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samedi, octobre 17, 2026
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Manquements aux obligations professionnelles : 3 magistrats du PAC Antananarivo suspendus

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La discipline frappe au ministère de la Justice. Trois magistrats du Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo ont été suspendus de leurs fonctions. Quinze agents pénitentiaires de la maison de force d’Imerintsiatosika ont également écopé d’une suspension.

Deux décisions disciplinaires distinctes, mais un même motif : des manquements constatés dans l’exercice des responsabilités. L’information a été rendue publique par le ministère de la Justice dans un communiqué publié jeudi 27 août 2026. Au Pôle anti-corruption d’Antananarivo, trois magistrats ont été suspendus. La sanction fait suite à des inspections et à des évaluations conduites par le bureau chargé du contrôle des juridictions auprès du ministère de la Justice. Les investigations auraient mis en évidence, selon le ministère, des manquements dans l’exercice des fonctions, notamment dans le traitement des dossiers. Le ministère évoque également le non-respect des obligations et des responsabilités inhérentes aux fonctions exercées. Il a souligné que la décision de suspension a été prise au sein du Comité de suivi et d’évaluation des PAC, à l’issue de ce processus de contrôle. Le communiqué ne précise toutefois ni la nature exacte des dossiers concernés, ni la durée des suspensions.

Efficacité

Cette mesure intervient alors que les PAC occupent une place centrale dans la lutte contre la corruption. Toute défaillance dans le traitement des dossiers de ces juridictions spécialisées peut ainsi prendre une dimension particulière, tant sur le plan judiciaire que dans la perception de l’efficacité de la lutte anticorruption. À Imeritsiatosika, c’est une affaire d’évasion qui a déclenché la procédure disciplinaire. Quinze agents pénitentiaires de la maison de force ont été suspendus après l’évasion d’un détenu survenue le 7 août 2026. Le ministère de la Justice fait état de « manquements » constatés dans l’exercice des responsabilités confiées aux agents concernés. Les sanctions ont été décidées à la suite des investigations menées par la direction de l’inspection pénitentiaire, toujours selon le ministère de la Justice. L’évasion n’aura cependant pas tenu longtemps en échec les recherches. Le détenu a finalement été retrouvé, précise le ministère.

D’un côté, des magistrats chargés de traiter des dossiers de corruption. De l’autre, des agents chargés de la surveillance des détenus. Dans les deux cas, le ministère de la Justice met en avant le même principe, selon lequel la responsabilité professionnelle ne saurait être dissociée des obligations attachées à la fonction. Ces dix-huit suspensions constituent ainsi un signal disciplinaire fort. Elles montrent aussi que les inspections et les mécanismes de contrôle interne peuvent désormais déboucher sur des sanctions lorsque des manquements sont constatés. Reste à savoir si cette fermeté sera ponctuelle ou si elle annonce un contrôle plus systématique des juridictions et de l’administration pénitentiaire.

Rija R

CUA : L’action sociale comme nouveau levier politique

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100 jeunes de 6 à 15 ans ont bénéficié d’une journée récréative alliant découverte et éveil citoyen, organisée par la CUA.
100 jeunes de 6 à 15 ans ont bénéficié d’une journée récréative alliant découverte et éveil citoyen, organisée par la CUA.

Hier, la Commune urbaine d’Antananarivo a été le théâtre d’un événement marquant, à la fois chaleureux et hautement symbolique. Loin des traditionnelles joutes politiciennes, la municipalité a choisi de placer l’humain et la justice sociale au cœur de son action.

Sous le thème évocateur « Andro iray tsiky arivo », une centaine d’enfants issus des six arrondissements de la capitale ont vécu une journée hors du commun. Derrière cette initiative festive se cache un message politique clair. La période des vacances s’achève, mais de nombreux enfants des quartiers défavorisés n’ont pas eu la chance d’en profiter. La CUA a donc décidé de faire valoir un droit fondamental souvent oublié pour les plus précaires, à savoir le droit au loisir et à l’épanouissement. La municipalité rappelle ainsi que sa vision est d’apporter une assistance sociale concrète à sa population en permettant à ces enfants de jouir pleinement de leurs droits. En ciblant les jeunes de six à quinze ans issus de centres d’accueil comme le CEDA et le MADCAP, sous tutelle du ministère de la Population, la mairie démontre sa volonté de ne laisser aucun citoyen de côté grâce à une sélection rigoureuse menée au niveau des fokontany.

