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dimanche, octobre 25, 2026
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Don de sang : Quand les administrateurs civils font l’humanitaire

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Les Administrateurs Civils section Santé, ceux qui travaillent pour le ministère de la Santé Publique dans tout le pays se sont donné rendez-vous au Centre National des Transfusions Sanguines (CNTS) de l’HJRA Ampefiloha, vendredi dernier, pour des œuvres sociales un peu spéciales, des séances de dons de sang. «Nous avons choisi de faire de cette journée celle des Administrateurs Civils qui travaillent pour le ministère de la Santé Publique, pour confirmer notre volonté de prendre toutes dispositions nécessaires pour l’amélioration du secteur santé dans le pays, et de pouvoir affirmer notre prise de responsabilité pour le bien de tout le monde, surtout pour les malades», confie le Dr Marcelin Randriamanantena, DAF de l’Institut National de la Santé Publique et Communautaire, non moins un Administrateur Civil. Ainsi, ceux qui ont pu répondre présents, c’est-à-dire, ceux de loin ou de près, ont offert à peu près une quarantaine de poches de sang à la banque de sang de l’HJRA. Vu le crucial manque de sang auprès de cette entité, pareils gestes y sont toujours accueillis à bras ouverts.

Et cette journée des Administrateurs Civils section Santé ne s’était pas seulement arrêtée à ces actions humanitaires, puisqu’ils se sont tout de suite retrouvés au Central Hôtel de Tsaralalàna pour la réception de la nouvelle promotion « Ilaina ». C’est effectivement la 4e promotion pour ceux de la section Santé. Ce qui a donné l’occasion au ministère de tutelle, au Syndicat des Administrateurs Civils, et ceux des Nations unies, de réitérer leur volonté de collaborer pour le bien du pays. A noter que pour pouvoir devenir un administrateur civil, il faut faire deux ans d’études auprès de l’Ecole Nationale d’Administration de Madagascar à Androhibe, pour ceux qui ont le diplôme de Maîtrise ou de Master (Bac+5).

Arnaud R.

Come-back : Tovo J’hay renoue avec ses fans !

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Tovo J’hay, avec ses choristes. (Photo : Kelly)
Tovo J’hay, avec ses choristes. (Photo : Kelly)
Tovo J’hay, avec ses choristes. (Photo : Kelly)

Vendredi dernier au Piment Café, Tovo J’hay a retrouvé ses fans dans une ambiance très chaleureuse et sous le signe de la convivialité.
J’hay n’a pas perdu la main ! Il s’est fait très rare ces dernières années. Contrairement à ce que s’attendaient la plupart, le chanteur est revenu sur le devant de la scène plus motivé et plus dynamique que jamais vendredi dernier, comme s’il avait toujours été là. Ne s’étant pas paré de ses plus beaux atouts, comme le ferait la plupart des artistes, mais s’étant vêtu le plus simplement possible, comme pour une sortie entre amis, Tovo J’hay dès les premières notes, a renoué avec ses fans. Entouré de deux ravissantes choristes, souvent armé de sa guitare et accompagné de ses musiciens la plupart du temps, l’interprète de « Teny mamy » a conquis le public, une fois de plus. Ces titres sur lesquels il a bâti ses succès, ont été repris à tue-tête et chantés en chœur par tous ceux qui avaient été de cette soirée au Piment Café. Oui, Tovo J’hay n’est plus aussi présent que dans le passé mais il a prouvé à tous ceux qui ont douté, qu’il n’a pas perdu la main et qu’il n’est pas encore près de signer sa retraite ! En pleine préparation d’un nouvel album, le chanteur a également saisi l’occasion pour soumettre quelques-unes de ses nouvelles compositions à ses fans, venus nombreux pour vendredi dernier. Un test plutôt réussi. Attendons pour voir la suite !
Mahetsaka

Ambatobe : Tovovavy 16 taona maty voafaokan’ny fiara

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Nipitika teny amin’ny vavahady ilay tovovavy vao namoy ny ainy.
Nipitika teny amin’ny vavahady ilay tovovavy vao namoy ny ainy.
Nipitika teny amin’ny vavahady ilay tovovavy vao namoy ny ainy.

