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samedi, octobre 17, 2026
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Biodiversité : Trois scientifiques de renom décorés à Iavoloha

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Trois figures majeures de la recherche sur la biodiversité malgache ont été distinguées hier au Palais d’État d’Iavoloha. Les Professeurs Jonah Ratsimbazafy, Russell Alan Mittermeier et Steven Michael Goodman ont reçu les honneurs de la République pour plusieurs décennies consacrées à l’étude et à la conservation du patrimoine naturel de Madagascar.

La cérémonie a mis à l’honneur des parcours scientifiques qui ont largement dépassé les frontières de la Grande île. Le professeur Jonah Ratsimbazafy a été élevé au grade de Grand Officier de l’Ordre national, tandis que Russell Alan Mittermeier et Steven Michael Goodman ont été faits Commandeurs de l’Ordre national. Spécialiste des primates, le Pr Jonah Ratsimbazafy consacre depuis près de 30 ans ses recherches aux lémuriens et à leur conservation. Président du Groupe d’Étude et de Recherche sur les Primates de Madagascar (GERP), il a également marqué l’histoire de la primatologie en devenant le premier Malgache et le premier Africain à présider l’International Primatological Society. Il est notamment associé à la découverte du Microcebus jonahi.

Regard

Le parcours du Dr Russell Alan Mittermeier s’inscrit davantage dans la conservation à l’échelle internationale. Ses travaux ont contribué à faire de Madagascar l’un des territoires prioritaires de la conservation mondiale et à mobiliser des financements en faveur des espèces menacées et des aires protégées. De son côté, le Pr Steven Michael Goodman a consacré 37 ans à l’étude de la biodiversité malgache. Ses recherches sont associées à la découverte de plus de 90 espèces endémiques. Avec quelque 770 publications scientifiques et une trentaine d’ouvrages, son travail constitue une contribution majeure à la connaissance du patrimoine naturel de l’île. À travers ces trois distinctions, ce sont ainsi plusieurs décennies de recherche scientifique sur Madagascar qui se trouvent reconnues au plus haut niveau de l’État.

José Belalahy

Filière cacao : Une reconnaissance internationale à transformer en bénéfices concrets

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Le PM Mamitiana Rajaonarison s’est engagé à appuyer le cacao fin de Madagascar.
Le PM Mamitiana Rajaonarison s’est engagé à appuyer le cacao fin de Madagascar.

Une nouvelle étape pour la filière cacao fin de Madagascar. L’accord international sur le cacao, version 2026, a été signé hier lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à l’hôtel Colbert.

La présence effective du Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, qui a signé l’accord avec le secrétaire exécutif de l’Organisation internationale du cacao (ICCO), Michel Arrion, témoigne de la volonté du gouvernement d’appuyer cette filière, qui joue un rôle socio-économique non négligeable pour le pays.

Grande renommée

L’occasion a été saisie par les orateurs qui se sont succédé pour rappeler la grande renommée du cacao de Madagascar. Avec une production annuelle de 15 000 tonnes, Madagascar figure encore parmi les plus petits producteurs de cacao au monde. Mais le pays bénéficie d’un atout non négligeable en raison de la grande qualité de son cacao. Le pays est notamment reconnu par l’ICCO comme étant parmi les producteurs de cacao fin, et se distingue en Afrique par la place de son cacao 100% fin et aromatique. Michel Arrion a qualifié Madagascar de « petit pays mais grande qualité ». En somme, Madagascar bénéficie plus que jamais d’une réelle renommée mondiale. Une reconnaissance internationale qui reste toutefois à transformer pour qu’elle puisse apporter des bénéfices concrets pour les acteurs de la filière et l’économie du pays.

