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dimanche, octobre 11, 2026
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Délestage et pénurie énergétique : La JIRAMA réquisitionnée pour l’achat de 18 groupes auprès d’une société russe

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En pleine période d’état d’urgence énergétique, le gouvernement donne le feu vert au recours à une procédure sans appel d’offres.

« Taky baiko ». Le Conseil des ministres a utilisé ce mot fort, qui sonne comme un ordre à exécuter sans aucune discussion possible, pour officialiser la décision du gouvernement malgache de réquisitionner la JIRAMA afin de procéder à l’achat de 18 groupes électrogènes auprès d’une société russe. Une décision prise, certainement, pour apporter des solutions au délestage grandissant qui sévit actuellement dans le pays. L’achat sera donc effectué auprès d’une société de droit russe dénommée « Malmekhservice ». Face à l’urgence de la situation, le gouvernement décide de passer outre les procédures normales en matière de passation des marchés publics et incite la JIRAMA à recourir à un achat sans appel d’offres. Il convient, en effet, de noter que cette initiative intervient alors que l’État malgache vient de renouveler l’état d’urgence énergétique durant le Conseil des ministres du 29 septembre dernier, afin d’autoriser le recours à ce genre de démarche exceptionnelle. D’après les informations recueillies auprès d’un technicien de la Compagnie d’eau et d’électricité de Madagascar, il s’agirait de groupes diesel dont la capacité de production est de 1 MW chacun. En procédant à ces nouvelles acquisitions, l’État malgache vise à ajouter 18 MW de plus sur le réseau interconnecté d’Antananarivo, largement suffisant pour pallier le déficit estimé par les techniciens en ce début du mois d’octobre.

« 25 septembre bis »

Pour les adeptes de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des finances publiques, le choix de la société « Malmekhservice » et la décision d’opérer par une procédure de marché de gré à gré font débat. Pourquoi une société russe ? C’est la question qui se pose. D’autant plus qu’une telle démarche est contraire aux principes de gouvernance prônés par le président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, qui, à chaque sortie médiatique, martèle l’importance de la transparence et du renforcement de la lutte contre la corruption. Avec le rapprochement incontestablement perceptible du régime de la Refondation avec Moscou, le choix de cette société est plutôt logique, selon les observateurs. En revanche, dans les rangs des citoyens lambda, lassés des coupures incessantes d’électricité, la décision est reçue positivement. Peu importe la procédure adoptée, c’est le résultat qui compte. Reste à savoir, toutefois, si l’achat de ces nouveaux groupes sera suffisant pour résoudre définitivement le délestage, qui provoque d’énormes dégâts dans la vie quotidienne des Tananariviens. Ces derniers subissent parfois jusqu’à 4 à 6 heures, voire plus, de délestage par jour. D’ailleurs, avec la période d’étiage qui arrive et la sécheresse due au manque de pluies en vue, le niveau d’eau à Andekaleka risque de descendre au plus bas et la capacité de production de la JIRAMA va certainement diminuer considérablement. Des mesures d’anticipation sont donc de mise pour éviter un « 25 septembre bis ». Pour rappel, l’année dernière, ce furent le délestage et les coupures d’eau qui étaient à l’origine du mouvement de la Génération Z ayant provoqué l’effondrement du régime Rajoelina. Un an après, ce fléau reste d’actualité dans plusieurs villes du pays, particulièrement à Antananarivo et à Toamasina. Reste à voir si, avec le soutien de la Russie, le régime de la Refondation réussira son… pari.

Davis R

Mamy Ravatomanga : Entendu par la Cour suprême à Maurice hier

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Après près d’un an d’incarcération, Mamy Ravatomanga a pu revoir, hier, sa femme et sa fille.
Après près d’un an d’incarcération, Mamy Ravatomanga a pu revoir, hier, sa femme et sa fille.

Nouveau rebondissement judiciaire pour Mamy Ravatomanga. L’homme d’affaires a été conduit en Cour suprême à Port-Louis, hier, sous une forte escorte policière. Cette comparution fait suite à une ordonnance rendue le 25 mai dernier par un juge siégeant en chambre. Celle-ci enjoint au Master and Registrar de recueillir formellement, par écrit, les réponses du magnat malgache à une série de questions ciblées, avant leur transmission officielle à l’Attorney General.