Maty tsy tradrano ny tovovavy iray antsoina hoe Rabibison Mbolatiana. Ny asabotsy teo, tokony ho tamin’ny fito ora maraina dia nisy fiara iray nirimorimo, nentin’ny teratany karàna. Tsy nisy dian-kodiarana ny arabe ary nijanona teo amin’ny “vitesse” fahefatra ilay fiara tamin’ny fotoana nijeren’ny mpitandro ny filaminana izay nanokatra fanadihadiana. Midika izany fa tsy nahahitsaka “frein” mihitsy ilay mpamily. Midika ihany koa izany fa nandeha mafy izy matoa tafajanona teo amin’ny “vitesse” ambony ny fiara. Raha ny filazan’ny olona teo amin’ny manodidina dia nisongona fiara teo anoloany ilay fiara nahavanon-doza kinanjo tsy tafajanona intsony ary nifatratra tany amin’ilay tovovavy izay nanaraka ny sisin’arabe. Nipitika teo amin’ny vavahadin’olona izy ary ilay fiara kosa ny tambohon’olona no nampijanona azy. Nisy indray ny olona no nilaza fa nanao torimaso fotsy rehefa avy nivoaka alina ilay  karàna. Nentina teny anivon’ny kaomisaria foibe etsy Tsaralalàna izy ary nosokafan’ny polisy misahana ny lozam-pifamoivoizana ny fanadihadiana azy. Tsy nanafina ny fianakavian’ny maty ny amin’ny ahiahin’izy ireo momba izay mety ho tohin’ity raharaha ity. Ny antony dia tsotra, teratany karàna no voakasika. “Ankininay amin’ny tomponandraikitra isan’ambaratongany mba handeha araka ny tokony ho izy fizotran’ny raharaha, satria ain’olona no very tao anatin’ity tsy fitandremana ity” hoy izy ireo manazava. Hatreto dia tsy fahatapahan’ny “frein” na koa antony hafa ny nahatonga ny loza.  Mangin’izany ihany koa, fiara mbola isan’ny raitra eto amintsika ilay nahatonga ny loza ary tsy olana ara-teknika raha ny tombana teny an-toerana no mety ho nitera-doza.

D.R

Finances publiques : Vers un contrôle à tous les niveaux, pour la transparence

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Les contrôles des finances publiques locales sont également nécessaires pour la transparence et la bonne gouvernance.
Les contrôles des finances publiques locales sont également nécessaires pour la transparence et la bonne gouvernance.
Les contrôles des finances publiques locales sont également nécessaires pour la transparence et la bonne gouvernance.

Des ateliers régionaux ont été organisés les 25 et 26 mars dernier à Diégo, Ambositra et à Miarinarivo, par la Cour des Comptes et le PGDI (Projet de gouvernance et de développement institutionnel). Il s’agit d’une campagne de sensibilisation des parties prenantes sur le contrôle des finances publiques.

L’instauration des six Tribunaux Financiers dans les six chefs-lieux de province a déjà permis d’entamer le contrôle des Finances locales au niveau des démembrements de l’Etat Malgache, selon les responsables. Ces Tribunaux Financiers ont constaté, au cours des contrôles effectués, que beaucoup de difficultés se font encore ressentir aussi bien au niveau de la préparation du budget communal, de l’exécution du budget qu’au niveau des contrôles des finances locales. C’est d’ailleurs pour améliorer la situation que la Cour des Comptes, grâce aux ressources octroyées par le PGDI-II, ont organisé des ateliers régionaux simultanés, dans le dessein d’harmoniser les contrôles des finances publiques au sein des démembrements de l’Etat dans les régions de DIANA, Itasy et Amoron’i Mania.
Harmoniser. Les objectifs de ces ateliers régionaux étaient de sensibiliser sur l’importance des contrôles sur les finances locales, de partager les différentes observations et recommandations des juridictions financières, de mettre les intervenants des finances publiques sur le même niveau de compréhension, d’asseoir la culture de contrôle au sein de chaque entité afin de bien gérer les deniers publics, etc. Plus de 50 acteurs budgétaires des chefs-lieux de région ont participé aux ateliers qui visaient l’harmonisation du contrôle des finances publiques. Des ateliers de deux jours durant lesquels les acteurs concernés débattaient sur le contrôle des actes budgétaires, de la comptabilité publique, les rôles et attributions des organismes de contrôle, la classification des modes de contrôles et les irrégularités sur les pièces produites ou sur les dépenses payées.

