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jeudi, octobre 15, 2026
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Transport aérien : Emirates met en place des vols en provenance des grands pays émetteurs de touristes

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Un partenaire d’envergure pour le développement du tourisme à Madagascar. Emirates, l’une des plus grandes compagnies aériennes internationales, met en place des vols réguliers reliant des pays européens, américains et africains à Antananarivo.

Un partenariat stratégique a été signé, à cet effet, entre Emirates et le ministère du Tourisme et de l’Artisanat.

Service de qualité

Ces vols, réalisés via Mahé (Seychelles), sont une occasion pour Emirates de desservir Antananarivo avec des services de grande qualité. Ils sont opérés avec des gros-porteurs Boeing 777, configurés en trois classes et offrant aux passagers le choix entre la première classe, la classe affaires et la classe économique. La compagnie opère des vols quotidiens pendant la saison estivale, tandis que la fréquence est ajustée à six vols par semaine pendant la saison hivernale. Une manière, en tout cas, pour Emirates de continuer à soutenir les arrivées touristiques à Madagascar en faisant la promotion du pays comme une destination de loisirs de premier plan auprès de son réseau mondial d’agences de voyages et de tour-opérateurs dans plus de 70 pays. Emirates assure ses liaisons entre Madagascar et Dubaï avec une courte escale à Mahé, aux Seychelles, et propose plus de 2 500 sièges dans chaque direction, chaque semaine. Les Boeing 777-300ER gros-porteurs qui desservent cette liaison peuvent transporter jusqu’à 20 tonnes de fret par vol, facilitant ainsi les exportations et les importations de marchandises entre Madagascar et le reste du monde.

Ambitions stratégiques

L’accord de partenariat a été signé par Essa Sulaimane Ahmad, Senior Vice President, Commercial Operations – West Asia and Indian Ocean d’Emirates, et la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Lucie Vololoniaina, en présence d’autres responsables ainsi que de représentants d’Emirates et de la délégation malgache à l’Arabian Travel Market, à Dubaï. Un pas de plus pour Emirates, qui confirme sa volonté de soutenir les ambitions stratégiques de Madagascar dans le secteur du tourisme, notamment son objectif d’accueillir un million de visiteurs d’ici 2028. La compagnie n’en est pas à sa première démarche de soutien. On rappelle, en effet, qu’après le lancement de ses vols vers Antananarivo en 2024, Emirates avait signé en 2025 un accord avec le ministère du Tourisme et de l’Artisanat afin de collaborer sur des initiatives conjointes destinées à promouvoir le tourisme à Madagascar. « Nous sommes heureux de renouveler notre partenariat avec le ministère du Tourisme et de l’Artisanat afin de poursuivre sur la dynamique que nous avons créée pour promouvoir cette magnifique destination auprès de notre clientèle à travers le monde », a déclaré Essa Sulaimane Ahmad.

« Madagascar possède une offre unique pour les voyageurs à la recherche d’une faune d’une diversité exceptionnelle et d’une culture riche et vibrante. Nous sommes fiers de faire découvrir cette destination à nos clients ainsi qu’à nos partenaires du secteur du voyage à travers notre réseau », a-t-il ajouté.

Bonne perspective

 La ministre malgache du Tourisme s’est, pour sa part, réjouie de ce partenariat stratégique, capital pour le développement touristique de la Grande île. « Nous nous réjouissons de ce partenariat, qui nous ouvre non seulement les marchés émetteurs des Émirats arabes unis et des pays du Golfe, mais crée également des opportunités permettant de relier Madagascar aux marchés touristiques mondiaux grâce au réseau d’Emirates. Nous comptons sur la puissance de ce réseau pour attirer davantage de visiteurs internationaux en provenance d’Europe, d’Asie et d’Océanie », a-t-elle déclaré. Une bonne perspective, en tout cas, pour le tourisme malgache qui amorce une certaine reprise. L’année dernière, la fréquentation touristique de Madagascar a progressé de 5%, atteignant 331 000 arrivées, contre 315 000 en 2024. Le tourisme constituant l’un des piliers essentiels de l’économie malgache, le secteur a généré plus de 2 000 emplois directs, dont 1 600 dans les hôtels et les restaurants. Par ailleurs, près de 5 000 chambres d’hôtel supplémentaires ont été créées, portant la capacité totale disponible à plus de 34 000 chambres.

