La septième et ultime étape des Masters de Pétanque 2026, disputée à Nevers, a livré son verdict. Le classement définitif est désormais connu et les quatre équipes qui disputeront le Final Four en Corse ont été désignées. Les Étoiles du Sud, malgré une défaite en demi-finale face à l’équipe Rocher (2-13), terminent en tête avec 55 points. Portée par les Malgaches Yves Sédric Rakotoarisoa et Jean François Daniel Rakotondrainibe, le Sénégalais Fara N’Diaye et le Béninois Marcel Gbetable, la sélection africaine a dominé la phase qualificative, remportant l’étape inaugurale à Romans-sur-Isère et atteignant régulièrement les demi-finales. Leur régularité en fait l’un des favoris pour le carré final. L’équipe Rocher, auteure d’une belle remontée, s’installe à la deuxième place avec 47 points. Le tenant du titre, Bonetto, doit se contenter de la troisième marche avec 45 points, tandis que la Dream Team complète le quatuor qualifié grâce à ses 43 points. Derrière, Zigler (34 pts), Doerr (29 pts) et l’Allemagne (6 pts) restent à quai. Le Final Four se tiendra les 16 et 17 septembre à L’Île-Rousse, en Corse. Ce rendez-vous ultime promet un spectacle de haut niveau, où les quatre meilleures équipes tenteront de décrocher le titre des Masters 2026. Les Étoiles du Sud, leaders incontestés, devront confirmer leur statut face à des adversaires déterminés à renverser la hiérarchie.
La suspension des activités minières de QIT Madagascar Minerals (QMM) à Mandena, Fort-Dauphin, décidée à la suite de plusieurs blocages de la route d’accès au site, dépasse le seul cadre de l’exploitation minière.
Investissements et environnement sain
Si la mesure est présentée comme une décision de précaution destinée à garantir la sécurité des personnes et des installations, sa prolongation pourrait avoir des conséquences sur l’activité de QMM, l’économie locale et, plus largement, sur la perception du climat des affaires à Madagascar. Pour QMM, une suspension des opérations signifie d’abord un arrêt de la production et de l’ensemble des activités directement liées à l’exploitation minière. Plus la situation se prolonge, plus les effets peuvent se répercuter sur l’organisation de la chaîne opérationnelle : personnel, sous-traitants, transport, approvisionnement et différents prestataires intervenant autour du site. L’impact potentiel est également important pour l’économie de la région Anosy, où les activités de QMM constituent un maillon significatif du tissu économique autour de Fort-Dauphin. Une interruption prolongée peut affecter non seulement les activités directement liées à la mine, mais aussi les entreprises et prestataires qui dépendent, à différents degrés, de la continuité des opérations. À l’échelle nationale, l’exploitation minière occupe par ailleurs une place importante dans les exportations et dans les flux économiques du pays. Toute perturbation durable d’une grande opération minière est ainsi susceptible de réduire les recettes d’exportation et certains flux de devises, même si l’ampleur réelle de l’impact dépendra de la durée de l’arrêt et des volumes concernés. C’est cependant sur un autre terrain que cette suspension pourrait prendre une dimension particulière : celui de l’environnement des affaires. Pour un investisseur étranger, la décision d’engager des capitaux dans un pays repose certes sur les ressources disponibles, le coût de production ou encore les perspectives commerciales. Mais elle dépend également de facteurs plus fondamentaux : la sécurité des personnes et des installations, la continuité des opérations, l’accès aux infrastructures et la capacité des pouvoirs publics à maintenir un environnement permettant aux entreprises de fonctionner normalement. Investissements et environnement sain vont de pair.
Olombelo Ricky va chanter au Makay Lounge Analamahitsy ce soir à partir de 18h. Un rendez-vous pour ceux ou celles qui veulent se rattraper de leur absence lors du dernier « Manal’azy vita bacc ». Les « Ikalangita », « Eo anilanao eo », « Lisy malahelo », « Tsy mety milaza » et d’autres vont sûrement être attendus par le public. Selon l’organisation, le concert sera plutôt acoustique, vu aussi la dimension du lieu.
