Les joueurs malgaches prêts pour l’IPC de La Réunion.
Les joueurs malgaches prêts pour l’IPC de La Réunion.
Après son sacre masculin en 2024, Madagascar nourrit de grandes ambitions pour la troisième édition de l’Island Padel Cup, prévue à La Réunion. Portées par une préparation intensive et un effectif en pleine progression, les sélections malgaches comptent bien jouer les premiers rôles, avec en ligne de mire un titre à conserver chez les hommes et un premier trophée à décrocher chez les dames.
Le compte à rebours est lancé pour les passionnés de padel. Du 1er au 4 octobre, l’île de La Réunion accueillera la troisième édition de l’Island Padel Cup, une compétition devenue incontournable dans la région de l’océan Indien. Initiée par le Malagasy Pro Padel Tour (MPPTour), le tournoi réunira les sélections de Madagascar, de La Réunion et de Maurice, avec un objectif commun : décrocher le prestigieux trophée, aussi bien chez les hommes que chez les dames. Le programme est déjà établi. Lors de la première journée, les équipes malgaches affronteront les Réunionnais dans les deux catégories. La deuxième journée sera consacrée au duel entre Madagascar et Maurice, avant que La Réunion et Maurice ne s’expliquent lors de la troisième journée. Les deux meilleures nations du classement se retrouveront ensuite en finale, prévue le dimanche. Au sein du camp malgache, la préparation suit son cours dans des conditions jugées bien meilleures que l’an passé. Depuis la mi-juin, après la sélection des joueurs et joueuses, un programme spécifique a été mis en place. Les séances intensives, dirigées par le coach Eugénio Raniriharinosy, ont démarré au mois d’août, et les progrès sont déjà visibles.
« Nous sommes mieux préparés cette année. Il y a davantage de discipline, de rigueur et de temps pour travailler. Nous nous entraînons sur des terrains extérieurs afin de retrouver les mêmes conditions qu’à La Réunion », explique Gary Ah-Waye, cofondateur du MPPTour. Chez les dames, la sélection comprend notamment Prisca Razafimamonjy, Lalaina Radilofe, Fitia Rakotondramboa, Steffy Razafimahatratra, Camille Ranjanoro, venant de Tamatave, et Fitia Robinson, actuellement en France et auteure de performances remarquées sur le circuit international. Selon Gary Ah-Waye, Prisca Razafimamonjy, première au classement général du circuit national, sera l’une des joueuses à suivre de près lors de cette édition. Du côté masculin, Tokiana et Toavina Ratsimandresy, Corentin Haëner, Miary Zo Rakotondramboa, Landry Rabezafy et Tiavina Randriamanantena composeront l’ossature de l’équipe nationale. Le niveau affiché durant la préparation nourrit de réelles ambitions. Les hommes malgaches entendent renouer avec le titre remporté en 2024, tandis que les dames sont à la conquête d’une première couronne historique.
Seul bémol jusqu’à récemment : les démarches administratives liées aux visas. Bonne nouvelle toutefois : toutes les joueuses ont obtenu leur précieux sésame. Chez les hommes, seul le dossier de Miary Zo restait en attente au moment de l’entretien. Face à des Réunionnais annoncés avec « le top du top », Madagascar se présentera avec confiance. Plus préparée, plus expérimentée et portée par une génération en pleine progression, la Grande île rêve de revenir de La Réunion avec la coupe dans ses bagages.
Le combattant malgache Tsinjofiniavana Rakotomaria, plus connu sous le sobriquet de « Gou », a une nouvelle fois porté haut les couleurs de Madagascar sur la scène internationale. Opposé à l’Ougandais Lawrence Mukiibi lors de l’ANZA Pro Nights 3, disputé samedi à Nairobi, il s’est imposé avec brio par soumission dès le premier round dans la catégorie lightweight. Démontrant toute sa maîtrise technique et son sang-froid, Gou n’a laissé que peu d’occasions à son adversaire de s’exprimer. Dès l’entame du combat, le Malgache a pris l’ascendant avant de conclure rapidement la rencontre, confirmant ainsi son statut de référence dans les sports de combat sur le continent africain.
