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vendredi, octobre 9, 2026
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Histoire : De Majunga à Tananarive : les chairs à labeur algériens de 1895

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« Les chefs de service de l’expédition de Madagascar » par l’occupant français, une image soutirée de « Les convoyeurs algériens dans la campagne de Madagascar 1895 » (2024) de Hadj Ali Mutsapha
« Les chefs de service de l’expédition de Madagascar » par l’occupant français, une image soutirée de « Les convoyeurs algériens dans la campagne de Madagascar 1895 » (2024) de Hadj Ali Mutsapha
Illustration du rôle des convoyeurs algériens tirant la charrette et le mulet, avec des soldats colons français bien installés. (crédit photo : 1er-rama.org)

Enrôlés d’autorité après l’échec de la diplomatie en 1894, près de 5 700 convoyeurs algériens sont envoyés à Madagascar pour assurer l’épuisante logistique du corps expéditionnaire. Décimés par le labeur, le climat et les maladies entre Majunga et Tananarive, plus de 2 000 d’entre eux périront dans l’oubli. Retour sur une tragédie méconnue où les troupes auxiliaires indigènes ont payé le prix fort de l’expansion coloniale.

Le Myre de Vilers quitte Tananarive le 27 octobre 1894. Les « négociations », plutôt l’imposition du protectorat, avec le gouvernement malgache, sont rejetées. Face à cet affront, la France, avec l’aval de l’Angleterre, prépare sa riposte. Bref, ce seront les armes et le sang. Deux mois après, le 31 décembre de la même année, le capitaine François Joseph Amédée Lamy lance une campagne de recrutement « forcé ». Il atteint, au final, le chiffre de 5 693 hommes destinés aux tâches les plus difficiles. La « tragédie des convoyeurs algériens » est en marche.

Emile Reibell l’assignait dans « Le calvaire de Madagascar – notes et souvenirs de 1895 » (1935, Berger–Levrault) : « On avait d’abord espéré les trouver sur place, parmi les populations Sakalaves que nous venions délivrer du joug des Hovas, leurs oppresseurs. Mais ceux-ci entraînèrent, de force ou de gré, les indigènes du Boeni à se retirer avec eux devant nous et à faire le vide dans le bas-pays. C’est à peine si 200 Sakalaves se mirent à notre disposition. […] L’Indo–Chine avait préparé 2 000 coolies, lorsqu’une brusque éruption de choléra en Cochinchine obligea, le 11 avril, à contremander l’envoi. On était loin du compte ! Restait donc seulement l’Algérie, qui n’avait jamais été mise à contribution dans des conditions analogues et dont les muletiers kabyles ou les chameliers sahariens avaient toujours été employés dans leur pays ».

La France a vu juste pour faciliter le recrutement après la défaite et la mort du héros, le Cheick Al Mokrani, grand noble devenu chef de la lutte anticoloniale, le 5 mai 1871. La vengeance coloniale sur les paysans algériens est inhumaine. Appauvris et dépossédés de leurs terres, ces derniers voyaient dans l’enrôlement une source promise de revenus futurs, tandis que Tamatave se retrouve déjà bombardée.

Les premières vagues, parquées au fond de cale, des 5 693 convoyeurs débarquent à Majunga en avril–mai. En plus d’ouvrir des routes, le travail des Algériens, comme celui, par ailleurs, de milliers de tirailleurs, consistait à s’occuper de la logistique militaire. Et ce, vers une direction où il n’y avait pas de route. Il a donc fallu crapahuter pour tracter les voitures Lefebvre, déclinées en quatre modèles, tirer les mulets, transporter les approvisionnements, les équipements, etc.

Les premiers hommes tombent. Les premières raisons évoquées sont la malnutrition, la fatigue générale, la typhoïde, la dysenterie, le palu, et d’autres facteurs liés aux conditions de survie. Le recrutement colonial dans les colonies et les protectorats répondait à un manque d’effectifs de Français de « souche », blancs pour être exact. En plus, rien de mieux que des « peuples de couleur » pour servir de chair à canon ou à sacrifier.

Le verdict macabre tombe le 5 décembre 1896 : 2 344 « morts et portés disparus », selon l’historien Alain Sainte-Marie (Les Cahiers de Tunisie, 1988). Toujours d’après les témoignages écrits d’Emile Reibell : « Les Kabyles, dont on a usé et abusé, sont à bout. Aux hôpitaux, on refuse de les recevoir, sous prétexte qu’il n’y a plus de place ; personne ne les soigne et cependant ce sont eux qui font le métier le plus pénible. Départ avant le jour, arrivée au gîte d’étape au milieu de la nuit suivante, coups, manque de nourriture, blessures aux pieds et aux jambes. Ce sont les Algériens qui, après les noirs bien entendu, résistent le mieux au climat ».