Culture de contrôle. La Cour des Comptes et les Tribunaux Financiers ont saisi l’occasion pour présenter leurs missions et attributions respectives en soulevant également le rôle du Parquet. Pour les organisateurs, ces rencontres ont permis de contribuer à rendre la gestion financière et comptable des organismes publics plus transparents, en renforçant la culture de contrôle auprès des intervenants. Elles permettaient également d’évaluer le système de gestion des finances publiques et de renforcer la coordination de travail entre les parties prenantes, entre autres, le représentant de l’Etat, les élus locaux, la Trésorerie générale et les Juridictions Financières. Notons que le PGDI-II, partenaire technique et financier des Juridictions Financières, appuie cette activité afin de renforcer l’efficacité, l’efficience et la transparence des dépenses publiques, conformément aux principes de la bonne gouvernance. En effet, ce programme a pour ambition d’apporter sa contribution dans la promotion d’une gestion transparente des finances publiques et de la recevabilité sociale au niveau central et communal, et ce, pour que la bonne gouvernance soit synonyme d’un avenir meilleur pour tous.

Antsa R.

Pas d’alcool le 29 mars… : Quelques épi-bars en activité !

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La vente, l’achat et la consommation de boissons alcoolisées sont formellement interdits par la loi lors des jours d’élection et le 29 mars, commémoration des événements de 1947. Mais samedi dernier, si la grande majorité des épi-bars et des épiceries qui commercialisent de l’alcool, a fermé ses portes, quelques-unes sont tout de même vu assurer le… service. C’était le cas aux 67ha et dans le quartier proche du Mausolée. Si certains épiciers affirment « ne pas être au courant » de l’interdiction, d’autres affirment subir les pressions des clients qui vont jusqu’à frapper aux portes de leur domicile et insistent fortement pour une ou deux bouteilles. Dans les grands magasins, les rayons alcool ont été tout simplement fermés au public afin de permettre à l’enseigne de continuer à travailler sans enfreindre la loi. Mais interdit ou non, l’alcool a bel et bien été consommé le 29 mars. Il suffisait aux amateurs de bières, de rhums et autres whiskies, d’acheter bouteilles et canettes… la veille ! L’erreur à ne pas commettre était de se faire surprendre en état d’ébriété sur la voie publique par les policiers !

Hanitra R.

Propriété industrielle : Vers l’adhésion de l’OMAPI à deux traités internationaux

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En collaboration avec  l’organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, un projet de document  de stratégie Nationale d’innovation et de propriété intellectuelle sera prochainement validé. L’Office Malgache de Propriété Industrielle (OMAPI) célèbre actuellement son  vingtième anniversaire. Une célébration sous le signe de l’innovation avec un certain nombre de projets d’amélioration du système.

Deux traités. C’est ainsi que l’Office projette de proposer l’adhésion de Madagascar à deux traités internationaux. Il s’agit, en l’occurrence de l’Arrangement de la Haye de 1925, concernant  l’enregistrement international des dessins et modèles ;  et de l’Arrangement de Lisbonne de 1958 concernant la protection des appellations d’origine et leur enregistrement international.  Des adhésions qui amélioreront à coup sûr le système dans la mesure où bien que l’OMAPI utilise de fait  les classifications internationales, à titre administratif, aucun des traités internationaux y afférents n’a encore été ratifié par Madagascar.

Statistiques . Un nouveau en somme pour l’OMAPI dont l’ouverture officielle a eu lieu le 1er avril 1994 et ce, conformément au décret N° 92-994 du 2 décembre 1992 relatif à sa création et à son organisation.   Mais en fait, la protection de la propriété industrielle a déjà existé à Madagascar depuis 1963 par la ratification de la Convention de Paris de 1883 pour la protection de la propriété industrielle  et par l’adhésion de Madagascar à l’Office Africain et Malgache de la propriété industrielle  (OAMPI). Durant la Transition, Madagascar a été écarté de l’OAMPI mais a continué de signer quelques traités internationaux.  Du côté statistique, l’OMAPI compte actuellement 898 brevets, 4709 dessins et modèles,  20.067 marques et 973 noms commerciaux.  A noter que des manifestations sont prévues du 1er au 4 avril dans le cadre de cette célébration du vingtième anniversaire de l’OMAPI.