Au cœur de cette commission rogatoire : des zones d’ombre et des allégations précises gravitant autour de la retentissante affaire dite des « Boeing 777 » à Madagascar. Cette procédure internationale vise à consigner noir sur blanc les déclarations de l’intéressé face aux soupçons qui pèsent sur lui. Alors que la défense a déposé de nouveaux documents nécessitant un temps d’examen par le Parquet, l’affaire a été renvoyée au 26 octobre prochain. En tout cas, Mamy Ravatomanga a pu revoir en face sa femme et sa fille après près d’un an d’incarcération. L’émotion était palpable.

Recueillis par Julien R.

Commune Urbaine d’Antananarivo : Coup d’envoi de la digitalisation des marchés

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C’est une page majeure qui se tourne pour l’économie urbaine d’Antananarivo. La digitalisation des marchés est lancée. Ce projet vise à assainir le secteur et à faciliter la vie des marchands des Mille.

La cérémonie d’envergure a réuni, hier, les plus hauts responsables de la municipalité, illustrant la mobilisation générale de l’Hôtel de Ville d’Analakely. Étaient ainsi présents le secrétaire général de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), Bao Razafimahefa, le directeur du marché, Gilles Randrianatoandro, le directeur général financier, Benoit Lucien Razafimandimby, ainsi que le directeur du développement numérique, Solonirina Ratovohery. Une synergie institutionnelle qui traduit la priorité absolue accordée à ce dossier stratégique. Au cœur de cette transformation se trouve une ambition politique claire, impulsée par le président de la Délégation spéciale (PDS), Feno Ralambomanana. L’ensemble de l’équipe municipale s’engage, pas à pas, dans l’éradication de la corruption et la simplification des procédures administratives, afin d’éliminer définitivement les doutes sur l’authenticité des acteurs du terrain.

Fondements. Le vice-PDS n°1, Nirina Thierry Ralaiharison, a tenu à structurer les fondements de ce projet autour de trois axes cardinaux. Le premier consiste à identifier avec exactitude le volume réel des marchands qui exercent au sein des enceintes communales. Le second concrétise la volonté gouvernementale de sécuriser la perception des taxes municipales pour couper l’herbe sous le pied des pratiques véreuses. Enfin, le troisième incarne l’intégration technologique moderne, permettant de s’affranchir des contraintes des tickets et quittances en papier, tout en offrant aux commerçants la possibilité inédite de régler l’intégralité de leurs redevances en un seul versement mensuel. Pour concrétiser cette mutation, la CUA déploie un processus rigoureux en plusieurs phases. Tout commence par l’enregistrement numérique des informations du commerçant sur tablette, suivi d’une vérification administrative minutieuse des pièces justificatives et de la photographie d’identité au bureau. Une carte professionnelle, la « carte marchand », hautement sécurisée, est ensuite confectionnée, intégrant la photo du titulaire, la désignation précise de son emplacement, un code QR ainsi qu’une puce électronique. Une fois la carte délivrée, le commerçant procède au chargement de ses fonds auprès du bureau de réception, le solde étant directement centralisé auprès du régisseur de la commune. Enfin, lors du recouvrement quotidien, les agents parcourent les sites équipés de Terminaux de paiement électronique (TPE). Un simple contact de la carte suffit pour actualiser et afficher instantanément le solde et les redevances dues. La distribution de la première série de cartes pour les marchands a d’ailleurs été effectuée, hier.

Plan économique

Selon le directeur du marché, cette démarche vise avant tout à apaiser les craintes et à clarifier les attributions. Elle met un terme définitif aux querelles intestines quotidiennes liées à la propriété des étals. Sur le plan économique, les enjeux sont colossaux. Le directeur du développement numérique, Solonirina Ratovohery, rappelle que les anciens recensements évaluaient les effectifs à environ 60 000 marchands, un seuil vraisemblablement obsolète que ce fichage permettra d’actualiser avec précision. Une exigence financière appuyée par Benoit Lucien Razafimandimby, directeur des ressources financières, qui rappelle que le secteur des marchés représente la troisième source de recettes de la CUA, générant entre 7 et 9 milliards d’ariary par an. Avec cette réforme audacieuse, Antananarivo se dote des outils d’un développement urbain moderne, intègre et pérenne. Pour la réussite de ce projet, les responsables de la CUA comptent sur la collaboration des commerçants.

Julien R.

MAE : Le SG des Affaires étrangères limogé

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Le Conseil des ministres réuni avant-hier au Palais d’État d’Iavoloha a pris plusieurs décisions concernant notamment la diplomatie, l’énergie, les infrastructures et la sécurité. La décision la plus marquante reste l’abrogation du décret portant nomination du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères (MAE), mettant ainsi fin à ses fonctions.