R.Edmond.

Fonction publique : 13 274 postes budgétaires alloués en 2026, dont 9000 pour l’éducation

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Le budget de l’État indique une priorisation importante des secteurs sociaux et de la croissance économique.
Le budget de l’État indique une priorisation importante des secteurs sociaux et de la croissance économique.

L’État renforce les moyens humains de ses services publics. Pour cette année en cours, 13 274 postes budgétaires ont été alloués, dont 9 000 au secteur de l’éducation. Une priorité qui s’accompagne de plusieurs mesures en faveur des agents publics.

L’éducation se taille la part du lion. Sur les 13 274 postes budgétaires alloués en 2026, pas moins de 9 000 sont destinés à ce secteur. Cette allocation, indiquée par le ministère de l’Économie et des Finances, s’inscrit dans la volonté de renforcer les effectifs nécessaires au fonctionnement des services publics de base, notamment dans l’éducation et la santé. Le chiffre est significatif dans un contexte où les besoins en ressources humaines restent importants dans l’administration et dans les services directement en contact avec la population. Au-delà de la seule création de postes budgétaires, l’enjeu porte ainsi sur la capacité de l’État à disposer des ressources humaines nécessaires pour assurer ses missions. Pour le ministère de l’Économie et des Finances, qui assure la programmation et la mise à disposition des moyens budgétaires correspondants, la priorité donnée aux services essentiels se traduit également dans les choix opérés en matière de dépenses publiques. L’éducation figure ainsi parmi les secteurs privilégiés en 2026. L’allocation de 9 000 postes représente à elle seule plus des deux tiers du volume total des postes budgétaires prévus. L’objectif affiché est de renforcer les effectifs indispensables au fonctionnement des services publics et, à terme, d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers. Cette politique intervient parallèlement à la modernisation de la gestion des ressources humaines de l’État. Le système AUGURE est notamment déployé pour améliorer la transparence et la célérité dans le traitement des dossiers des agents. À ce stade, 86 mouvements ont été développés, tandis que l’extension du dispositif aux catégories qui ne sont pas encore intégrées et la finalisation des modules restants du SIGRHE se poursuivent.

Amélioration des conditions. L’effort en faveur des agents publics ne se limite pas aux effectifs. Le bilan du ministère de l’Économie et des Finances fait également état d’une revalorisation de 14 % des salaires des fonctionnaires. À cela s’ajoutent l’adoption du décret relatif à la revalorisation de l’indemnité de logement pour l’ensemble des agents de l’État, ainsi que celui portant attribution de l’indemnité de craie au personnel enseignant encore en activité relevant du ministère de l’Éducation nationale et du ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Autant de mesures qui touchent directement aux conditions de travail et au pouvoir d’achat des agents publics. Les retraités ne sont pas en reste. Une tranche correspondant à deux mensualités du complément de l’indemnité d’installation de retraite a été prise en charge en juin 2026 au profit de 63 943 bénéficiaires, pour un montant de plus de 26,03 milliards d’ariary. Le chantier se poursuit également sur le terrain structurel avec l’élaboration de deux nouveaux projets de décrets relatifs à la Caisse de retraite civile et militaire et à la Caisse de prévoyance et de retraite. L’objectif annoncé est de résorber le déficit structurel, d’assainir la gestion et d’aller vers davantage d’autonomie des caisses. Entre création de postes budgétaires, revalorisation salariale, amélioration des indemnités et modernisation de la gestion administrative, les mesures engagées dessinent ainsi un même axe : renforcer les moyens humains de l’État tout en améliorant les conditions de ceux qui assurent quotidiennement les services publics.

Antsa R.

