Cinq hommes soupçonnés d’être impliqués dans un réseau recherchant, enlevant et vendant des enfants albinos ont été interpellés par la Police nationale à Toliara. L’opération a été menée dans le fokontany d’Ambararatafaly, commune rurale d’Ankililoaky, district de Toliara II. L’affaire a débuté le 16 septembre, après le signalement effectué par une personne de bonne foi auprès des forces de l’ordre. Selon les informations communiquées, des individus rechercheraient des enfants albinos dans le but de les acheter, de les revendre ou de les placer auprès d’éventuels acheteurs.
Alertée, la Police nationale du Commissariat central de Toliara a immédiatement mis en place un dispositif de surveillance afin d’identifier les personnes impliquées. Le 19 septembre, l’un des suspects a été interpellé en flagrant délit. Son interrogatoire a ensuite permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à quatre autres personnes, qui ont à leur tour été appréhendées.
L’affaire concerne notamment un enfant albinos prénommé Albert, âgé d’un an et neuf mois. Pour des raisons de sécurité, le nourrisson passe habituellement ses nuits à la caserne de la gendarmerie. Durant la journée, ses parents viennent le récupérer afin qu’il puisse prendre ses repas et rester auprès de sa famille.
L’enquête se poursuit afin de déterminer le rôle exact de chacun des cinq suspects et de vérifier l’existence éventuelle d’un réseau plus vaste.
Natao ny zoma 18 septambra maraina tao amin’ny CJST ny fanolorana fanomezana sy diplaoma ho an’ireo afaka fanadinam-panjakana, CEPE – BEPC – ary BACC, ho an’ny faritra Atsinanana. Natao tao amin’ny efitrano malalaky ny CJST na ex-CRJS ny lanonana fanamarihana izany, ary ireo zaza sy ankizy sangany tamin’ireo distrika fito mandrafitra ny faritra Atsinanana no nantsoina teto Toamasina renivohitra. Raha ny fanazavana dia sangany iray isaky ny distrika no nampanatsoina teto Toamasina, ary miisa roa kosa tamin’ny bakalorea dia ny baka ankapobeny sy ny baka teknika.
Nambaran’ny lehiben’ny faritra, Atoa Razafiarison Jean Jugus, fa tena ilaina ny zavatra toy izao araka ny nambaran’ny lehibe ny faritra, satria isan’ny mampirisika ny ankizy sy ny tanora malagasy hanohy ny ezaka efa nataony ny toy izany. Nohamafisin’ny filoha lefitra avy eo amin’ny antenimierampirenena misahana an’i Toamasina, Atoa Razara Pierre, izany, ary nilazany fa hiteraka fahavitrihana sy ezaka amin’ny fitondrana an’i Toamasina any aoriana handimby ireo zokiny ireto ankizy, ary hiteraka angovo vaovao ho an’i Toamasina ihany koa. Efa miditra amin’ny fanomezan-danja isam-paritra amin’ny fanabeazana ny fanjakana fanavaozana amin’izao, ka samy miezaka ny isam-paritra manome lanja ireo zaza sy zatovy ary ireo tanora avy ao aminy hanabe voho ny lafin’ny fanabeazana.
Nisy koa ny fanolorana maripakasitrana ireo tena mendrika sy ireto mendrika nandritra izany, ka nahazo izany ireto mpianatra miisa telo ireto, izay iray tamin’ny CEPE Ramatoakely Nomenjanahary Fitahiana nahazo isa 19,9/20 – teo amin’ny BEPC Ramatoakely Tsiresy isa 19,22/20 – ary ny teo amin’ny Bakalorea Atoa Mahafarinenja sokajy D mpianatra La Salle Toamasina isa 16,90/20 bakalorea ankapobeny, Fanomezantsoa isa 15,14/20 sikajy CCBTP sokajy teknika, izay samy avy eto Toamasina renivohitra avokoa. Namporika azy ireo hanao misimisy ireo solontenam-panjakana niatrika ny lanonanana. Nisy koa fanolorana maripakasitrahana avy amin’ireo mpiara-miombona antoka tamin’ny faritra Atsinanana angady nananana sy vy nahita ny lanonanana, ka nisy koa fanolorana zy ireo ny « kits scolaire » – « tablette » – vola ao anaty kaonty eo anivon’ny Baobab banky sy « Caisse d’épargne ». Notoloran’ny sampan’ny oniversite MIEL avy any Maurice sy Inde ary Malaisie vatsim-pianarana ihany koa ireo nahazo ny bakalorea, miaraka amin’olona hafa 10, sy olona 05 hafa ho an’ny LFL any Antsirabe ary olona 04 ho an’ny KIS.