Le visage d’ange de la variété à l’AFT
Figure de la variété malgache des années 2000-2010, Mirado investira la scène de l’Alliance française d’Andavamamba ce samedi à 17 heures. Les groupies feraient bien de préparer les mouchoirs et de ménager leurs cordes vocales. Car Mirado, en plus d’avoir offert des tubes à l’eau de rose comme « Soa fa nisy anao », « Ilay hatsaranao », « Sady tiako no tia ahy » et bien d’autres, est aussi considéré comme le beau gosse de service du showbiz malgache.
Le roi de la pop en violon
Un événement pour les nostalgiques : Quatuor & Squad, les quatre violonistes entourés d’autres instrumentistes, vont proposer une soirée dédiée à Michaël Jackson ce soir à partir de 19h au Radisson Blu Ambodivona. Il faut s’attendre à un récital venant de ces experts du violon. S’attaquer à un monument de la pop est un défi puisqu’il faut autant satisfaire les puristes qu’amuser les moins mélomanes.
Place à Angola bà gasy
(crédit photo : Angola bagasy
« Angola bà gasy » n’a presque plus besoin d’explication. Ce titre d’une représentation d’une bande aguerrie de chanteurs et musiciens de ce genre musical du terroir, dimanche à partir de 15h, dit tout. La troupe est composée de Beauzaka, Ralanto, Mbola Talenta, Rijakely et Saka. Les connaisseurs et connaisseuses savent que ces compagnons de scène font partie de la crème des interprètes des chansons d’antan.
Jimmy Harison et Ken à Analamaitso
(crédit photo : Ken Thierry Andrianaharinjato)
L’affiche du spectacle « Deux voix du rock ! », demain à 14h30 au théâtre de verdure d’Analamaitso Analamahitsy, rassemblera Ken et Jimmy Harison. Il est sans doute presque inutile de rappeler le statut du premier dans le patrimoine du rock malgache, tandis que le second est l’une des meilleures voix de Madagascar de ces quinze dernières années. Donc, les retrouver ensemble risque d’enflammer la scène.
Rebika et son ambiance dominicale
(crédit photo : Tarika Rebika Ofisialy)
Le concert du dimanche, c’est ce qui a fait la renommée de Rebika depuis plusieurs décennies. La bande reprendra le même topo demain, à 14h30, sur le terrain de basket de l’Esca Antanimena, pour un concert en plein air. Il y a de quoi profiter des journées ensoleillées de ces derniers temps. Au programme, « Fasan’i Dada », véritable hymne de ralliement des fans du groupe, sans oublier « Ho ento aho », qui a fait frémir les donzelles dans les années 2000.
Rock rassembleur de Rheg the gang
(crédit photo : Reg Rakoto)
« Antsika ny rock », ce slogan, Rheg the gang en a fait le sien et le prouvera dimanche à 15h à l’esplanade du stade Barea à Mahamasina. Un concert qui se prépare depuis des mois. Comme toujours, c’est de l’autoproduction chez ces rockeurs. D’année en année, le rock band voit de plus en plus grand. En centre-ville, un dimanche, il y a de quoi finir en beauté ce week-end et atterrir en douceur au très attendu jour de fin de mois.
Raboussa au Palais des Sports
Raboussa montera sur la scène du Palais des Sports de Mahamasina demain à 15h30. D’après les préparatifs largement « facebookisés », il sera entouré de ses amis fidèles de scène, comme Doubl’enn, mais aussi de ses deux fils. D’autres surprises viendront sûrement. En vingt-cinq années de scène, ce chanteur a réussi à hisser le rap à des sphères que seule la variété a atteintes dans le paysage musical malgache.