Devoir républicain

Le programme de cette journée récréative a été pensé pour allier habilement découverte et éveil citoyen. Les jeunes participants ont d’abord visité l’Hôtel de Ville pour s’imprégner de l’histoire et du patrimoine de la CUA, avant de se rendre à Ambodivona pour une séance de cinéma. La journée s’est poursuivie par un déjeuner au Parc zoologique de Tsimbazaza, agrémenté d’un après-midi de détente culturelle et d’une session éducative. Sur l’échiquier politique local, cette action illustre une synergie constructive entre la CUA, à travers la Direction des Affaires sociales et la Direction des Affaires culturelles et Participation citoyenne, et le pouvoir central. Au-delà de cette parenthèse enchantée, ce partenariat s’attaque à des dossiers structurels profonds, notamment la question des sans-abri. Des actions de sensibilisation sont menées pour les inciter à rejoindre des centres d’accueil où ils pourront recevoir une éducation et un accompagnement vers l’emploi. À l’approche de la rentrée, la CUA confirme que la scolarisation des enfants marginalisés et l’assistance sociale globale constituent un devoir républicain incontournable, réaffirmant avec force sa proximité avec le peuple tananarivien.

Julien R.

Clémence Raharinirina : Des équipements remis aux élèves et au fokontany

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Clémence Raharinirina lors de la remise d’équipements aux élèves et au fokontany.
Clémence Raharinirina lors de la remise d’équipements aux élèves et au fokontany.

La cheffe de la Région Analamanga, Clémence Raharinirina, a effectué une descente à Bemasoandro Itaosy afin d’apporter des équipements aux élèves. Des matériels destinés à contribuer à résoudre les difficultés auxquelles ces derniers sont confrontés, tout comme leurs parents, dans le cadre de leur scolarité. Elle a également profité de cette descente pour remettre plusieurs équipements au fokontany. Une action qui a ainsi concerné à la fois les élèves et les structures locales.

Clémence Raharinirina a d’abord remis des équipements destinés aux élèves de Bemasoandro Itaosy. Ces derniers pourront ainsi disposer de matériels devant les accompagner dans leur parcours scolaire. Pour les parents, cette dotation constitue également un appui face aux difficultés liées à la scolarité de leurs enfants. La cheffe de région a ainsi apporté ce soutien au niveau local, en réponse aux besoins des familles.

Dotation au fokontany

Elle a ensuite procédé à la remise de plusieurs équipements au fokontany. Pour ne citer que les lampes, les sifflets et les gilets, auxquels s’ajoutent différents matériels destinés aux responsables locaux. D’où l’importance de cette dotation pour le fokontany, qui pourra disposer de moyens supplémentaires dans le cadre de ses activités. La population de Bemasoandro Itaosy a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance à Clémence Raharinirina pour ces différentes dotations. Sans oublier les équipements remis au fokontany, la cheffe de région a également porté son attention sur les besoins des élèves et de leurs parents. Une manière pour la Région Analamanga de rapprocher ses actions des réalités locales.

Nadia R

Nécrologie du 28 août 2026

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Gouvernance et climat : Les chercheurs de l’océan Indien en conclave de deux jours à Tana

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Une véritable synergie régionale s’est installée depuis hier à Tana. Durant deux jours, les 27 et 28 août 2026, la capitale malgache accueille la deuxième édition du colloque interrégional dédié à la démocratie substantive, à la gouvernance du vivant et à la durabilité dans les îles du sud-ouest de l’océan Indien. Organisée par le Laboratoire Océan Indien de la Fondation de l’Innovation pour la Démocratie, cette rencontre de haut niveau réunit des chercheurs, des décideurs publics et des acteurs de la société civile venus de Madagascar, des Comores, des Seychelles et de Maurice. L’initiative bénéficie de l’appui stratégique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES), représenté par la directrice de la Recherche et de l’Innovation, le professeur Josie Dominique, ainsi que de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), du Centre national de recherches sur l’environnement (CNRE) et de l’Université catholique de Madagascar (UCM).