Décennie d’efforts

Plus particulièrement les 45 000 producteurs, qui méritent d’être rémunérés convenablement. C’est justement l’enjeu de ce nouvel accord, dans l’élaboration duquel la partie malgache, représentée par les acteurs de la filière, le Conseil national du cacao et le ministère du Commerce et de la Consommation, a apporté son expertise pour que le pays puisse réellement bénéficier de la renommée de son cacao fin. « Cet accord est le résultat d’une décennie d’efforts et de persuasion de la part des autorités nationales durant de nombreuses rencontres internationales sur le cacao », a expliqué la ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison, qui a tenu à défendre les intérêts des producteurs, qui sont à la base de cette grande renommée du cacao fin de Madagascar. Pour le Premier ministre Rajaonarison Mamitiana, la priorité est non seulement de préserver cette grande qualité du cacao de Madagascar, mais également d’augmenter la production. « Le gouvernement est prêt à apporter son appui pour atteindre cet objectif », a promis le Premier ministre. Notons que le nouvel accord sur le cacao entrera en vigueur le 1er octobre prochain.

R.Edmond.

Raitra Andriamisaina : 10 ans, le benjamin des bacheliers 2026

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Reich Andriamisaina, benjamin des bacheliers 2026.
Reich Andriamisaina, benjamin des bacheliers 2026.

À seulement 10 ans, Sincer Reich Andriamisaina, plus connu sous le prénom de Raitra, s’impose comme le plus jeune bachelier de la session 2026. Né le 24 novembre 2015, le jeune prodige a décroché son diplôme en série A2, avec la mention Passable. Il a effectué sa scolarité au sein du Lycée Privé Intello-Génies de Moramanga, un établissement fondé et dirigé par son propre père, Ravalison Andriamisaina. La réussite de l’enfant doit beaucoup à l’encadrement de son père, enseignant de mathématiques et de sciences de la vie et de la Terre au sein de l’établissement. Ce dernier explique avoir accompagné son fils durant ses révisions, malgré l’assistance de cours particuliers. Selon lui, le jeune garçon possède une mémoire très vive, lui permettant d’assimiler rapidement les cours sans nécessiter de répétitions excessives.

L’histoire familiale prend une tournure originale puisque le père, déjà titulaire d’un double baccalauréat scientifique, a choisi de repasser l’examen aux côtés de son fils. Reçu avec la mention Assez bien en série A2, cet ingénieur des mines diplômé de l’École supérieure polytechnique de Vontovorona explique avoir voulu partager cette épreuve pour motiver son enfant.

Intelligence

Le parcours de Raitra se distingue par plusieurs sauts de classe, bien qu’il ait régulièrement suivi son année de terminale. En dehors des bancs de l’école, le jeune garçon mène une vie d’enfant de son âge, partageant son temps entre le football, les échecs et le vélo. Sa mère, médecin de profession, veille tout particulièrement à son équilibre nutritionnel.

Visés par des critiques sur les réseaux sociaux, accusant les parents de surmenage infantile, le père de famille remet les choses au clair. Il affirme que son fils bénéficie d’une intelligence précoce et qu’il n’a jamais subi la moindre pression, rappelant que chaque enfant évolue à son propre rythme. Loin de songer à la vie active, le jeune bachelier ambitionne déjà de poursuivre ses études supérieures dans les domaines de la technologie et du droit, avec le doctorat en ligne de mire.

Narindra Rakotobe

Kianja Barea : Une file interminable de personnes venues faire des consultations médicales gratuites

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La consultation dentaire a attiré le plus de monde durant cet événement.
La consultation dentaire a attiré le plus de monde durant cet événement.

La « Foaraben’ny fahasalamana », organisée par l’Adventist World Radio (AWR), se clôture aujourd’hui au Kianja Barea Mahamasina. Victime de son succès, cette foire médicale gratuite a largement dépassé toutes les prévisions d’affluence, contraignant les organisateurs à refouler du monde face à la demande massive de soins.

