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samedi, octobre 17, 2026
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Antsahamanitra : Le retour triomphal de « Bandy Rangahy »

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Son dernier passage sur cette scène mythique remontait à plusieurs années. Aujourd’hui, Samoela est revenu en terrain conquis à l’amphithéâtre d’Antsahamanitra. Devant une foule chantant à l’unisson, l’icône du vazo miteny a livré un concert d’exception où l’authenticité culturelle et la créativité scénique se sont conjuguées avec brio.

Dès son entrée en scène, Samoela a captivé l’audience. Habillé d’une tenue criarde aux couleurs du soleil, chaleureusement accueillie en cette période hivernale, et chaussé d’une paire de kapa kiranil rouges et blanches, l’artiste a imposé son style inimitable.

Mais au-delà du look, c’est toute une mise en scène millimétrée qui a transporté les spectateurs au cœur du monde rural malgache. Entre deux morceaux, le café fumant remplissait les tasses pour alimenter l’énergie du groupe. Sur le plateau, des menakely et des mofogasy soigneusement dressés sur un bidon jaune, lui-même posé sur une gamanta, reflétaient avec précision l’univers ambanivolo. Une scénographie immersive et pleine de peps, qui a apporté une touche d’authenticité brute au spectacle, rendant hommage au mode de vie et au patrimoine de nos aïeux.

Sur le plan musical, Samoela et ses compères n’ont pas fait les choses à demi-mot. Le spectacle a fait vibrer l’enceinte d’Antsahamanitra à travers un Top 50 rassemblant les titres les plus emblématiques de sa riche discographie. De ses premiers succès aux compositions plus récentes, chaque chanson a été reprise en chœur par un public déchaîné et conquis. Avec ce concert spectaculaire, Monsieur Bandy Rangahy prouve une fois de plus sa capacité unique à sublimer le quotidien malgache et à transformer un show musical en une véritable fête populaire.

Zo Toniaina

Revy arak’izany : Show survoltée avec Raboussa

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Une salle bien remplie, une ambiance électrique et un public en totale euphorie. C’est dans un Palais des Sports et de la Culture de Mahamasina investi que Raboussa a célébré hier l’apogée de ses 25 ans de carrière. Un concert qui confirme la carrure de ténor du hip-hop malgache du rappeur.

Dès 15h30 pétantes, la tension accumulée dans la salle a volé en éclats. C’est sur une scène numérique impressionnante, rehaussée d’effets visuels et de jeux de lumière dignes des plus grands shows internationaux, que la voix rauque légendaire de Raboussa a retenti. Un premier « hola hola » fendant l’air, et la foule s’est embrasée instantanément. Au top de sa forme, l’artiste a rapidement posé les bases de l’après-midi : du pur « Revy arak’izany ». Plus qu’un simple concert, ce rendez-vous a pris les allures d’une véritable victoire collective pour l’ensemble du mouvement hip-hop malgache.

Les morceaux classiques se sont succédé sans temps mort, déclenchant les acclamations passionnées d’une foule en symbiose, capable de scander chaque vers sur le bout des doigts. Les apparitions prestigieuses se sont ensuite enchaînées sur les planches, portées notamment par la présence remarquée du clan Bogota aux côtés de Doubl’enn et de ses acolytes. En réussissant une telle démonstration de rassemblement, le spectacle prouve de la plus belle des manières que le rap gasy demeure une force fédératrice incontournable.

Intergénérationnel

La véritable surprise de cet anniversaire réside dans la sociologie des spectateurs. Loin d’être cantonné aux nostalgiques de la première heure, l’événement a réuni jusqu’à quatre générations sous le même toit. On y est venu en famille, les parents partageant avec leurs enfants les morceaux qui ont bercé leur jeunesse. En faisant ainsi l’unanimité, Raboussa rejoint le cercle très fermé des groupes patrimoniaux malgaches, au même titre que Mahaleo ou ’Zay.

Le spectacle a également été marqué par des moments d’émotion et de surprise soigneusement orchestrés. L’un des temps forts les plus commentés de l’après-midi reste l’apparition sur scène des deux fils de l’artiste. Véritables coqueluches de la jeune génération, ils ont fait chavirer les cœurs des spectatrices et déclenché une vague de clameurs dans les travées.

Avec ce show tiré au cordeau, Raboussa ne s’est pas contenté de célébrer un quart de siècle de musique. Il a prouvé que son art restait résolument moderne, rassembleur et prêt à traverser les époques.

