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dimanche, octobre 11, 2026
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Coopération militaire : La ministre Catherine Vautrin en visite à Ampahibe

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La ministre française des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, a rencontré, ce mardi 6 octobre 2026, son homologue malgache, le ministre des Forces armées (MFA), le général Maminirina Ely Razafitombo, au siège du ministère des Forces armées à Ampahibe. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération militaire, la formation, l’interopérabilité des forces et la protection de la souveraineté dans la région de l’océan Indien. La ministre française a réaffirmé la volonté de Paris de consolider son partenariat avec Antananarivo, notamment face aux enjeux sécuritaires dans le canal du Mozambique. « Notre volonté, c’est bien évidemment de travailler en partenaire avec Madagascar », a-t-elle souligné, évoquant notamment la recrudescence des trafics dans la zone, qu’elle a mise en perspective avec les conséquences de la guerre au Proche et au Moyen-Orient. Selon Catherine Vautrin, les armées française et malgache disposent déjà d’une expérience commune en matière de formation et d’entraînement, un acquis sur lequel les deux partenaires souhaitent s’appuyer. L’objectif est d’explorer de nouvelles possibilités de formation et de partage d’expérience afin de permettre aux militaires des deux pays de mieux travailler ensemble. Catherine Vautrin a également souligné la dimension civile de cette coopération, notamment à travers les compétences du génie militaire. La construction et la réfection de routes et de ponts figurent parmi les exemples d’interventions susceptibles de bénéficier directement aux populations.

Formation aérienne

Cette visite s’inscrit dans une séquence d’échanges militaires entre les deux pays, marquée notamment par la participation du MFA et du chef d’état-major de l’armée de l’air malgache, le général Toky Fihandrianana Rabemizana, à des activités aériennes françaises à La Réunion. À cette occasion, le ministre malgache a effectué un vol à bord d’un avion de combat Rafale, tandis qu’un Airbus A330 assurait le ravitaillement en vol de l’appareil. Ces activités s’inscrivent dans le cadre de la septième édition de la mission Pégase, exercice de projection aérienne de l’armée de l’Air et de l’Espace française, lancé le 8 septembre 2026. Le programme de coopération prévoit également la formation de militaires malgaches à l’utilisation des drones. La signature de la convention y afférente a été effectuée hier à Ambohibao.

T.M.

Distrikan’i Brickaville : Naiditra am-ponja vonjimaika « Ikotofetsy » sy ny namany

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Tena nahamailo sy nampatahotra ny vahoaka tao Brickaville ity jiolahy antsoina hoe « Ikotofetsy » ity, izay saika mampiasa ny hafetseny hatrany izy amin’ny asan-jiolahy fanaony. Voasambotra tao Brickaville izy farany teo ary efa niakatra fampanoavana teto Toamasina izay fitsarana ambaratonga voalohany misahana ny raharaha, ka izao naiditra am-ponja vonjimaika alohan’ny fitsarana ny raharaha. Araka ny fanazavan’ny zandary tao Brickaville dia efa teny ambony fiara hiazo ny tanana hiafenenany izy no tratran’ny zandary niaraka tamin’ny akoho marobe sy ny kojakoja fangalany, toy ny kojakojana moto maro niara-tratra taminy. Tsy afa-niala intsony ranamana ka niaiky ny halatra fanaony Ingahy « Ikotofetsy », ary nanondro ireo namany mpiara-manao asan-jiolahy taminy koa izy. Mila fitsarana mandray andraikitra mikasika ity jiolahy ity ny mponina, fa raha misy ny famotsorana azy io sy namany dia fantatry ny vahoaka any Brickaville fa tsy maintsy hamaly faty izy ireo ka hijaly indray ny vahoaka any an-toerana amin’ny asa ratsy.

Malala Didier

Fihaonana : Une femme violée puis tuée retrouvée dans un terrain brûlé

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Le corps sans vie d’une femme d’une trentaine d’années a été découvert le 5 octobre 2026 dans la commune rurale de Fihaonana, district de Tsiroanomandidy. La découverte a été faite vers 7h30 par des bouviers qui ont aperçu le corps dans un terrain brûlé, à Ambalavaky, à environ 1,5 km au sud du village d’Ambohiniriana, non loin du pylône d’Ambohidrangory. La victime, dont l’identité et l’origine restent inconnues, était étendue sur une pente, au bas d’une montagne. Elle portait encore un vêtement blanc à rayures noires, mais n’avait plus de sous-vêtements. Le corps présentait déjà des signes avancés de décomposition, compliquant son identification. L’examen médical a toutefois permis de relever des éléments laissant établir que la femme avait subi une agression sexuelle avant sa mort. Le médecin estime également que le viol aurait pu être commis ailleurs, avant que le corps ne soit déplacé et abandonné à Ambalavaky. Aucun habitant présent sur place n’a pu reconnaître la victime ni fournir d’indication sur son identité ni de sa provenance. Les circonstances exactes de sa mort ainsi que les auteurs présumés des faits restent à déterminer. Après les constatations, le corps a été confié à la communauté locale en attendant d’éventuels proches. L’enquête est menée par la brigade territoriale de Tsiroanomandidy.