R.Edmond

ADIR-SIM : Le problème énergétique des industriels diagnostiqué

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Un programme de coopération bilatérale dans le domaine de la performance industrielle a été lancé par le Syndicat des Industries de Madagascar (SIM) et l’ADIR (Association pour le Développement Industriel de La Réunion. « Il s’agit d’une initiative privée compte tenu de la complémentarité et des enjeux communs des industriels des deux pays dans le dessein de conquérir le marché international », a expliqué Stéphane Hery Raveloson, le président du SIM lors d’une conférence de presse hier à la CCIA. Le problème énergétique des industriels a été évoqué car le coût de l’énergie constitue les 40% de leurs charges d’exploitation, sans parler du délestage. Ce qui a entraîné une baisse de leur compétitivité.

Pistes de solution. Ce programme de coopération constitue notamment un programme de compagnonnage industriel qui est basé sur la qualité, le diagnostic énergie et la maintenance industrielle. A cet effet, des experts réunionnais sont dans le pays pour effectuer des visites dans une dizaine d’industries dans la Capitale. A part le partage d’expériences, ceux-ci vont réaliser des diagnostics sur ces trois thèmes retenus. La remise du rapport et l’identification des pistes de solutions auront lieu en juillet prochain. En outre, des industriels malgaches vont également découvrir les réalités dans les industries réunionnaises dans le cadre de ce partenariat. Parlant de la maîtrise énergétique, « il y a de bonnes pratiques servant à optimiser la consommation d’énergie. Il faut également investir dans les équipements industriels moins énergivores », a souligné Françoise Delmont-De Palmas, la secrétaire générale de l’ADIR.

Navalona R.

Bailleurs de fonds : Un milliard de dollars disponibles dont 341 millions de la Banque mndiale

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Haleh Bridi (deuxième à gauche) part avec le sentiment d’une mission bien accomplie. Coralie Gevers à l’extrême gauche) occupe la place de Country Manager pour Madagascar.
Haleh Bridi (deuxième à gauche) part avec le sentiment d’une mission bien accomplie. Coralie Gevers  à l’extrême gauche) occupe la place de Country Manager pour Madagascar.
Haleh Bridi (deuxième à gauche) part avec le sentiment d’une mission bien accomplie. Coralie Gevers à l’extrême gauche) occupe la place de Country Manager pour Madagascar.

La Banque mondiale est prête à soutenir les initiatives du Président de la République.

Non. Le bureau Madagascar de la Banque mondiale ne sera pas fermé, et  encore moins ses activités réduites. Contrairement à ce qu’une frange de l’opinion a laissé croire ces derniers temps,   la Banque mondiale restera opérationnelle à Madagascar. Mieux, ce bailleur de fonds est disposé à aider Madagascar dans les actions de relance économique dans les plus brefs délais. « Il y a tout simplement un changement organisationnel pour mieux gérer les coûts au niveau de certains groupes de pays africains » a déclaré hier Haleh Bridi la Country Director de  la Banque Mondiale à Madagascar, lors d’une conférence de presse qu’elle a donnée avant de quitter le pays.

Country Manager. En effet, après trois ans de mission à Madagascar Haleh Bridi va  rejoindre un autre poste toujours au sein  de la Banque mondiale. Le poste de Country Director sera dorénavant occupé par Mark R. Lundell  qui sera en charge de 4 pays africains dont Mozambique, Madagascar, Maurice, Seychelles, et Comores. Ce Directeur régional sera basé à Maputo. Quant au bureau de la Banque mondiale à Madagascar, il sera dirigé par un Country Manager, en la personne de Coralie Gevers. « Il n’y aura pas de changement au niveau opérationnel et il se peut même que l’équipe soit renforcée en cas de besoin » a, d’ailleurs précisé Haleh Bridi.

Signal fort. Une manière de confirmer la disposition de la Banque mondiale à financer  les actions de relance économique, surtout après le retour à l’ordre constitutionnel. Sur ce point, d’ailleurs Haleh Bridi n’a pas manqué de faire remarquer que la rencontre, à Washington, entre le Président Hery Rajaonarimampianina et le Président de la Banque mondiale, Jim Young Kim est le signal fort pour un nouveau départ dans les relations de cette dernière et Madagascar. « Nous voulons aller le plus vite possible car il y a urgence en matière de lutte contre la pauvreté à Madagascar ». Et ce ne sont pas les fonds qui manquent pour cela, puisque d’après toujours Haleh Bridi, il y a déjà de la part des bailleurs de fonds environ un milliard de dollars de fonds disponibles. 341 millions de dollars parmi ces financements proviennent de la Banque mondiale. Ce sont des fonds disponibles en attendant  les nouveaux financements qui seront négociés avec le gouvernement de la IVe République.  Des fonds qui seront utilisés pour un certain nombre d’actions prioritaires relevant de plusieurs secteurs dont les infrastructures, la santé, l’éducation et surtout la lutte contre la pauvreté.

