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jeudi, octobre 15, 2026
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Trail de la santé : 44 km pour repousser ses limites

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Beaucoup de trailers ont récupéré leurs dossards hier au Carrefour à Ankorondrano.
Beaucoup de trailers ont récupéré leurs dossards hier au Carrefour à Ankorondrano.

Demain, le parc Sisaony à Ambatofotsy va vibrer au rythme des foulées. Les passionnés de trail, venus de Madagascar et d’ailleurs, se retrouveront pour la 3ᵉ édition du Trail de la Santé. Une course qui gagne du terrain et dont le nombre de participants dépasse déjà celui de l’édition précédente. Derrière cette montée en puissance, Live Prod, dirigé par le couple Ralalarison Tantely et Tatiana, veut une nouvelle fois démontrer son savoir-faire grâce au renouvellement des sponsors, comme Eau Vive, Yas, et plusieurs autres partenaires de l’édition précédente. L’objectif est clair : offrir aux trailers une course organisée dans les règles, exigeante sur les sentiers mais irréprochable dans son organisation.

Nouveauté de cette édition : le camping. Les coureurs qui ne peuvent rejoindre le parc Sisaony à temps pourront y passer la nuit. Un moyen de se rapprocher du départ, mais aussi de profiter de la quiétude du site et de son air frais avant d’affronter les kilomètres du lendemain.

Le Trail de la Santé veut toutefois dépasser la simple logique du classement. Ici, la santé reste au cœur du défi. Les trailers aguerris ouvriront le bal à 5 heures. Ils devront s’attaquer au redoutable 44 km, suivis de 27 km, 12 km et 4 km. Et ce premier parcours ne fera aucun cadeau, car ils devront traverser les villages de Tsiafahy, d’Ambohijoky, de Fieferana Mpanotra et d’Ampangabe avant d’atteindre le parc de Sisaony : autant d’étapes avant le véritable juge de paix.

Au 25ᵉ kilomètre, l’ascension d’un massif culminant à près de 2 100 mètres viendra mettre les jambes et le mental à rude épreuve. Faux plats, montées, descentes et relances composeront une boucle où chaque erreur peut coûter cher. Les vainqueurs de l’an dernier remettront leur titre en jeu. Derrière eux, une nouvelle génération de trailers rêve déjà de les dépasser.

Mais sur les sentiers, le chrono n’est pas toujours le seul adversaire. La fatigue, le dénivelé, la météo, et surtout le mental seront aussi de la partie, car chacun prendra le départ avec sa propre stratégie et son propre objectif : gagner, améliorer son temps, repousser ses limites ou simplement franchir la ligne d’arrivée sans blessure. Demain, les kilomètres seront comptés, les secondes aussi. Mais la plus belle victoire restera peut-être celle de terminer en bonne santé.

Nary

Athlétisme « Viksit Bharat Run » : L’Inde et la FMA invitent les passionnés à courir pour l’unité

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Rencontre avec la presse à l’ambassade de l’Inde à Tsaralalàna, ce jeudi.
Rencontre avec la presse à l’ambassade de l’Inde à Tsaralalàna, ce jeudi.

