses nationalités qui y étudient le turc, l’allemand, l’espagnol, le français, l’anglais et le malagasy, tout en bénéficiant d’enseignements artistiques et sportifs complets.

L’ONEP a salué la parfaite conformité de l’école avec les directives nationales ainsi que sa riche diversité culturelle. Ce succès repose notamment sur une préparation rigoureuse : sous la direction de Bilal Demirci, représentant de la Fondation Maarif, les enseignants suivent deux semaines de formation avant chaque rentrée. Cet encadrement permet aux diplômés d’intégrer de grandes universités en Turquie, confirmant le rayonnement international de l’établissement.

Narindra Rakotobe

Vaccination contre la polio et la rougeole : Le Rotary va à la rencontre des familles

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Les représentants des clubs de service lors de la descente à Analamahitsy.
Les représentants des clubs de service lors de la descente à Analamahitsy.

Le Rotary International s’investit pleinement dans la campagne de vaccination actuellement en cours contre la poliomyélite et la rougeole. Afin de concrétiser cet engagement sur le terrain, une délégation composée des représentants du Rotary club Mahamasina, club doyen, club Maroloko , le gouverneur élu pour 2027, le district 9220 a mené hier une descente conjointe avec le personnel de santé à Analamahitsy, faisant suite à un regroupement préalable au sein du Centre de santé de base niveau 2 (CSB II). Le CSB II d’Analamahitsy s’est fixé pour objectif d’atteindre 37 810 personnes cibles tout au long de cette campagne. La lutte contre la poliomyélite figure parmi les priorités majeures du Rotary International, selon la présidente du Rotary Club Antananarivo Ainga et président des présidents des clubs Rotary à Madagascar, Voahary Rakotovelomanantsoa. À Madagascar, 17 clubs locaux concrétisent cet engagement au quotidien à travers des actions annuelles récurrentes.

Eradication

À l’échelle mondiale, l’organisation mobilise chaque année environ 50 millions de dollars par l’intermédiaire de la fondation PolioPlus, en partenariat direct avec des acteurs majeurs tels que l’Alliance Gavi, l’OMS, l’UNICEF ainsi que la Fondation Bill et Melinda Gates. Cette dernière apporte d’ailleurs un financement équivalent pour renforcer l’impact des sommes injectées par le Rotary. Ces efforts soutenus s’intensifieront à l’occasion de la Journée mondiale contre la polio, célébrée le 24 octobre, dans l’objectif de sensibiliser l’opinion et de franchir les dernières étapes qui nous séparent de l’éradication définitive de cette maladie.

Narindra Rakotobe

Innovations : La recherche à la conquête des marchés

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Faire en sorte qu’une découverte scientifique ne reste pas confinée dans un laboratoire. C’est l’ambition affichée par l’Appel à manifestation d’intérêt Innovation Madagascar, porté par le MESUPRES, le MIDSP et le Syndicat des industries de Madagascar. Avec trois parcours allant de la recherche au transfert technologique, le dispositif veut rapprocher les scientifiques, les entrepreneurs et les industriels afin de transformer davantage d’innovations en activités économiques.

Du laboratoire à l’entreprise

Le chemin peut être long entre un résultat de recherche et son utilisation sur le marché. Le programme HI-LAB, l’un des trois programmes complémentaires de l’AMI Innovation Madagascar, entend précisément accompagner cette transition. Ouvert aux chercheurs, doctorants, étudiants en master, laboratoires et équipes de recherche, celui-ci prévoit un accompagnement de trois à douze mois. L’objectif est de « transformer les résultats scientifiques en solutions applicables, prototypes ou brevets, mais aussi de favoriser la création de startups issues de la recherche ». Les porteurs sélectionnés pourront notamment accéder aux capacités de prototypage, robotique, intelligence artificielle, Greentech et Agrifood d’UniPod. Un accompagnement à la propriété intellectuelle, à la création d’entreprise et à la maturation technologique est également prévu. Surtout, les chercheurs pourront être mis en relation avec des industriels pour du codéveloppement ou la recherche d’un premier client.

Marché. La démarche ne s’arrête pas aux laboratoires. Le programme HI-NOV cible quant à lui les innovateurs, entrepreneurs et startups, y compris ceux issus du secteur informel. Ici, avoir une idée ne suffit pas. L’adéquation au marché, la faisabilité technique, le modèle économique et la capacité de passage à l’échelle font partie des critères d’évaluation. Le dernier, et non le moindre, le programme HI-IMPACT complète ce parcours en rapprochant directement la recherche de l’industrie. Les entreprises pourront soumettre leurs besoins technologiques et travailler avec les chercheurs sur le codéveloppement, les tests et l’industrialisation de solutions. Dans cet AMI, l’agriculture, l’énergie, l’intelligence artificielle, la santé, l’économie bleue ou l’industrie figurent parmi les sept secteurs prioritaires. Les candidatures resteront ainsi ouvertes jusqu’au 22 octobre 2026, pour un démarrage de l’accompagnement prévu début janvier 2027.

José Belalahy