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dimanche, novembre 8, 2026
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Rock et folk malgache : Ambiance explosive à chaque concert

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Un public pris l’ambiance du spectacle.
Un public pris l’ambiance du spectacle.
Un public pris l’ambiance du spectacle.

La tournée de Mahery, Nini et de Poun en France se poursuit sous les meilleurs auspices. Plusieurs étapes sont prévues jusqu’à la mi-juillet et ils sont attendus avec impatience dans toutes les villes programmées.

Après le succès à Paris, avec le dernier cabaret chez « RaPa » du garage JCMJ à Savigny sur Orge, c’était au tour de Marseille samedi soir d’accueillir le groupe Rock & Folk composé du trio Mahery, Nini et Poun. L’espace Level, fief des légionnaires à Aubagne, était devenu le temps d’une soirée, le rendez-vous à ne pas manquer pour la diaspora malgache et autres Marseillais branchés rock et folk. De Vola sy Noro en passant par  les « Kalon’ny fahiny » à Jeneraly, tous les grands répertoires de la musique malgache revisités avec une touche rock jazz folk. Et partout, Mahery, Nini et Poun furent en communion avec leur public. Des retrouvailles musicales qui se prolongeaient jusqu’au petit matin. Sans oublier les titres célèbres de Nini et de Mahery chantés à vive voix par un public complice. L’aventure musicale du « trio Malagasy dans le vent » se poursuit avec un concert à Toulouse le 11 juillet prochain, le 12 à Montpellier, et un dernier concert à Montana (Paris) pour boucler la boucle. EDEM France, l’organisateur de l’évènement n’a ménagé aucun effort pour rendre possible cette tournée qui vise avant tout à promouvoir la culture musicale et folklorique malgache. A noter la participation active d’ Air Madagascar sans lequel cette rencontre n’aurait pas eu lieu.

Recueillis par Patrice RABE

Madagascar-MIGA : Garantie contre les risques politiques

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Le ministre Jules Etienne Rolland et Michel Wormser lors d’une réunion de travail à Antaninarenina hier.
Le ministre Jules Etienne Rolland et Michel Wormser lors d’une réunion de travail à Antaninarenina hier.
Le ministre Jules Etienne Rolland et Michel Wormser lors d’une réunion de travail à Antaninarenina hier.

Des investisseurs étrangers ont quitté Madagascar suite à la crise politique de 2009. Après le retour à l’ordre constitutionnel marqué par l’élection du nouveau président de la République, la Grande Ile est obligé de convaincre ces investisseurs à revenir en restaurant un climat de confiance entre les deux parties. La visite à Madagascar du vice-président de la MIGA (Agence multilatérale de garantie des investissements), une agence de la Banque Mondiale, s’inscrit dans ce cadre. Michel Wormser a été présent hier à Antaninarenina à une réunion de travail présidé par le ministre de l’Industrie, du Développement du Secteur Privé et des Petites et Moyennes Entreprises, Jules Etienne Rolland. Une occasion pour ce dernier de souligner : « Il faut rassurer les investisseurs étrangers contre les risques des troubles politiques. La MIGA sera là pour nous aider en donnant sa garantie afin de restaurer le climat de confiance à Madagascar. »

Jusqu’à un milliard de dollars. Selon Eric Rakotomaniraka, directeur des Grands Projets au niveau du ministère de l’Industrie, tout investissement étranger dont le coût se chiffre entre 1.000.000 Usd et 1.000.000.000 Usd pourrait être couvert de la garantie ou de l’assurance de la MIGA. En tout cas, la garantie de la Banque mondiale ne profite qu’aux investisseurs étrangers. L’Etat doit également se soucier du cas des investisseurs nationaux qui donnent des emplois aux Malgaches. A rappeler que malgré les dispositions de la feuille de route, les sociétés malgaches victimes des émeutes et des troubles de la crise de 2009 ne sont pas jusqu’à présents indemnisées, pour ne citer que le cas de Tiko. A noter qu’avant de rejoindre Antaninarenina, le vice-président de la MIGA a été reçu en audience hier matin par le président Hery Rajaonarimampianina à Iavoloha.