Innovation. Face aux défis climatiques et aux vulnérabilités insulaires, les participants croisent leurs expertises autour de thématiques capitales pour la région : la gestion concertée de l’eau, l’impact de l’extractivisme et la préservation foncière. Comme l’a souligné le docteur Randianina Radilofe, coordinatrice du Laboratoire Océan Indien, l’objectif principal consiste à faire émerger une démocratie ancrée dans les réalités locales en valorisant les savoirs endogènes et l’innovation civique. Au programme de ces assises figurent cinq tables rondes prospectives et la projection, en avant-première, du documentaire Ilakaka, vivre dans l’ombre des mines artisanales. Par ailleurs, la jeunesse occupe un rôle prépondérant lors de ce rassemblement. Formés en prélude à la pensée critique et à la gouvernance environnementale, de jeunes leaders régionaux présenteront leurs travaux lors des sessions de clôture, apportant une vision renouvelée et engagée pour l’avenir des îles du grand océan.

Narindra Rakotobe

Portrait – Clarisse Bakoly Harisoa Randrianilana : Un demi-siècle au service du volley-ball malgache

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Clarisse Randrianilana, une pionnière du volley-ball malgache.
Clarisse Randrianilana, une pionnière du volley-ball malgache.

Ancienne internationale et ex-présidente de la Fédération malgache de volley-ball, Clarisse Bakoly Harisoa Randrianilana fête ses 50 ans de carrière. Médaillée d’or aux Jeux des Îles, aux Jeux Panafricains et aux Jeux Africains, elle organise un tournoi de retrouvailles les 5 et 6 septembre au gymnase d’Ankatso. Entre souvenirs glorieux et regard lucide sur les défis du volley-ball malgache, son parcours force le respect et inspire les générations futures.

Cinquante ans de passion, de sueur et de victoires

Clarisse Bakoly Harisoa Randrianilana, figure incontournable du volley-ball malgache, célèbre cette année un demi-siècle consacré à son sport de prédilection. Ancienne internationale, médaillée d’or aux Jeux des Îles 1982, aux Jeux Panafricains 1983 et aux Jeux Africains 1985, elle a marqué de son empreinte l’histoire du ballon volant dans la Grande Île. Son parcours débute en 1975, à l’âge de 14 ans, au club AFA Ambohimanoro, avant de porter successivement les couleurs de l’AJEM Mahajanga, de l’ASCLA Antsirabe, de l’AS Aro, de l’AS BNI et de l’ASSUM Antananarivo. Ses performances lui valent une place de choix au sein de la sélection nationale, où elle brille par son talent et son abnégation. Plus tard, elle rejoint le Club des Mamans, preuve de sa fidélité à la discipline. De 2005 à 2015, elle prend les rênes de la Fédération malgache de volley-ball, période durant laquelle elle multiplie les initiatives pour structurer et promouvoir ce sport. Ses déplacements à l’étranger – congrès en Suisse, à Dubaï, en Égypte, aux États-Unis ou encore à Nairobi – témoignent de son engagement à inscrire Madagascar dans le concert des nations sportives.

Aujourd’hui, même si elle a quitté les fonctions dirigeantes, Clarisse Randrianilana reste active. Fondatrice en 2024 de l’école KOLO Volley, elle continue de transmettre son savoir aux jeunes générations. Elle insiste sur les défis à relever : « Les volleyeurs demandent de la taille, car dans les compétitions internationales, cette exigence physique est incontournable pour espérer rivaliser. Mais la taille seule ne suffit pas : il faut des formations régulières, un encadrement solide et une discipline de fer. Chaque joueur doit aussi se donner les moyens de progresser par ses propres recherches et par une volonté constante d’apprendre ».

Visite du Président de la Fédération Internationale de Volley-ball Son Excellence Wei Zizhong à Antananarivo, en mars 2012.