Les cadavres sont enterrés au fil de l’avancée dans des sépulcres perdus. Des fosses communes sont creusées à Maevatanana ; d’autres sont mises en terre à Marololo, à 200 km au sud de Majunga. Cerise sur le gâteau : l’administration française, jusqu’à aujourd’hui, n’a pas rendu un hommage spécifique à ces convoyeurs, préférant les jeter dans l’oubli. Pour ainsi dire, la France, éternelle terre des Lumières.

Maminirina Rado

Insolite : « Saririaky » vu des étoiles

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Le massif d’anorthosite de Saririaky fait environ 100 km2 et se trouve dans le district d’Ampanihy, dans le sud-ouest de Madagascar. (crédit photo : eol.jsc.nasa.gov)
Le massif d’anorthosite de Saririaky fait environ 100 km2 et se trouve dans le district d’Ampanihy, dans le sud-ouest de Madagascar. (crédit photo : eol.jsc.nasa.gov)

La nouvelle photo du massif d’anorthosite de Saririaky, dans le sud de Madagascar, diffusée par la Nasa, prise le 28 août depuis la Station spatiale internationale (ISS), apporte une nouvelle perspective à cette formation similaire à la croûte et aux hautes terres de la Lune. Ce cliché est donc le premier pris depuis l’espace. Le massif de Saririaky témoigne du choc entre l’Afrique, Madagascar, l’Inde, l’Antarctique et l’Australie, il y a 500 à 650 millions d’années. Évidemment, ça ne date pas d’avant-hier. Il faut préciser que la Lune et cette formation géologique n’ont pas de lien : elle ne provient pas de l’astre nocturne. L’anorthosite est une roche issue du magma. Elle n’a aucun rapport avec le froid ou la glace : elle est née du refroidissement très lent de la roche en fusion sous la surface de la Terre. D’autres formations de ce type se trouvent au Québec, aux États-Unis, en Norvège, en Suède, en Angola, en Tanzanie et en Antarctique.  

Recueillis par Maminirina Rado

Art : « Langage visuel » à la Teinturerie

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Le vernissage de l’exposition à trois « Langage visuel » s’ouvre ce jour à 18h30, jusqu’au 3 novembre à la Teinturerie, à Ampasanimalo. Un trio d’artistes composé de Hery Zo Ralaindimby, Taka Andrianavalona et Mamy Ramarolahy. « Cette exposition fait dialoguer trois créateurs qui utilisent le langage visuel comme une langue universelle, sans paroles. À travers la ligne, la forme, chacun réinvente cet alphabet unique selon sa discipline. » Si l’un est plasticien, l’autre est bédéiste-illustrateur, le troisième est un « street-artist ». Trois mondes qui possèdent bien plus de points communs que certains le pensent. Les techniques d’utilisation de différents « médias » seront aussi au rendez-vous.

Recueillis par Maminirina Rado

Sillon du passé : Les dates 14 et 21 octobre 1958…

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La date de la naissance de la République Malgache n'était pas fixée par hasard.
La date de la naissance de la République Malgache n’était pas fixée par hasard.

Importantes Dans 7 jours, Madagascar célébrera les 67 ans de la naissance de la Première République malgache. Le pays a franchi une grande étape après six décennies de colonisation. La situation de l’époque fait encore couler l’encre des historiens, des politologues ainsi que des juristes contemporains. Élu président de la République le vendredi 1er mai 1959, Philibert Tsiranana a considéré la date du 14 octobre comme le début de la nouvelle ère, un tournant de l’histoire de son pays. Bien que l’indépendance de la Grande Île ait été déclarée le 26 juin 1960, le Père de l’indépendance, durant son règne, a ancré dans la mémoire collective la première étape franchie par son pays. « Il est né vers la fin de la deuxième semaine du mois d’octobre 1910. Certains affirment que c’est entre le 12 et le 18. Donc, c’est très significatif. En quelque sorte, il semble que la population malgache devrait se souvenir à la fois de l’homme d’État et de son œuvre », a-t-il souligné. Mais cette fameuse date s’est-elle ancrée dans la conscience collective ? En réalité, à part les membres du parti PSD et les habitants d’Añahidrano, son village natal, qui continuent malgré eux de fêter cet événement marquant de l’histoire du pays, les citoyens malgaches ont tendance à l’omettre. En outre, les gouvernements qui se sont succédé n’ont pas tenu compte de ce moment charnière. L’adage « autre souverain, autre coutume » pourrait être une raison car, une fois que Tsiranana fut évincé du pouvoir suite à son étroite collaboration avec la France, ses successeurs ont fait table rase du passé. En sus, le 21 octobre 1958, date de l’adoption du drapeau tricolore malgache Fotsy-Mena-Maintso (blanc-rouge-vert), semble également négligée. Pourtant, le drapeau symbolise l’identité nationale, incarne les valeurs et la culture d’une nation. Étant la base d’un État, l’histoire soutient les structures socioculturelles, économiques, politiques. En revanche, les compatriotes en général se détournent de cette discipline fondamentale. Les historiens se consacrent quand même de toutes leurs forces à mener des recherches afin d’élucider les récits historiques, en corroborant des preuves avec des analyses pointues. En définitive, les 14 et 21 octobre 1958 sont des points de repère importants. Illustrant le présent, ce court épisode indique la continuité de la culture politique. Certes, les périodes changent, l’homme passe, mais ces traces sont indélébiles. En conséquence, chacun a le devoir d’apprendre et de retenir ne serait-ce que la chronologie, surtout dans cette conjoncture difficile !

