Les travaux de mise en place d’une centrale solaire de 3 MWc se poursuivent à Madiro, à Nosy Be. La Direction régionale de l’Énergie et des Hydrocarbures (DREH) Diana assure actuellement la réception et le suivi des équipements destinés à cette nouvelle infrastructure de production d’électricité à partir de l’énergie solaire. Une deuxième livraison de matériel est récemment arrivée sur le site. Elle comprend 252 panneaux solaires, d’une puissance individuelle de 575 watts, destinés à compléter les équipements nécessaires à l’achèvement de l’installation. La mise en place de cette centrale s’inscrit dans les efforts engagés pour renforcer la production d’électricité à partir de sources propres et renouvelables à Nosy Be. L’objectif est notamment d’améliorer progressivement l’approvisionnement énergétique de l’île tout en favorisant le recours à l’énergie solaire. Le suivi assuré par la DREH Diana accompagne ainsi l’avancement de ce projet appelé à contribuer au renforcement des capacités locales de production électrique.
Le redressement se confirme pour Eskom. Après avoir longtemps symbolisé la crise énergétique sud-africaine, marquée par des délestages à répétition et de lourdes difficultés financières, la compagnie publique d’électricité vient d’annoncer une deuxième année consécutive de bénéfices.
Un symbole d’espoir pour la Jirama
En Afrique du Sud, un retournement de situation similaire a été réalisé, porté notamment par l’amélioration de la disponibilité des centrales et la réduction du recours aux coûteuses turbines fonctionnant au diesel. Eskom a plus que doublé son bénéfice net au cours de son exercice financier 2026, clos le 31 mars. Le groupe public sud-africain a enregistré un résultat de 30,3 milliards de rands, contre 14 milliards de rands l’année précédente. Il s’agit de la deuxième année consécutive de rentabilité pour l’électricien, après près d’une décennie de pertes. Cette amélioration financière accompagne surtout un redressement opérationnel significatif. Pendant plusieurs années, l’Afrique du Sud a été confrontée à des délestages massifs en raison, notamment, de l’indisponibilité d’une partie importante du parc de production d’Eskom. La situation s’est progressivement inversée. Selon la compagnie, le taux de disponibilité de ses capacités de production a atteint 67,87%, son meilleur niveau depuis six ans. Les pannes imprévues ont également fortement diminué. En trois ans, la réduction des indisponibilités a permis de récupérer l’équivalent de 6 873 MW de capacité de production. Cette amélioration a directement réduit le besoin de faire appel aux turbines à combustion utilisées en appoint lors des périodes de tension sur le réseau.
Le diesel fortement réduit
Une conséquence directe a été constatée : les dépenses consacrées au diesel ont chuté de 82,38% entre le 1er avril et le 27 août 2026, par rapport à la même période de l’année précédente. Elles sont passées de 5,93 milliards à environ 1,04 milliard de rands, permettant à Eskom d’économiser près de 4,89 milliards de rands. L’amélioration de la production s’est également traduite dans le quotidien des Sud-Africains. Fin août, Eskom affichait 469 jours consécutifs sans délestage, alors que le pays avait encore enregistré 329 jours de coupures tournantes en 2024. Tout n’est cependant pas réglé. Les ventes d’électricité ont reculé de 6,2%, tandis que les impayés des municipalités constituent désormais l’une des principales menaces financières pour Eskom. Ceux-ci atteignaient 111,6 milliards de rands à la clôture de l’exercice. La dette financière du groupe demeure également importante, à 356 milliards de rands au 31 mars. Le redressement d’Eskom montre néanmoins le lien direct entre la fiabilité des équipements, la maîtrise des coûts de production et la santé financière d’une compagnie d’électricité. Moins de pannes signifie moins de recours aux solutions thermiques d’urgence, moins de dépenses et, surtout, une alimentation électrique plus régulière pour l’économie.
Après l’appréciation spectaculaire du premier semestre 2026, l’ariary est de nouveau sur le chemin de la dépréciation.
Hier, à la fermeture du marché interbancaire des devises (MID), l’euro affichait une parité de 4 318 ariary face au dollar et de 4 946 ariary face à l’euro, alors qu’en début juillet les mêmes devises valaient respectivement 4 259 ariary et 4 805 ariary.
