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jeudi, octobre 15, 2026
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Football : La relève des entraîneurs de gardiens en formation à Mahamasina

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Lors du tournoi des TDS meilleurs contre les meilleurs.
Lors du tournoi des TDS meilleurs contre les meilleurs.

Dans le cadre du programme Talent Development Scheme (TDS), Madagascar accueille, du 21 au 25 septembre 2026, un séminaire de la FIFA consacré aux jeunes entraîneurs de gardiens de but. Organisée au Stade Barea Mahamasina, cette session de formation réunit 22 stagiaires venus renforcer leurs compétences dans un domaine devenu essentiel au football moderne. La majorité des participants sont des entraîneurs de gardiens issus des quatre Centres de perfectionnement (CDP) du projet TDS. Ils sont rejoints par d’autres techniciens détenteurs de licences de coaching, témoignant de l’intérêt croissant pour la spécialisation dans l’encadrement des gardiens de but.

Ce séminaire s’inscrit dans la stratégie de développement du football des jeunes mise en place par la FIFA à travers le TDS. L’objectif est de doter les encadreurs locaux d’outils techniques et pédagogiques adaptés aux exigences du haut niveau, afin d’accompagner l’émergence de futurs talents. La formation est assurée par deux experts de la FIFA : le Portugais Fernando José Alves Brassard et le Suisse Roland Richard Muller. À travers des séances théoriques et pratiques, les participants bénéficient d’un partage d’expériences et de méthodologies internationales.

Heriniaina Samson

Éliminatoires CAN 2027 : Sonny Laiton de retour chez les Barea

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Retour en sélection de Sonny Laiton.
Retour en sélection de Sonny Laiton.

Sonny Laiton fait son retour chez les Barea pour les deux premiers matches des éliminatoires de la CAN 2027. Le portier du Racing Union Lëtzebuerg remplace Zacharie Boucher, écarté par la FMF après la polémique sur ses déclarations de 2018. Un rappel qui intervient juste avant le déplacement au Nigeria.

Après plusieurs mois d’absence, Sonny Laiton retrouve la sélection malgache. Le gardien du Racing Union Lëtzebuerg, engagé en première division luxembourgeoise, a été rappelé pour les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027. Il prend la place laissée vacante par Zacharie Boucher, écarté par la Fédération malgache de football à la suite de déclarations datant de 2018 et récemment remises en lumière. Le portier n’avait plus été retenu par Corentin Martins depuis 2025, année où il avait décliné une première sollicitation. Son retour intervient dans un contexte particulier, alors que la sélection doit enchaîner deux rencontres délicates. Madagascar se déplacera d’abord au Nigeria le 25 septembre 2026, au Godswill Akpabio International Stadium d’Uyo, pour affronter les Super Eagles. Trois jours plus tard, les Barea retrouveront la Tanzanie le 29 septembre, au Stade d’honneur de Meknès, au Maroc. Les joueurs évoluant sur le territoire national ont quitté Antananarivo ce lundi en direction du Nigeria. Les expatriés rejoindront le groupe sur place, certains n’arrivant que quarante-huit heures avant le choc inaugural. Parmi eux, des éléments comme Ryan Ponti, Morgane Jean-Pierre, Loïc Lapoussin, Hakim Abdallah ou encore Sandro Tremoulet ont déjà foulé le sol nigérian aux côtés du sélectionneur Corentin Martins. Selon nos informations, cette première rencontre sera diffusée sur Canal+, offrant aux supporters la possibilité de suivre leur équipe depuis leurs écrans. Ce rappel de Laiton apporte une solution immédiate au poste de gardien, alors que le staff technique dispose désormais d’un effectif stabilisé pour aborder ces deux échéances capitales.

Heriniaina Samson

Basket – N1A 2026 : Place aux choses sérieuses

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Le Palais des Sports de Mahamasina accueille, à partir de ce jeudi 24 septembre, la deuxième phase et la phase finale du Championnat national N1A. Après la première phase disputée à Antsirabe et Mahajanga, les meilleures formations masculines et féminines du pays se retrouvent dans la capitale avec un objectif commun : décrocher une place pour les quarts de finale. La compétition s’étalera jusqu’au 4 octobre.