Très ému après cette victoire, le combattant a tenu à remercier tous ceux qui l’ont soutenu tout au long de son parcours. « Avant toute chose, je rends toute la gloire et toute ma gratitude à Jésus pour tout ce qu’il a accompli. Merci infiniment à tous ceux qui m’ont soutenu, qui ont cru en moi, qui ont prié pour moi et qui sont restés à mes côtés durant cette aventure. Votre soutien représente énormément pour moi. Merci à mon équipe, à mes entraîneurs, à ma famille, à mes amis ainsi qu’à chaque personne qui m’a encouragé. Cette victoire est aussi la vôtre », a-t-il déclaré.
Ce nouveau succès vient enrichir une carrière déjà remarquable pour celui qui figure parmi les meilleurs ambassadeurs du MMA malgache. Habitué des compétitions internationales, Gou continue d’accumuler les performances de haut niveau et de faire rayonner la Grande île au-delà de ses frontières. Cette victoire à Nairobi constitue une étape supplémentaire dans son parcours et confirme sa capacité à rivaliser avec les meilleurs combattants du continent.
Zacharie Boucher retiré de la liste des 25 joueurs sélectionnés par Corentin Martins.
Zacharie Boucher retiré de la liste des 25 joueurs sélectionnés par Corentin Martins.
La Fédération malgache de football a retiré Zacharie Boucher de la sélection des Barea après la résurgence d’anciennes déclarations. Une décision tardive qui révèle, une fois de plus, un manque d’anticipation et jette le discrédit sur le football national. Quelle honte pour une sélection qui aurait dû être gérée avec davantage de rigueur.
Convoyé puis écarté : Zacharie Boucher ne portera pas le maillot des Barea. La Fédération malgache de football a retiré le gardien de l’ESTAC Troyes de la liste établie par Corentin Martins, quelques jours seulement après sa première convocation. Une décision qui, une fois de plus, jette le discrédit sur le football malgache. Madagascar doit affronter le Nigeria le 25 septembre à Uyo, avant de rencontrer la Tanzanie le 29 septembre à Meknès, au Maroc. Cette première sélection devait marquer les débuts internationaux du portier de 34 ans. Elle a finalement été annulée après la résurgence de déclarations datant de 2018. Dans son communiqué, la FMF indique qu’à l’issue d’une réunion interne, le sélectionneur a été informé de propos publics attribués au joueur, dans une interview réalisée il y a plusieurs années. À l’époque, Zacharie Boucher n’avait pas encore connaissance de son éligibilité à représenter Madagascar. Après échanges, il a été décidé de ne pas le retenir pour ce rassemblement. Ces déclarations remontent à octobre 2018, alors qu’il évoluait à Angers. Interrogé sur une éventuelle sélection avec les Barea, il avait clairement affirmé son attachement à la France et écarté toute possibilité de rejoindre l’équipe nationale malgache. Huit ans plus tard, sa position avait changé : après avoir porté les couleurs des sélections françaises de jeunes jusqu’aux Espoirs, il avait accepté l’appel de Madagascar et figurait dans la première liste de Corentin Martins.
Ce retrait tardif met cruellement en lumière le dysfonctionnement de la sélection. La Fédération n’est intervenue qu’après le regain de polémique, alors que le joueur était déjà officiellement convoqué. Pourquoi aucun contrôle approfondi des déclarations publiques et du parcours des joueurs n’est-il effectué en amont ? En agissant seulement sous la pression, l’instance expose le football malgache à des polémiques évitables et à une image peu professionnelle. Quelle honte pour le football malgache de voir sa sélection nationale gérée de cette manière ! À ce stade, la FMF n’a pas indiqué si un autre gardien serait appelé en remplacement. Seuls deux portiers restent actuellement disponibles : Geordan Dupire et Zakanirina Rakotoasimbola.
Éducation, santé, assainissement et logement. Plusieurs actions ont été menées la semaine dernière dans différentes régions du pays. La Fondation Axian, l’association FCRA (Fifanampiana Centre Rassoul Akram), l’ONG américaine Comfort Aid International, les ministères concernés et les autorités locales ont effectué plusieurs descentes sur le terrain.
Des écoles aux centres de santé, en passant par les marchés et les logements, les visites ont permis de constater les réalisations et les besoins des populations. Une journée d’assainissement et de sensibilisation a été organisée la semaine dernière au marché d’Alakamisy Fenoarivo. Les détritus ont été évacués et les commerçants ainsi que les usagers ont été sensibilisés à la propreté des lieux.