L’ambassade de l’Inde à Antananarivo, en partenariat avec la Fédération malagasy d’athlétisme (FMA), organisera le Viksit Bharat Run 2026 le dimanche 27 septembre à la Redland Tower d’Ankorondrano. L’événement, présenté hier lors d’une rencontre avec la presse, se veut avant tout une fête du sport, du partage et de la solidarité. Une course amicale d’environ 5 km réunira coureurs amateurs et sportifs confirmés autour d’un même objectif : promouvoir les valeurs de fraternité et de bien-être. Trois catégories sont prévues, à savoir les hommes, les femmes et les vétérans de plus de 60 ans. Bien que des récompenses soient prévues pour les trois premiers de chaque catégorie, les organisateurs insistent sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une compétition à proprement parler. « Le Viksit Bharat Run est un événement communautaire mondial qui symbolise la volonté collective de l’Inde de devenir une nation pleinement développée d’ici à 2047 », a expliqué M. Kiran Chander, chargé d’affaires par intérim de l’ambassade de l’Inde. Selon lui, cette initiative met également en lumière les liens d’amitié entre l’Inde et Madagascar tout en véhiculant un message d’unité, de résilience et de responsabilité collective. Les participants pourront s’inscrire via un QR code ou un lien dédié, ou au stade d’Alarobia et au Kianja Barea Mahamasina, et recevront gratuitement un tee-shirt ainsi qu’un lot de participation. L’événement s’inscrit dans le cadre du Seva Pakhwada, une quinzaine consacrée au service à la nation. La dimension environnementale y occupe également une place importante, avec un programme de plantation de jeunes arbres qui sera prochainement réalisé sur un site emblématique d’Antananarivo, en collaboration avec le ministère de la Culture. Un rendez-vous ouvert à tous, placé sous la devise indienne : « Le monde est une seule famille ».

Heriniaina Samson

Mondiaux de Pologne : Les quatre karatékas qualifiés sollicitent l’appui de l’État

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Les karatékas lancent un appel à l’aide.
Les karatékas lancent un appel à l’aide.

Après avoir décroché leur qualification lors du championnat d’Afrique d’Alger, quatre jeunes karatékas malgaches se tournent désormais vers leur prochain défi : le Championnat du monde en Pologne. Mais, avant de rêver d’exploits sur les tatamis internationaux, ils doivent trouver les moyens financiers pour y participer.

Le karaté malgache vit une période encourageante. Grâce à leurs performances au Championnat d’Afrique disputé à Alger du 5 au 13 septembre, Ayrton et Ornella, médaillés de bronze respectivement en kata junior et en kumité U21 +68 kg, ainsi que Tiary et Mathieu, cinquièmes en kata cadet, ont validé leur qualification pour le Championnat du monde prévu du 14 au 18 octobre à Bielsko-Biala, en Pologne. Cette réussite continentale a également été marquée par des distinctions individuelles. Ornella a été promue au grade de ceinture noire 3e dan, tandis que Mathieu a obtenu sa ceinture noire 2e dan, récompensant leur progression et leur engagement au sein de la discipline. Cependant, l’obstacle financier demeure une préoccupation majeure. Selon les parents des athlètes, le déplacement à Alger a été financé intégralement par les familles, à hauteur d’environ 14 millions d’ariary par compétiteur. Pour le rendez-vous mondial, le budget nécessaire est estimé à près de 17 millions d’ariary par athlète. « Nous lançons un appel aux autorités et à tous les passionnés de karaté. Après avoir assumé les dépenses pour les championnats d’Afrique, il nous est difficile de réunir à nouveau une telle somme en si peu de temps », a expliqué Randrinativony Andriambalohasina, le père de Mathieu. Même appel du côté de Francia Randrianarisoa, la mère d’Ornella, qui espère un soutien de l’État afin de permettre aux jeunes qualifiés de défendre les couleurs nationales.

De leur côté, les athlètes poursuivent leur préparation avec détermination. « Nous sommes prêts physiquement et mentalement. Il ne manque que les moyens financiers pour concrétiser notre rêve de représenter Madagascar », ont confié Mathieu et Ornella. Par ailleurs, le président de la Fédération malgache de karaté, Emile Ratefinanahary, a rappelé que son mandat prendra fin le 30 septembre. L’élection du prochain président devrait se tenir à Fianarantsoa, en marge du championnat de Madagascar prévu fin octobre, sous réserve de la tenue préalable des élections régionales.