T.M.

Affaire Delta Force à Antsirabe : Dix personnes, dont des Chinois, interpellées, trois transférées à la BC Anosy

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Les employés de la société.
Les employés de la société.

L’affaire Delta Force prend une nouvelle tournure à Antsirabe. Des éléments de la Brigade criminelle (BC) Anosy sont intervenus, hier, lundi 5 octobre, dans plusieurs locaux de cette entreprise spécialisée dans les jeux en ligne. Dix employés, dont des ressortissants malgaches et chinois, ont été interpellés au cours de l’opération. Trois d’entre eux auraient été transférés à Antananarivo pour la suite de la procédure.

Selon les informations recueillies, les éléments de la BC Anosy ont effectué des descentes dans quatre locaux de travail de Delta Force à Antsirabe. Les interventions ont donné lieu à des perquisitions. Des équipements, notamment des téléphones portables et des ordinateurs, ont été saisis par les enquêteurs. Les locaux concernés ont également été fermés.

Au total, dix employés issus de trois studios de l’entreprise auraient été arrêtés et auditionnés. Parmi eux figurent des ressortissants malgaches et chinois. Trois personnes ont ensuite été conduites à Antananarivo par les éléments de la BC Anosy. Des ressortissants chinois arrêtés à Antsirabe dans le cadre de la même opération auraient également été concernés par ce transfert.

Du côté de Delta Force, les responsables affirment que les raisons précises de la fermeture des locaux ne sont pas encore clairement établies. Ils soutiennent également que l’affaire liée aux activités de jeux en ligne de l’entreprise n’aurait aucun lien avec les ressortissants chinois arrêtés à Antsirabe. Les responsables de l’entreprise indiquent, par ailleurs, que les locaux concernés disposeraient des documents administratifs nécessaires à l’exercice de leurs activités.

Les investigations menées par les autorités devraient permettre de déterminer les circonstances exactes de cette intervention et les éventuelles responsabilités dans cette affaire. La fermeture des locaux a également suscité des réactions à Antsirabe. Des jeunes travaillant dans le secteur des jeux en ligne et concernés par l’arrêt des activités ont organisé, aujourd’hui, un rassemblement devant la gare d’Antsirabe. Les manifestants demandent aux autorités de se pencher sur leur situation et souhaitent la reprise des activités de l’entreprise. Ils mettent notamment en avant les conséquences économiques de cette fermeture sur leurs conditions de vie et celles de leurs familles.

Selon les informations rapportées, les personnes travaillant dans ce secteur pour Delta Force percevraient entre 100 000 et 180 000 ariary par semaine. Plusieurs jeunes affirment dépendre de ces revenus pour subvenir aux besoins de leurs proches.

Pour l’heure, l’enquête se poursuit afin de faire la lumière sur les motifs de l’intervention de la BC Anosy, les personnes concernées et les faits susceptibles d’être reprochés aux différents protagonistes.

Yv Sam

Trafic de cocaïne Mada-Maurice : Trois Mauriciens condamnés à 15 ans, une cargaison introuvable

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Le verdict est tombé, mais une grande partie de la cargaison reste un mystère. La justice malgache a condamné, le 1er octobre, trois ressortissants mauriciens, Jean Benjamin Albert, Jean-Marc Édouard et Jean-Noël Ferry, à 15 ans de réclusion criminelle chacun, dans une importante affaire de trafic international de cocaïne. Arrêtés à Madagascar en janvier et février 2025 avec plusieurs autres suspects, les trois Mauriciens étaient poursuivis dans le cadre d’un réseau présumé reliant Madagascar à Maurice. Au total, neuf personnes avaient été interpellées dans cette affaire. Selon les éléments de l’enquête rapportés depuis le début de l’affaire, une cargaison d’environ 60 kg de cocaïne avait été acheminée depuis Toamasina. Après une traversée maritime mouvementée et une panne du bateau au large de Mananjary, la cargaison aurait poursuivi son parcours vers le Sud, puis Antananarivo. Les autorités malgaches ont finalement saisi 16,45 kg, répartis en 27 paquets. Il reste donc une différence de 43,55 kg entre la quantité initialement évoquée et la drogue effectivement récupérée. Cette importante quantité demeure sans explication publique définitive.