La première journée s’annonce déjà riche en affiches. Chez les dames, MB2ALL Analamanga aura fort à faire face à ASSM Analamanga dans la grande salle. À l’issue du tour précédent, MB2ALL avait terminé en tête du classement du groupe A avec 10 points, devant JEA Vakinankaratra (9) et Ankaratra Vakinankaratra. Dans le groupe B, la GNBC Analamanga avait pris la première place avec 8 points, devant BC SOMAVA Sava (7) et ASSM Analamanga (6). Cette hiérarchie donne déjà une indication sur les enjeux de la journée. Les équipes les mieux classées devront confirmer leur statut, tandis que celles qui ont terminé derrière chercheront à créer la différence dès leurs premières sorties. La GNBC dames, notamment, entrera en lice dès 8h30 dans la petite salle face à Ankaratra Vakinankaratra. La formation de la Gendarmerie avait remporté le groupe B lors de la phase préliminaire. Autre rendez-vous à suivre chez les dames : JCBA Analamanga – BC SOMAVA Sava, ainsi que EBF Haute Matsiatra – ASCUT Atsinanana, à midi. Varsity Anosy et Dunamis Analamanga ouvriront les débats dans la grande salle.

GNBC, COSPN et RBC Boeny attendus

Chez les hommes, la première journée mettra également plusieurs formations de premier plan aux prises. GNBC Analamanga – Ankaratra Vakinankaratra constitue l’une des affiches à suivre. Au classement du groupe A après cinq journées, la GNBC comptait 9 points, tout comme MBC Atsinanana. COSFA Analamanga et ASCUT Atsinanana suivaient avec 8 points. Dans le groupe B, RBC Boeny occupait la première place avec 10 points, devant le COSPN Analamanga (9). BCB Boeny, ASCUM Boeny et BC SOMAVA Sava totalisaient chacun 7 points. Le COSPN, qui affrontera COSFA Analamanga à 15h30, sera particulièrement observé. Les policiers ont remporté le groupe B lors de la phase préliminaire et défendront leur titre national à Mahamasina. RBC Boeny affrontera ASCUT Atsinanana. Une rencontre qui permettra au représentant de Boeny de mesurer immédiatement ses ambitions face à une équipe d’Atsinanana bien connue des grands rendez-vous. Le classement du tour précédent sera donc un repère, mais rien n’est joué d’avance. À Mahamasina, toutes les formations repartent dans une nouvelle bataille. Il faudra terminer parmi les huit premiers pour accéder aux quarts de finale.

T.H

Exposition « Miray an-tany » : Finoana Ratovo et la mécanique des liens

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La sculptrice et peintre Finoana Ratovo
La sculptrice et peintre Finoana Ratovo

Finoana Ratovo invite le public à une rencontre sensible avec la terre et avec les autres. Son exposition Miray an-tany, signifiant « unis à la terre », bientôt ouverte à l’Is’Art Galerie, est une exploration artistique, mais également une respiration collective, une manière de se reconnecter à ce qui nous relie, à ce qui nous fonde.

Une artiste enracinée dans la matière et la mémoir

Née en 1993 dans la capitale, Finoana Ratovo a grandi dans un univers où le geste artisanal est un langage. Issue d’une famille de ferblantiers, elle a hérité du travail du métal et du fer, qu’elle transforme aujourd’hui en matière poétique. Depuis plus de dix ans, elle dirige son atelier, où la création devient un espace de réflexion sur la société, la nature et la transmission.

Elle privilégie les matériaux recyclés et la collaboration avec les artisans locaux, affirmant ainsi une démarche à la fois écologique et solidaire. Chez elle, rien n’est laissé au hasard : chaque pièce porte la trace d’un engagement, d’une mémoire, d’une main.

Une démarche artistique sociale et écologique

Dans Miray an-tany, la sculpture incarne la force et la résistance. Les matériaux bruts, tels que la pierre ou le métal, traduisent la solidité des liens humains, tandis que la peinture exprime la douceur, la joie et la tendresse des émotions partagées.

L’installation, elle, ramène le visiteur à l’échelle du territoire : l’eau, la terre, le fer deviennent des symboles d’équilibre et de responsabilité. Finoana Ratovo ne cherche pas à imposer un discours ; elle propose une expérience, une immersion dans un espace où l’art devient soin. Soin de soi, soin des autres, soin du monde.