249 écoles réalisées. À l’EPP Andafiatsimo, dans le district d’Ambatolampy, la délégation a constaté les conditions de scolarisation des 552 élèves de l’établissement. Certains parcouraient plus de trois kilomètres à pied chaque jour pour rejoindre l’école. Le directeur, Mandaharilaingo Rakotoniaina, a expliqué que l’appui de la Fondation Axian avait permis de renforcer les infrastructures et d’accompagner les enseignants. Au dernier CEPE, 66 candidats sur 67 avaient été admis. Le manque de tables-bancs, surtout pour le préscolaire, restait toutefois un besoin de l’établissement. À l’EPP Mahazoarivo II, à Antsirabe, près de 120 enfants âgés de 4 à 5 ans étaient répartis dans deux salles et encadrés par quatre enseignantes, selon le directeur, Tsiriniaina Rajaozandry. L’établissement met l’accent sur la préparation des enfants à leur entrée au primaire. La Fondation Axian travaille dans ce domaine avec l’association KOZAMA (Kolo Zaza Malagasy). Au niveau national, 53 préscolaires ont été construits sur les 249 écoles réalisées. Dans le Vakinankaratra, Maminirina Rafanotsimiva, coordinatrice de la Fondation Axian, a indiqué que « 10 salles de classe ont été construites et 5 entièrement réhabilitées ». La visite avait aussi été marquée par des ateliers de lecture ainsi que par la distribution du livre Diary Nofy et de kits scolaires à 480 enfants. Tiana Harimanana Andrianiaina, RSS Antsirabe, et une parente d’élève, Mamitiana Latoarisoa, ont évoqué les améliorations constatées, dont « la présence de la bibliothèque, l’hygiène et la sécurité ».
Programme de formation
La formation des enseignants avait également été évoquée lors de la visite. Vicente Rey a expliqué que le programme de formation était mené depuis deux ans, dans la continuité des actions engagées avec la Fondation Telma, puis poursuivies avec la Fondation Axian. Les manuels Diary Nofy, après une première expérimentation dans cinq écoles du Vakinankaratra, devaient être étendus à la Matsiatra Ambony et au Menabe, en collaboration avec le diocèse de Morondava. Hanitra Claudia Ravelonjato a indiqué que cette étape devait être finalisée avant la fin de l’année 2026 pour permettre la troisième édition. Un projet pilote de formation professionnelle avait aussi été lancé au CFP d’Ambohimandroso. Il était consacré à l’installation de systèmes photovoltaïques en milieu rural. Vicente Rey a souligné l’importance du partenariat avec la Fondation Axian, qu’il a présentée comme le premier partenaire financier de l’association et la première fondation d’entreprise malgache à l’accompagner.
Amoron’i Mania. À Ambositra, une délégation composée du secrétaire général de la commune, de représentants de YAS Madagascar et de BNI Madagascar avait effectué plusieurs visites dans des établissements scolaires. À l’EPP Mahazoarivo, les infrastructures avaient été évaluées. À l’EPP Ambalamanakana, 50 élèves du préscolaire à la 7e étaient répartis dans deux salles de classe. Les EPP Andriamanalina et Ampihadihamby avaient également été visitées. Le premier établissement disposait de trois salles de classe dans le bâtiment 1, et le second de quatre. Les visites avaient permis de relever des infiltrations au niveau des toitures ainsi que des risques de glissement de terrain. Des travaux de réparation et de consolidation sont nécessaires. Au CHRR d’Ambositra, la délégation avait également constaté l’achèvement du nouveau bâtiment destiné à la kinésithérapie et à la rééducation fonctionnelle des personnes âgées. L’ouverture du bâtiment restait soumise aux formalités administratives.
À Tataho, dans le district de Manakara, le site du PK13 a connu une importante transformation. Patrick Rafanomezantsoa, dit Kazim, a rappelé qu’au départ, il n’y avait qu’une petite construction en bois et en rabane (zozoro). Un seul enseignant prenait en charge tous les niveaux du primaire et utilisait deux tableaux noirs placés dos à dos. La majorité des enfants ne fréquentait pas encore l’école. Avec le partenariat entre la FCRA et la Fondation Axian, le site accueille désormais l’Al Mahdi School II, qui compte plus de 200 élèves. La Fondation Axian a pris en charge 70% du financement. Les enseignants ont été sélectionnés selon des critères rigoureux. Des enseignants extérieurs travaillent avec ceux de la région afin de renforcer l’expression française et les méthodes d’enseignement en milieu rural. Les frais de scolarité ont été maintenus à un niveau accessible aux familles rurales. Une contribution symbolique leur est demandée.