En terrain conquis pour Samoela
Pour Samoela, chanter à Antsahamanitra n’est sans doute plus qu’une formalité ce 30 août à 15h. Dans son prime, il a réussi à remplir ce lieu mythique de la musique malgache sans suer. Antsahamanitra, le théâtre de verdure qu’il fallait tester pour se targuer de vedette accomplie au niveau du showbiz national. Y revenir peut réveiller des souvenirs, galvaniser et surtout se connecter avec les fidèles.
Le meilleur du week-end « Reviv’Alt »
Pour ceux ou celles qui veulent goûter au plaisir du rock alternatif, genre qui s’est affranchi de la domination des majors et de la musique industrialisée, rendez-vous au Skate Park Antanimena demain à partir de 10h, avec des activités annexes, jusqu’à l’après-midi. Les séries de concerts débuteront à 14h avec RAR Project MDG, SBX Silver Bµllet X de l’île Maurice, Grey, le phénomène du moment, Highomellow et Ikala.
C'est un passage obligatoire sans aucune alternative pour relier Tana-Mahajanga (photo MTP).
C’est un passage obligatoire sans aucune alternative pour relier Tana-Mahajanga (photo MTP).
Les travaux d’installation du pont Bailey à Berivotra, sur la route nationale n° 4, bloqueront la circulation pendant 36 heures, les 1er et 2 septembre. Ce report suscite une vive exaspération chez les usagers et les transporteurs, dont les plannings de voyage se retrouvent totalement bouleversés.
Prévue initialement du samedi 30 août à 7 heures au dimanche 31 août à 19 heures, la coupure totale de la circulation au niveau du pont de Berivotra (PK 520+010) a finalement été reportée au mardi 1er et mercredi 2 septembre 2026. Selon le communiqué du ministère des Travaux publics, ce changement d’agenda est motivé par des « raisons d’organisation particulière » pour le montage provisoire de la structure métallique « Bailey ». Ce chantier, situé dans la commune d’Antanambao Andranolava, district de Marovoay, reste crucial pour la réhabilitation de cet axe stratégique reliant la capitale à la cité des Fleurs. Ce pont constitue un passage obligatoire, sans aucune alternative routière, pour relier Tana et Mahajanga.
Colères
Ce report d’urgence suscite une vive colère chez les usagers de la route nationale n° 4, pris au dépourvu par ce changement organisationnel. Vacanciers en pleine période de grande affluence et missionnaires professionnels ont dû revoir leurs programmes, annulant ou décalant, à leurs frais, réservations d’hôtels et billets de taxi-brousse. « Nous avions calé nos congés au millimètre près pour éviter la coupure initiale du week-end. Ce report à la dernière minute gâche totalement nos réservations à Mahajanga », déplore Nirina, un père de famille désemparé au stationnement de Maki. Même son de cloche pour Herizo, consultant en mission : « Mes rendez-vous professionnels prévus mardi sont annulés. Ces reports imprévus engendrent des pertes financières directes que personne ne nous remboursera. » Face au désagrément causé par le verrouillage complet de cet axe majeur entre le 1er septembre à 7 heures et le 2 septembre à 19 heures, le ministère des Travaux publics a tenu à présenter ses excuses aux transporteurs et aux voyageurs pour la gêne occasionnée.
Madagascar fait face à une tension météorologique. Le froid va s’accentuer sur les Hautes Terres centrales tandis que plusieurs façades maritimes sont placées sous vigilance face au renforcement des vents. Pour les prochains jours, Météo Madagascar appelle à la prudence, aussi bien sur terre qu’en mer.