Iss Heridiny

Festival : Podium final de Madajazzcar samedi à l’Hôtel de Ville

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(crédit photo : Madajazzcar Festival – International)
(crédit photo : Madajazzcar Festival – International)

Pour cette année 2026, le festival international Madajazzcar semble vraiment retrouver ses plus belles couleurs, puisque le traditionnel concert de clôture, d’habitude grand public, se tiendra le 10 octobre au Parvis de l’Hôtel de Ville à Analakely, à 14h30. Les mélomanes espèrent que ce cap sera maintenu lors des éditions à venir. Sur scène défileront les groupes et artistes : Vahandanitra, Mamory Jazz Band, BBBB, Joro J Project, Solo Trio, The Muthaiga Three, Monika Njava & Friends et Soa Hary. Les pointures sont présentes, pour ne citer que Monika Njava, Silo et d’autres. Mais Madajazzcar a pris de l’envergure en étant présent à Antsirabe, Tamatave, Tuléar et, avec une ville surprise, Manakara. Les ateliers, les formations, les échanges, etc. ont aussi été intégrés au programme. Enfin, un festival majeur de Madagascar qui n’est pas voué à disparaître.

Maminirina Rado

Journée spéciale Rimbaud à l’IFM : Quand un poète du XIXe siècle inspire encore les créateurs malgaches

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Un extrait du livre
Un extrait du livre

Plus de 130 ans après sa disparition, Arthur Rimbaud continue de susciter l’intérêt de lecteurs, d’artistes et de créateurs à travers le monde. À Madagascar, cette influence se manifeste notamment à travers Les Ombres d’un soir, une bande dessinée signée Joan de Crane et illustrée par Liva Rajaobelina. C’est autour de cette œuvre et de l’univers du poète que l’Institut français de Madagascar organise une journée spéciale ce samedi 10 octobre, à la médiathèque d’Analakely.

Placée sous le thème « Rimbaud : la voix, le rythme et le voyage », la manifestation s’ouvrira par une introduction musicale, avant un échange consacré à la bande dessinée Les Ombres d’un soir. Cette rencontre permettra au public de découvrir la démarche des auteurs et leur lecture de l’œuvre rimbaldienne.

La programmation se poursuivra avec une rencontre littéraire, modérée par Na Hassi, réunissant plusieurs intervenants autour de la littérature, de la poésie et de la création contemporaine. Une conférence, animée par la journaliste Danielle Holy Rabehaja, viendra également enrichir les discussions de la journée.

Au-delà des échanges, le public pourra participer à un atelier de dessin, animé par Liva Rajaobelina, ainsi qu’à un atelier d’écriture autour du poème Voyelles, conduit par Na Hassi. Une exposition des dessins et planches issus de Les Ombres d’un soir sera également accessible tout au long de la journée.

Une manière originale de redécouvrir Rimbaud et d’observer comment son œuvre continue d’inspirer des artistes malgaches d’aujourd’hui.

Hanitra Andria

Innovation technologique : MAMA à l’ère de l’assurance numérique

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Le nouveau staff de la compagnie d’assurance MAMA.
Le nouveau staff de la compagnie d’assurance MAMA.

Sous l’impulsion de la nouvelle gouvernance portée par le président du Conseil d’Administration, Fidimalala Emile Rakotoarimanana, et le Directeur Général, Rado Andriamamonjiarisoa, MAMA franchit une étape décisive dans sa modernisation.