Logements. Cent logements destinés aux élèves ont été prévus sur le site. La priorité a été donnée aux enfants qui parcourent entre 8 et 12 kilomètres pour rejoindre l’école. Ceux qui habitent à proximité restent auprès de leurs familles. Les responsables ont expliqué que des critères avaient été établis pour éviter le favoritisme et la corruption. Un suivi sanitaire et une sensibilisation à la vie en communauté étaient organisés trois fois par semaine. Cinquante logements destinés aux familles vulnérables ont également été prévus, avec une attention particulière accordée aux personnes atteintes d’albinisme. À Tsarasaotra, 50 maisons en dur ont été construites. L’école a aussi été équipée de 20 ordinateurs et d’un tableau numérique interactif grâce à l’appui de la Fondation Axian.
Appuis
La cérémonie officielle s’était tenue en présence du Haut Conseiller de la Refondation, le colonel Gervais Andriamiarisoa, de la ministre de la Population et des Solidarités, Voahanginirina Cathia Rakotoniaina, de la ministre de l’Éducation nationale, Sendra Niriaina Rajaonarison, du cheikh Haniphe Akbaraly et du directeur général de Comfort Aid International, Yusuf Yusufali. La délégation de la Refondation avait salué les réalisations effectuées au PK13 et annoncé la prise en charge des enseignants en tant qu’agents de l’État. « Avec ou sans moyens immédiats, le travail en faveur de nos concitoyens se poursuit sans relâche », avait déclaré Kazim. Les doléances du maire de Tataho avaient également été présentées. Le gouvernement avait alloué 10 millions d’ariary pour les enfants nécessiteux. Le colonel Gervais Andriamiarisoa avait aussi annoncé un financement destiné aux uniformes des forces d’appoint locales ainsi qu’au carburant nécessaire à l’aménagement du site de huit hectares. « L’accès à des conditions de vie dignes est un droit fondamental. Il s’agit de mener progressivement les citoyens vers une véritable autonomie : ce n’est pas un simple slogan, mais une prise de responsabilité effective face à leurs besoins », avait souligné la ministre Voahanginirina Cathia Rakotoniaina. Le colonel Gervais Andriamiarisoa avait, pour sa part, déclaré : « En tant qu’enfants d’une même nation, nous ne devrions pas nous affronter. La diversité d’origine de nos partenaires ne doit pas constituer un frein, car notre priorité absolue reste la lutte contre la pauvreté, la santé et l’éducation de nos enfants. »
Le kiosque BIANCO est considéré comme un moyen efficace de lutte contre la corruption au niveau de l’aéroport international d’Antananarivo.
Le kiosque BIANCO est considéré comme un moyen efficace de lutte contre la corruption au niveau de l’aéroport international d’Antananarivo.
À l’aéroport international d’Antananarivo, la lutte contre la corruption est l’affaire de tous les acteurs aéroportuaires.
Ravinala Airports et le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) l’ont encore démontré à travers l’installation d’un kiosque dédié à l’information, à la sensibilisation et au signalement ou à la dénonciation, par les usagers, les passagers et la communauté aéroportuaire, de faits de corruption à l’aéroport.
Confidentialité
Le dispositif est simple, mais apparemment efficace. Désormais, les passagers, les usagers de l’aéroport et la communauté aéroportuaire pourront dénoncer un acte de corruption auprès du kiosque du BIANCO, installé juste à côté du comptoir dédié aux informations aéroportuaires. Ils peuvent le faire via le numéro de téléphone qui y est inscrit ou en scannant les QR codes visibles sur les écrans de l’aéroport. Ils peuvent aussi le faire directement sur le site du BIANCO. Dans un objectif de confidentialité et de protection, l’identité de chaque personne qui dénonce des faits de corruption restera confidentielle. Pour les deux entités, cette démarche s’inscrit dans une conviction simple : chaque refus d’une pratique illégale compte, chaque acte d’intégrité compte. En renforçant l’information et la proximité avec les usagers, Ravinala Airports et le BIANCO souhaitent faire de leurs aéroports des espaces où l’intégrité devient une responsabilité partagée.