Le message de « Miray an-tany »

L’exposition interroge la mécanique des liens : comment les relations humaines se tissent, se consolident ou se défont ? Finoana observe cette fragilité avec bienveillance. Son objectif est de rappeler que la création peut être un acte de résistance, une manière de retisser les fils de la solidarité et de la conscience écologique.

À travers ses œuvres, elle nous invite à « faire corps avec la terre », à reconnaître que notre existence est indissociable de celle des autres et du monde que nous habitons.

Par ailleurs, Miray an-tany est aussi une ode à la vie commune. En mêlant peinture, sculpture et installation, Finoana Ratovo compose un langage universel où la matière devient mémoire, et où la terre, loin d’être un simple décor, se révèle comme le premier lien entre les êtres.

Son art est une main tendue : une invitation à ralentir, à regarder, à ressentir, mais également à se souvenir que nous sommes, avant tout, unis à la terre.

L’exposition sera disponible à l’Is’Art Galerie Tiers-Lieu Mahatazana à partir du 23 septembre prochain, jusqu’au 14 octobre 2026.

Hanitra Andria

Patrimoine : La « Maison de la vanille » dépriorisée

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(crédit photo : Ambassade de France à Madagascar) légendes : En 2024, l’ambassadeur de France Arnaud Guillois (à gauche) et Georges Geeraerts sont les signataires de la convention de création de la « Maison de la Vanille ».
(crédit photo : Ambassade de France à Madagascar)
légendes : En 2024, l’ambassadeur de France Arnaud Guillois (à gauche) et Georges Geeraerts sont les signataires de la convention de création de la « Maison de la Vanille ».

Rétropédalage sur le projet de la « Maison de la vanille », dont les autorités malgaches ont acté l’abandon. Lancée en octobre 2024 avec une signature officielle marquant la volonté de réhabiliter la demeure historique de l’industriel Jean Laborde, perchée sur les hauteurs de Tananarive, à Andohalo, cette initiative devait transformer ce site patrimonial du XIXe siècle en un pôle culturel et touristique. Bâti à l’époque de la « modernisation » de Tananarive sous la monarchie, cet édifice présentait une double valeur historique et architecturale, censée servir d’écrin à la promotion de l’une des principales richesses agricoles du pays. L’interruption définitive de ce programme met un terme au montage partenarial qui structurait l’opération depuis ses débuts, selon la presse internationale spécialisée. Le projet reposait sur un engagement financier et technique conjoint impliquant l’ambassade de France, à travers ses fonds de coopération bilatérale, ainsi que le Groupement des exportateurs de vanille de Madagascar (GEVM), structure professionnelle mobilisée pour doter la filière d’une vitrine d’envergure. Cette décision, actée par l’exécutif, clôt définitivement les travaux de restauration de la bâtisse et stoppe la mise en œuvre de ce plan de valorisation économique et patrimoniale. Le dossier de ce site mémoriel, initialement destiné à célébrer l’histoire de la vanille malgache et, sur le plan historique, à marquer la présence coloniale française, est ainsi fermé.

Recueillis par Maminirina Rado

Sommet de l’ONU : « Une occasion à saisir », selon le colonel Michaël Randrianirina

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En route pour New York, le colonel Michaël Randrianirina a quitté Ivato, hier.
En route pour New York, le colonel Michaël Randrianirina a quitté Ivato, hier.

Cap sur les États-Unis. Conduite par le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, et son épouse, la délégation malgache a quitté l’aéroport international d’Ivato, hier, pour s’envoler vers New York. Destination : le siège des Nations unies, où se tient actuellement la 81e session de l’Assemblée générale (AGNU). Un rendez-vous incontournable de la diplomatie internationale, qui rassemble cette année près de 130 chefs d’État et de gouvernement du monde entier, venus exprimer leurs visions face aux soubresauts de la géopolitique actuelle. Avant de monter à bord, le chef de l’État a planté le décor. « C’est une occasion à saisir pour échanger avec nos pays partenaires et d’autres nations, afin de renforcer les relations diplomatiques et de suivre de près l’évolution de la situation géopolitique mondiale », a déclaré le colonel Michaël Randrianirina. Une ambition claire pour une Grande Île désireuse de refonder son assise extérieure.