Heriniaina Samson

Agenda culturel

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Samedi 19 septembre 2026

Festival Jokoso

Francis Turbo à l’AFT

Plongée au cœur du rire et du spectacle vivant ce matin à 10 heures à l’Alliance Française d’Antananarivo, où la sixième édition du Festival Jokoso propose un temps fort exceptionnel : un moment d’échange privilégié avec Francis Turbo. Figure incontournable du paysage culturel malgache, l’humoriste viendra partager son parcours, ses anecdotes de scène et les coulisses de sa longue carrière. Plus qu’une simple rencontre, cet événement offre une opportunité unique de décrypter l’évolution du stand-up et du théâtre comique à Madagascar à travers le regard avisé d’une icône emblématique. Un rendez-vous inspirant, ouvert à tous les passionnés et curieux désireux d’en apprendre davantage sur les réalités, les défis et les ficelles du métier d’humoriste.

Môta Soa au Tiers-Lieu Mahatazana

Avis aux amateurs de bonne musique : le Tiers-Lieu Mahatazana accueille la talentueuse musicienne Môta Soa pour un concert exceptionnel cet après-midi. L’artiste investira la scène pour offrir au public une prestation intimiste et vibrante, fidèle à son univers authentique. Une belle occasion de se retrouver en musique et de partager un moment d’évasion culturelle au cœur du week-end. Le coup d’envoi sera donné à 15h30 précises pour cet événement à ne pas manquer.

Sing’a au Fara West Faravohitra

Ce soir, place au collectif « Sing’a » pour une session cabaret sous le signe de la soul, du groove et des sonorités traditionnelles malgaches. Initié par le batteur Bolo Rakoto David, ce projet réunit la claviériste Fy, le bassiste Patrick, le guitariste Haja ainsi que les voix de Dina et Kovou. Signifiant littéralement « la musique qui appelle la voix », Sing’a puise sa force dans l’assemblage des identités artistiques de cette nouvelle génération de musiciens tananariviens. Entre alchimie rythmée et poésie instrumentale, le groupe invite le public à embarquer pour un voyage musical vibrant, conçu pour parler directement au cœur à partir de 19 h.

Dimanche 20 septembre 2026

Festival Jokoso à la Cité des cultures

Le rideau tombera sur le grand gala de clôture de la 6e édition du Festival Jokoso. Pour ce final dans la capitale, une pléiade d’artistes investira la scène : Raytra Belaw’yck, Hery Artiste, Ely Nomenjanahary, Lanja Babeine, Finengo ainsi que Mamy Ralijaona. L’événement réservera également une surprise de taille aux spectateurs, avec la présence très attendue de l’invité spécial « C’est du Joely ». Une soirée festive et hautement symbolique pour achever en beauté ce rendez-vous incontournable de l’humour à Antananarivo.

Reko au Palais des Sports

Le groupe Reko investit la scène mythique du Palais des Sports et de la Culture Mahamasina demain, pour un rendez-vous musical d’envergure. Portée par des mélodies envoûtantes et des textes profonds, la formation promet d’offrir à ses fans une immersion totale dans son univers folk-pop unique. Entre communion, émotion et arrangements vibrants, l’événement s’annonce comme l’un des temps forts de la scène culturelle de la capitale ce week-end. Un spectacle très attendu, où le public est invité à vibrer à l’unisson avec le groupe.

Zo Toniaina

Salon de la Gastronomie 2026 : Les épices, parfums et saveurs au cœur des découvertes culinaires

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(Photo Kelly R.)
(Photo Kelly R.)