Elle souligne également l’importance du mental : « Dans les moments forts, lorsque les scores sont serrés, la présence de psychologues sportifs est essentielle pour maintenir un moral d’acier. Sans cela, les joueurs se relâchent et perdent leur concentration ». Concernant le niveau actuel, elle se veut lucide : « Les filles montrent un niveau encourageant, elles progressent et affichent une belle combativité. Les garçons, eux, ont besoin d’un accompagnement plus soutenu pour franchir un palier ». Pour marquer ses 50 ans de carrière, elle organise un tournoi de retrouvailles les 5 et 6 septembre au gymnase d’Ankatso, sous le haut patronage du colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, et parrainé par le haut conseiller de la Refondation, le colonel Thierry Rampanarivo. GNVB, Cosfa, ASI, Squad, AS Port Toamasina et les Anciennes de l’AS Star seront de la partie, aux côtés des U14 filles du CRJS Toamasina, GNVB et S2CTR. Clarisse Bakoly Harisoa Randrianilana, c’est l’histoire d’une femme qui a porté haut les couleurs de Madagascar, sur les terrains comme dans les instances. Un demi-siècle de dévouement, qui force le respect et inspire les générations futures.

Heriniaina Samson

ASIEF 2026 : Manakara au rythme du sport et de la solidarité des fonctionnaires

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Le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, a pris part aux matchs de gala, lors de l’ouverture.
Le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, a pris part aux matchs de gala, lors de l’ouverture.

Près de 13 000 fonctionnaires venus des quatre coins de Madagascar se sont donné rendez-vous à Manakara pour l’édition 2026 des Jeux nationaux de l’ASIEF. L’événement a été officiellement lancé mercredi au stade municipal par le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina. Organisée par l’Association sportive interministérielle pour l’entretien des fonctionnaires (ASIEF), la compétition met en lumière une large palette de disciplines : football, basket-ball, volley-ball, handball, athlétisme, tennis, tennis de table, natation, pétanque, sans oublier les sports de plage, profitant du littoral de Fitovinany. Lors de l’ouverture, le chef de l’État a insisté sur l’importance de préserver l’esprit de la compétition, en évitant le recours à des « mercenaires » extérieurs à la fonction publique. Jean Aimée Andrianarison, dit John Love, président de l’ASIEF, a salué la mobilisation : « Tous les ministères, institutions et les régions sont représentés. Nous encourageons les fonctionnaires à s’unir, car le sport est avant tout un vecteur de solidarité. Merci au gouvernement et au président de la Refondation pour leur soutien, ainsi qu’au peuple de Manakara pour l’accueil grandiose de cette édition ». Le colonel Michaël Randrianirina a lui-même chaussé les crampons et pris part aux matchs inauguraux de football et de basketball. En football, le match de gala opposait les membres du gouvernement et de la Refondation au staff de l’ASIEF. Devant un public enthousiaste, les premiers se sont imposés 4-2, illustrant la convivialité et l’esprit de cohésion que l’événement entend promouvoir. Les membres du gouvernement ont également remporté celui de basketball par 22-15.

Heriniaina Samson

Jeux des Îles 2027 :  Le rendez-vous fixé du 10 au 19 août 2027

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Le calendrier de la 12ᵉ édition des Jeux des Îles de l’océan Indien prend désormais une tournure plus précise. La compétition devrait se dérouler du 10 au 19 août 2027 aux Comores, selon une information communiquée mercredi 26 août au président du Comité olympique mauricien, Richard Papie, par le comité d’organisation comorien. Ce nouveau créneau doit encore s’inscrire dans le calendrier définitif de l’organisation régionale.

Pour les Comores, l’enjeu est historique. L’archipel accueillera pour la première fois les Jeux des Îles et poursuit depuis plusieurs mois une importante course contre la montre. Le Comité international des Jeux (CIJ) a effectué une mission d’évaluation en avril dernier afin de constater sur le terrain l’état d’avancement des préparatifs.