Nombreux sont encore les Malgaches qui désirent bénéficier de soins gratuits sans pouvoir en profiter. Tel est le constat observé depuis mardi au Kianja Barea Mahamasina durant la « Foaraben’ny fahasalamana », ou foire internationale de la santé. Débutée mardi dernier sous l’impulsion de l’Adventist World Radio (AWR), dirigée par son président Jim Howard, la Foaraben’ny Fahasalamana (Foire internationale de la santé) sera clôturée ce jour. Quatre jours durant, cet événement a connu une affluence record, dépassant de loin les prévisions initiales du comité d’organisation. Des files d’attente interminables encerclant le parvis du stade de Mahamasina dès 1 heure du matin : le constat est sans appel, les Tananariviens ont pris d’assaut cette foire médicale. Face à la précarité et au coût élevé des soins dans les cabinets privés, la gratuité des prestations proposées a suscité un engouement exceptionnel.

Affluence

Selon le Pr Hanitrala Jean Louis Rakotovao, coordonnateur général de l’événement, la participation populaire a dépassé toutes les attentes. « Nos prévisions tablaient sur la prise en charge de 2 500 patients par jour, soit environ 8 500 personnes au total sur les quatre jours d’action. Cependant, la réalité du terrain a surpassé nos espérances, avec une affluence monstre chaque matin », explique-t-il. Cette affluence massive a toutefois imposé des limites logistiques strictes. « Nous présentons nos sincères excuses aux nombreuses personnes que nous avons dû renvoyer chez elles. Le volume de médicaments et la capacité opérationnelle de nos équipements étant fixés par jour, nous n’avons pas pu satisfaire tout le monde malgré la présence de nos équipes dès l’aube », a regretté le coordonnateur général.

Offres

Parmi l’éventail de services proposés au sein des 80 stands de la foire, allant de la pédiatrie au suivi prénatal, en passant par l’échographie, le dépistage du diabète, du cancer du col de l’utérus et du VIH, ce sont les consultations dentaires et ophtalmologiques qui ont le plus mobilisé les visiteurs. Chaque personne venue pour la santé bucco-dentaire s’est vu offrir un kit d’hygiène complet (brosse à dents et dentifrice), en plus des soins. « Il ne s’agissait pas seulement d’extraire des dents. Nos praticiens ont effectué des nettoyages, des soins conservateurs et prodigué des conseils de prévention », précise le Pr Hanitrala Jean Louis Rakotovao. De même, des verres correcteurs ont été distribués gratuitement aux personnes souffrant de troubles visuels. Un soulagement immense pour les bourses ménagères, comme le témoigne cette mère de famille rencontrée dans la file d’attente. « Une extraction dentaire coûte environ 20 000 ariary chez un dentiste privé. Ici, non seulement le soin est gratuit, mais on nous donne aussi les médicaments nécessaires. C’est un grand soulagement, car l’argent économisé permettra d’acheter de la nourriture pour toute la famille. »

Narindra Rakotobe

Germain Thierry Randriamiarantsoa : « La consultation pour la concertation nationale partira de la base »

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Le Révérend Père Dr Germain Thierry Randriamiarantsoa, porte-parole de la dynamique de la concertation nationale, annonce l’arrivée prochaine de facilitateurs et de formateurs dans les différentes localités afin d’accompagner le processus de consultation. Les consultations en vue de la concertation nationale devront partir des différents niveaux de la population. Le Père Germain Thierry Randriamiarantsoa souligne que les avis recueillis sur le terrain devront constituer une base importante des échanges. « La consultation pour la concertation nationale partira de la base », a-t-il indiqué, en précisant que les facilitateurs et les formateurs se rendront auprès des communautés pour recueillir directement leurs points de vue.

Réalités locales

L’objectif est de permettre aux différentes composantes de la population d’exprimer leurs préoccupations, leurs propositions et leurs attentes. Les consultations devront ainsi faire remonter les réalités vécues au niveau local dans le cadre de la concertation nationale. Pour le porte-parole, la démarche doit s’appuyer sur la participation des Malgaches à la base. Cette initiative est portée par le FFKM, qui entend ainsi donner une place aux différentes voix dans le processus. Les consultations annoncées constituent une étape en amont de la concertation nationale, avec la volonté de recueillir les points de vue au plus près de la population.