L’Alliance Française d’Antananarivo s’apprête à accueillir la 12e édition du Salon de la Gastronomie les 24, 25 et 26 septembre prochains à Andavamamba. Devenu, au fil des années, un rendez-vous incontournable pour les amateurs de bonne cuisine et les professionnels du secteur, l’événement mettra cette fois à l’honneur le thème « Épices, parfums et saveurs ». Après une édition 2025 consacrée au chocolat, le Salon invite le public à un véritable voyage sensoriel à travers les richesses aromatiques de Madagascar et d’ailleurs. Pendant trois jours, une trentaine d’exposants, producteurs, restaurateurs, artisans et acteurs de la formation présenteront leurs produits et leur savoir-faire. Boulangerie, pâtisserie, épicerie fine, miel, boissons artisanales, transformation agroalimentaire ou encore street food seront représentés. Parmi les moments phares figure la conférence inaugurale du 24 septembre, intitulée « Madagascar, terre d’épices : histoire et routes des saveurs », animée par l’historien Alex Randriamahefa et le chercheur agronome du CIRAD, Julien Sarron. Les 24 et 25 septembre, l’Ambassade de l’Inde proposera l’espace « Épices, Chai & Ayurveda », avec dégustations gratuites et échanges autour des traditions liées aux épices. Le 26 septembre, le Village culinaire de la Francophonie mettra à l’honneur les spécialités d’une dizaine de pays. Le public pourra également profiter des ateliers de Patrick Ferrand, Meilleur Ouvrier de France en boulangerie, notamment autour du défi « Pain & Épices : le défi Madagascar ». Soutenue par YAS Madagascar, l’OIF, l’Ambassade de l’Inde, Havila School et Air France, cette édition ambitionne de faire de la gastronomie un espace de transmission, de rencontres et de dialogue entre les cultures. Une célébration des saveurs qui promet de séduire tous les palais.

Heriniaina Samson

Nécrologie du 18 septembre 2026

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Un an de la Refondation : Commémoration sous le signe de la division

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Plusieurs figures des manifestations de septembre – octobre 2025 prévoient de boycotter les évènements prévus dans le cadre du premier anniversaire du tolona.

Alissa Vallérey, une des jeunes militantes ayant marqué les esprits lors de la manifestation de 2025, en forçant les barrages des forces de l’ordre avec son quad, conteste la commémoration du premier anniversaire du tolona que les autorités de la Refondation prévoient d’organiser le 25 septembre prochain. « Je n’y serai pas et n’envisagez même pas de m’inviter », a-t-elle annoncé sur sa page Facebook. Une manière, pour elle, de faire savoir qu’elle ne cautionne pas cette célébration en grande pompe alors que, sur le terrain, le changement espéré n’est pas encore effectif. En réalité, un an après le mouvement ayant conduit au renversement de l’ancien régime, bon nombre de jeunes militants de la Génération Z affichent leur déception. Certains se sentent trahis et affirment que leur lutte a été détournée au profit des politiciens. Alissa Vallérey s’insurge notamment contre les cas d’enlèvements et d’assassinats, ainsi que contre l’insécurité grandissante qui prévaut dans le pays. Et le cas de cette jeune militante est loin de faire exception. Un an après le tolona, bon nombre de membres de la GEN Z et de jeunes ayant affiché leur enthousiasme et leur détermination sur le terrain, en participant activement aux affrontements contre les forces de l’ordre, se disent déçus de la tournure des évènements. D’ailleurs, l’on ne peut s’empêcher de remarquer que, depuis ce temps, les différentes associations et les différents mouvements ont tous été frappés par la scission.