Ankoatra izay rehetra izay dia tsy nanadino ny anjarany koa ny oniversiten’i Toamasina, ka nanolotra vatsim-pianarana ho an’ireo tanotra 05 misafidy ny oniversiten’i Toamasina. Ny zavatra tsikaritra ihany koa, dia nitombo ireo isan’ny mpiara-miasa tamin’ny faritra tamin’ny fanohanana ireto mendrika tamin’ny fanadinam-panjakana ny faritra atsinanana ity. Niisa 45 mahery izy ireo raha efatra ireo banky atao anatin’izany.
Le bilan s’alourdit après le violent accident survenu samedi soir sur la RN6. Huit personnes ont perdu la vie et 18 autres ont été grièvement blessées dans une collision entre un véhicule 4×4 et un Sprinter de transport de voyageurs. Le drame s’est produit vers 21 heures, au niveau du fokontany d’Antsoha, dans la commune urbaine d’Ambilobe. Selon les informations recueillies, le 4×4 impliqué dans l’accident était initialement en panne et confié à un mécanicien pour réparation à Ambilobe. Celui-ci aurait pris le véhicule pour transporter des membres de sa famille à une fête organisée dans la commune rurale de Beramanja, au Nord d’Ambilobe. Toujours selon nos sources, ce déplacement n’aurait pas été autorisé par le propriétaire du véhicule. C’est sur le trajet retour que le 4×4 est entré en collision avec un Sprinter assurant la liaison entre Sambava et Antananarivo. Pour une raison qui reste encore à déterminer, les deux véhicules se sont violemment percutés. La violence de l’impact a fait six morts sur le coup, parmi lesquels le conducteur du 4×4, qui serait également le mécanicien ayant pris en charge le véhicule. Plusieurs occupants ont été grièvement blessés et rapidement évacués vers l’hôpital d’Ambilobe. Malgré les soins prodigués, deux autres personnes ont succombé à leurs blessures après leur admission. Il s’agit notamment du chauffeur et de l’aide-chauffeur du Sprinter. Le bilan provisoire fait état de huit décès, dont cinq hommes et trois femmes, ainsi que 18 blessés. Deux des blessés, dont l’état a été jugé particulièrement préoccupant, ont été évacués vers Diego-Suarez afin de bénéficier de soins spécialisés. Les dépouilles des victimes ont depuis été remises à leurs familles respectives. Une enquête a été ouverte.
Un accident de circulation tragique à Ambohidahy a causé la mort de plusieurs piétons percutés par un taxi-be, dont la dernière victime est une jeune mère de famille. Cette femme, mère d’un enfant de trois ans, est décédée après avoir succombé à ses blessures, ajoutant une dimension particulièrement douloureuse à ce drame. L’accident initial a fait un mort sur le coup, tandis que les autres victimes, grièvement blessées, sont décédées tour à tour, la jeune mère étant la dernière à perdre la vie. Ce drame a profondément marqué la communauté locale, qui pleure non seulement la perte de plusieurs vies, mais aussi celle d’une mère jeune, laissant derrière elle un enfant en bas âge. Cette tragédie souligne la vulnérabilité des piétons face aux accidents de la circulation, en particulier dans des zones où la sécurité routière est insuffisante. Elle met en lumière la nécessité d’une action urgente pour renforcer les mesures de prévention, améliorer la régulation du trafic et protéger les usagers les plus fragiles. Les autorités sont appelées à enquêter rapidement sur les circonstances de l’accident et à prendre des mesures pour éviter que de tels événements ne se reproduisent. Par ailleurs, un soutien psychologique et matériel est essentiel pour accompagner les familles des victimes, particulièrement celle de la jeune mère, confrontée à la perte dramatique d’une épouse et d’une mère. Ce drame rappelle l’importance de la vigilance sur les routes et la responsabilité collective pour garantir la sécurité de tous, en particulier des piétons et des familles vulnérables.