Filière vanille : Un bilan préoccupant pour la campagne d’exportation 2025-2026

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La promotion de la vanille de Madagascar qui reste la meilleure au monde est la meilleure solution pour le redressement de la filière
La promotion de la vanille de Madagascar qui reste la meilleure au monde est la meilleure solution pour le redressement de la filière

La campagne d’exportation 2025-2026 de la vanille malgache s’est achevée le 31 août dernier, après avoir été exceptionnellement prolongée par les autorités de la refondation.

Une campagne qui s’achève, d’après les professionnels de la filière, avec un bilan plutôt préoccupant, résultant d’un marché international particulièrement difficile.

7 000 tonnes de stocks

Les estimations avancées par ces acteurs font état d’un report pouvant atteindre 7 000 tonnes de vanille exportable. Ce qui représente, pratiquement, près de deux années de consommation mondiale. Une offre excessive qui influe négativement sur les prix internationaux, lesquels se situent, d’après nos sources, entre 15 USD et 60 USD, selon la longueur et la qualité. Des prix qui, d’après les exportateurs, sont très faibles par rapport aux coûts de production, de préparation et de financement de la filière. En somme, le marché de la vanille est actuellement caractérisé par un décalage entre une offre abondante et une demande qui ne progresse pas au même rythme. Une situation qui rend très difficile toute tentative d’augmentation des prix.

Mécanisme de rachat

Cette baisse des prix internationaux a naturellement impacté les prix locaux, où la vanille verte était, à certains moments, vendue à seulement 2 000 ariary ou 3 000 ariary le kilo. Pour tenter justement de corriger ces prix excessivement bas, les autorités ont mis en place un mécanisme de rachat des stocks pour permettre à des exportateurs éligibles d’acheter de la vanille verte entre 5 000 ariary et 10 000 ariary le kilo. À cet effet, l’Alliance Vanille de Madagascar (AVM), qui a remplacé le Conseil national de la vanille, a décidé d’utiliser les fonds issus de la cotisation de 4 dollars par kilo de vanille collectée du temps du CNV. Une mesure qui n’avait pas séduit les exportateurs, qui avaient soutenu que le meilleur moyen de redresser la filière est d’utiliser ces fonds pour faire la promotion de la vanille de Madagascar auprès des acheteurs internationaux.

R.Edmond.

Mobile banking : Gasy Money entre dans la course de la finance digitale

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Cérémonie de lancement officielle, vendredi dernier, au Carlton Anosy.
Cérémonie de lancement officielle, vendredi dernier, au Carlton Anosy.

La digitalisation des services financiers franchit une nouvelle étape à Madagascar. BGFIBank Madagasikara a présenté officiellement, vendredi, à l’hôtel Carlton d’Anosy, son application mobile baptisée Gasy Money, une plateforme de mobile banking destinée aussi bien aux clients de la banque qu’aux utilisateurs d’autres établissements financiers, voire aux personnes ne disposant pas de compte bancaire. Dans un contexte où le téléphone mobile occupe une place croissante dans les usages financiers, cette solution entend faciliter les opérations courantes depuis un smartphone. Son principal atout réside dans son accessibilité élargie, avec un service conçu pour toucher un public plus large.

Lors de la présentation, le directeur général de BGFIBank Madagasikara, Antoine Evrad Evouna Ossi, a souligné que la confiance demeure au cœur des services financiers. « Un coffre-fort doit protéger ce qu’on lui confie et le rendre disponible au moment où on en a besoin. Aujourd’hui, les Malgaches ne devraient plus avoir à choisir entre simplicité et confiance », a-t-il déclaré. Selon lui, « la véritable ambition est d’offrir à chacun une expérience financière complète, simple, sûre et accessible depuis son téléphone ».

L’application permet actuellement les transferts d’argent à l’échelle nationale, en partenariat avec les opérateurs de téléphonie mobile du pays. Pour les besoins à l’international, la banque met également en avant sa carte prépayée Karatro, qui peut être gérée via l’application.