Madagascar s’apprête à connaître une nette baisse des températures. Selon les prévisions établies par la direction générale de la météorologie le 27 août dernier, un régime d’alizés modéré à fort affectera l’ensemble du pays, avec un temps particulièrement venteux sur les Hautes Terres centrales et le littoral est. Une baisse significative des températures est également attendue sur une grande partie de l’île. Les températures minimales devraient notamment descendre jusqu’à 6°C à Ambatolampy, tandis qu’elles pourraient atteindre 7°C à Ivohibe et 8°C à Antsirabe. À Antananarivo, le thermomètre pourrait afficher 13 à 14°C au plus bas durant le week-end. Le froid devrait ainsi constituer l’un des principaux faits météorologiques des prochains jours.
Des vents jusqu’à 55 km/h sur plusieurs côtes. Cette dégradation concerne également les zones côtières. Dans un avis de vigilance publié le 27 août également, Météo Madagascar signale des vents atteignant environ 55 km/h sur le littoral d’Atsimo-Andrefana. Le phénomène doit progressivement s’étendre vers les côtes sud et est, avec des vents estimés entre 45 et 55 km/h. L’alerte concerne notamment les littoraux de l’Androy et de l’Anosy, le secteur entre Manakara et le cap Bobaomby, ainsi que la zone comprise entre Mahajanga et Analalava. Météo Madagascar met en garde contre les difficultés de circulation et les risques en mer, notamment de naufrage, ainsi que contre les perturbations des activités quotidiennes. Les populations sont invitées à suivre les consignes des autorités locales.
Au siège de Madagascar National Parks, à Ambatobe, une cérémonie symbolique a marqué la remise de nouveaux équipements de protection individuelle destinés aux brigades de lutte contre les feux de forêt et de brousse, hier. Fruit d’un partenariat noué en 2024 avec l’Association Baroudeur Massilia Pompier du Monde (France), cette dotation concrétise l’engagement commun de protéger celles et ceux qui, chaque jour, défendent nos forêts. À Madagascar, la déforestation, les sécheresses et la pression humaine fragilisent des écosystèmes déjà vulnérables, multipliant les départs de feu dans les aires protégées. Face à ce défi, MNP a mis en place une stratégie axée sur la formation et l’équipement de ses équipes. « Protéger les aires protégées, c’est aussi protéger celles et ceux qui les défendent », a rappelé Aro Rajaonarivo, directeur des opérations, soulignant l’importance de ces EPI conformes aux normes ISO 45 001.
Casques, tenues, chaussures, masques et combinaisons : au total, 834 équipements ont été répartis sur 11 sites prioritaires. Pour les agents, ces outils changent tout : moins de risques, plus de sécurité et une meilleure efficacité lors des interventions d’urgence. Cette action, rendue possible grâce au soutien de l’État via le ministère de l’Environnement et du Développement durable, s’inscrit dans la Stratégie nationale de gestion des risques et des catastrophes. « Ces équipements protègent la vie de nos agents et renforcent la capacité de réaction des responsables des aires protégées du pays », a déclaré Tojotsara Ratefason, directrice des aires protégées au MEDD. Un geste fort qui illustre la solidarité internationale et la volonté nationale de préserver durablement les forêts malgaches.
L’économiste Jonah Andrinantoanina mise sur les grands investissements miniers comme facteurs de développement socioéconomique.
L’économiste Jonah Andrinantoanina mise sur les grands investissements miniers comme facteurs de développement socioéconomique.
Les grands projets miniers ne sont pas que des activités d’extraction ou de transformation de minerais stratégiques. Ce sont aussi des investissements dont les impacts positifs se mesurent à travers les infrastructures, l’emploi, les entreprises locales et les flux économiques qu’ils génèrent.
C’est en tout cas l’une des convictions de Jonah Andrianantoanina, membre fondateur du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (CREM), qui estime notamment que l’arrivée d’une grande industrie ne transforme pas uniquement le secteur concerné. Elle peut entraîner dans son sillage toute une dynamique de développement régional.