Semestre exceptionnel
En somme, depuis le début du deuxième semestre, l’ariary a enregistré une dépréciation de 2,9% par rapport à l’euro et de 1% face au dollar. Une évolution qui intervient après un premier semestre exceptionnel pour l’ariary qui, rappelons-le, s’est apprécié de 7% par rapport au dollar et de 9,3% par rapport à l’euro. Cette appréciation de l’ariary au premier semestre s’expliquait principalement par une augmentation des recettes en devises, tirées des exportations minières, textiles et agricoles, ainsi que du tourisme, des transferts financiers de la diaspora, ainsi que des financements extérieurs qui se poursuivent. La politique monétaire de la Banque centrale, qui mène une gestion prudente des réserves de change, a également expliqué cette bonne tenue de l’ariary au cours des six premiers mois de l’année.
Importations pétrolières
Les cambistes expliquent ce retour à la dépréciation de l’ariary par une augmentation des demandes de devises sur le MID. Les importateurs ont besoin de dollars et d’euros pour régler leurs fournisseurs étrangers. Une reprise des importations, notamment de biens d’équipement, d’intrants ou de produits énergétiques, peut ainsi exercer une pression supplémentaire sur l’ariary. Les importations pétrolières réalisées par la SPM sont pour beaucoup dans cette hausse de la demande en devises. À cela pourraient s’ajouter les importations en cours ou à venir de riz, pour réguler le marché actuellement marqué par une hausse des prix du riz local. D’ailleurs, la dernière décision du gouvernement de transition de suspendre les taxes sur le riz importé pourrait encore contribuer à l’augmentation des importations de riz et, par conséquent, à une hausse encore plus importante de la demande de devises.
Plus fort
Pour l’heure, les chiffres ne sont pas aussi alarmants qu’on peut le croire. L’ariary a certes perdu du terrain depuis juillet, mais il reste encore nettement plus fort qu’au début de l’année. La question n’est donc pas encore celle d’un retour à la faiblesse de la monnaie nationale, mais plutôt celle de l’atterrissage après une appréciation spectaculaire. Dans un pays fortement dépendant des importations et des entrées de devises, la trajectoire des prochains mois sera particulièrement instructive. Elle permettra de savoir si l’ariary est en train de retrouver un niveau d’équilibre ou s’il ne fait que corriger temporairement une appréciation exceptionnelle. Quoi qu’il en soit, cette correction n’aura pas les mêmes conséquences pour tous les acteurs économiques. Pour les importateurs, une remontée du dollar et de l’euro signifie mécaniquement une augmentation du coût des achats à l’étranger. Si le mouvement devait se poursuivre, il pourrait progressivement se répercuter sur les prix intérieurs, notamment pour les produits dont le coût dépend fortement des importations.
Stabilité
Pour les exportateurs, en revanche, la situation est différente. Une légère dépréciation de l’ariary augmente la valeur en monnaie nationale des recettes réalisées en devises. Elle peut donc améliorer leur compétitivité et leurs marges, à condition, évidemment, que leurs coûts de production ne soient pas eux-mêmes fortement dépendants des importations. Les exportateurs des secteurs porteurs comme la vanille, le textile, l’agroalimentaire… sont les plus privilégiés par la tendance actuelle. Pour les ménages, l’effet est plus indirect mais potentiellement sensible. Dans une économie où une partie importante des biens de consommation, des carburants, des équipements et des intrants provient de l’étranger, toute dépréciation durable de l’ariary constitue un facteur de pression sur les prix. Dans tous les cas, les autorités monétaires restent conscientes du fait que l’objectif n’est pas nécessairement d’avoir un ariary constamment plus fort. Une appréciation excessive peut pénaliser les exportateurs, tandis qu’une dépréciation trop importante peut alimenter l’inflation. « L’enjeu est plutôt de parvenir à une évolution relativement ordonnée du taux de change, compatible avec les fondamentaux de l’économie et les besoins des différents secteurs », de veiller à la stabilité de l’ariary.
Une longue coupure d’électricité s’est produite dans la région Itasy à cause d’un vol de câbles.
Une longue coupure d’électricité s’est produite dans la région Itasy à cause d’un vol de câbles.