Image de Madagascar
Cette volonté de lutte commune contre la corruption s’est déjà manifestée par des actes concrets, comme des sensibilisations annuelles via les médias, dans chaque aéroport, ou encore la diffusion de kits de communication. « Au sein de Ravinala Airports, nous avons la responsabilité de gérer bien plus qu’une infrastructure. Nous contribuons à l’expérience passagers et au rayonnement de l’image de Madagascar dans le monde à travers les aéroports d’Antananarivo et de Nosy Be que nous gérons. C’est pour cette raison que nous avons choisi de soutenir le BIANCO dans sa mission de lutte contre la corruption dans ces aéroports », a déclaré Daniel Lefebvre, Directeur général de Ravinala Airports. « Lutter contre la corruption, ce n’est pas seulement dénoncer ou sanctionner. C’est aussi prévenir, sensibiliser et donner à chacun les moyens de reconnaître les mauvaises pratiques, de les refuser et, lorsque cela est nécessaire, de les signaler. À travers ce partenariat, Ravinala Airports et le BIANCO réaffirment leur volonté de transformer ces deux aéroports en aéroports encore plus transparents et exemplaires grâce à la participation de tous à la lutte contre la corruption », a indiqué, pour sa part, le DG du BIANCO, Gaby Nestor Razakamanantsoa.
Le campus est équipé de 130 postes informatiques et d’une connexion internet.
Le campus est équipé de 130 postes informatiques et d’une connexion internet.
Les jeunes de la région du Sud-Ouest de Madagascar pourront désormais développer leurs compétences dans le secteur du numérique. En effet, un campus numérique ABC Domino vient d’être inauguré à Toliara, permettant aux bacheliers locaux de poursuivre leurs études supérieures. Intervenant dans cette région depuis plus de vingt ans, l’association humanitaire à but non lucratif ABC Domino franchit une nouvelle étape en mettant en place cette infrastructure dédiée à la formation, à l’orientation et à la préparation à l’employabilité des jeunes du Grand Sud.
Plus de 4 000 enfants. Le Groupe Filatex contribue également au projet en finançant le foyer étudiant du campus afin d’héberger les jeunes issus des zones rurales. D’une superficie de 150 m², ce foyer comprendra des espaces de vie, de restauration, de travail et de connexion, venant compléter les salles de formation. L’objectif est de permettre à ces étudiants de bénéficier d’un cadre optimal pour se former et accéder à un emploi. Présente dans la région Sud-Ouest, où l’accès aux infrastructures éducatives reste limité, l’association ABC Domino compte aujourd’hui à son actif six écoles primaires, trois collèges et un lycée, scolarisant plus de 4 000 enfants. La création de ce campus s’inscrit dans la continuité de ses actions éducatives en étendant son accompagnement au niveau post-baccalauréat.
Le projet vise à renforcer le pôle universitaire et professionnel de Toliara, tout en offrant des débouchés concrets aux jeunes désirant se lancer dans les technologies et en réduisant la fracture numérique. Axé sur les métiers du digital, le campus met à disposition des étudiants des espaces de travail, équipés de 130 postes informatiques et d’une connexion internet. Par ailleurs, l’association s’engage à les accompagner à travers des formations linguistiques, ainsi qu’un suivi pédagogique et d’orientation.
L’État oriente désormais son budget général vers les structures territoriales et les collectivités décentralisées.
L’État oriente désormais son budget général vers les structures territoriales et les collectivités décentralisées.
Plus de 3 200 milliards d’ariary sont désormais orientés vers les territoires à travers la loi de finances rectificative (LFR) 2026. Une évolution qui traduit la volonté du ministère de l’Économie et des Finances de rapprocher davantage les ressources publiques des besoins locaux et des priorités régionales.