Rapatriement des devises

Dans le secteur énergétique, le Conseil a adopté un décret portant réquisition de la Jirama. La compagnie nationale devra signer une convention directe pour la mise en service de 18 groupes électrogènes diesel fournis par Malmekhservice. Sur le plan des infrastructures, les travaux d’aménagement de la RIP 107 reliant Amboasary, Behara, Tranomaro, Mahaly et Tsivory, ainsi que la réhabilitation de la piste d’atterrissage de Tsivory, ont été déclarés d’utilité publique. Le Conseil a également validé le rapport d’évaluation des impacts et des besoins de reconstruction liés au passage du cyclone tropical intense Gezani. D’autres décisions ont porté sur la fixation des lignes de base des espaces maritimes sous souveraineté et juridiction de Madagascar, la création de l’Office des transmissions militaires de l’État et l’institution du Haut-Commissariat de la Jeunesse. Le Conseil a également approuvé des mesures visant à mieux encadrer les exportations d’or et à favoriser le rapatriement des devises.

Nadia R.

Professeur François Ravalison : « Madagascar a les talents, les technologies et les ressources »

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Enseignant à l’Université d’Antananarivo en ingénierie et technologie, il a présenté une communication orale remarquable et remarquée lors de l’Assemblée générale du Collectif des Professeurs de Madagascar, à l’Université de Fianarantsoa, sur les stratégies d’industrialisation par la méthode TRIZ et l’intégration de Madagascar à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Interview.

Midi Madagasikara : Quels sont, selon vous, les secteurs industriels malgaches prioritaires à fort potentiel à court terme pour que la Grande île ne soit pas une simple terre d’importation, mais un exportateur compétitif dans cette zone de libre-échange ?

François Ravalison : « L’agro-industrie ! Notre agro-industrie ne représente que 0,7% du PIB, alors que la demande alimentaire en Afrique prévoit une hausse avoisinant 30%. À Fianarantsoa, j’ai donné l’exemple de l’huile alimentaire. 84% de l’huile alimentaire consommée en Afrique provient de pays hors du continent. Madagascar importe annuellement 120 millions de dollars d’huile alimentaire. Tout ça, c’est énorme ! Il faut impérativement développer et appuyer l’agro-industrie : adopter une agriculture à haute intensité de main-d’œuvre, couplée avec une maîtrise de l’eau et de l’irrigation, dupliquer et dynamiser l’One District One Factory ou ODOF, favoriser indiscutablement la transformation locale. Avec ce processus intégré, le système agro-industriel de Madagascar, configuré sur l’Analamanga et le Vakinankaratra, sera étendu à l’Itasy, le Bongolava et le Menabe. »

Midi : Où va-t-on trouver de l’argent pour ça ?

F.R. : « Le Fonds souverain peut allouer 20% de ses actifs à l’agriculture-industrialisation. Mais il y a aussi Fiharianа, Fandroso, FAIsp. Il faut pivoter et converger ces vecteurs financiers pour un binôme agriculture-industrialisation massif à ancrage district ou région. »

Midi : Quand on parle de ZLECAf, le secteur privé malgache exprime souvent des craintes face à la concurrence continentale ou internationale et réclame un meilleur climat des affaires. Quelles garanties concrètes et quelles mesures d’incitation comptez-vous accorder aux opérateurs économiques locaux ?

F.R. : « Conversion de « tarif préférentiel d’énergie » en « quantité-qualité-coût » ; normes de qualité et de sûreté à l’import ; inscription des filières porteuses, adossées à l’agro-industrie, dans la liste de protection temporaire de la ZLECAf. On a signé et ratifié, on doit donc ouvrir nos frontières. Mais une ouverture, sans ODOF cadrées et appuyées, sans unités de production compétitives, n’est que du libre-échange asymétrique menant à un suicide industriel. L’État a un devoir d’appuyer ses champions nationaux industriels par la « préférence nationale » et « l’alignement de la politique industrielle avec le secteur de l’énergie ». La ZLECAf ne devrait pas être un risque de submersion de nos entreprises, mais plutôt un levier de notre agriculture-industrialisation. »

Midi : Qu’est-ce que la méthode TRIZ ?