Pour cette semaine du 21 au 27 septembre, la Direction générale de la Météorologie prévoit une hausse des températures maximales sur une grande partie du pays. Une évolution particulièrement perceptible sur les Hautes Terres, tandis que l’Ouest et le Nord-Ouest connaîtront les valeurs les plus élevées.
Chaud
Le réchauffement devrait être perceptible dès ce début de semaine. À Antananarivo, la maximale devrait passer de 25°C ce jour à 27°C demain. Même tendance à Antsirabe, où le thermomètre pourrait grimper de 26°C à 28°C. Par ailleurs, la chaleur sera beaucoup plus marquée dans les régions occidentales et nord-occidentales. Mahajanga pourrait atteindre 36°C mardi, contre 35°C lundi. Ambato-Boeni devrait connaître des températures encore plus élevées, jusqu’à 37°C mardi.
Contraste
À lire les prévisions du service météo du pays, cette hausse des maximales ne signifie toutefois pas la disparition de la fraîcheur matinale. Sur les Hautes Terres notamment, l’amplitude thermique restera importante, avec des minimales devant se situer autour de 14 à 15°C. À Antsirabe et Ambatolampy, elles tourneront autour de 12 à 13°C. À l’échelle nationale, Météo Madagascar prévoit cette semaine des températures minimales comprises entre 6 et 25°C, contre 23 à 36°C pour les maximales. Le contraste sera donc marqué par la fraîcheur au réveil dans certaines régions, puis une chaleur croissante au fil de la journée.
Une délégation de haut niveau en visite à la nouvelle centrale solaire photovoltaïque de Beanana.
Une délégation de haut niveau en visite à la nouvelle centrale solaire photovoltaïque de Beanana.
Le 18 septembre 2026, Beanana et Antsiafabositra ont franchi une étape décisive. Deux centrales solaires photovoltaïques y ont été inaugurées, offrant une énergie propre et continue à plus de 2 700 habitants. En parallèle, la commune urbaine de Maevatanana a reçu 25 lampadaires solaires, renforçant la sécurité et l’éclairage public.
Des infrastructures qui changent le quotidien
À Beanana, la centrale de 50 kWc alimente 216 foyers, soit 1 080 habitants. Déjà, six nouvelles activités économiques ont vu le jour et 14 bâtiments administratifs sont raccordés.
À Antsiafabositra, la puissance grimpe à 90 kWc pour 332 foyers, soit 1 660 habitants. Résultat : 42 nouvelles activités économiques et 17 services publics électrifiés. À Maevatanana, les lampadaires solaires illuminent désormais les rues, offrant aux habitants une ville plus sûre et plus vivante la nuit.
Un projet collectif et visionnaire
Ces réalisations sont le fruit du programme FIER, conduit par le PNUD, l’ONUDI, l’UNCDF, le SDG Fund et l’entreprise MAJINCO, en partenariat avec le ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures. L’appel d’offres de l’ADER a permis de sélectionner les opérateurs capables de transformer ces ambitions en réalité.
Le représentant du PNUD, Jean‑François Dubuisson, a rappelé : « Ce que nous inaugurons aujourd’hui n’est pas seulement une infrastructure, mais une démonstration qu’en associant innovation financière, engagement public et investissement privé, on peut apporter une énergie durable là où elle est la plus nécessaire », a-t-il déclaré.
Avant l’installation de ces centrales, les habitants de Beanana et d’Antsiafabositra devaient parcourir plus de 50 km jusqu’à Maevatanana pour des besoins aussi simples que changer un pneu. Aujourd’hui, ils disposent de leur propre atelier de vulcanisation, et demain viendront des menuiseries, des ateliers de soudure ou des unités de transformation agricole.
Ces infrastructures deviennent ainsi un pôle intégré de croissance, un moteur pour l’éducation, la santé, l’emploi et l’entrepreneuriat. Elles ouvrent une nouvelle page pour Beanana, Antsiafabositra et Maevatanana, où la lumière devient synonyme de progrès et d’opportunités.
Le ministre de l’Énergie, Radonirina Lucas Rabearimanana, a quant à lui affirmé que le gouvernement vise à doubler le taux d’accès à l’électricité d’ici 2030, en mettant les zones rurales au premier plan.