Heriniaina Samson

AIIB Annual Meeting : Madagascar attendu à Doha les 28 et 29 septembre

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Madagascar prendra part à la 11e Réunion annuelle de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB), prévue les 28 et 29 septembre 2026 à Doha, au Qatar. Une délégation du ministère de l’Économie et des Finances représentera le pays à ce grand rendez-vous consacré cette année au thème « Tomorrow’s Infrastructure: Impact and Innovation », ou « Les infrastructures de demain : impact et innovation ». L’événement marquera l’entrée de l’AIIB dans sa deuxième décennie d’activité et réunira des délégations des pays membres, des décideurs publics, des dirigeants d’entreprises, des partenaires de développement, des organisations de la société civile et des experts. Les échanges porteront notamment sur la connectivité transfrontalière, le financement vert, la mobilisation des capitaux privés, la transformation numérique et les partenariats stratégiques. Pour Madagascar, cette rencontre constitue une occasion de suivre de près les nouvelles orientations de financement des infrastructures durables et les mécanismes susceptibles d’accompagner les priorités nationales de développement.

Focus sur les priorités

Membre de l’AIIB, Madagascar s’inscrit dans une institution qui compte désormais 111 membres approuvés dans le monde. Créée en 2016 et dotée d’un capital de 100 milliards de dollars, la Banque concentre ses interventions sur des infrastructures durables, technologiques et favorisant la connectivité. Sa réunion annuelle constitue son principal rendez-vous de gouvernance et de dialogue avec ses actionnaires et partenaires. La présence de la délégation malgache permettra ainsi au pays de participer aux discussions sur les orientations stratégiques, les priorités opérationnelles et les futures interventions de la Banque. Dans un contexte où les besoins en infrastructures restent importants, la rencontre de Doha offrira également un cadre de dialogue avec les partenaires et investisseurs autour des possibilités de financement et de coopération.

Antsa R.

Région Atsinanana : Mobilisation des acteurs pour la relance économique durable

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Les différents acteurs économiques de la région Atsinanana se sont réunis dernièrement lors d’un atelier.
Les différents acteurs économiques de la région Atsinanana se sont réunis dernièrement lors d’un atelier.

Différents acteurs issus des secteurs privé et public à Atsinanana se sont mobilisés pour assurer la relance économique de la région, et ce, de manière durable et inclusive.

Identifier les leviers permettant de stimuler durablement la production, l’investissement et la création de valeur dans la région Atsinanana était au cœur de leurs préoccupations lors d’un atelier organisé récemment à Toamasina. Tous ces acteurs économiques ont participé activement aux débats et échanges afin de dégager l’offre régionale, les différents programmes d’appui disponibles ainsi que des approches visant à construire une économie plus durable, inclusive et résiliente. À titre d’illustration, la direction régionale de l’Agriculture et de la Souveraineté nationale à Atsinanana a notamment présenté les potentialités de la région à travers ses différentes filières agricoles, visant à mettre en lumière la diversité des productions et les opportunités de développement qu’offre le territoire.

Accompagnement des opérateurs. La question énergétique a également occupé une place importante dans les échanges. La direction régionale de l’Énergie et des Hydrocarbures a évoqué les possibilités liées à la production et à la disponibilité de l’énergie, un facteur déterminant pour accompagner l’industrialisation, la transformation des produits locaux et, plus largement, la compétitivité des entreprises régionales. De son côté, la Chambre de commerce et d’industrie de Toamasina a exposé les différents dispositifs d’accompagnement destinés aux opérateurs économiques. Ces programmes constituent un levier pour renforcer les capacités des entreprises et favoriser leur développement, a-t-on souligné.

Approche TAD. Parmi les interventions du secteur privé, l’approche du Territoire agricole durable (TAD) est défendue par le groupe Faly Export. « Il s’agit d’un système permettant de créer les conditions d’une économie durable à l’échelle du territoire. Le modèle part d’un constat présenté comme fondamental : « Il n’y a pas de développement économique sans stabilité politique », selon le promoteur. Face aux multiples contraintes, l’entreprise évoque une approche agissant directement sur les facteurs de production, de compétitivité et de développement rural. Cela repose sur la qualité de la production, en commençant par la sélection des semences afin de répondre aux exigences du marché, tout en accompagnant les exploitants agricoles dans l’amélioration de leurs pratiques.