RAJAOFERA Eugène

Détournement à l’Assemblée : « Je ne suis pas du tout inquiète », dixit Christine Razanamahasoa

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ChristineJoint au téléphone hier, l’ancienne Garde des Sceaux répond aux allégations lancées à son encontre.

Optant pour le silence politique depuis quelque temps, la députée élue à Ambatofinandrahana, Christine Razanamahasoa a décidé de sortir de son mutisme pour répondre aux allégations lancées à son encontre par l’actuel président de l’Assemblée nationale, Jean Max Rakotomamonjy. Ces allégations relayées la semaine dernière par certains organes de presse sont considérées par l’ancienne Garde des Sceaux comme « de la diffamation ». Et ce, dans la mesure où son nom a été cité dans une affaire « infondée ». Joint au téléphone hier, Christine Razanamahasoa se dit étonnée de cette déclaration de Jean Max Rakotomamonjy. « Je n’étais à la tête de l’Assemblée nationale que pendant un mois et demi. Je n’ai jamais vu cette somme de 1,700 milliard d’Ariary. Un bureau qui a à peine travaillé ne peut pas détourner une telle somme », a-t-elle déclaré. Et elle de rappeler au passage l’historique du bureau permanent qui a été destitué le mois de mai dernier. Elue à la tête de l’Assemblée nationale le 18 février, Christine Razanamahasoa n’a pris fonction que dix jours après, c’est-à-dire, après la passation de service avec l’ancien président du Congrès de la Transition, Mamy Rakotoarivelo. Elle n’a donc commencé à travailler qu’au début du mois de mars pour être destituée par les députés de la Plate-forme pour la Majorité Présidentielle (PMP) au mois de mai. « En tant que présidente de cette Institution, je ne suis pas habilitée à gérer, ni à utiliser les crédits », a-t-elle soutenu. En effet, le président de l’Assemblée nationale reste un simple ordonnateur des crédits.

Inspection. « J’ai la conscience tranquille, je ne suis pas du tout inquiète, puisque je n’ai jamais été impliquée dans aucune affaire de détournement. J’étais ministre de la Justice pendant cinq ans et il n’y a jamais eu aucun soupçon de détournement au sein de ce département ministériel, pourquoi il y en aurait-il à l’Assemblée nationale alors que je n’ai occupé ce poste que pendant un mois et demi », se demande-t-elle. En réponse à la déclaration de l’actuel président de l’Assemblée nationale, Jean Max Rakotomamonjy qui souhaite saisir le « Bureau Indépendant Anti-Corruption » (Bianco) et l’Inspection d’Etat pour éclaircir cette affaire, Christine Razanamahasoa de rappeler qu’il existe un Service en charge de l’Inspection à Tsimbazaza. Une entité habilité à ouvrir une enquête sur l’utilisation du budget de la Chambre basse. D’après la députée d’Ambatofinandrahana donc, « le fait que Jean Max Rakotomamonjy souhaite saisir le Bianco et l’Inspection d’Etat n’est qu’une simple mascarade pour se justifier ». « L’actuel bureau permanent de doit pas chercher d’autres responsables, puisque les parlementaires ont dénoncé avec preuves à l’appui, le non-respect de la transparence dans la gestion de l’argent public perpétré actuellement à Tsimbazaza ». Depuis quelque temps, Christine Razanamahasoa n’a pas assisté aux séances plénières à l’Assemblée nationale. « J’ai choisi de pratiquer un silence politique et de ne faire aucune apparition en public pour le moment », a-t-elle fait savoir.

Davis R

Toliara : Asan-jiolahy, lehilahy iray maty voatifitra, lasa ny vola Ar 20 tapitrisa sy ny basy

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Nitrangana fanafihan-jiolahy mitam-basy indray tany Toliara ny harivan’ny zoma 4 jolay teo tokony ho tamin’ny enina ora latsaka. Jiolahy dimy tsy nisaron-tava, nirongo P.A sy basy hafa, no nanafika tranombarotra mpamongady zava-pisotro iray tao amin’ny fokontany Andabizy, ampitan’ny « clinique Saint-Luc », ka lasa tamin’izany ny vola 20 tapitrisa ariary niampy basy P.A 7,65 mm sy entana sarobidy hafa toy ny volamena. Maty tsy tra-drano vokatry ny tifitra nahazo azy nanandrify ny fony ny tompon’ilay mangazay voatafika. Lehilahy iray hafa sendra nandalo nitondra moto ihany koa naratra mafy voatifitra nanandrify ny kibony, ka mbola manaraka fitsaboana amin’izao, ary mbola miady mafy amin’ny fahafatesana. Ny alahady teo no nalefa aty an-drenivohitra ny nofo mangatsiak’ilay « gérant » maty voatifitra.