« Nous avons placé l’innovation technologique au cœur de notre stratégie afin d’entrer de plein fouet dans l’ère de l’assurance numérique. Notre objectif est de devenir le leader de l’assurance digitale dans les années à venir, tout en redorant l’image de la Mutuelle d’Assurance Malagasy », a déclaré hier le Directeur Général de la compagnie d’assurance MAMA face à la presse. L’agence AIS d’Isotry a été choisie comme site pilote pour déployer ce projet de digitalisation, qui repose sur l’intégration de l’outil technologique baptisé « InsurTech by MAMA » au sein d’une plateforme numérique accessible au grand public.

Gérés en temps réel

« Cette innovation technologique appliquée au secteur de l’assurance procure de nombreux avantages à nos adhérents. Une nette amélioration de la qualité des services est déjà palpable. Les contrats d’assurance sont désormais gérés en temps réel. Grâce à une application mobile conçue pour simplifier leur quotidien, les assurés peuvent effectuer toutes leurs opérations depuis leur smartphone, y compris le suivi en temps réel de leurs dossiers de sinistres », a-t-il expliqué. En outre, une réduction significative des délais de traitement est observée. Il est désormais possible de souscrire une police d’assurance ou de déclarer un sinistre directement via la plateforme de la compagnie. De même, le paiement des cotisations peut s’effectuer en ligne.

Services de proximité

Par ailleurs, la Mutuelle d’Assurance Malagasy, historiquement spécialisée dans la couverture des véhicules terrestres à moteur, s’engage à assurer une indemnisation rapide des sinistres tout en garantissant une gouvernance transparente, véritable gage de confiance pour les sociétaires. Sa transformation numérique vise également à offrir des services de proximité accessibles 2 h/24 et 7j/7, où que l’on se trouve. « La MAMA est plus que jamais déterminée à consolider sa position d’acteur incontournable du secteur des assurances », a conclu le Directeur Général.

Navalona R

Diplomatie : Michel Rabemahefa officiellement accrédité auprès de la France

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Michel Rabemahefa, ambassadeur de Madagascar en France, avec le président français Emmanuel Macron.
Michel Rabemahefa, ambassadeur de Madagascar en France, avec le président français Emmanuel Macron.

L’ambassadeur de Madagascar en France, Michel Rabemahefa, a présenté ses lettres de créance au président français, Emmanuel Macron, le 5 octobre dernier, au palais de l’Élysée. Cette cérémonie solennelle officialise son accréditation, après sa nomination le 26 avril 2026. Il avait pris ses fonctions à l’ambassade à Paris le 17 juin, avant la remise de la copie figurée de ses lettres de créance au ministère français des Affaires étrangères, le 2 juillet. Dixième ambassadeur de Madagascar en France depuis 1960, Michel Rabemahefa représentera également la Grande Île auprès de l’Espagne, du Portugal, d’Israël, de Monaco et du Saint-Siège. Sa mission s’inscrit dans une diplomatie diversifiée, davantage tournée vers les investissements, les échanges commerciaux, la culture, la recherche et le renforcement des compétences. Cette orientation se traduit déjà par la participation de Madagascar à plusieurs rendez-vous internationaux, dont l’IFTM Top Resa, ainsi que par le renforcement des échanges avec les acteurs économiques, diplomatiques et associatifs. L’ambassade entend également poursuivre l’amélioration de ses services et la promotion de la culture malagasy.

Antsa R

Semaine du service client : Airtel Africa s’engage à offrir une expérience client inégalée

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Sunil Taldar, DG d’Airtel Africa
Sunil Taldar, DG d’Airtel Africa

Les 183,5 millions de clients du groupe Airtel Africa, y compris ceux d’Airtel Madagascar, sont gâtés. L’opérateur réaffirme son engagement à offrir à ses clients une expérience inégalée grâce à des investissements continus dans son réseau, des technologies de pointe et des partenariats stratégiques visant à étendre davantage sa couverture et sa capacité afin de favoriser l’inclusion numérique et financière sur le continent.

Le lancement de la Semaine du service client 2026 est l’occasion pour Sunil Taldar, directeur général d’Airtel Africa, de confirmer cet engagement total envers la satisfaction de ses clients : « Le thème des événements de cette année, “The Extra Mile”, s’inscrit dans la lignée de notre engagement indéfectible à toujours aller plus loin pour nos clients en transformant leur expérience, en les écoutant, en tirant des enseignements de leurs remarques et en répondant à leurs besoins et attentes », a-t-il déclaré. « En numérisant nos services et en élargissant l’accès à la connectivité, nous contribuons à ouvrir des opportunités extraordinaires pour les personnes, les entreprises et les économies à travers tout le continent », a-t-il poursuivi.