F.R. : « TRIZ ou Teoriya Resheniya Izobretatelskikh Zadach est une ingénierie de résolution de problèmes inventifs. Vous partez d’un problème. Vous déterminez ses causes racines. Résoudre ce problème, c’est résoudre, d’abord, ses causes racines. Quand vous résolvez ces dernières, il y aura des paramètres qui vont se dégrader. Donc, il y aura des contradictions qui peuvent être techniques ou physiques. Et c’est là que le TRIZ, avec sa matrice, opère pour dégager une « solution idéale ». Les solutions et stratégies trouvées et développées durant la communication orale, lors de l’Assemblée générale des Professeurs de Madagascar, relèvent de ce processus. »

Midi : Enseignant à l’Université d’Antananarivo, vous êtes dans l’ingénierie et technologie. Quelle est la priorité absolue en matière de technologie pour maîtriser l’industrialisation de Madagascar ?

F.R. : « Les stratégies opérationnelles technologiques que j’ai développées durant ma communication orale sont d’utiliser les capacités de maintenance locales pour dupliquer et redynamiser les ODOF, et pour appuyer les unités de production locales. J’entends par capacités locales les ateliers de machines-outils du Collège Saint-Michel Amparibe, du Lycée technique industriel d’Alarobia, du FJKM Ivato, du CFAMMA ainsi que des blocs techniques des Écoles supérieures polytechniques d’Antananarivo et d’Antsiranana. Sont concernés aussi les ateliers particuliers de machines-outils d’Anosibe, d’Anosizato, d’Isotry, d’Itaosy ainsi que les fonderies individuelles d’Itaosy. Ces capacités locales peuvent réparer et dupliquer les machines des ODOF ou d’autres machines. Elles peuvent copier des pièces détachées. Avec une telle démarche, les capacités locales peuvent fabriquer et réparer des machines au lieu d’en importer. Madagascar a les talents, les technologies et les ressources. Ce qu’il nous faut, c’est une exécution chirurgicale et une perspicacité politique pour transformer ces potentiels en PIB. »

Propos recueillis par R.O

Ndremanjary Jean André : Des interrogations sur son déplacement à Rouen

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Le président par intérim du Sénat a rencontré le président de la Métropole Rouen Normandie pour discuter du développement de la coopération décentralisée.

« Le mandat des sénateurs et celui du Bureau permanent du Sénat sont arrivés à expiration, sans prorogation possible, le 18 janvier 2026 à minuit. Le président du Sénat par intérim et le questeur du Sénat, en tant qu’autorité administrative et financière, expédient les affaires courantes au sein du Sénat ». Ce sont les termes des articles 2 et 3 de l’avis n°01-HCC/AV du 19 janvier 2026 de la Haute Cour constitutionnelle, relatif à la fin du mandat des sénateurs. Dans son article 7, le même avis stipule : « Considérant que la fin générale du mandat des sénateurs entraîne immédiatement la cessation des fonctions législatives et des fonctions institutionnelles de la Chambre haute, lesquelles sont liées à ce mandat expiré ; qu’il en est de même pour le mandat des membres du Bureau permanent, qui se termine de plein droit avec la fin de la législature, étant indissociable aussi du mandat de sénateur ». Neuf mois après cet avis de la HCC, l’ex-président de cette institution, Ndremanjary Jean André, effectue une mission à l’extérieur et représente Madagascar et le Sénat malagasy à Rouen, en France, lors d’une rencontre avec le maire de cette ville, Nicolas Mayer-Rossignol, non moins président de la Métropole Rouen Normandie. Une rencontre qui, selon un communiqué publié par le Sénat Madagascar, était consacrée au développement de la coopération décentralisée. Les discussions auraient été axées sur la gestion de la voirie et la gestion des déchets.