18 disciplines

Le programme sportif devrait réunir au moins 18 disciplines. Parmi les sports proposés figurent notamment l’athlétisme, le football, le basket-ball, le handball, le volley-ball, la natation, le badminton, la boxe, le cyclisme, l’haltérophilie, le judo, la lutte, la pétanque, le taekwondo, le tennis et le tennis de table. Des ajustements restent possibles avant la validation définitive du programme.

La préparation comorienne repose surtout sur les infrastructures. À Mitsoudjé, le futur complexe doit accueillir une piscine olympique et un gymnase omnisports destiné notamment aux sports collectifs. Le chantier du futur village des Jeux à Moindzaza Djoumbé a également été lancé, mais le lancement des travaux tarde à se concrétiser.

Le gouvernement comorien affiche ainsi sa volonté de tenir le pari de 2027, mais tout sera-t-il prêt dans un an ? Le temps est compté pour la partie comorienne afin de transformer les projets en installations opérationnelles et offrir aux délégations de l’océan Indien des Jeux à la hauteur de l’ambition affichée par l’archipel.

T.H

Infrastructures : 5 km de voiries réhabilitées et une nouvelle préfecture inaugurée à Manakara

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Série d’inaugurations à Manakara, lors de la visite du président de la Refondation de la République, Col Michaël Randrianirina.
Série d’inaugurations à Manakara, lors de la visite du président de la Refondation de la République, Col Michaël Randrianirina.

Deux nouvelles infrastructures ont été inaugurées à Manakara, chef-lieu de la région Fitovinany, à l’occasion du déplacement du président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina. Il s’agit de 5 km de voiries urbaines réhabilitées et du nouveau bâtiment de la préfecture. La réfection des routes a été financée dans le cadre de la coopération entre le gouvernement malgache et la Banque mondiale, avec une mise en œuvre assurée par le Projet Pôles intégrés de croissance (PIC). Ces travaux étaient particulièrement attendus par la population. Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, la défaillance des infrastructures économiques a causé, depuis des années, des pertes équivalentes à 2% du PIB (produit intérieur brut), soit environ 320 millions USD par an. En effet, plusieurs axes concernés par la réfection à Manakara n’avaient pas bénéficié de réhabilitation depuis plusieurs années, malgré les nombreuses sollicitations formulées localement. Leur remise en état devrait ainsi améliorer les déplacements dans la ville et réduire les difficultés rencontrées au quotidien par les usagers. Le nouveau bâtiment de la préfecture a, pour sa part, été entièrement financé sur ressources propres de l’État, à travers le ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation. Les responsables locaux ont toutefois signalé que les équipements nécessaires au bon fonctionnement de cette nouvelle infrastructure restent encore insuffisants. Un appel a ainsi été adressé aux autorités afin de compléter les moyens matériels indispensables au fonctionnement des services préfectoraux.

Antsa R.

Médias et Migration : Gret, Coalition des radios et Tranoben’ny Tantsaha lancent le projet HIFI

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L’ONG Gret, la Coalition des radios et le Tranoben’ny Tantsaha ont scellé un partenariat officiel avec l’ambassade de France et l’AFD pour la mise en œuvre du projet HIFI – Haino Ifanabeazana ho an’ny Fifindra-monina, ce mardi à Ambatomaro. Prévu d’août 2026 à juillet 2028, ce programme s’inscrit dans le cadre du dispositif multipays Médiamig et ambitionne d’améliorer la qualité et la pertinence des informations liées aux migrations environnementales et climatiques. Les régions Androy, Boeny et Menabe, à la fois zones de départ et d’accueil, seront au cœur des interventions. Madagascar connaît depuis plusieurs années des déplacements de population récurrents, notamment dans le Grand Sud, frappé par les sécheresses et la dégradation des moyens de subsistance. Entre 2019 et 2022, près de 13% des habitants de 20 communes auraient été contraints de migrer. Ces mobilités fragilisent les ménages et accentuent la pression sur les ressources locales. Le projet HIFI entend dépasser les récits d’urgence pour expliquer les causes profondes de ces migrations : climat, environnement, économie et société. Il renforcera les capacités des journalistes et des radios communautaires, favorisera la co-construction de messages avec les populations migrantes et encouragera le dialogue avec les institutions publiques.

Heriniaina Samson