Fanafihana 5.  Raha ny loharanom-baovao akaiky ny mpitandro filaminana dia efa misy olona ahiahiana amin’ny firongatry ny fanafihana mitam-piadiana ao Toliara. Ny fanadihadiana ataon’ny polisy mandray an-tanana ny raharaha ihany no hahafantarana ny marina. Miverina indray ny laza ratsin’i Toliara eo amin’ny asan-jolahy mitam-basy tato ho ato. Raha ny andro zoma teo iny dia fokontany dimy no nahitana fanafihana mitam-basy ary saika mitovitovy avokoa ny ora nisehoan’ireo tranga ireo, toy ny tao Andabizy, Besakoa, Mitsinjo, Champ de Foire, Betania.

Manitrisa

Kidnapping : Misy mpitandro ny filaminana voatonona

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Mitatra toa ny sima misioka ankehitriny ny momba ilay fakàna an-keriny ilay teratany maorisiana, izay manana andraikitra ambony eo anivon’ny mpambongady entana vahiny etsy Tsaralalàna. Nisokatra ihany ny fanadihadiana na dia tsy nisy aza ny fitarainana nipetraka, araka ny fomba fanao. Nanomboka teo, raha araka ny loharanom-baovao akaiky ny rahaha, no nivoahan’ny anaran’ny mpitandro ny filaminana iray izay ahiana ho isan’ny mpanatontosa ilay fakàna an-keriny. Tsy mbola hita hatreto ilay maorisiana ary tsy mbola fantatra ihany koa ny vola takian’ny olon-dratsy naka azy. Nisy feo nandeha koa momba ity raharaha ity ihany fa ahiana ho samy izy ireo ihany no mifampaka an-keriny. Misy tsy fifankahazoana mantsy eo amin’ny samy zareo ary ahiana ho tonga hatrany amin’ny fakàna an-keriny izany. Raha ny re, manodidina ity tranga ity, dia nisy fandrahonana teo amin’ity maorisina ity ary heverina fa mifandraika amin’izany ny rehetra izay nitranga taty aoriana. Manao izay ho afany ny mpanao fanadihadiana mandavaka mahakasika an’izany rehetra izany. Andrasana ny fivoaran’ny raharaha…

D.R

Approche intégrée de développement communautaire : La lutte contre la pauvreté entre de bonnes mains

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Différents acteurs vont faire en sorte que l’approche soit efficace, entre autres, les différents ministères, les agences du système des Nations unies, les régions, les communautés et les Ong.
Différents acteurs vont faire en sorte que l’approche soit efficace, entre autres, les différents ministères, les agences du système des Nations unies, les régions, les communautés et les Ong.
Différents acteurs vont faire en sorte que l’approche soit efficace, entre autres, les différents ministères, les agences du système des Nations unies, les régions, les communautés et les Ong.

Les agences des Nations unies vont appliquer leur complémentarité afin que leurs interventions ne soient plus mal exploitées.

Désormais, les communautés seront, elles aussi, impliquées dans leur propre développement, car elles seront responsabilisées, d’une part. Et d’autre part, leurs moyens de survie seront également renforcés. Ce, grâce à la mise en place d’une approche intégrée de développement communautaire par le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), dont le principal objectif est de réduire efficacement la pauvreté, dans les plus brefs délais. « Nous avons observé que les interventions des agences des Nations unies en faveur de la pauvreté ont été mal exploitées, leurs efforts ont été souvent dispersés et la synergie mal exploitée. Ainsi, c’est dans un souci d’efficacité que nous avons corrigé nos actions en donnant des réponses plus cohérentes, visant à ce que les actions touchent directement les bénéficiaires », argumente Fatma Samoura, Représentante résidente du PNUD, non moins la Coordinatrice du système des Nations unies à Madagascar. Le lancement officiel s’est tenu à Antimena, de la commune rurale de Bemanonga, district de Morondava, région du Menabe. Et comme toujours, la cérémonie a vu la présence du Premier ministre Kolo Roger, étant donné en quelque sorte qu’il y est originaire. En tout cas, la synergie et la complémentarité entre les agences des Nations unies, seront fortement mises en valeur à partir de maintenant. Autrement-dit, les interventions ou les services seront concentrées dans l’espace, dans le temps, et sur les mêmes cibles, pour avoir plus d’impacts auprès des bénéficiaires, en considérant les moyens de subsistance des communautés.