Affaires courantes

Comment se fait-il qu’un chef d’une institution déjà dissoute depuis le mois de janvier puisse représenter Madagascar lors d’une rencontre bilatérale à l’étranger ? C’est la question que les observateurs se posent. On se demande en effet si représenter le pays lors d’une mission à l’extérieur fait partie des affaires courantes. En effet, dans l’article 8 de leur avis n°01-HCC/AV, les juges constitutionnels accordent une exception à ceux qui exercent des responsabilités administratives et budgétaires, en l’occurrence le président du Sénat par intérim et le questeur, afin qu’ils puissent assurer la continuité du service public. Selon la HCC, leur mission consiste à « l’expédition des affaires courantes du Sénat leur permettant essentiellement de régler le salaire du personnel existant et d’assurer les besoins logistiques des différents services du Sénat dans la stricte limite du nécessaire ». Cette mission du numéro un de la Chambre haute en France va certainement relancer les débats autour de la question des affaires courantes pour les hauts responsables étatiques démis de leurs fonctions. Des interrogations se posent d’ailleurs à propos de la présence effective du président du Sénat, Ndremanjary Jean André, qui continue d’occuper sa place dans les rangs protocolaires pendant les cérémonies officielles organisées par le régime de la Refondation. En cette période où le changement est au centre de toutes les préoccupations, et où le PRRM, le colonel Michaël Randrianirina, prône la sobriété budgétaire dans sa politique de gouvernance, des questions se posent sur la source du financement de ce déplacement du président du Sénat à Rouen. Le voyage a-t-il été pris en charge par le Sénat ou bien est-ce Ndremanjary Jean André lui-même qui a financé son voyage dans l’objectif d’établir un partenariat stratégique avec la Métropole Rouen Normandie ?

Davis R

District de Bealanana : Litige foncier entre population et militaires

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Le conflit foncier persiste dans le fokontany d’Antanambola, commune et district de Bealanana. Les habitants ont adressé une lettre ouverte au président de la Refondation au sujet d’un terrain de 500 hectares qu’ils affirment avoir mis en valeur et qui serait aujourd’hui occupé par des militaires. Selon les explications données par les riverains le 5 octobre, une vingtaine de militaires exerceraient des pressions sur les quelque 3 000 habitants de la localité.

2 000 hectares. La population affirme n’avoir pu exploiter jusqu’à présent que 300 hectares sur les 500 hectares concernés. Le différend remonte à 1989, malgré plusieurs arrangements intervenus au fil des années. Le terrain fait partie d’un domaine de 2 000 hectares immatriculé au nom de colons en 1944, avant d’être transféré au ministère de l’Agriculture en 1947. En 1971, un camp militaire y a été installé. Depuis, les tensions se poursuivent entre les habitants et les militaires autour de l’utilisation et de l’accès aux terres. Les habitants demandent une clarification de la situation foncière ainsi que l’intervention des autorités afin de mettre fin au différend.

Recueillis par Nadia R.

Politique nationale du sport : L’ultime concertation avant la validation

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Le processus d’élaboration de la Politique Nationale du Sport (PNS) franchit une étape décisive. L’atelier de consolidation et de finalisation de ce document stratégique a été officiellement lancé hier au Madagascar Espace d’Ambohimangakely. Prévu sur trois jours, ce rendez-vous réunit les principaux acteurs du mouvement sportif malgache autour d’un objectif commun : doter le pays d’une politique sportive forte, durable et adaptée aux réalités nationales. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, de ses collaborateurs, de représentants de l’Assemblée nationale, ainsi que des différentes composantes du sport malgache. Le Comité olympique malgache, les fédérations nationales, les ligues régionales, des journalistes et les membres du comité technique figurent parmi les participants. Cette rencontre vise à harmoniser et à consolider les conclusions issues des différentes phases de consultation menées ces derniers mois. Les échanges permettront d’affiner les orientations retenues afin de bâtir un cadre de référence répondant aux besoins des sportifs, des dirigeants et de l’ensemble des acteurs du secteur. Les responsables ont souligné la nécessité de disposer d’une Politique Nationale du Sport fédératrice, capable de mobiliser tous les intervenants autour d’une vision commune du développement sportif. Au-delà de la performance, l’ambition est également de favoriser l’émergence d’un environnement propice à l’épanouissement des athlètes malgaches et au rayonnement du sport national. Considéré comme l’ultime étape du processus de rédaction de la PNS, cet atelier marque l’aboutissement d’un long travail de concertation. À son issue, les recommandations et conclusions retenues seront transmises au gouvernement et au Conseil des ministres pour examen et validation. Un passage crucial pour l’avenir du sport malgache, appelé à s’appuyer sur une politique structurée et partagée par tous.

Recueillis par Heriniaina Samson

Haltérophilie – Championnat d’Afrique jeunes et juniors : Tendry Mahay Tia et Manjarisoa Tianatah Ralijaona à l’assaut de l’Afrique

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Tendry Mahay Tia peaufine sa préparation pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar à travers ce rendez-vous africain en Algérie.
Tendry Mahay Tia peaufine sa préparation pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar à travers ce rendez-vous africain en Algérie.