Les investigations ont permis de mettre au jour une organisation présumée, avec des ramifications entre Toamasina, Fort-Dauphin, Antananarivo et Maurice. Les enquêteurs se sont également intéressés aux circuits internationaux et aux éventuels financements de l’opération. Le dossier ne s’arrête donc pas avec la condamnation des trois Mauriciens. À Maurice, la Financial Crimes Commission (FCC) pourrait poursuivre les investigations, notamment sur les flux financiers et les personnes susceptibles d’avoir joué un rôle dans l’organisation du trafic. Une coopération judiciaire entre les deux pays pourrait permettre de confronter les informations recueillies de part et d’autre. La condamnation prononcée à Madagascar constitue une première conclusion judiciaire dans cette affaire. Les trois condamnés devraient toutefois faire appel.

Reste surtout l’énigme de la cargaison : 16,45 kg saisis sur environ 60 kg annoncés au départ. Qu’est devenue la plus grande partie de la drogue ? Cette question pourrait constituer l’un des principaux enjeux de la poursuite des investigations entre Madagascar et Maurice. Car derrière les trois condamnations, c’est toute la structure du réseau, ses éventuels commanditaires et le devenir des dizaines de kilogrammes non retrouvés qui restent à établir.

D.R

Musique : Soirée folk intimiste avec Tsiakoraka

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Les amateurs de folk acoustique et de vazo miteny ont rendez-vous le samedi 10 octobre au Makay Lounge. Le groupe mythique Tsiakoraka y donnera une représentation exclusive en cabaret, promettant d’immerger le public dans la poésie et la nostalgie de ses plus grands succès. Formé au tournant des années 1980, Tsiakoraka s’est imposé comme l’un des piliers incontournables du patrimoine musical malgache. Emporté par des compositions épurées mêlant guitares acoustiques et harmonies vocales poignantes, le groupe a su traverser les décennies sans rien perdre de son authenticité. Leurs textes, empreints de réalisme social, d’amitié et d’amour, des difficultés de la jeunesse et l’histoire de Madagascar continuent de résonner auprès de toutes les générations. Ce cabaret offre une occasion privilégiée d’écouter les classiques du groupe dans un cadre chaleureux et intimiste. Le répertoire fera la part belle aux titres emblématiques tels que Namana, Zatovo, ou encore Aoka re, réinventés pour l’atmosphère feutrée du lieu.

Zo Toniaina

Alliance Française d’Antananarivo (AFT) : L’humour s’apprend aussi

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Joely, le seul humoriste malgache à avoir réussi à jouer à guichet fermé au Palais des Sports en stand-up, peut en inspirer plus d’un.
Joely, le seul humoriste malgache à avoir réussi à jouer à guichet fermé au Palais des Sports en stand-up, peut en inspirer plus d’un.

Longtemps considéré comme un simple talent naturel, l’humour est aujourd’hui de plus en plus perçu comme une véritable discipline artistique. Écrire pour faire rire demande en effet de la technique, de l’observation et beaucoup de créativité. À l’heure où le stand-up connaît un essor remarquable auprès des jeunes et des adultes, l’apprentissage de l’écriture humoristique attire un public toujours plus nombreux.

Cette tendance se confirme avec l’initiative des Gasy Stand Uppers, qui proposeront deux ateliers d’écriture humoristique à la médiathèque de l’Alliance Française Andavamamba. Organisées ce samedi 10 octobre et le samedi 14 novembre prochain, ces rencontres offriront aux participants l’occasion de découvrir les bases du stand-up, d’explorer les mécanismes du rire et de transformer des idées du quotidien en textes humoristiques.

Ces ateliers mettent en lumière une pratique qui peut devenir une véritable vocation. Entre spectacles, chroniques, contenus numériques et événements culturels, les opportunités liées à l’humour se multiplient. Pour certains, il s’agit d’une passion à cultiver. Pour d’autres, d’un premier pas vers un métier en pleine évolution. Ouverts aux adolescents comme aux adultes, ces rendez-vous se veulent avant tout des espaces d’expression et de partage. Une invitation à écrire, à expérimenter et surtout à découvrir que, derrière chaque éclat de rire, se cache souvent un travail d’écriture minutieux.

Hanitra Andria

Soirée : Show magistral de Monika Njava

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Une voix unique, un charisme intemporel et un demi-siècle au service de la musique malgache. Le 10 octobre, Monika Njava donnera un concert attendu à la Salle Horloge du Grand Café de la Gare, à Soarano. Pour l’occasion, la chanteuse promet un répertoire riche pour un show d’au moins une heure trente. Elle sera entourée sur scène par des pointures de la musique malgache : Tantely à la guitare, Harty Andriambelo à la basse et Bolo Rakoto David à la batterie. Un quartet d’exception qui promet d’offrir au public un moment musical intense et intimiste.