Remises de matériels. Pourquoi Menabe? En effet, pour garantir un vrai développement, cette nouvelle approche se soucie également du volet environnement, des risques de catastrophe, de l’extrême pauvreté, de la sécurité, et du standard. Et puisque Menabe abrite l’aire protégée de catégorie V d’Antimena, qu’elle a été en quelque sorte choisie pour être le lieu de lancement du programme. « Cette catégorie d’aire protégée est celle qui permet aux communautés de base d’utiliser d’une façon équilibrée et durable les ressources naturelles. Les gens qui y vivent ont toujours su conserver ces ressources, une initiative que j’encourage fortement. Cependant, j’adresse quand même un signal fort à l’Etat afin qu’il stoppe enfin ces trafics de bois précieux qui ont tendance à réduire voire à anéantir les forêts », a lancé Serge Rajaobelina, Secrétaire exécutif de l’Ong Fanamby (acteur local de l’approche dans ladite région). Cette journée de lancement officiel a donné l’occasion au PNUD de faire des dons de matériels agricoles et des matériels informatiques justement pour justifier le souci de développement communautaire, respectivement, à l’endroit des communautés de l’aire protégée d’Antimena, de la maison des jeunes et au système régional d’information sur l’emploi (SRIE), de la région de Menabe. En somme, cette nouvelle approche sera mise en œuvre dans neuf communes de Madagascar, dont la plupart sont les plus pauvres de l’île.

Arnaud R.

La Capitale, un enjeu

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Les communales s’annoncent rudes dans la Capitale. Bien qu’il n’y ait pas encore de calendrier, les partis qui ont l’ambition de gagner la mairie de la Ville des mille se préparent. Le PDS Ny Hasina Andriamanjato est en bonne position. Il a démontré dès son arrivée à la tête de la commune des actions d’assainissement et d’hygiène qui ont plu aux Tananariviens. Ses décisions ne font pas toujours l’unanimité mais elles prêtent à réfléchir sur ce qui serait mieux pour la ville. Le PDS rencontre des limites n’étant pas un élu qui pourrait s’imposer davantage pour concrétiser ses promesses électorales. Néanmoins, Ny Hasina Andriamanjato sera certainement un candidat redoutable dans la compétition.

La Capitale, un enjeu

         Les habitants d’Antananarivo sont versatiles et frondeurs. Ils l’ont démontré à plusieurs reprises en choisissant lors des élections, l’homme nouveau. Au lendemain de l’Indépendance, ce fut le Pasteur Richard Andriamanjato. Dans les années 80-90, le choix d’Antananarivo s’est posé sur Guy Razanamasy. A la fin des années 90, il ne vit que pour Marc Ravalomanana. Puis aux élections de 2007, la ville se tourne vers Andry Rajoelina. Aujourd’hui, il est bien difficile de deviner qui émergera des prochaines élections de maire. Les prétendants sont légion. Mais au final, l’ambiguïté disparaîtra.   Les avis se rejoindront sur une personne bien définie. Les forces politiques qui dominent à Antananarivo sont connues. Il y a d’abord, la mouvance Ravalomanana dont le chef de file en exil est quelque peu devenu un martyr depuis qu’il se trouve bloqué en Afrique du Sud. Cette mouvance doit sa présence sur la scène politique de la flamme contestataire qu’elle entretient depuis un bout de temps au Magro Behoririka. Il y a ensuite la mouvance Andry Rajoelina qui n’est plus au pouvoir mais qui reste à l’affût avec le Mapar et le TGV qui rassemblent la base politique. Sa cote est-elle en baisse à cause des divergences qui dispersent ses lieutenants ? Une chose est sûre, elle sera présente aux élections. Le HVM ( Hery vaovaon’i Madagasikara) se présente aussi comme un concurrent possible pour la maire d’ Antananarivo. Ses responsables ne cachent pas leur ambition de rafler la majorité des communes dans tout Madagascar. La capitale est dans leur champ de mire mais qui ce parti présentera-t-il aux Tananariviens ? Ou bien ne fera-t-il qu’entériner le choix de Hery Rajaonarimampianina qui a jeté son dévolu sur Ny Hasina Andriamanjato pour le poste de PDS. Quoi qu’il en soit, le grand match devrait se jouer entre les candidats de ces forces en présence qui pèsent sur la ville. Mais rien n’est jamais gagné d’avance. Antananarivo n’est pas à l’abri de la conquête d’un nouveau prince charmant venu de nulle part qui ne découvrira comme d’habitude ses atouts que lors de la campagne électorale. Aussi est –il préférable de ne pas encore vendre la peau de l’ours…. Surtout que le calendrier n’est pas encore fixé.