Effets positifs
« Là où s’implante une grande industrie, le développement régional change d’échelle », soutient Jonah Andrianantoanina, qui prend Fort-Dauphin comme un cas d’école en la matière. « L’implantation de QMM dans cette région s’est accompagnée du développement de plusieurs infrastructures, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’eau et des routes ». La capitale de l’Anôsy a notamment vu la mise en place d’un parc solaire et du premier parc éolien de Madagascar, faisant d’elle la première ville du pays à s’engager dans la transition énergétique. Et les effets positifs d’un grand projet industriel ne s’arrêtent pas aux infrastructures. Ils se traduisent également par des achats, de la sous-traitance, des revenus et des recettes publiques, créant ainsi des opportunités pour le tissu économique local. Les chiffres cités par Jonah Andrianantoanina illustrent l’importance de ces retombées. QMM aurait ainsi investi 400 millions de dollars dans des infrastructures partagées, notamment les routes, l’électricité, l’eau et l’assainissement.
Ambatovy constitue un autre exemple de ces impacts bénéfiques des grands projets industriels. Ce complexe d’extraction et de transformation de nickel et de cobalt aurait ainsi consacré, en une seule année, plus de 250 millions de dollars à l’achat de biens et de services auprès d’entreprises locales, dans des secteurs aussi divers que les uniformes, les fruits et légumes, le nettoyage ou encore la location de véhicules.
Toliara
Bref, l’impact économique d’une grande industrie doit être recherché également en dehors de son site de production. La capacité à faire travailler les entreprises locales et à stimuler de nouvelles activités constitue un élément essentiel de son effet d’entraînement. Dans cette perspective, le cas de Fort-Dauphin pourrait servir de référence pour la région de Toliara. Pour Jonah Andrianantoanina, « un projet minier dans cette région pourrait, à son tour, stimuler l’activité économique et contribuer au développement des infrastructures régionales ». L’enjeu apparaît d’autant plus important quand on sait que la région de Toliara dispose de ressources comparables à celles de Fort-Dauphin, tout en étant dépourvue d’industrie formelle de grande envergure. Sur ce point, Jonah Andrianantoanina évoque le cas d’un projet minier basé à Toliara qui représenterait 890 millions de dollars d’investissement, avec une contribution économique annuelle, directe, indirecte et induite, estimée à environ 685 millions de dollars dans la région. Une belle opportunité qui risque d’être compromise en cas de blocage du projet en question.
Huit agents de la Jirama ont reçu la médaille d’argent en reconnaissance de leurs années de service.
Huit agents de la Jirama ont reçu la médaille d’argent en reconnaissance de leurs années de service.
La Jirama a célébré, à Taolagnaro, son 50e anniversaire, en présence du directeur général adjoint chargé de l’administration, Arnauld Randriantsoa. À cette occasion, huit employés de la Jirama Anôsy ont reçu la médaille d’argent en reconnaissance de leurs années de service. « Vous êtes les piliers et les moteurs qui ont permis à l’entreprise d’avancer et de durer jusqu’à aujourd’hui », a souligné le directeur général adjoint. Sur le plan de l’électricité, Taolagnaro bénéficie actuellement d’une alimentation 24h/24. La coopération avec QMM permet notamment à la Jirama de disposer de 3,8 MW, tandis que l’extension du réseau vers les zones périphériques se poursuit. La situation demeure, en revanche, plus délicate pour l’eau potable. La production atteint environ 5 200 m³ par jour, contre des besoins estimés à 6 500 m³, soit un déficit quotidien de 1 300 à 1 500 m³. Les quartiers situés en hauteur sont les plus touchés. Des travaux d’amélioration des installations de production et de remplacement des conduites vétustes sont en cours. Le préfet Naryson Roch Léopold a salué les efforts engagés par la Jirama.
La Banque mondiale évoque des freins à l’intégration africaine, émanant des pays eux-mêmes.
La Banque mondiale évoque des freins à l’intégration africaine, émanant des pays eux-mêmes.