Zo Toniaina

Tamberina 2026 : Rebika offre un bouquet final nostalgique

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En cette fin du mois d’août, la nostalgie et la ferveur musicale étaient au rendez-vous sur le terrain de basket de l’ESCA Antanimena. Pour clôturer en beauté la fin de semaine ainsi que leur tournée nationale « Tamberina 2026 », les membres du groupe Rebika ont retrouvé leurs fidèles inconditionnels lors d’un concert de clôture haut en couleur. Malgré des conditions météorologiques peu clémentes, qui ont laissé apparaître quelques chaises vides éparpillées sur le site en plein air, le public a répondu présent. Les fans de la première heure comme les amateurs de variété malgache n’auraient manqué ce rendez-vous, prouvant une fois de plus leur attachement indéfectible au groupe.

C’est un véritable voyage à travers les époques que Rebika a offert à l’assistance tout au long de l’après-midi. Au fil d’un répertoire marathon comprenant une bonne soixantaine de morceaux, les artistes ont balayé des décennies de carrière. Entre grands classiques repris en chœur, pépites oubliées et souvenirs partagés, la mémoire musicale du groupe a résonné avec intensité dans l’enceinte. Parmi les temps forts du spectacle, l’hommage appuyé à la mémoire de Rampal, avec l’interprétation poignante du titre « Fitia madio », a suscité une vive émotion auprès des spectateurs. L’ambiance est d’ailleurs montée d’un cran dès que les premières notes de l’incontournable « Tiako izy » ont résonné, transportant immédiatement la foule dans une euphorie collective. Fidèle à son style romantico-pop légendaire et à sa proximité avec les fans, Rebika baisse ainsi le rideau sur une tournée nationale mémorable. Une session de rattrapage magistrale pour les fans présents, laissant dire à beaucoup qu’une fois de plus, les absents ont eu tort.

Zo Toniaina

Extractivisme et droit du vivant : Les îles de l’océan Indien croisent leurs regards

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Les 27 et 28 août derniers, Antananarivo a accueilli la deuxième édition du colloque interrégional sur la thématique « Démocratie substantive, gouvernance du vivant et durabilité dans les îles de l’océan Indien ». Initié par le Laboratoire Océan Indien de la Fondation de l’innovation pour la démocratie, l’événement a réuni un parterre impressionnant d’universitaires, chercheurs, décideurs politiques et représentants de la société civile de la région. Soutenu notamment par le MESUPRES, l’IRD, le CNRE et l’UCM, ce rendez-vous s’impose désormais comme une plateforme incontournable.

Synergie

Cinq tables rondes ont permis d’aborder des sujets cruciaux tels que l’extractivisme, la gestion de l’eau ou encore la citoyenneté environnementale. Temps fort de la rencontre, la clôture s’est distinguée par la restitution des travaux des jeunes issus de Madagascar, des Comores, des Seychelles et de Maurice. Ces derniers avaient bénéficié, du 24 au 26 août, à l’AUF Ankatso, d’un séminaire intensif axé sur la pensée critique et le droit de l’environnement.

Comme l’a souligné le Dr Randianina Radilofe, coordinatrice de la structure, ce rassemblement visait à créer une synergie entre la recherche scientifique et la décision publique. La Fondation a d’ailleurs rappelé qu’elle ne fait pas de politique, mais qu’elle s’active comme un catalyseur d’idées neuves pour bâtir des solutions durables au bénéfice des populations régionales.

Narindra Rakotobe

Eau potable : 2 400 m3 supplémentaires par jour pour le sud de Tana

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L’UCT de Tanjombato tourne à plein régime.
L’UCT de Tanjombato tourne à plein régime.

Soulagement majeur pour les usagers de la zone Sud de la capitale. Depuis le 8 juillet dernier, la nouvelle Unité compacte de traitement (UCT) de Tanjombato tourne à plein régime. Fruit d’une coopération réussie entre le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH), le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et le Groupe de la Banque mondiale, à travers le Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (PAAEP), cette infrastructure moderne vient insuffler un souffle nouveau au réseau de la Jirama. Affichant une capacité de production impressionnante de 100 m³ d’eau par heure, soit environ 2 400 m³ par jour, cette usine permet de renforcer considérablement le ravitaillement dans plusieurs fokontany. Tanjombato, Andoharanofotsy, Ankarobato, Ifarihy, Mahalavolona, Ankadilalampotsy, Volotara, ainsi que Tongarivo figurent parmi les principaux quartiers bénéficiaires de cette avancée concrète.

Normes

Sur le plan technique, la station dispose d’une chaîne de purification de pointe : coagulation, floculation, décantation, filtration et stérilisation finale. Résultat : une eau rigoureusement conforme aux normes nationales et aux exigences de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Pour garantir une sécurité sanitaire optimale, le laboratoire de la Jirama effectue des analyses physico-chimiques et bactériologiques régulières, étayées par des contre-expertises menées par l’Institut Pasteur de Madagascar.

Automatisée à près de 97%, cette installation de haute technologie garantit un pilotage continu et efficace du processus de purification. Une étape décisive vers la modernisation du réseau d’eau potable dans le Grand Tana.