Un nouveau vol de câbles électriques a été signalé dans la région Itasy. Dans la nuit de dimanche dernier, 400 mètres de câbles moyenne tension (MT) ont été dérobés au fokontany Bemasoandro, à Arivonimamo. Cet acte de vandalisme a entraîné l’interruption de l’alimentation en électricité dans plusieurs localités, de Bemasoandro Arivonimamo jusqu’à Soavinandriana Mananasy. Face à la répétition de ce type d’incident, la Jirama a déposé une plainte contre X auprès des autorités compétentes afin qu’une enquête approfondie soit ouverte. Parallèlement, les techniciens de la compagnie nationale s’activent pour remplacer les câbles dérobés et rétablir l’alimentation dans les zones concernées. La Jirama appelle également la population à contribuer à la protection de ces infrastructures collectives. Toute situation suspecte ou tout vol peut être signalé au numéro vert 547, auprès d’une agence Jirama ou des autorités locales. Ces actes provoquent de longues coupures et occasionnent d’importantes pertes pour la compagnie.
Du nouveau dans le secteur pharmaceutique. CFAO Healthcare, l’activité santé du groupe CFAO, annonce l’acquisition d’OPHAM, acteur historique de la distribution pharmaceutique à Madagascar, ainsi que des activités associées intégrées au périmètre de l’opération.
Cette opération renforce la présence de CFAO Healthcare à Madagascar, où le Groupe exerce déjà des activités de distribution pharmaceutique au travers de Laborex Madagascar. Les activités de Laborex Madagascar perdureront. OPHAM et Laborex Madagascar continueront ainsi à opérer dans le respect de leurs cadres juridiques, réglementaires et commerciaux respectifs. Fondée en 1952 et basée à Antananarivo, OPHAM est un grossiste-répartiteur pharmaceutique de premier plan à Madagascar. L’entreprise assure l’importation, le stockage, la promotion et la distribution de médicaments, de dispositifs médicaux, de produits parapharmaceutiques et de nutrition infantile. Elle couvre l’ensemble du territoire malgache et dessert notamment les pharmacies, les dépôts de médicaments, les hôpitaux et les cliniques.
Continuité
Philippe Egraz, directeur général d’OPHAM, déclare : « Rejoindre CFAO Healthcare ouvre une nouvelle étape pour OPHAM. Cette opération nous permet de nous appuyer sur l’expérience et le réseau panafricain du Groupe, tout en préservant les savoir-faire de nos équipes, la proximité avec nos partenaires et la continuité de service qui fondent la réputation d’OPHAM. » CFAO Healthcare s’appuiera sur les équipes et les expertises existantes afin d’assurer la continuité des activités et des relations avec les clients pharmaciens et laboratoires, les autorités de tutelle et l’ensemble des professionnels de santé. Le rapprochement doit également permettre de renforcer progressivement les standards de qualité, de conformité, de traçabilité et de performance opérationnelle. Philippe Franiatte, Directeur général de la zone Afrique australe de CFAO Healthcare, ajoute : «Avec OPHAM, CFAO Healthcare renforce sa présence à Madagascar aux côtés de Laborex Madagascar, dont les activités se poursuivront. L’intégration de Madagascar à notre plaque Afrique australe nous positionne désormais comme un acteur de référence dans la région. Notre priorité est d’assurer la continuité des opérations et de construire, avec les équipes locales, une plateforme durable au service des professionnels de santé et des patients. »
Conférence budgétaire régionale pour Analamanga, organisée hier à l’ENAM Androhibe.
Conférence budgétaire régionale pour Analamanga, organisée hier à l’ENAM Androhibe.
La préparation de la Loi de finances initiale (LFI) 2027 veut davantage partir des réalités du terrain. C’est tout l’enjeu des Conférences budgétaires régionales (CBR), relancées cette année après plusieurs années d’interruption.
Après Itasy, le 21 août, Analamanga a accueilli, ce lundi 31 août, à l’École nationale d’administration de Madagascar (ENAM), les acteurs régionaux appelés à faire remonter leurs besoins et leurs priorités dans la construction du prochain budget de l’État. Pour le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé, la démarche participe d’abord d’un retour à la normale dans le processus de préparation budgétaire. La tenue des CBR est prévue par la législation et permet de rapprocher l’élaboration de la LFI des réalités des régions et des communes. Le ministre a également insisté sur la nécessaire cohérence entre la LFI, le PGE-R et son plan de mise en œuvre afin d’assurer l’alignement entre les orientations de l’État, les priorités retenues et les moyens budgétaires mobilisés.