Cercle vertueux. En outre, un suivi digital des exploitations et des productions est de mise pour renforcer la transparence de la gestion et la traçabilité des produits. « L’enjeu est alors de créer un cercle vertueux : une production de meilleure qualité, mieux tracée et davantage adaptée à la demande du marché permet de générer davantage de valeur ajoutée, qui ne doit pas s’arrêter aux produits commercialisés. En effet, une partie de cette valeur doit pouvoir bénéficier directement aux producteurs et contribuer au développement de leur territoire. Cette vision se traduit notamment par des actions de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) dans des domaines essentiels au développement rural, tels que la sécurité alimentaire, les infrastructures de stockage et l’amélioration des routes, ainsi que la santé et l’éducation.

Le but est de construire un véritable écosystème économique local contribuant, en même temps, à améliorer les conditions de vie des communautés », a-t-on énoncé.

Préservation de la biodiversité. Par ailleurs, le TAD repose sur l’inclusivité de tous les acteurs du territoire, dont les producteurs, les collectivités décentralisées, les organisations religieuses et les autres parties prenantes locales, ainsi que sur une vision multigénérationnelle et multiculturelle, montrant une dynamique collective. La préservation de l’environnement, notamment de la biodiversité, constitue un autre pilier du système présenté, qui vise à rétablir un équilibre entre les écosystèmes et les activités agricoles, car cela contribue à l’amélioration des rendements et à la résilience des cultures. « Une meilleure santé des écosystèmes peut ainsi devenir un levier de productivité et de compétitivité pour les producteurs et, à terme, pour l’ensemble des filières », a-t-on évoqué.

Interdépendance. À l’issue de cet atelier régional, d’aucuns reconnaissent que la relance économique de la région Atsinanana repose sur l’interdépendance entre les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, des infrastructures, de la transformation, de l’environnement et du développement rural, ainsi que sur l’accompagnement des entreprises. « La mise en cohérence des initiatives publiques et privées apparaît dès lors comme l’un des principaux enjeux pour transformer les potentialités régionales en véritables opportunités économiques. L’ambition affichée est ainsi de faire émerger un modèle de développement capable de produire davantage, de créer plus de valeur et de mieux la redistribuer, tout en renforçant la résilience du territoire et les conditions de vie de ses populations. Le défi consiste désormais à transformer cette vision partagée en actions concrètes, coordonnées et durables sur le terrain », a-t-on conclu.

Navalona R.

Habiter le corps : Trois jours d’expression artistique

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Du 17 au 19 septembre 2026, AngeEcho a organisé l’atelier « Habiter le corps » au Treffpunkt, à la Villa Samoelina Ambatoroka. Il s’agit d’un accueil et d’un soutien aux initiatives artistiques.

Durant ces trois journées, les participants ont été invités à explorer leur rapport au corps à travers le mouvement et la danse. L’atelier a proposé un travail autour de la conscience corporelle, du placement corporel, de la souplesse, de la flexibilité et de la connaissance du corps. À travers différents exercices pratiques, l’objectif était d’amener chacun à mieux écouter son corps, à prendre conscience de ses possibilités et de ses limites, et à développer une relation plus attentive avec le mouvement. La démarche d’AngeEcho s’inscrit dans une approche à la fois artistique et pédagogique, où la danse devient un moyen d’exploration, d’expression et de connaissance de soi. L’atelier a également constitué un espace d’échange et de partage entre les participants autour de la pratique corporelle et de la danse.

En outre, AngeEcho remercie chaleureusement Treffpunkt et le Goethe-Zentrum / CGM Culture « pour leur accueil et leur soutien à la réalisation de cet atelier, ainsi que l’ensemble des participants pour leur engagement et leur confiance ».