Narindra Rakotobe

Concours de connaissances générales sur la Chine : Plus de 4 000 participants, Princie Razafindraibe lauréate

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Princie Razafindraibe (à droite), la gagnante du concours.
Princie Razafindraibe (à droite), la gagnante du concours.

Des milliers d’étudiants malgaches ont participé à la deuxième édition du concours sur la Chine. Au-delà de la compétition, la rencontre a mis en lumière l’ouverture culturelle des jeunes et le rapprochement sino-malgache.

Le concours de connaissances générales sur la Chine, organisé par l’Ambassade de Chine à Madagascar, a connu son apothéose samedi dernier à l’Amphithéâtre de l’Institut Confucius de l’Université d’Antananarivo. Plus de 4 000 jeunes issus des différents sites de l’Institut Confucius ont pris part à cette deuxième édition, témoignant de l’intérêt croissant des étudiants malgaches pour la langue et la culture chinoises. La finale a réuni 18 candidats venus des quatre coins du pays. C’est Avo Finoana Princie Razafindraibe, étudiante en première année à l’Université de Vakinankaratra, mention lettres et culture chinoise, qui a décroché la première place. Elle a remporté un prix de 2 millions d’ariary. « Mon souhait est de poursuivre mes études en Chine. La culture et les traditions chinoises m’inspirent profondément », a-t-elle confié avec émotion. Selon Maroy Prisca Rasoanirina, directrice malgache de l’Institut Confucius de l’Université d’Antananarivo, le nombre de participants a augmenté, signe d’un engouement réel des jeunes pour l’apprentissage du chinois. Elle a souligné que cette compétence ouvre de nombreuses opportunités, tant à Madagascar qu’en Chine, où les échanges économiques et culturels se multiplient.

Niveau

De son côté, Wan Peng, ministre-conseiller de l’Ambassade de Chine, a salué le niveau des concurrents, affirmant que certains Chinois eux-mêmes ne maîtrisent pas autant de connaissances générales sur leur pays que les jeunes malgaches présents. Il a également exprimé sa gratitude envers les enseignants des Instituts Confucius pour leur rôle dans la transmission du savoir. Ce concours, au-delà de la compétition, s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’amitié sino-malgache. D’autres événements culturels sont prévus afin de consolider ce pont entre les deux nations et d’encourager les jeunes à s’ouvrir davantage au monde.

Narindra Rakotobe

CHU-JRA : Le scanner de nouveau opérationnel

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Le scanner du CHU-JRA (photo CHU JRA).
Le scanner du CHU-JRA (photo CHU JRA).

Le Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA) vient d’annoncer la réouverture officielle de son service de scanner médical. Une avancée majeure pour l’établissement et surtout pour les malades qui, jusqu’ici, étaient contraints de se rendre dans d’autres structures pour effectuer cet examen indispensable. Fini donc les va-et-vient fatigants et coûteux : désormais, le diagnostic par imagerie se fait directement sur place. Ce nouvel équipement, basé sur une technologie moderne, permet de réaliser des examens précis et rapides, facilitant ainsi la prise en charge et l’orientation thérapeutique des patients. Les responsables du service d’imagerie médicale soulignent que cette innovation va considérablement améliorer la qualité des soins et réduire les délais d’attente. Le CHU-JRA exprime sa gratitude envers le ministère de la Santé publique, qui a soutenu ce projet dans le cadre de l’amélioration continue des services hospitaliers.

Narindra Rakotobe

Lutte contre la désertification : Un financement de 27,17 millions de dollars pour Madagascar

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La participation de Madagascar à la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17) porte ses fruits. Le pays va bénéficier d’une allocation de 27,17 millions de dollars dans le cadre du neuvième cycle de financement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM9). Cette enveloppe devrait contribuer à accélérer les investissements consacrés à la lutte contre la désertification, à la restauration des écosystèmes et au renforcement de la résilience des communautés face à la sécheresse.

Réalité

L’enjeu est particulièrement important pour Madagascar, où 18,74 millions d’hectares de terres étaient considérés comme dégradés en 2019, soit près de 32 % du territoire. La même année, plus de 15,8 millions de personnes étaient exposées à la sécheresse, selon les données de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification.

Engagement

Lors de la conférence, Madagascar a réaffirmé ses priorités autour de la gestion durable des terres, de la résilience climatique et de la sécurité alimentaire. La délégation malgache a également plaidé pour des mécanismes de financement innovants, ainsi que pour des financements internationaux plus transparents, accessibles et prévisibles. Ces revendications prennent une importance particulière alors que la COP17, organisée du 17 au 28 août à Oulan-Bator, avait pour thème « Restaurer les terres. Restaurer l’espoir » et visait notamment à renforcer les investissements dans la restauration des terres et la résilience à la sécheresse. Pour Madagascar, les discussions concernent directement l’agriculture, les ressources en eau, les moyens de subsistance ruraux et la préservation des écosystèmes.