Après ses performances remarquées sur la scène continentale cette année, l’haltérophilie malgache nourrit de nouvelles ambitions. Deux jeunes talents défendront les couleurs de la Grande île en Algérie avec, en ligne de mire, des médailles africaines et une préparation grandeur nature avant les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar.

La relève malgache de l’haltérophilie sera à l’honneur en Algérie. Les Championnats d’Afrique jeunes et juniors, couplés au Championnat arabe open, se déroulent du 5 au 13 octobre à Mostaganem. Madagascar y engage deux de ses plus grands espoirs, avec l’ambition de briller sur la scène continentale. La délégation malgache sera composée de Tendry Tsiky Mahay Tia Rakotonoely et de Voharimboninahitra Manjarisoa Tianatah Ralijaona, deux jeunes athlètes appelés à porter haut les couleurs nationales. Âgée de 16 ans, Tendry Mahay Tia participera dans les catégories des moins de 49 kg chez les cadettes et les juniors. De son côté, également âgée de 16 ans, Manjarisoa Tianatah Ralijaona sera alignée en moins de 55 kg chez les cadettes ainsi qu’en moins de 60 kg chez les juniors. Tous les regards seront particulièrement tournés vers Tendry Mahay Tia, déjà considérée comme l’une des figures montantes de la discipline. En mai dernier, lors des Championnats d’Afrique seniors disputés en Égypte, la jeune haltérophile avait contribué au palmarès malgache en décrochant une médaille d’argent et deux médailles de bronze dans la catégorie des moins de 48 kg, une performance qui confirme son potentiel à quelques semaines d’échéances majeures.

La pensionnaire de l’équipe nationale reste également sur une distinction prestigieuse. Lors du dernier Championnat de Madagascar organisé les 3 et 4 juillet à l’ANS Ampefiloha, elle a été sacrée meilleure athlète féminine de l’année grâce à un total olympique de 140 kg et un score Robi de 429,32 points. Cette compétition africaine représente un double défi pour la jeune prodige malgache : viser le sacre continental tout en peaufinant sa préparation pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar, prévus du 31 octobre au 13 novembre. Une échéance historique, puisque ce sera la première édition des JOJ organisée sur le continent africain. Les deux athlètes seront encadrées par le sélectionneur national, Éric Andriantsitohaina, avec l’espoir de revenir de Mostaganem avec de nouvelles médailles pour Madagascar.

Heriniaina Samson

Viser les étoiles

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Ils ont entre 4 et 17 ans. Ils sont lycéens. Passionnés de STEM (Sciences, Technology, Engineering, Mathematics) et savent de quoi ils parlent. Ils sont actuellement à Incheon, en Corée du Sud, pour participer au mondial de robotique First Global Challenge (FGC), en se mesurant à d’autres jeunes venant de 190 pays, tout aussi passionnés de STEM qu’eux.

Viser les étoiles

Dans leurs bagages, un robot. Celui qu’ils ont conçu et réalisé avec l’assistance de leurs mentors, et qu’ils utiliseront pour affronter leurs concurrents pendant les matches. Leur objectif, la meilleure des médailles : l’or. Cette année encore, ils entendent décrocher la médaille d’or, comme l’ont fait avant eux leurs prédécesseurs à Athènes en 2024 et au Panama en 2025. Des succès que la Team Madagascar au FGC 2026 compte bien rééditer, en dépit des semaines de tracas qu’ils ont dû vivre en préparant leur participation à cette compétition internationale de robotique.

Car cette aventure a été un véritable parcours du combattant pour ces jeunes lycéens composant la Team Madagascar au FGC 2026, avant d’arriver à ce stade ultime en Corée. Si les préparatifs techniques se sont déroulés sans encombre, le volet financier a été beaucoup plus compliqué, car les ressources financières sont plus que limitées. Il a fallu frapper à un nombre incalculable de portes pour espérer récolter des fonds afin de financer ce voyage en Corée. Quelques-unes se sont ouvertes, permettant de couvrir une partie des charges se chiffrant à plusieurs dizaines de milliers de dollars. Le jour du départ pour Incheon, seule une partie des membres de l’équipe a pu prendre le vol avec les mentors. Mais bonne nouvelle : le reste de l’équipe a finalement pu les rejoindre quelques jours après, grâce au soutien de plusieurs entités et institutions. Les voilà maintenant gonflés à bloc, prêts à investir les terrains de la compétition. Et viser les étoiles.  

Hanitra R.