R.Edmond

Football : Peut mieux faire…

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foot-ballA quelques mois de la Coupe du Monde de Football au Brésil, à laquelle Madagascar ne participera évidemment pas, le bilan footballistique n’est pas encourageant.  Avec comme objectif de présenter les jeunes joueurs d’U17 en coupe du monde 2017 Ahmad se lance un véritable défi.

12 ans à la tête de la Fédération Malagasy de Football (FMF), peut être plus ou moins, on ne sait plus trop. Le temps passe vite, surtout celui des résultats. Dans les années 60 et 70 Madagascar était considérée comme une grande nation du football, à l’image de ce match nul trois partout contre l’équipe de France universitaire en 1972. Il y a encore une vingtaine d’années on pouvait obtenir des résultats satisfaisants au niveau africain,  un nul arraché contre l’Egypte et une demi-finale de Coupe d’Afrique des Clubs contre le Ghana. Des performances bien loin de laisser présager une 190e place au classement mondial de la FIFA en mars 2014, derrière des pays qui comptent parfois à peine un million d’habitants. Pourtant le 10 novembre 2008 le président de la Fédération déclarait : « Trois d’entre eux évoluent en France, à des niveaux honnêtes, c’est le signe que nos joueurs deviennent compétitifs », des signes qui ne trompent pas, puisqu’au niveau international passer les tours préliminaires restent encore notre principal objectif. C’est même le cheval de bataille du nouveau mandat de monsieur Ahmad qui veut emmener l’équipe U17 au mondial en 2017. Cependant rien ne laisse entrevoir la possibilité d’un tel résultat. Des projets Goal exceptionnels ont été mis en place ces dernières années, mais aucun ne donne complètement satisfaction au football. Le stade synthétique de Mahajanga est l’exemple même de la mauvaise gestion des ressources. Comment peut-on espérer pratiquer un bon football sur un terrain qui brûle les pieds même à travers les chaussures ? Et pour le centre technique du Carion, pourrait réellement être un atout pour la sélection nationale malgache si cette dernière n’était pas aussi cloîtrée à l’intérieur de son centre de formation. Les joueurs n’ayant pas l’occasion d’évoluer en club et de rencontrer régulièrement des adversaires à leur niveau, leur marge de progression est trop faible. C’est leur manque de compétition qui entraîne leur manque de compétitivité. Former des entraîneurs et des arbitres à l’international aide à améliorer le football dans un pays, mais favoriser le développement des clubs pourrait être une solution simple et sûrement plus efficace que de construire un nouveau stade synthétique à plus de 500 000$. Même dans le respect du cycle des élections la fédération est à contre-courant. Alors que dans tous les pays et depuis toujours les présidents de fédération sont élus juste après les Jeux Olympiques, à Madagascar l’élection a eu lieu il y a un peu plus d’une semaine, soit deux années de décalage avec la date originelle. Une accumulation de dysfonctionnements et de mauvais résultats qui, pour beaucoup, comme pour Max Fabien Andrianirina n’a qu’un coupable : « M. le président, prenez vos responsabilités. Dissolvez la FMF et remplacez-la par un Comité de Sauvegarde du Football Malgache qui sera placé sous votre patronage. Si Ahmad continue son emprise ce sera à coup sûr la mort du football malgache ». Le fait est qu’il n’est pas possible ou en tout cas très difficile de se débarrasser d’un président de Fédération. La FIFA veille sur ses intérêts et Joseph Sepp Blatter n’abandonne jamais une voix potentielle. Il l’a démontré de nombreuses fois ces dernières années notamment à Madagascar en 2008 et au Cameroun en 2012.  Ce n’est pas sans un éreintant travail de fond qu’il est resté à la tête de la plus grande organisation footballistique depuis 1998 alors que les dénonciations et les contestations n’ont cessé de pleuvoir, à l’image de ces deux livres, How they stole the game  (Comment ils ont volé le jeu) publié en 1999 et Carton Rouge paru en 2006, qui tentent de dénoncer  les problèmes de corruption et de triche dans les élections et les prises de décision au sein de la  FIFA. Michèle Zen Ruffinen, alors secrétaire général de la FIFA, avait tenté en 2002 de dénoncer publiquement les dysfonctionnements au sein de l’association. Il a démissionné quelque temps après et peu sont ceux qui s’essaient à nouveau de remettre en cause l’ordre établi. Que ce soit au niveau international ou national l’enjeu reste de développer le football malgache afin qu’il sorte de la torpeur dans laquelle il se trouve. Il y a encore quelques semaines le stade Mahamasina accueillait un match international, mais les tribunes pratiquement vides affichent un certain malaise des spectateurs face au football qui était pourtant la discipline reine dans ce pays il y a moins de 20 ans. Obtenir du changement à la tête de la FMF ne dépend donc que du bon vouloir d’Ahmad et de la faculté des candidats à remplir correctement un dossier de candidature, voire même un bulletin vote.