Partie prenante

La dégradation des sols peut en effet réduire la productivité agricole et accentuer la vulnérabilité des populations face aux épisodes de sécheresse et aux dérèglements climatiques. Le pays souhaite, par ailleurs, renforcer la mobilisation du secteur privé, le transfert de technologies et les capacités nationales afin de mieux répondre aux effets de la dégradation des terres et des épisodes de sécheresse.

La suite

La COP17 constitue ainsi une opportunité de mieux articuler la lutte contre la désertification, la sécurité alimentaire, l’adaptation climatique et le développement rural. Pour le pays, l’enjeu sera désormais de traduire ces engagements et ces financements en actions concrètes sur le terrain, notamment à travers des projets de restauration des sols, de gestion durable de l’eau et d’appui aux communautés vulnérables.

José Belalahy

Vents forts et forte houle : Des vagues de quatre mètres attendues sur les côtes

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Le littoral malgache est sous pression et confronté à des conditions météorologiques défavorables. Des vents de 45 à 55 km/h, pouvant atteindre 65 km/h au nord de Vohémar, sont annoncés sur plusieurs façades maritimes. Dans le même temps, la hauteur des vagues pourrait atteindre 4 mètres dans certaines zones, faisant peser des risques sur la circulation maritime et les activités économiques.

La mer ralentit les activités. De Morombe à Taolagnaro, de Mahajanga à Analalava et du cap Bobaomby à Antalaha, les vents ont soufflé fortement jusqu’à hier. Cette situation a compliqué la circulation en mer et perturbé les activités quotidiennes pour les communautés dont les revenus dépendent directement de la mer. En effet, ces perturbations peuvent rapidement se traduire par un ralentissement de l’activité socio-économique. Pêche, transport et échanges côtiers sont directement exposés lorsque les conditions de navigation deviennent difficiles.

Hautes. La situation devrait rester agitée plus longtemps sur certaines côtes. Entre Itampolo et le cap Bobaomby, la mer pourrait atteindre 2,5 à 3,5 mètres, avec des vagues pouvant ponctuellement atteindre 4 mètres sur la côte nord-est et entre Itampolo et Taolagnaro.

Corrélation. Outre les risques de naufrage et de perturbation des activités, la forte houle pourrait également provoquer une élévation du niveau de la mer dans les zones facilement inondables. Cette séquence météorologique rappelle ainsi la forte dépendance des économies côtières aux conditions maritimes et l’importance d’un suivi régulier des consignes des autorités locales.

Recueillis par José Belalahy

Nutrition et dignité : KOICA et KFHI renforcent la résilience des communautés du Sud

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Le sud de Madagascar poursuit sa lutte contre l’insécurité alimentaire et les effets du dérèglement climatique. Le 25 août, l’ONG internationale KFHI (Korea Food for the Hungry International) a inauguré un nouveau centre de nutrition dans le village d’Agnarafaly, au cœur du district d’Amboasary Atsimo. Cette infrastructure, construite dans le cadre du programme HDP-N de la KOICA, vise à répondre aux besoins des déplacés climatiques et des communautés d’accueil. Le projet comprend la construction d’un centre neuf à Agnarafaly et la réhabilitation complète du centre existant à Anzamahavelo, jusque-là dépourvu de structures adaptées. En partenariat avec l’ONN, KFHI prévoit l’affectation de personnel qualifié afin d’assurer un suivi nutritionnel durable. La cérémonie officielle s’est déroulée en présence de représentants de la Région Anôsy, de Mme BAEK Joo Young (KOICA Kenya), de Mme PARK Jieun (KFHI) et d’acteurs locaux. « Il est très significatif que les habitants déplacés et les enfants vulnérables puissent désormais bénéficier d’un suivi nutritionnel systématique », a souligné Mme PARK Jieun.

Le 26 août, la Région Anôsy et KFHI ont franchi une nouvelle étape en organisant, à l’Hôtel Azura de Fort-Dauphin, un atelier régional sur la gestion des risques de catastrophe. En étroite coordination avec le BNGRC, les autorités locales, les agences onusiennes et les comités communautaires ont travaillé à renforcer le Système d’Alerte Précoce (SAP/EWS) et la Gestion des Risques et des Catastrophes (GRC). Au programme : harmonisation des acquis 2025-2026 avec les procédures nationales, partage des enseignements issus des exercices de simulation et formulation de recommandations concrètes, « de l’alerte à l’action ». Cette feuille de route doit alimenter le futur manuel régional de DRM/DRR, garantissant une résilience accrue face aux crises climatiques.

Heriniaina Samson