Travail de fond

Sur place, la machine est déjà bien huilée. Selon le ministère des Affaires étrangères, les équipes techniques sont à pied d’œuvre à New York depuis plusieurs jours. Cette avant-garde prépare activement le terrain pour la Semaine de haut niveau, prévue du 22 au 28 septembre 2026, et balise la voie pour la pleine participation du Président de la Refondation de la République aux travaux de cette grand-messe onusienne. Cette forte mobilisation marque un tournant. Elle traduit la volonté ferme de Madagascar de rompre avec des années d’activité diplomatique en « demi-teinte », au cœur du multilatéralisme. Tout au long de la semaine, la délégation malgache ne se contentera pas de faire de la figuration : elle multipliera les réunions de haut niveau et les événements parallèles, impliquant divers départements ministériels sectoriels. L’objectif est double : doper la visibilité de la Grande île à l’échelle multilatérale et cimenter de nouveaux partenariats durables.

Julien R.

Concertation nationale : Le FFKM appelle à l’implication de ses fidèles

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Le FFKM demande à ses fidèles de déposer leur CV pour prendre part à la réalisation de la concertation nationale.
Le FFKM demande à ses fidèles de déposer leur CV pour prendre part à la réalisation de la concertation nationale.

Le FFKM accélère les préparatifs du Dialogue pour la Refondation et appelle ses fidèles à s’impliquer activement avant le 24 septembre. Une mobilisation cruciale qui s’inscrit dans le processus qui devait mener au grand Dinika Nationaly.

Le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) passe à la vitesse supérieure. À travers une circulaire parue le 18 septembre 2026 et cosignée par ses quatre figures de proue — Mgr Samoela Jaona Ranarivelo, le pasteur Zaka Andriamampianina, le pasteur Dr Denis Rakotozafy et Mgr Jean de Dieu Raoelison —, la coordination nationale appelle ses fidèles à s’impliquer activement dans le Dialogue pour la Refondation.

Profils

L’heure est à la mobilisation générale sur le terrain. Pour faire vivre ce processus de concertation, les Églises historiques recherchent des profils précis : des secrétaires, des facilitateurs de dialogue, ainsi que des responsables logistique et outils. Les citoyens désireux d’apporter leur pierre à l’édifice sont invités à se rapprocher de leur paroisse respective afin d’y déposer leur CV et de s’inscrire, « selon les dons qui vous ont été accordés ». Le compte à rebours est lancé, puisque la date limite de dépôt est fixée au mercredi 24 septembre. Les candidats retenus bénéficieront d’une formation adéquate avant d’être déployés, conformément au chronogramme officiel. Malgré un début jugé discret par certains observateurs, le FFKM démontre qu’il prend ce rendez-vous historique très au sérieux. Cette vaste campagne de sensibilisation vise à ancrer la concertation au cœur de la société, avec l’ambition de répondre aux aspirations profondes et aux revendications portées par les manifestants lors des mouvements de contestation de septembre et octobre 2025.

Spirituel

Ce chantier titanesque de la refondation nationale culminera avec la grande Dinika Nasionaly, prévue pour mars 2027, tandis que la restitution officielle des conclusions est attendue après le mois de mai 2027. Placé sous le signe de l’espérance avec le verset biblique « Voici, je fais toutes choses nouvelles » (Ap 21,5), cet appel se veut à la fois éminemment spirituel et profondément patriotique. « Merci d’avance pour votre engagement pour notre chère Patrie », conclut la missive. À l’approche de la clôture des inscriptions, le message est limpide : les Églises entendent peser de tout leur poids pour guider Madagascar vers de nouveaux horizons.

Julien R

FFM : Soutien total à la Refondation

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Né dans le sillage du mouvement de la jeunesse du 25 septembre 2025, le Fanilo Fanavaozana ny Madagasikara (FFM) poursuit son implantation dans le Grand Sud. Son coordinateur régional dans l’Androy, Olivier Managneto, réaffirme le soutien de la plateforme au processus de refondation. Le FFM se présente comme un « arofanina », ou garde-fou, du processus de refondation. Présent dans 21 régions du pays, il se veut un espace de rassemblement citoyen. « Le FFM réunit les militants et les citoyens soucieux de l’avenir de la nation. Dès lors qu’un citoyen prend conscience de ses devoirs et de ses responsabilités envers Madagascar, il a toute sa place parmi nous », souligne Olivier Managneto.