Après Beanana et Antsiafabositra, la dynamique se poursuit notamment à Morafeno, Mahazona, Andeiba, Antanimbary et Mahatsinjo. Le gouvernement, soutenu par les partenaires techniques et financiers, prépare aussi le barrage hydraulique d’Anjijia, un projet stratégique pour diversifier les sources d’énergie renouvelable dans la région Betsiboka. Ce futur ouvrage viendra stabiliser l’approvisionnement électrique et soutenir l’industrialisation locale, en complément des mini-réseaux solaires.
Par ailleurs, des projets d’électrification sont déjà attribués dans les régions Androy, Anosy et Atsimo Andrefana. L’ouverture de bureaux de l’ADER est prévue dans le Menabe et le Melaky pour faciliter la mise en œuvre. Cinquante-deux communes dans sept régions (Boeny, Betsiboka, Vakinankaratra, Itasy, Analamanga, Ambatosia et Ihorombe) bénéficieront de plus de 5 000 connexions électriques, touchant environ 225 000 personnes.
Ce partenariat vise à accompagner les maçons de la formation à la certification.
Ce partenariat vise à accompagner les maçons de la formation à la certification.
Le secteur du bâtiment à Madagascar franchit une étape décisive avec le lancement officiel des formations professionnelles destinées aux maçons et aux métiers du bâtiment. Fruit d’un partenariat entre le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle et ALPHA CIMENT, cette initiative vise à renforcer les compétences, à améliorer l’employabilité et à valoriser l’expérience des artisans du pays. À travers ce programme, les maçons bénéficient d’un accompagnement allant de la formation à la certification, garantissant la reconnaissance officielle de leurs acquis. Cette démarche répond à un besoin crucial du secteur : disposer de professionnels qualifiés, capables de répondre aux exigences des chantiers modernes et de contribuer à la durabilité des constructions. Les premières sessions marquent ainsi le passage des engagements aux réalisations concrètes, offrant aux participants des connaissances directement applicables dans leur quotidien. Parallèlement, cet acteur majeur du secteur cimentier poursuit son initiative « Le Métier », qui consiste à se rapprocher des professionnels dans les régions traversées par les routes nationales RN1, RN2 et RN4.
La ministre de l’Éducation a remis un certificat de reconnaissance à la Fondation Axian.
La ministre de l’Éducation a remis un certificat de reconnaissance à la Fondation Axian.
L’éducation franchit une nouvelle étape dans le district d’Antananarivo Atsimondrano grâce à l’inauguration d’un établissement secondaire qui marque la continuité du programme Sekoly Yas de la Fondation Axian.
Le ministère de l’Éducation nationale et la Fondation Axian ont inauguré, samedi dernier, le lycée d’Alakamisy Fenoarivo, dans le district d’Atsimondrano. Ce projet, deuxième lycée construit par la Fondation après celui de Mitsinjo, illustre un engagement soutenu et une cadence d’action qui ne faiblit pas. En trois ans, cet établissement est passé de 146 élèves en classe de seconde à 300 élèves répartis sur un cycle complet, de la seconde à la terminale. Moderne, avant la construction de cette infrastructure fraîchement inaugurée, les lycéens devaient parcourir de longues distances pour rejoindre un établissement secondaire dans d’autres communes. Une situation pesante pour les familles et qui fragilisait l’assiduité scolaire. Désormais, les élèves disposent de salles modernes, d’un étage supplémentaire, d’une salle des enseignants et de bureaux administratifs. Sendra Nirina Rajaonarison, ministre de l’Éducation nationale, a souligné l’importance de cette réalisation : « Le ministère a également apporté des équipements. Ce qui distingue ce lycée, c’est que le terrain a été offert par une famille. » Elle a rappelé que, faute d’infrastructures, les élèves étaient auparavant hébergés dans des salles de classe de CEG et d’EPP avant de bénéficier de ce nouvel établissement. Pour sa part, Mialisoa Andrianasolo, directrice exécutive de la Fondation Axian, a déclaré que ce lycée est le 251e construit par la Fondation. Une affirmation qui illustre la volonté de l’organisation d’accompagner les élèves du primaire jusqu’au baccalauréat, garantissant équité et continuité dans le parcours scolaire.