Donner un contenu à la décentralisation
La relance des CBR traduit surtout la volonté de donner un contenu plus concret à la décentralisation. Les régions et les collectivités doivent pouvoir exprimer directement les besoins observés sur le terrain, au lieu de voir l’ensemble des arbitrages budgétaires définis uniquement depuis le niveau central. Cette orientation s’est déjà traduite par une augmentation des ressources destinées aux collectivités territoriales décentralisées et aux services territoriaux déconcentrés dans la dernière Loi de finances rectificative. Encore faut-il faire des choix. « Dans un contexte de ressources limitées, il ne s’agit pas de répondre à toutes les demandes simultanément, mais de définir des priorités et de mieux orienter les ressources vers les actions susceptibles de produire des résultats concrets », a fait savoir le ministre à l’ouverture des travaux. Infrastructures, services publics, équipements ou soutien à l’activité économique : les besoins sont nombreux, mais tout ne peut être financé en même temps. Il s’agit donc d’identifier ce qui est réellement prioritaire et les interventions capables de produire les impacts les plus importants. Les priorités définies par chaque région seront intégrées à la plateforme des CBR. À l’issue de ces consultations territoriales, une Conférence budgétaire centrale devra consolider et articuler les différentes propositions afin de les intégrer dans le processus de préparation du budget national.
Orientées vers les résultats
Le changement recherché ne concerne cependant pas uniquement la répartition géographique des crédits. Il porte également sur la manière d’utiliser les ressources publiques. Le mot d’ordre avancé par le MEF est celui de « dépenses orientées vers les résultats ». Autrement dit, l’efficacité du budget ne doit plus être appréciée uniquement à travers le montant effectivement dépensé, mais surtout à travers les résultats et les impacts économiques et sociaux obtenus. L’évaluation de l’exécution budgétaire a notamment mis en évidence un niveau d’exécution encore faible, avec, parmi les difficultés identifiées, la complexité de certaines procédures et les retards administratifs. « Le plus important n’est pas uniquement le volume d’argent, mais la manière dont il est utilisé », a également expliqué le ministre lors de son interview. Même avec des ressources limitées, l’objectif doit être de privilégier des dépenses produisant des résultats tangibles pour la population. Cette approche prend tout son sens au niveau régional. Une infrastructure réalisée au bon endroit, une amélioration de l’approvisionnement énergétique ou un service public mieux équipé peuvent directement soutenir l’économie et améliorer les conditions de vie. Pour Analamanga, le ministre a notamment relevé la dégradation des infrastructures économiques. L’agribusiness et le tourisme figurent également parmi les secteurs méritant une attention particulière au regard de leur potentiel pour stimuler l’activité économique et créer des emplois.
Plus d’autonomie
La décentralisation ne peut toutefois reposer exclusivement sur les transferts provenant du budget central. Le MEF encourage parallèlement les communes et les collectivités à mieux mobiliser leurs ressources propres et à progresser vers davantage d’autonomie financière. Le ministre a notamment évoqué les redevances minières, dont la répartition entre les régions et les communes est déjà prévue par la loi. Certaines recettes devant revenir aux collectivités n’auraient pas encore été effectivement reversées. L’objectif est donc de faire parvenir ces ressources aux bénéficiaires concernés afin qu’elles puissent financer des projets locaux de développement. À travers les CBR, la préparation de la LFI 2027 dépasse ainsi le simple exercice comptable. L’ambition est de construire un budget davantage connecté aux réalités du pays, tout en maintenant une cohérence entre les priorités nationales et territoriales. En redonnant aux régions une place dans la définition des choix budgétaires, le processus entend faire de la décentralisation une réalité concrète, et du budget un instrument de développement, de transparence, de redevabilité et d’inclusivité.
Le Salon régional de l’emploi et de l’entrepreneuriat n’a pas uniquement parlé de métiers, de projets et de création d’activités. Entre deux stands, quelques livres ont attiré les regards. Pas de CV à déposer, pas d’offre d’emploi à consulter. Il fallait plutôt ouvrir une page. Succès Library a profité de ce rendez-vous pour se présenter au public, sans grand discours, rappelant que la lecture a encore son mot à dire dans la cité du Pain de Sucre.