Zo Rakotoseheno

Menabe : Un « dina » sur la scolarisation des enfants

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Une nouvelle méthode a été adoptée par la région Menabe pour sensibiliser, voire obliger les parents d’élèves à envoyer leurs enfants sur les bancs de l’école. Il s’agit d’un pacte communautaire ou « dina » ayant été élaboré dans le cadre du lancement officiel de la campagne nationale de l’insertion ou de la réinsertion scolaire ou professionnelle des enfants, qui s’est tenue à Morondava, samedi dernier. « Nous devons respecter le pacte que nous avons mis en place qui stipule que les parents d’élèves sans exception doivent scolariser leurs enfants. Dans le cas contraire, ils devraient être soumis aux sanctions comme énumérées dans le “ dina “ », a déclaré le Chef de région de Menabe, Gilbert Romain. Cependant, aucun détail sur ce « dina » n’a pu être obtenu pour le moment. Néanmoins, quelques sources locales ont évoqué l’existence d’une caution à payer par les parents s’ils refusent de scolariser leurs enfants. Il faut savoir qu’une telle décision pourrait d’une part provoquer le mécontentement de certains parents qui ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l’école pour des raisons économiques, ou plus précisément à cause de la pauvreté. Mais d’autre part, mettre en place un « dina » peut être une bonne chose à faire surtout au niveau des communautés de base quand on veut obtenir des résultats.

Après la cérémonie officielle du lancement de la campagne nationale d’insertion ou de réinsertion scolaire et/ou professionnelle qui s’est tenue à Fianarantsoa en mi-juin, la campagne de sensibilisation des parents a eu lieu à Morondava, région Menabe, samedi dernier. Pour rappel, un demi-million d’enfants malgaches de 7 à 15 ans en seront ciblés. Des cours de rattrapage auront lieu durant les grandes vacances, et les mesures d’accompagnement comme la distribution de kits et de cantines scolaires, entre autres, ne seront pas omises.

Arnaud R.

Exploitation illicite à Tsivory : Les aveux de l’opérateur chinois

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Plus de 11,5 tonnes de cristal ont été exploitées à 33km de la zone autorisée.
Plus de 11,5 tonnes de cristal ont été exploitées à 33km de la zone autorisée.
Plus de 11,5 tonnes de cristal ont été exploitées à 33km de la zone autorisée.

Aucune personnalité n’a été citée et n’a intervenu sur l’affaire concernant l’exploitation illicite de cristal par un Chinois à Tsivory, d’après les précisions apportées par le ministre auprès de la Présidence en charge des Ressources Stratégiques, Joeli Lalarisaina Valérien, lors de son déplacement à Diego, hier. « Le président de la République nous a donné une responsabilité. Nous nous sommes engagés de faire appliquer la loi et les réglementations en vigueur ; et de respecter la transparence pour la bonne gouvernance. Aucune intervention n’a été faite. Cependant, il faut respecter les décisions de la Justice », a affirmé le ministre d’Etat. Si l’opérateur chinois a fait une demande de transaction auprès du ministère, c’est qu’il reconnaît ses erreurs, a ajouté le ministre.