Le terrain d’Ankatso était en effervescence ce samedi lors du Grand Open de pétanque organisé par la Ligue Sport Boules Analamanga. Un rendez-vous placé sous le signe de la convivialité et de la compétition, avec une forte mobilisation des boulistes de la capitale. Le mécène d’origine indienne, Kawindre Tsakou, a apporté son soutien à l’événement en offrant trophées et récompenses aux vainqueurs.
Chez les vétérans, le duo Mbolanamana- Lam s’est illustré de belle manière. Solides tout au long du tournoi, ils ont confirmé leur statut en venant à bout de Hery et Palin lors de la finale. Cette victoire leur permet de repartir avec le trophée et une prime de 600 000 ariary, tandis que les finalistes ont reçu 300 000 ariary.
Dans la catégorie féminine, Muriel et Tatie ont également marqué les esprits. Opposées à Fenitra et Marinah en finale, elles ont su faire parler leur expérience pour décrocher la première place et empocher la même récompense de 600 000 ariary.
L’engouement était au rendez-vous avec 111 équipes engagées chez les seniors, 36 dans la catégorie vétérans et 28 chez les dames. Selon le président de la Ligue Analamanga, Andriantsiferana Ravaka, cette compétition se voulait avant tout un geste de reconnaissance envers les joueurs pour leur confiance et leur soutien à la structure régionale. De son côté, Kawindre Tsakou a expliqué que son engagement en faveur de la pétanque est dicté par une véritable passion familiale pour cette discipline, largement pratiquée par ses proches. Un soutien précieux pour le développement de la pétanque dans la région
Des karatékas manifestent sur le tatami du Gymnase d’Ankatso.
Des karatékas manifestent sur le tatami du Gymnase d’Ankatso.
Le championnat de la Ligue Analamanga de karaté-do, disputé samedi dernier au Gymnase couvert d’Ankatso, n’a pas seulement été marqué par les performances des combattants. Une vive polémique, liée à un différend administratif, a, en effet, perturbé la compétition, suscitant incompréhension et mécontentement parmi plusieurs participants.
Cette compétition régionale, qualificative pour le Championnat de Madagascar prévu à la fin du mois d’octobre à Fianarantsoa, a réuni huit sections affiliées à la Ligue Analamanga et une cinquantaine de karatékas, hommes et femmes. Toutefois, dès le début de la journée, des tensions sont apparues autour de la participation des représentants de l’une des deux sections de Tana Ville présentes sur place. Les athlètes issus de cette section n’ont finalement pas été autorisés à concourir, la Fédération n’ayant pas validé leur structure. Une décision qui a provoqué une vive réaction de leurs dirigeants et de leurs membres, allant jusqu’à une manifestation sur les tatamis. « Lors du championnat de la section Tana Ville, le 22 août dernier, nos athlètes avaient obtenu leur qualification pour cette phase régionale. Après l’assemblée générale de vendredi, nous pensions être autorisés à participer. Arrivés sur place, il nous a pourtant été annoncé que notre section n’était pas reconnue par la Fédération. Nous contestons cette décision, d’autant que d’autres sections, selon nous, ne disposent pas de toutes les pièces administratives requises », a déclaré Harinaivo Augustin, Secrétaire général de la section concernée. Les responsables affirment également disposer d’une décision ministérielle attestant de la régularité de leur structure. Ils envisagent désormais de porter l’affaire devant les juridictions compétentes et interpellent le ministère de tutelle afin qu’il se penche sur la situation qui secoue actuellement la discipline.
De son côté, la Ligue Analamanga évoque un simple différend d’interprétation des règlements. Son président, Rakotomalala Pierrot, rappelle que l’assemblée générale tenue la veille avait clairement statué sur l’obligation, pour chaque section participante, de présenter l’ensemble des documents exigés, notamment l’affiliation à la Fédération nationale. « Une section ne disposait pas de cette affiliation fédérale. Conformément à la décision prise en assemblée générale, elle n’a donc pas été autorisée à participer », a-t-il expliqué. Après plusieurs heures de discussion, la compétition a finalement pu débuter aux alentours de 11 heures. La Ligue a par ailleurs remboursé les frais d’inscription de la section écartée. Malgré cet incident, les épreuves se sont poursuivies dans le calme jusqu’à leur terme.