Un an, une envergure
L’association est née il y a tout juste un an, avec l’idée de remettre les jeunes en contact avec les livres. Une noble mission qui peut paraître presque banale, selon certains, mais qui prend une autre dimension à l’heure où le téléphone est devenu le compagnon de poche par excellence. Plutôt que de considérer cet objet comme un concurrent du bouquin, cette bibliothèque dispose ainsi d’ouvrages physiques, mais propose aussi des livres numériques. Une bibliothèque qui tient dans un smartphone. Le principe est pratique. Inutile de remplir son sac de plusieurs ouvrages pour avoir de quoi lire pendant un trajet, une pause ou une soirée. Quelques clics, et les pages voyagent avec leur lecteur. Le livre papier conserve pourtant ses fidèles. Les bibliovores de Diego-Suarez savent ce que représente le poids d’un roman dans un sac, l’odeur des pages et cette habitude de revenir sur un passage avant de poursuivre. Le numérique ne cherche donc pas forcément à remplacer le papier. Il élargit plutôt le terrain de jeu.
Lire, c’est ouvrir l’esprit
Pour Succes Library, le véritable enjeu se trouve ailleurs : faire de la lecture une habitude. Lire pour apprendre, certes, mais aussi pour élargir son vocabulaire, aiguiser son regard, comprendre une époque, découvrir une pensée ou encore voyager quelques heures dans un autre monde. Dans une ville où les jeunes cherchent des opportunités professionnelles et entrepreneuriales, le livre peut sembler discret face aux grandes annonces. Pourtant, il travaille en profondeur. Le bouquin ne promet pas un emploi au bout de quelques pages. Il construit quelque chose de moins visible, en l’occurrence la capacité à réfléchir, à imaginer et à prendre position.
Un an après sa création, Succes Library commence alors à faire son chemin. Pour leur part, les lecteurs cherchent leur prochaine histoire à dévorer : la piste mérite peut-être d’être suivie.
Après dix années d’absence, Nono signe un retour attendu sur la scène malgache avec un double rendez-vous musical qui s’annonce marquant.
Il se produira en concert au CC Esca le dimanche 6 septembre prochain, puis dans la soirée du 11 septembre.
Deux concerts distincts, pensés pour offrir des expériences différentes, mais portés par la même volonté : faire voyager le public à travers les chansons qui ont construit sa renommée, telles que Mitomany, sa toute première chanson, ou encore Alina, Mahamay, mais surtout répondre à la demande des fans pour des retrouvailles conviviales avec cette légende de la musique malgache.
C’est pour cela que « Tamberina » a été choisi comme intitulé de ces deux rendez-vous. Mais il s’agit également d’un moment de transmission, car l’artiste, qui est aussi professeur de musique, a délibérément choisi de partager la scène avec de jeunes musiciens malgaches, offrant à cette nouvelle génération un véritable tremplin pour exprimer son talent. Les répétitions vont déjà bon train. Elles sont menées avec rigueur, réunissant de jeunes instrumentistes locaux capables de lire et d’interpréter des partitions complexes, une exigence qui témoigne de la volonté de Nono de maintenir un haut niveau musical tout en valorisant la jeunesse. Ce choix reflète son engagement à tendre la main aux jeunes artistes, conscients des difficultés qu’ils rencontrent pour se faire une place dans le paysage musical.
Mais, en marge de la rigueur technique, ce qui distingue Nono, c’est la puissance émotionnelle de ses chansons. Cette intensité trouve ses racines dans sa rencontre avec le poète Rado, qui lui a transmis l’art de rendre les mots vivants et sincères. Pour Nono, il n’existe pas de secret : seule la vérité des mots et la sincérité des mélodies permettent de toucher profondément le public. C’est cette alliance entre poésie et musique qui fait de ses spectacles des moments uniques, où l’émotion naît de l’interaction entre l’artiste, les musiciens et le public.
« Tamberina » sera donc un grand rendez-vous pour les mélomanes nostalgiques, mais également une célébration de la musique qui crée des émotions, un pont entre générations et une invitation à redécouvrir la force des mots et des mélodies qui racontent la vie des Malgaches.
Avec « Tamberina », Nono ne signe pas seulement un retour : il réaffirme sa place dans le patrimoine musical malgache, tout en ouvrant la voie aux jeunes talents. Deux rendez-vous à ne pas manquer.