Mécontentement. Pour sa part, Mikolo, une autre figure emblématique du tolona, n’a pas mâché ses mots pour fustiger le régime. Dans une vidéo diffusée en direct, mercredi dernier, sur Facebook, il a haussé le ton pour exprimer son mécontentement face au délestage, qui fait son retour en force. Et de rappeler que ce sont les coupures incessantes d’eau et d’électricité qui étaient à l’origine du soulèvement de la jeunesse contre le régime Rajoelina. En interpellant ouvertement le PRRM, le colonel Michaël Randrianirina et le ministre de l’Énergie, Mikolo brandit la menace de remobiliser ses jeunes compagnons de lutte et de rééditer le mouvement de 2025 si le régime n’apporte aucune solution à ces problèmes. Une déclaration qui risque d’alimenter la tension entre les tenants du pouvoir et ce jeune, nommé conseiller technique auprès de la Primature au lendemain de l’accession au pouvoir du président de la Refondation, au mois d’octobre 2025. Force est aussi de remarquer que bon nombre des grandes figures du mouvement de 2025, en l’occurrence les influenceurs et les membres de la GEN Z, ont opté pour la politique du silence. Un silence qui en dit long sur leur position vis-à-vis de la Refondation. En tout cas, à l’allure où vont les choses, on risque d’assister à une commémoration du 25 septembre sous le signe de la division, à cause de cette tension latente existant entre les tenants du pouvoir et les jeunes manifestants. À noter que, dans le cadre de la commémoration de cette date historique, plusieurs évènements figurent au programme, dont une grande marche en mémoire des victimes qui débutera au jardin d’Antanimbarinandriana jusqu’à la place du 13-Mai, ainsi qu’une exposition des photos ayant marqué le tolona. Outre le délestage et l’insécurité, la question relative à la dissolution de l’Assemblée nationale constitue aussi un point de divergence incitant les jeunes membres de la GEN Z à penser que les dirigeants de la Refondation ont trahi l’esprit du tolona. La récente confrontation verbale, par médias interposés, entre le député d’Ikalamavony, Pety Rakotoniaina, et l’ancien ministre Anthelme Ramparany s’ajoute à la liste des sujets qui risquent d’alimenter davantage les tensions ces derniers jours.

Davis R

DRSP Analamangra : Le commissaire divisionnaire Alain Adonis Rafalimanana aux commandes

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Nouvelle responsabilité pour le commissaire divisionnaire de police Alain Adonis Rafalimanana. Il dirige désormais la Sécurité publique dans la région Analamanga, à l’issue d’une cérémonie militaire organisée mercredi à l’École nationale supérieure de la police (ENSP) Ivato. La cérémonie, présidée par le ministre de la Sécurité publique, l’inspecteur général de police Erick Michel, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement ainsi que de responsables civils et militaires. À cette occasion, le commissaire divisionnaire de police Razafindrazaka Hector a été installé à la tête des Forces d’intervention de la Police nationale.

Ces changements interviennent parallèlement à une série de promotions exceptionnelles au sein de la Police nationale. Des galons ont été remis à des fonctionnaires promus aux grades de commissaire divisionnaire, commissaire principal, commissaire de 1re et de 2e classe, officier de police, inspecteur de police et brigadier de police. Les policiers concernés ont exprimé leur reconnaissance envers les autorités et réaffirmé leur engagement à exercer leurs responsabilités avec intégrité, au service de la population et du maintien de la paix publique.

T.M.

Pollution plastique : Douze projets malgaches à l’épreuve de l’économie circulaire

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Douze porteurs de projets malgaches entrent en préincubation dans le cadre du projet ExPLOI (Expédition Plastique Océan Indien (ExPLOI)). Lancée le 16 septembre à Antananarivo par la Commission de l’océan Indien, cette nouvelle étape doit permettre de faire émerger des modèles capables de conjuguer lutte contre la pollution, création de valeur et viabilité économique.

Collecter, trier, recycler, fabriquer des matériaux de construction ou trouver des alternatives aux plastiques à usage unique : les douze initiatives présélectionnées couvrent plusieurs maillons de l’économie circulaire et proviennent notamment de plusieurs régions du pays comme Antananarivo, Antsiranana, Mahajanga, Anosy ou encore Toamasina. Elles sont portées aussi bien par de jeunes entrepreneurs que par des associations et des PME. Le défi dépasse cependant la pertinence environnementale des solutions. Pour changer d’échelle, ces initiatives doivent parvenir à sécuriser leur approvisionnement en déchets, maîtriser leurs coûts, trouver des débouchés et construire des modèles économiques suffisamment solides pour durer au-delà des financements extérieurs.