3250 nouveaux sites

Sunil Taldar a également évoqué le récent déploiement commercial par Airtel Africa d’une technologie satellite direct-to-device (connexion directe aux appareils) dans les communautés rurales mal desservies, qui permet aux clients d’Airtel disposant de smartphones compatibles de rester connectés dans des zones hors de portée des réseaux mobiles terrestres, à condition qu’ils aient une vue dégagée sur le ciel. Au cours de la dernière année, Airtel Africa a ajouté plus de 3 250 nouveaux sites et 3 200 kilomètres de fibre optique, tout en réalisant d’importants investissements dans les points de vente et autres canaux de distribution, ainsi que dans des outils d’intelligence artificielle (IA), afin d’améliorer l’expérience numérique de ses clients. Afin de protéger ses clients contre les spams et les messages potentiellement frauduleux, l’entreprise a lancé le service Spam Alert, basé sur l’IA et accessible gratuitement à tous les abonnés, qui permet d’identifier et de bloquer les SMS suspects et de fournir des mises à jour en temps réel. « Nos collaborateurs rejoindront les équipes de terrain dans nos 14 marchés afin d’échanger avec nos clients, de prendre le pouls de leurs besoins et de concevoir de meilleures façons de leur offrir des services fiables et satisfaisants », a conclu le DG d’Airtel Africa.

R.Edmond.

Budget 2026 : Coup d’accélérateur exigé dans les ministères

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Atelier de travail sur l’exécution budgétaire, hier au Plan Anosy.
Atelier de travail sur l’exécution budgétaire, hier au Plan Anosy.

Face au retard dans l’exécution du budget 2026, le gouvernement réclame des résultats. Réunis hier au Plan Anosy, les responsables de la chaîne budgétaire sont appelés à débloquer les dossiers, sans sacrifier la rigueur des dépenses publiques.

Les crédits sont disponibles, mais leur traduction en réalisations ne va pas assez vite. Hier, au Plan Anosy, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a appelé les acteurs de la chaîne budgétaire à accélérer la cadence et à optimiser les dépenses, en mettant fin aux mauvaises pratiques. Lors de cette séance de travail consacrée à l’exécution du budget 2026, le chef du gouvernement a pointé un niveau encore très faible, comparé à la même période de l’exercice précédent. Il a également dénoncé la corruption et les pratiques contraires à l’éthique dans l’exécution des marchés publics, qui engendrent des surcoûts considérables et ralentissent l’exécution budgétaire. Derrière ce retard, ce sont des projets différés et des services attendus par la population qui tardent à se concrétiser. « Il ne suffit plus de constater les contraintes ; nous devons désormais agir pour les lever », a déclaré le Premier ministre. Chaque ministère, institution et organisme concerné est ainsi invité à dresser un état précis de ses crédits, des activités restant à réaliser et des difficultés rencontrées. Les responsables doivent aussi proposer des solutions immédiatement applicables. La priorité est donnée aux dépenses ayant un impact direct sur les citoyens et aux services publics essentiels. Les blocages nécessitant un arbitrage gouvernemental devront être signalés sans délai, tandis que la préparation des dossiers devra être mieux anticipée.

Accélérer, avec des garde-fous. Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé, a souligné la nécessité d’accélérer l’exécution budgétaire, tout en insistant sur le respect des procédures. « Il ne saurait être question de lever les contraintes de procédure par le contournement des textes », a martelé le ministre. Son département (MEF) prévoit un accompagnement technique renforcé pour analyser les difficultés, coordonner les intervenants et suivre les décisions. Les différents ministères devront actualiser leurs plans d’engagement et leurs calendriers jusqu’à la clôture de l’exercice. Un suivi quotidien des dossiers est demandé, de leur préparation jusqu’au paiement, avec une vigilance particulière sur les pièces justificatives et les marchés publics. Autre écueil à éviter : concentrer les engagements et les paiements en fin d’année, au risque de fragiliser les contrôles et la qualité des dépenses. L’appui du MEF ne décharge toutefois aucun gestionnaire de ses obligations. Les engagements pris devront déboucher sur des actions assorties de responsables identifiés et d’échéances précises. Le gouvernement attend désormais que les crédits disponibles produisent des résultats tangibles pour la population. Une exigence qui engage toute la chaîne des dépenses.

Antsa R.