Le budget de l’État prend davantage le chemin des territoires. Dans le cadre de la loi de finances rectificative 2026, 12% de la part du budget général de l’État sont alloués aux structures et aux collectivités territoriales décentralisées, soit plus de 3 200 milliards d’ariary réorientés vers les territoires. Pour le ministère de l’Économie et des Finances (MEF), cette évolution doit contribuer à renforcer l’autonomie de décision et d’investissement au niveau local. L’enjeu est de permettre aux administrations territoriales et aux collectivités de disposer de marges accrues pour répondre aux besoins exprimés sur le terrain. Au-delà du montant, le mouvement traduit une inflexion dans la manière d’aborder la dépense publique : les ressources ne sont plus seulement pensées à partir du niveau central, mais davantage en fonction des réalités régionales. Cette orientation s’inscrit dans une logique de rapprochement entre programmation budgétaire et priorités locales, avec l’ambition d’améliorer l’efficacité des interventions publiques. Pour le MEF, il s’agit aussi de mieux responsabiliser les acteurs territoriaux dans l’identification des besoins et l’utilisation des moyens qui leur sont destinés. La réorientation de plus de 3 200 milliards d’ariary constitue ainsi l’un des principaux marqueurs budgétaires de l’exercice 2026 en faveur des territoires.
Responsabilisation
Cette territorialisation du budget s’accompagne d’un dispositif de concertation plus large. Des conférences budgétaires régionales ont été organisées dans les 24 régions afin de mieux faire correspondre les décisions prises au niveau national avec les besoins recensés localement. Ces rencontres ont permis de recueillir les priorités des territoires et d’associer davantage les responsables régionaux au processus de programmation. Pour le MEF, cette démarche doit contribuer à rendre le budget plus proche des réalités vécues par les populations et plus cohérent avec les enjeux de développement propres à chaque région. Elle répond également à un objectif de responsabilisation des acteurs locaux, appelés à mieux hiérarchiser les projets et à identifier les interventions les plus urgentes. Dans un contexte où les attentes restent fortes en matière d’infrastructures, de services publics, d’accès à l’eau, d’énergie ou encore de soutien aux activités économiques, la capacité à orienter les crédits vers les besoins prioritaires devient déterminante. Le défi sera désormais de transformer ces allocations en réalisations visibles et en services effectivement améliorés. Avec cette nouvelle répartition, le ministère entend consolider une gestion budgétaire davantage tournée vers les territoires, tout en maintenant l’exigence de suivi, d’efficacité et de bonne utilisation des ressources publiques au bénéfice direct des populations.
En premier lieu, vous lirez ci-après un article écrit par notre jeune confrère, qui reflète assez l’état d’esprit des jeunes sur la situation politique actuelle. On ne peut passer sous silence qu’il y a un an, le pays a connu un bouleversement politique majeur.
Et puis, nous parlerons de l’évènement qui s’est passé à Ambatofotsy, dans la périphérie de la capitale, ayant pour objet le déplacement du stationnement des taxi-brousse de Fasankarana à Amoronakona.
« 25 septembre 2025-25 septembre 2026 »
Un an d’agitation : entre commémoration et regret, la Gen-Z est déçue de ce qui se passe actuellement dans le pays.
Dans quelques jours, la manifestation populaire de la Gen-Z sera commémorée. Sur toute la Grande île, des préparatifs ont déjà été mis en place dès le début du mois d’août. Encore une date encadrée sur la frise chronologique de l’histoire de Madagascar après le 29 mars 1947, le 13 mai 1972, le 10 août 1991, le 7 février 2009. Force est de noter que la Gen-Z de Madagascar a bousculé « une monarchie qui ne dit pas son nom », comme le regretté Arcadus Ralaivao le disait. À part l’eau et l’électricité, l’égalité des chances, l’intégrité, dire non à la corruption, l’équilibre régional, tout cela figurait parmi leurs revendications. Par conséquent, en l’espace de deux semaines, le régime orange s’est effondré. La lutte continue sous une autre forme, étant donné que les choses ne se déroulent pas comme prévu. Âgés entre 16 et 30 ans, ces jeunes, au contraire de leurs aïeux baby-boomers, ne se fient plus aux discours éloquents. Ils ont horreur des palabres, seul le résultat compte. Ayant cassé le schéma que leurs aînés (X) et leurs cadets (Y) n’ont jamais osé, la Gen-Z a concrétisé sa hardiesse. Dès lors, ces