Recueillis par Iss Heridiny

Vakinankartra :  Nijery manokana ny tomboantsoan’ireo tantsaha ny filohan’ny fanavaozana

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Tafiditra anaty politikan’ny fitondrana fanavaozana ankehitriny ny tetikasam-pirenena ho fampandrosoana ny voly vary eto Madagasikara, mba hanan’ny firenena fahaleovan-tena ara tsakafo sy fanatsarana ny sehatry ny fambolena. Tonga teto Antsirabe ny filohan’ny fanavaozana ny faran’ny herinandro teo, notrono’ireo mpiara miasa aminy sy minisitra maromaro nanolotra fitaovana enti-mamokatra ho amin’ny sehatry ny fambolena. Anisan’ny sehatra hiankinan’ny toe-karena eto amin’ny Nosy ny fambolena izay mitondra 28 % amin’ny harinkarena faobe ary mampiasa 78%  amin’ny mponina miasa araky ny antotanisa voaray. Ny vary, sakafo fototra dia mitondra 12% amin’ny harinkarena faobe. Manoloana ny filana misy eto amin’ny firenena, dia nanolotra traktera miisa 11 ho an’ny CFFAMA ny fanjakana miaraka amina fitaovana maromaro, ireo fitaovana ireo dia natao hampitomboana ny velaran-tany azo hiasana hoy ny filohan’ny fanavaozana Ny kolonely Michael Randrianirina ary hampihena ny asa mavesatra ataon’ny tantsaha. Ankoatra izay dia hisy ny fizarana bisikileta miisa 200 isa, kitapo fibaby 200  ho an’ireo tantsaha mampita (Paysans Relais) manerana ny distrika 7 mandrafitra ny faritra Vakinankaratra. Fantatra fa mbola hisy ihany koa ny labasy 60 isa avy amin’ny PAM, homena ireo fikambanana tantsaha ao amin’ny distrika Antsirabe II.Ho an’ Antsirabe I kosa, Tantsaha tsy latsaky 216 no hisitraka fanohanana ara- pamokarana ahitana zezika organika 4000 kg, NPK 800kg , masomboly vary X265 milanja 320 kg, masomboly katsaka IRAT200 milanja 220kg. Izany no hatao dia  hanatsarana ny fidirambolan’ny tantsaha sy fanamafisana ny fiaraha miasa amin’ny sehatra tsy miankina.

Andry N.

Nécrologie du 21 septembre 2026

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Chronique de Mickey : Zomaka, poulbots, gavroches ou enfants de rue. Héros un jour, voyous, brigands le lendemain

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Dans Les Misérables de Victor Hugo, républicain, réformateur, ou gauchiste comme on le sait, le roman a été adapté plusieurs fois au cinéma. L’une des séquences les plus émouvantes est celle où un gamin en guenilles virevolte à travers les barricades tout en chantant un air devenu célèbre : « Je suis tombé par terre/C’est la faute à Voltaire/Le nez dans le ruisseau/C’est la faute à Rousseau/Je ne suis pas notaire/C’est la faute à Voltaire. » Ces paroles, qui narguent les forces de l’ordre, tournent en dérision les prêches des conservateurs à l’égard des philosophes partisans d’un ordre nouveau.

Dans notre contexte actuel, le point commun reste ces enfants de rue, toujours en première ligne dans les affrontements pour braver les forces de l’ordre, dont les morts se comptent parmi des nombres anonymes et pourtant sont oubliés parmi les héros de la victoire des luttes populaires. Ils font pourtant partie des jeunes, fers de lance de la contestation et de la victoire sur l’oppression des pouvoirs successifs qui ont été renversés par eux.

Au final, les lauriers ne leur sont jamais attribués. Au contraire, ils sont relégués au rang des bannis et retrouvent leurs attributs de voyous, de détrousseurs des lieux publics, retrouvent leur statut de « quatre mi » et tant d’autres. Bref, ils sont les oubliés des luttes et font même l’objet de questions de relogement dans les régions censées être leurs lieux de développement, pour un développement harmonieux de la ville.

Mais, politiquement parlant, leur bravoure mise à part, il ne faut pas oublier que, seuls, sans un « appui populaire », ils ne comptent pas. L’exemple d’Ambatofotsy montre que leur mobilisation dans les pro-fasankarana s’est soldée par un échec, puisqu’ils n’ont trouvé aucune solidarité de l’ensemble de la population. Ici, on trouve la vraie définition du concept de peuple.

M.Ranarivao