Aveux. Effectivement, une autre source auprès du ministère a mis à la disposition de la presse les aveux de l’exploitant illicite, dans une lettre adressée au ministre Joeli Lalarisaina : « J’ai l’honneur de solliciter votre haute bienveillance de bien vouloir accorder ma demande de transaction relative à 11 526 Kg de cristal saisie dans la Commune de Tsivory, Région Anosy le 7 juin 2014. En effet, je suis conscient de l’infraction minière que j’ai commise… je vous garantie qu’après cette transaction, j’exercerai mes activités en toute légalité suivant les consignes et directives de votre Département… », a-t-on lu dans cette demande. Malgré ses aveux, l’opérateur chinois a décidé de retirer la demande de transaction et a saisi le tribunal de première instance de Fort-Dauphin, puis la Cour d’Appel de Toliary. Toujours insatisfait, le plaignant parle d’influence de l’Exécutif auprès de la Justice. Un propos corrigé par le ministre qui a martelé l’indépendance de la Justice et l’inexistence de la moindre intervention dans cette affaire. Toujours dans la lettre de demande de transaction adressée au ministre, le Chinois de mentionner : « …Aussi, j’aimerai bien vous voir et en discuter directement avec vous du sujet… »… un propos de la part de l’exploitant illicite, qui pourrait être interprété par l’opinion, de différentes manières.

Antsa R.

Ravitoto Andrefana Ambolonkandrina : Un ultimatum de 48 h à la Jirama !

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« Même la lueur d’une bougie est plus lumineuse ». Les habitants du quartier Ravitoto Andrefana, à Ambolonkandrina se plaignent de la tension électrique constamment basse depuis des années, sans aucune solution du côté de la JIRAMA.

Trop, c’est trop. Les habitants du quartier Ravitoto Andrefana, du côté d’Ambolokandrina n’en peuvent plus. Depuis bientôt cinq ans, la tension électrique dans ce quartier est trop basse, en permanence, à tel point que tous les appareils électriques se retrouvent détériorés. « Aucun appareil n’est épargné, de la simple ampoule au réfrigérateur en passant par le décodeur TV et les postes téléviseurs, les radios, les ordinateurs, les fers à repasser et bien d’autres. De plus, nous vivons dans l’obscurité quasi-totale car même la lueur d’une bougie éclaire mieux que nos ampoules. Il faut que cela cesse ». D’après le témoignage des populations de ce quartier, outre les désagréments domestiques subis par les ménages, cette situation aggrave également l’insécurité. « Cela fait 5 ans que cela dure. Nous avions déjà approché la Jirama et ses responsables pour faire part de cette situation, mais en vain. Il n’y a aucun changement. Il n’y a que les factures à payer qui les intéressent », se plaint Niaina, fort remonté. C’est ainsi cette mauvaise qualité de service et l’absence de solution proposée par la Jirama, qui excède les usagers. « Pourquoi la Jirama sanctionne-t-elle ses usagers au moindre retard de paiement et là, elle fait preuve d’une excellente rapidité pour couper le courant, alors qu’elle nous laisse vivre dans l’obscurité et nous offre une qualité de service aussi mauvaise, sans que nous n’ayons aucune possibilité de la sanctionner ? », lance, pour sa part, Gérard, tout aussi excédé que son voisin.

Sit-in et marche. Depuis deux semaines, la situation empire, affirment les habitants du quartier. Les ampoules ne diffusent plus qu’une très faible lueur qui n’équivaut même plus à celle d’une bougie. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et qui a déclenché une réaction collective des usagers du quartier. « Nous donnons 48 h à la Jirama pour résoudre ce problème. Cette situation est au-delà du supportable. Nous ne pouvons plus rester sans rien faire. Après cet ultimatum, nous prendrons des mesures drastiques. D’abord, nous ne paierons plus les factures jusqu’à ce que la tension de l’électricité revienne à la normale. Ensuite, nous tiendrons un sit-in devant les locaux de la Jirama. Et s’il n’y a toujours pas de solution, nous envisageons de faire une marche vers le palais d’Ambohitsorohitra. Notre démarche a pour but de faire respecter nos droits, car nous avons le droit d’être éclairés et de disposer de l’électricité, comme tout autre usager. Si la Jirama ne trouve aucune solution, alors nous saisirons les instances supérieures », déclarent-ils.

Hanitra R.