premiers vont grossir les rangs pour les soutenir. « Alefa zandry », « vas-y petit-frère », tels sont les mots d’encouragement. Ensemble, ils ont craché leur mécontentement, longtemps retenu au fond de leurs entrailles… Le système à Madagascar a perduré plus de 65 ans. Basé sur le népotisme, le clientélisme, l’infantilisation du peuple malgache, le fond de la politique du pays doit être purifié. Les zoomeurs veulent à tout prix rompre avec la méthode qui fait stagner la nation. En outre, leur spécificité est de ne pas avoir de leader. « Que tout le monde donne son maximum sur le terrain », a avancé l’un d’entre eux lors de la manifestation du vendredi 25 septembre 2025. En effet, les forces de l’ordre n’arrivaient pas à mater la résistance. Désormais, cette génération consciente est entièrement déçue, voire tétanisée, par la situation actuelle. Apparemment, les jeunes voulaient que les musiciens orange soient remplacés par un chef d’orchestre de qualité. Pourtant, la mélodie sonne toujours faux. Les dirigeants semblent garder les fausses notes composées par l’ancien régime. Pour commémorer la contestation qui a viré en vinaigre, les grandes villes, en l’occurrence Diego-Suarez, qui a combattu sans relâche ni trêve, organisent des conférences-débats, ainsi qu’une messe en hommage aux martyrs. »
Iss Heridiny
Depuis 20 ans, dit-on, une société privée de la place a permis l’occupation de son terrain pour servir de gare routière vers l’axe sud du territoire. Il paraît que maintenant, le propriétaire entend récupérer son bien, mais la version de l’exiguïté et de l’insalubrité des lieux, sources d’insécurité pour les usagers, sont publiquement évoquées. Durant ces années, Fasankarana est devenue synonyme d’anarchie. Des rabatteurs (mpanera) sont devenus maîtres des lieux. On rapporte à plusieurs reprises qu’ils bousculent les clients potentiels et arrachent carrément leurs bagages. En plus, cette gare routière est dépourvue de système d’assainissement adéquat, d’autant que des restaurateurs et vendeurs ambulants pullulent, contribuant encore au manque d’hygiène. Mais toutes ces activités effectuées en marge du bon sens et des lois ont drainé une population difficilement gérable, qui s’est finalement emparée de Fasankarana. Comment une telle verrue a-t-elle subsisté pendant des années ?
Sous l’ère Rajaonarimampianina, on a créé une nouvelle gare routière en essayant d’appliquer des normes de gestion plus modernes. Mais, hélas, le pouvoir « orange », qui l’a succédé, a ignoré cette nouvelle infrastructure, pour des raisons bêtement liées à une lutte de rayonnement politique.
L’affrontement entre les forces de l’ordre et cette population qui squattait et rackettait carrément Fasankarana a fait un mort et plusieurs blessés. En d’autres temps, cette victime aurait été considérée comme un martyr de la lutte, mais cette fois-ci, c’est le silence total.
Le responsable de cette tuerie, heureusement avortée ? La bêtise politique, bien sûr.
La coopération entre Madagascar et les États-Unis sera mise en lumière les 26 et 27 septembre prochains à Analakely, à l’occasion du « Freedom Festival ». Organisée par l’ambassade américaine, la manifestation marquera la célébration du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, tout en mettant en avant les liens historiques entre les deux pays. Devant l’hôtel de ville d’Analakely, le public pourra découvrir différents aspects de la culture et de l’histoire américaines. Les pères fondateurs des États-Unis seront notamment présentés, tandis que des films américains anciens seront projetés durant les deux journées. Le programme fera également une place aux nouvelles technologies, au monde des affaires et aux possibilités d’études aux États-Unis. Les démarches et informations destinées aux étudiants souhaitant poursuivre leur formation outre-Atlantique seront ainsi présentées au public. La manifestation sera aussi une vitrine pour les entreprises et marques américaines implantées à Madagascar, appelées à présenter leurs activités et leur présence dans le pays. Au-delà de la célébration nationale américaine, l’ambassade entend ainsi mettre en avant les relations entre Madagascar et les États-Unis. Selon la représentation diplomatique américaine, les premiers échanges commerciaux entre les deux pays remontent à environ 160 ans. Concours de chant et d’écriture, animations culturelles et découvertes technologiques compléteront le programme de ce rendez-vous qui entend rapprocher le public malgache de l’histoire, de la culture et des opportunités liées aux États-Unis.