Joany Raoilison

Portrait – Andry Zo Rakotomalala : Musicien, entomologue et animateur T.V

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Dans la brousse lors de son projet de recherches
Dans la brousse lors de son projet de recherches
Dans la brousse lors de son projet de recherches

Un physique à la Harry Potter avec sa taille, son teint, ses cheveux et surtout ses lunettes ; une verve intarissable ; un humour qui ne laisse pas indifférent et surtout des neurones en ébullition en permanence. Voilà le portrait typique de Andry Zo Rakotomalala si on le définit en une seule phrase. Mais quand on côtoie ce jeune homme de 23 ans, on comprend ses motivations et sa hargne de vivre. Issu d’une fratrie de trois jeunes garçons, Andry, Rija et Rado il en est l’aîné, celui qui doit assurer et est très responsable. Et il a assuré. Bac en poche à 17 ans, Andry Zo Rakotomalala a suivi des études de Sciences naturelles  à Ankatso. Il en est à son année de présentation de mémoire de Diplôme d’Etudes Approfondies en ce moment « c’est pour bientôt ». Pour devenir entomologue. « J’aime la nature, j’aime les animaux et j’ai toujours voulu comprendre comment ils fonctionnent ». C’est d’ailleurs vrai car si vous discutez de coca cola par exemple avec lui, il pourra vous faire un exposé de bienfaits et des méfaits de ce produit en 2 minutes chrono. Toujours sur le qui-vive avec son hypersensibilité, il veut vraiment agir pour la faune et la flore à Madagascar. Il est le président de Joro, une association de jeunes chercheurs scientifiques qui travaille pour la protection de l’environnement. Mais il est aussi le président d’AJAC Association des Jeunes Animateurs culturels. Mettant l’action avec la conception, il est maintenant l’animateur de l’émission Voahary sur Kolo TV. « Il y a une super équipe qui travaille sur le projet. J’assume les recherches de sujets et parfois je présente avec Tsiky ». Mais souvent, il est seul sur plateau pour cette émission sur l’environnement tous les dimanche à 18h45. « Le sujet actuellement est travaillé avec le parc botanique et zoologique de Tsimbazaza. Nous parlons de faune et de flore pour que les Malgaches les comprennent, les aiment et en prennent soin. Pas trop de noms scientifiques mais les vraies valeurs de ces créatures mêmes ». Le scientifique ne s’est pas arrêté là à 23 ans. Son autre passion aussi le travaille. C’est la musique. Il joue de la guitare et il est le lead vocal et auteur compositeur de Layprinty Mozika. « Nofinofy kely » et « Hafatra » sont maintenant sur les ondes. Ils sont 6 dans le groupe. Un look semi-classe, du rock fusion comme style de musique, il est aussi très famille. Et la perte récente de sa grand-mère maternelle l’a vraiment touché. Fonceur, notre chercheur ne se laisse pas souvent surprendre. Sauf peut-être lors de la course de la solidarité féminine où avec son équipe Ny Tanàna, il a couru le plus court trajet de 350m « C’était une surprise. J’aime le sport mais là, c’était dur. Je ne me suis pas du tout préparé. Ce fut dur mais ce fut aussi de très bons moments de solidarité ». Il vise d’avoir sa propre société afin de faire développer Madagascar. Et au rythme où il travaille, ce ne sera pas pour longtemps.

Recueillis par Anny Andrianaivonirina