Tontolo samihafa, hetaheta iombonana no lohahevitra noentina nankalazana ny andro iraisam-pirenena ho an’ny tanora, tamin’ity taona 2026 ity. » Ny Zoma sy Sabotsy faha 29 Aogositra taona 2026 teo no nanatanterahana ny hetsika fanamarihana ny andro iraisam-pirenena ho an’ny tanora, tao amin’ny renivohitry ny kaominina ambanivohitra Antanimbary, ato anatin’ny disitrikan’i Maevatanàna, sady ivon’ny fankalazana taty amin’ny faritra Betsiboka, notarihin’ny ekipa mpiara-miasa eo anivon’ny fitaliavam-paritry ny Tanora sy ny Fanatanjahantena. Ny préfetn’i Maevatanàna no nanokatra izany tamin’ny fomba ofisialy, izay nontronon’ireo tompon’andraikim-panjakana maro samy hafa, toy ny lehiben’ny faritra Betsiboka sy ny ben’ny tanàna ao an-toerana, ary ireo talem-paritra ato amin’ny renivohitry ny faritra. Taorian’iny fandraisam-pitenana, dia nijery ny fampiratiana ireo trano eva, ny tompon’andrakitra voalaza etsy ambony. Nitohy tamin’ny famelabelaran-kevitra mikasika ny tranga mety hisian’ny herisetra eo amin’ny maha lahy sy maha vavy ho an’ny tolakandron’ny Zoma ny lanonana fankalazana tao amin’ny » EPP Antanimbary » niarahana tamin’ireo tanora, izay nentanin’ny mpitsara tompon’andrakitra eo anivon’ny fitsarana ambaratonga voalohany eto Maevatanàna. Nikatona tamin’ny alalan’ny fampiofanana maimaimpoana amin’ny fanamboarana mofy mamy, nokarakarain’ny eo anivon’ny fitaliavam-paritry ny Fampianarana Teknika sy ny Fanofanana arak’Asa Betsiboka ny hetsika nisy nandritra ny fankalazana.
Le Salon régional de l’emploi et de l’entrepreneuriat a tiré sa révérence vendredi 29 août dernier. Pendant six jours, la cité de Varatraza a vécu au rythme des témoignages, conférences, formations, échanges d’expériences et expositions. Des représentants de plusieurs entreprises implantées dans la région DIANA sont venus à la rencontre des jeunes, avec leurs parcours, leurs conseils, mais aussi les réalités d’un monde professionnel.
Initiée par l’association Tamana, cette cinquième édition a été chaleureusement accueillie par les futurs entrepreneurs. Par les stands et les prises de parole, le salon a surtout ouvert des fenêtres sur des possibilités souvent méconnues : entreprendre, développer une compétence, intégrer une entreprise et, enfin, transformer une idée en activité génératrice de revenus. Sous un autre angle, la vision portée par le SREE consiste en effet à rapprocher les jeunes d’Antsiranana du monde professionnel en leur montrant les différentes voies qui peuvent conduire vers l’autonomie financière. Il ne s’agit plus d’attendre une place disponible, mais de comprendre les mécanismes du marché, d’identifier les opportunités et, pourquoi pas, de créer sa propre place.
Les témoignages entendus durant ces six journées ont également permis de tordre le cou à une affirmation devenue presque une rengaine : « Les jeunes de Diego sont des flemmards gâtés, dépendants de l’argent de leurs familles à l’extérieur », une étiquette facile à coller, mais difficile à défendre face aux initiatives et aux parcours présentés durant le salon. Ces jeunes qui prennent des risques racontent une autre histoire de la jeunesse antsiranaise. C’est aussi cette perception fataliste que Berthela Fety-Anandra et son équipe veulent dépasser. Bien entendu, il n’y a pas qu’une main qui attend de recevoir : il peut aussi y avoir une tête qui réfléchit à une idée pour la faire pousser. La digitalisation a, elle aussi, trouvé sa place dans les échanges. Son utilisation dans la sphère professionnelle a été largement évoquée à travers les partages d’expériences des différents intervenants. Aujourd’hui, la technologie et les outils numériques ne constituent plus un supplément au parcours professionnel. Ils deviennent des instruments de travail, de communication, de visibilité, le point de départ d’une activité. Pour les jeunes entrepreneurs, savoir les utiliser revient donc à posséder une nouvelle clé pour ouvrir les portes du marché.
Le salon s’est finalement achevé par la remise des prix aux meilleurs stands. Une manière de refermer six jours d’activités où l’emploi et la jeunesse se sont rencontrés autour d’un même constat. Les opportunités ne viennent pas toujours frapper à la porte : il faut provoquer la chance afin de tracer sa voie vers le succès.