Jusqu’à l’incubation, la préincubation doit précisément permettre aux douze porteurs de consolider leurs modèles économiques et leurs capacités. Au moins trois projets accéderont à l’incubation finale et pourront bénéficier chacun d’une subvention allant jusqu’à 50 000 euros, avec un cofinancement représentant 50 % du coût total du projet. Cette dimension entrepreneuriale s’appuie parallèlement sur la recherche. Le projet ExPLOI a d’ailleurs consolidé ses partenariats avec l’IRD et l’Institut halieutique et des sciences marines de l’Université de Toliara. Les travaux portent notamment sur les microplastiques dans les zones de pêche, leur écotoxicité, les récifs coralliens ou encore leurs impacts sur l’aquaculture côtière. L’enjeu est ainsi de relier deux mondes encore souvent séparés : celui de comprendre scientifiquement la pollution et celui de construire des solutions économiquement viables pour la réduire.

José Belalahy

Drame à Ankatso : Le sergent placé sous mandat de dépôt à Tsiafahy

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Un drame sanglant a récemment secoué le quartier d’Ankatso, impliquant un militaire en service à la Présidence, dont le geste fatal a coûté la vie à la mère de sa compagne. Ce fait divers, révélateur de tensions profondes sur fond financier et familial, a conduit à la mise en détention du militaire et à une réaction ferme de l’état-major de l’armée. Le sergent, affecté à l’escadron parachutiste d’Ivato, était en relation avec une jeune femme avec laquelle il ne s’était pas encore officiellement engagé. Selon des sources proches de l’enquête, la dispute à l’origine du drame portait sur des questions financières. La mère de la compagne, très protectrice, reprochait au militaire de n’avoir rien apporté à sa fille, ni matériellement ni affectivement. Le militaire avait promis d’ouvrir un compte bancaire au nom de sa compagne, mais sous des conditions strictes : l’interdiction d’utiliser Facebook et l’éloignement de tout contact avec sa famille. Ces conditions ont été vigoureusement niées par la jeune femme, ce qui a exacerbé les tensions. Une altercation éclate, la mère intervient pour protéger sa fille. C’est alors que le militaire sort son arme et tire plusieurs coups de feu. Les deux premiers tirs sont effectués en l’air, mais le quatrième atteint mortellement la mère à bout portant. La victime meurt sur le coup, tandis que la compagne s’enfuit de la scène. Après les faits, le sergent a rejoint son unité, mais il a rapidement été placé sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy, en attendant la suite de la procédure judiciaire. L’enquête menée par la Brigade des recherches criminelles vise à déterminer les circonstances exactes du tir, notamment l’intentionnalité et la préméditation. Face à cet événement, l’état-major de l’armée a publié un communiqué solennel. Il y est affirmé que le militaire sera traduit devant la justice pour répondre de ses actes. L’armée malgache a également tenu à rappeler que cette institution « n’est pas une demeure pour une personne pareille », soulignant la gravité des faits et la nécessité de préserver la discipline et l’honneur au sein des forces armées. Ce drame met en lumière plusieurs problématiques majeures. D’abord, la gestion des conflits personnels chez les militaires, souvent armés et soumis à une discipline stricte, nécessite une attention particulière. La présence d’une arme à feu dans un contexte de dispute sentimentale et financière a conduit à une issue tragique. Ensuite, la réaction rapide des autorités militaires montre la volonté de l’institution de se démarquer de tels comportements et de maintenir la confiance de la population. La sanction judiciaire et disciplinaire qui s’annonce doit envoyer un message clair sur l’impunité zéro pour les violences commises par des militaires. Enfin, cet incident renforce l’urgence d’un suivi psychologique et social renforcé pour les personnels militaires, afin de prévenir les passages à d’actes violents liés à des tensions privées. L’affaire du sergent d’Ankatso est un rappel brutal des risques liés à la détention d’armes dans des contextes personnels conflictuels. La justice et l’armée sont désormais engagées dans un processus visant à faire toute la lumière sur ce drame et à sanctionner le responsable. La population attend que la discipline et la sécurité soient garanties, notamment au sein des forces armées, garantes de la paix et de la stabilité nationale.

D.R