2 950 fokontany. Dans l’Androy, une tournée de sensibilisation a été menée dans les cinq districts et les 2 950 fokontany de la région. L’objectif était de présenter la vision de la Refondation. « Sur le terrain, nous constatons la ferme volonté du président Michaël Randrianirina et de son gouvernement de répondre concrètement aux aspirations et aux attentes prioritaires de la population », affirme le coordinateur régional. Le FFM place également le changement des comportements au cœur de son action. « Fanilo », qui signifie littéralement lanterne, traduit cette volonté d’éclairer la population sur les enjeux sociaux et économiques. « Notre rôle est d’apporter un éclairage pour permettre aux Malagasy d’avancer ensemble. La liberté d’expression doit prévaloir dans le respect mutuel. Que nos opinions convergent ou non, l’essentiel est de faire évoluer les mentalités au service du développement de Madagascar », conclut-il.

Recueillis par Nadia R.

Affaire Boeing 777 : Demande d’enquête parlementaire 

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Alban Rakotoarisoa, lors de sa déposition, demande l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’affaire des cinq Boeing 777, hier.
Alban Rakotoarisoa, lors de sa déposition, demande l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’affaire des cinq Boeing 777, hier.

Le directeur général de l’Aviation civile de Madagascar (ACM) demande l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’affaire des cinq Boeing 777 retrouvés en Iran. L’affaire des cinq Boeing 777 continue de faire réagir le directeur général de l’ACM, Alban Rakotoarisoa, neuf mois après sa prise de fonction à la tête de l’organisme. Le patron de l’ACM sort de sa réserve pour demander une enquête parlementaire sur cette affaire. Il a saisi l’Assemblée nationale et remis un dossier de 700 pages à la représentation nationale. Pour Alban Rakotoarisoa, cette démarche doit permettre de faire toute la lumière sur les circonstances dans lesquelles les cinq Boeing 777, qui devaient faire l’objet d’une opération de maintenance pour le compte d’une compagnie opérant à Madagascar, se sont retrouvés en Iran. L’affaire prend également une tournure judiciaire avec sa transmission au Pôle anti-corruption (PAC). Elle est suivie de près par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Lors d’une conférence de l’OACI au Maroc, en avril dernier, Alban Rakotoarisoa avait été interpellé sur cette affaire. « C’est une honte pour le pays et pour notre aviation civile. Si la vérité n’est pas établie rapidement, Madagascar s’expose à un problème grave de sécurité (« Grave Safety Concern ») pouvant aller jusqu’à la fermeture pure et simple de l’ACM par les instances internationales », avait-il déclaré.

60 inspecteurs

L’origine du dossier repose, selon le directeur général de l’ACM, sur la production de certificats d’immatriculation et de navigabilité frauduleux. Un inspecteur de l’ACM affirme également que sa signature aurait été imitée. Cette situation n’est pas sans conséquence sur le fonctionnement de l’organisme. L’ACM compte entre 50 et 60 inspecteurs intervenant dans différents domaines, notamment les licences de vol, la navigabilité, les opérations techniques, le juridique et les marchandises dangereuses. « L’absence de vérité nuit gravement à ma gestion. Une atmosphère de suspicion s’est installée entre les inspecteurs, paralysant la chaîne de travail. C’est pour cette raison que j’ai rassemblé ces 700 pages de documents pour les remettre à la représentation nationale », explique Alban Rakotoarisoa.

Vol illégal. La demande de l’ACM a été reçue par le président de la Commission transport et météorologie de l’Assemblée nationale, le député Velomanana Razafitsiala. Sur le plan juridique, Alban Rakotoarisoa tient à préciser que l’enquête parlementaire ne vient pas entraver la procédure engagée devant le PAC. « L’enquête parlementaire n’empiète pas sur la procédure du PAC. Mais les députés ont le pouvoir d’auditionner et de faire la lumière », soutient-il. Le directeur général de l’ACM s’interroge également sur l’existence d’autres personnes impliquées dans cette affaire. « Pensez-vous sincèrement que deux personnes seulement auraient pu orchestrer le vol illégal de cinq Boeing 777 ? Il ne s’agit pas de protéger les coupables, mais d’accélérer les procédures pour soulager les familles et rétablir la confiance », a-t-il affirmé.