Monika Njava célèbre cette année ses 50 ans de carrière professionnelle à travers une série de concerts à travers Madagascar. Un événement majeur pour la scène culturelle nationale, qui retrace le parcours exceptionnel d’une artiste incontournable. L’ouverture officielle de ces festivités s’est tenue en juin dernier à Morondava, la ville emblématique où l’artiste a fait ses premiers pas sur scène, avant de faire escale, le 27 août dernier, pour un concert mémorable à Toliara. Mais que ses inconditionnels se rassurent : la célébration ne s’arrêtera pas là. Pour ceux qui sont à l’affût, un grand cabaret est déjà programmé à La City Ivandry, courant novembre. Si les détails de cet événement seront communiqués ultérieurement, la date figure déjà comme un rendez-vous incontournable à inscrire dans tous les agendas.

Zo toniaina

Encoder Experiment : « Spirits » bientôt dans les bacs

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Encoder Experiment s’aligne de plus en plus comme le monsieur électro de la Grande île.
Encoder Experiment s’aligne de plus en plus comme le monsieur électro de la Grande île.

Avec « Spirits », sortie le 10 octobre, Antsa Arimalala, alias Encoder Experiment, signe un album majeur de 12 titres et 55 minutes. Né d’une traversée de Madagascar le long de la RN7 en 2024, ce projet fusionne musique électronique et patrimoine sonore traditionnel. Sur le terrain, l’artiste a capté des voix, des rituels, des instruments comme le « lokanga » ou le « kabosy », ainsi que des bruits de la nature. En studio, à « Ony House », ces enregistrements prennent une dimension nouvelle, mariés aux synthétiseurs. Chaque morceau s’associe à un symbole fort : la bénédiction dans « Tsodrano », en featuring avec Remanindry, le travail du bois dans « Fototra », ou le lien fraternel dans « Tarogna ». Ambiance assurée pour les « expat’ » en fin de mission de volontariat à Madagascar, pour leur dernière soirée en boîte. Décliné en spectacle vivant, documentaire et ateliers, « Spirits » transforme l’électro en un vibrant passeur de mémoire malgache.

Recueillis par Maminirina Rado

Expression – La peau létique : Les oranges mûres sont redevenues vertes

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Le climat de la refondation est tellement déréglé que la sphère politique tourne à l’envers.

Le discours d’un parlementaire élu dans un district peuplé de paysans, cultivateurs et éleveurs a choqué les observateurs de la vie politique du pays. Cet honorable a ouvertement affiché sa démarche caméléonesque. Un vieux reptile qui mange tout ce qui bouge car, d’après lui : « ce n’est pas par hasard si la girouette tourne. Elle suit le chemin vers le développement », a-t-il affirmé. Bien entendu, le mot « forongony », littéralement collaborateurs, a été maintes fois prononcé par les manifestants de septembre-octobre 2025. Ces collabos d’Andry Rajoelina n’ont plus leur place. « Balayez-les ! ». Par conséquent, ceux-ci ont fait profil bas pendant dix mois. Ensuite, place au casting ! Les anciens acteurs principaux du feuilleton « manara-penitra » sont encore sollicités par les coréalisateurs du court-métrage Fanavaozana. Le pire, ils ne joueront guère le rôle de personnages secondaires. De surcroît, on ne les appelle pas dinosaures, ce sont des « expandables », des vieilles marmites qui font bouillir une soupe garnie de langouste maigre. Ce n’est plus de la refondation. Loin de là. Ces vieux refont l’action, cette mauvaise pratique héritée des politicards fossilisés…

La vieille astuce

Par-dessus tout, ces reptiliens osent menacer les chefs fokontany. D’après les informations recueillies dans la région SAVA, ces usurpateurs intimident les chefs de village, les notables locaux, dans l’optique que ces derniers grossissent les rangs. « Ils forcent les gens à adhérer au nouveau parti. Ils sèment la crainte dans les quartiers ». Force est de savoir que le groupe de ces reptiliens est composé de seniors dont l’esprit est rongé par la folie de grandeur. À vrai dire, ce sont des roitelets-pions insatiables. Et dire que le pays dépend d’eux. En réalité, ils ont pendu plus d’une génération. Conscients de cette situation aberrante, la Gen Z, leur cadette la Gen X, ainsi que la Gen Y sont descendues dans la rue pour bouleverser le système. Hélas, ce n’était pas gagné. Sans vouloir remuer la plaie, les victimes et les braves martyrs se sont inconsciemment portés volontaires pour réinstaurer le mal. La culture politique reste inchangée, et l’histoire s’avère un éternel recommencement. Surpris, le peuple malgache est entièrement tétanisé. Haga Randriatsorimalala, alias Agape Soridalana, l’un des manifestants dévoués, se désole : « nous avons lutté afin que Rajoelina et ses proches partent. Bref, nous sommes déçus ». Oui, déçu par la mauvaise foi des déchus.

Iss Heridiny