Près de 60% des coûts commerciaux sur le continent africain trouvent leur origine à l’intérieur même des pays. Une libéralisation plus poussée des services pourrait, en parallèle, accroître de 60 à 64% les échanges de services dans la ZLECAf d’ici 2035.
Passer des accords à leur mise en œuvre effective. C’est le principal message du rapport Integrating Africa: From Threads to Hubs, présenté hier conjointement par la Commission de l’Union africaine, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et le Groupe de la Banque mondiale. L’Afrique dispose désormais de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), mais le véritable défi est de la transformer en un marché qui fonctionne. L’étude, copubliée par la Banque mondiale et l’Agence française de développement, propose de transformer les multiples connexions existantes en véritables pôles régionaux de production. Le potentiel est considérable. Le commerce intra-africain ne représente encore que 15 à 17% des exportations, mais il se distingue par une structure beaucoup plus industrialisée. Plus de 60 % de ces flux sont constitués de produits manufacturés, alors que plus de la moitié des exportations africaines vers le reste du monde demeure composée de produits primaires. Cette différence place l’intégration régionale au cœur des enjeux d’industrialisation et de création d’emplois.
Facteurs nationaux
Mais les frontières ne constituent pas l’unique obstacle. Environ 60% des coûts commerciaux sont liés à des facteurs nationaux : lenteurs douanières, faiblesse des transports et de la logistique, réglementations peu harmonisées, multiplication des contrôles, ou encore insuffisance de la numérisation. Les coûts du commerce intra-africain seraient ainsi 1,5 à deux fois supérieurs à la moyenne mondiale pour des pays de niveaux de revenus comparables. Une bonne partie des solutions se trouve donc entre les mains des gouvernements eux-mêmes. Guichets uniques électroniques, inspections fondées sur les risques, simplification des règles d’origine, ouverture des marchés du transport et des services financiers figurent parmi les leviers proposés. Le rapport articule cette transformation autour de quatre axes : développement des chaînes de valeur régionales, réduction des frictions commerciales, approfondissement et application des accords, et fourniture d’infrastructures régionales communes, notamment dans les transports, l’énergie et le numérique. Pour Ndiamé Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique orientale et australe, « L’Afrique a un accord de libre-échange continental. L’accent est maintenant mis sur sa mise en œuvre », a-t-il souligné.
Les activités minières de QIT Madagascar Minerals (QMM) sont suspendues à Mandena, Fort-Dauphin, en raison de plusieurs blocages de la route d’accès au site. L’annonce a été faite par la compagnie minière dans un communiqué publié à la suite d’un troisième incident survenu le 27 août. « Ces blocages répétés au cours des trois dernières semaines ne permettent plus de garantir un accès sûr au site pour les employés, les partenaires et les prestataires », précise QMM. Une situation qui oblige ainsi la compagnie minière à arrêter ses activités jusqu’à nouvel ordre. Seuls les services essentiels liés à la sécurité des personnes ainsi qu’à la protection des installations seront maintenus durant cette période. QMM précise que cette décision vise avant tout à protéger les personnes et à garantir un environnement de travail sûr. La compagnie indique avoir engagé des démarches de dialogue avec les autorités nationales et locales afin de contribuer au rétablissement de la situation. Malgré ces efforts, un troisième blocage est intervenu jeudi 27 août, conduisant à la suspension des opérations. QMM affirme toutefois rester engagée dans le dialogue avec l’ensemble des parties concernées et se dit également disposée à soutenir toute initiative permettant de rétablir une situation normale autour de son site de Mandena. La reprise des opérations minières reste conditionnée à deux exigences, selon le communiqué : la garantie durable de la sécurité des personnes et le rétablissement de la libre circulation vers et depuis le site. Cette suspension intervient ainsi dans un contexte où la compagnie privilégie la sécurisation de ses employés et de ses installations avant toute reprise de ses activités. Aucune date de redémarrage n’a, pour le moment, été annoncée.