Nadia R.

Personnalités de l’ancien régime incarcérées : Plusieurs mois de détention sans procès

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Quelques semaines après la chute du régime d’Andry Rajoelina, les dirigeants de la Refondation ont enclenché la vitesse supérieure en termes de poursuites judiciaires contre leurs prédécesseurs.

Rinah Rakotomanga, DIRCOM d’Andry Rajoelina, arrêtée au début du mois de novembre 2025 à Antetezambaro, Toamasina, avec son compagnon ; Sahondrarimalala Marie Michelle, députée élue à Fianarantsoa et ancienne ministre de l’Education nationale, arrêtée le 4 janvier 2026 ; le général Richard Ravalomanana, ancien président du Sénat et ancien secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, arrêté à son domicile à Ambatovinaky le 27 décembre 2025 et qui vient d’écoper d’une peine de 10 ans de travaux forcés ; Valery Ramonjavelo, ancien ministre des Transports et de la Météorologie, arrêté début mars et placé en détention préventive à la prison d’Avaradrano ; Vyvato Rakotovao, ancien gouverneur de la région Vakinankaratra, arrêté le 14 février 2026 ; Sylvain Rabetsaroana, ancien sénateur et ex-candidat à l’élection présidentielle, arrêté le 14 mars 2026, qui est actuellement incarcéré à la maison de force de Tsiafahy ; Naivo Raholdina, député élu à Tana IV, arrêté au mois de mai dernier et actuellement incarcéré à Imerintsiatosika ; Paul Rabary, chef de parti et ancien ministre de l’Education nationale, arrêté au mois de mai également, avec Yves Maurice Rakotoniaina, ancien secrétaire général du ministère du Tourisme. Tous deux sont actuellement détenus, respectivement, à Antanimora et à Tsiafahy. Le point commun de toutes ces personnalités, c’est qu’elles étaient toutes de proches collaborateurs de l’ancien président Andry Rajoelina et des figures importantes du régime Volomboasary, et sont, pour la plupart, poursuivies pour atteinte à la sûreté de l’Etat et actes de déstabilisation contre le régime en place. Aujourd’hui, près de dix mois après leur arrestation, la majorité des prisonniers politiques n’ont pas encore fait l’objet de procès. Pourtant, si l’on s’en tient au Code de procédure pénale, la durée normale d’une détention provisoire est de 6 mois en matière correctionnelle et de 8 mois en matière criminelle. A souligner toutefois que les textes prévoient un prolongement possible de 3 mois, renouvelable une fois.

Recommandations

Pour l’heure, seul l’ancien président du Sénat, Richard Ravalomanana, a fait l’objet d’une condamnation à une peine de 10 ans de travaux forcés à l’issue d’un procès qui s’est tenu au début du mois de septembre. Quid alors des autres personnalités politiques ? Cette longue durée de détention préventive amène les observateurs à confirmer le motif politique derrière les arrestations, aux allures de chasse aux sorcières, contre les membres de l’ancien régime. La dénonciation pour cause de détention arbitraire contre des adversaires politiques n’est pas non plus à écarter, notamment de la part des défenseurs des droits de l’homme et des partisans de l’ancien régime. Il convient toutefois de souligner que les détenus politiques ne sont pas les seuls à subir le même sort. Bon nombre de prisonniers, dans les différents établissements pénitentiaires à travers le pays, font également l’objet d’une détention provisoire dont la durée est devenue quasiment illimitée et attendent indéfiniment leur procès. Il n’est plus à rappeler que la SADC (Communauté de Développement de l’Afrique australe) a déjà formulé explicitement, dans ses recommandations, la libération sans condition des détenus politiques. Une requête que les dirigeants de la Refondation semblent ignorer pour le moment. Lors d’une interview, l’actuel Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, avait déclaré : « Il n’existe pas de détenu politique actuellement à Madagascar ».

Davis R