Recueillis par Nadia R.

Gen Z : Commémoration du mouvement du 25 septembre

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Pendant un mois, entre septembre et octobre 2025, la rue a été le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et des jeunes.
Pendant un mois, entre septembre et octobre 2025, la rue a été le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et des jeunes.

Un an après le déclenchement du mouvement qui a précipité la chute du régime d’Andry Rajoelina, les initiateurs du « Gen Z » veulent marquer le premier anniversaire de leur mobilisation.

Un conclave est en préparation, tandis qu’une consultation en ligne est menée par « Gen Z Madagasikara ». Une manière, aussi, de mesurer le chemin parcouru depuis le jeudi 25 septembre 2025, date qui a marqué le début d’une séquence appelée à bouleverser l’histoire politique récente du pays. Il y a presque un an, tout est parti de l’exaspération. Le 25 septembre 2025, les premières mobilisations du mouvement baptisé « Gen Z » prennent naissance sur fond de coupures interminables d’électricité et d’eau dans les grandes villes. Au départ, la revendication est essentiellement sociale. L’électricité manque. L’eau manque. La colère, elle, ne manque pas. Mais dans la rue, le mouvement va rapidement changer de dimension. Après plusieurs semaines de mobilisation, la contestation dépasse le seul cadre des délestages et des pénuries d’eau.

Dans la capitale, la jeunesse est rejointe par une partie importante de la population. Le mouvement prend de l’ampleur, tandis que la réponse des autorités se durcit. Les forces de sécurité interviennent pour tenter de contenir la mobilisation. La confrontation s’installe. Puis vient octobre 2025. Et avec lui, le basculement. La prise de position d’une faction de l’armée issue du Capsat, dirigée par le colonel Michael Randrianirina, donne une tout autre portée à la crise. En quelques jours, le rapport de force politique est renversé. Le régime d’Andry Rajoelina s’effondre. L’ancien président a quitté le pays le 12 octobre 2025, dans un contexte de crise politique aiguë. Le 14 octobre, un nouveau pouvoir dirigé par les militaires est installé, avec l’intervention de la Haute Cour constitutionnelle. Une nouvelle page de l’histoire politique malgache s’ouvre et les promesses de « refondation » fusent.

Conclave

Paradoxalement, la chute du régime n’a pas signifié la fin du « Gen Z ». Les jeunes qui avaient contribué à faire émerger le mouvement sortent progressivement de l’ombre. Certains choisissent de rejoindre les nouvelles structures du pouvoir. D’autres prennent leurs distances, préférant conserver leur liberté de parole et leur position critique. Le mouvement, lui, cherche désormais à se définir autrement. De la rue aux institutions, le passage n’est ni automatique ni sans contradictions. C’est dans cette nouvelle configuration que se prépare la commémoration du premier anniversaire du 25 septembre 2025. « Gen Z Madagasikara » travaille actuellement à l’organisation d’un conclave destiné à marquer cette date symbolique.

En amont, une consultation en ligne est menée depuis quelques jours afin de recueillir les avis et les propositions autour de cette rencontre. Un an après, le mouvement veut donc regarder dans le rétroviseur. Mais pas seulement. Car derrière la commémoration d’une journée fondatrice se profile une interrogation plus lourde : que reste-t-il du souffle du 25 septembre 2025 dans le nouveau Madagascar issu de la crise d’octobre ? Le premier anniversaire pourrait ainsi être moins une cérémonie de mémoire qu’un moment de clarification. Entre ceux qui ont rejoint le pouvoir et ceux qui ont choisi de rester à distance, entre l’élan de la rue et les exigences du pouvoir, le « Gen Z » est désormais confronté à sa propre histoire. Une histoire qui, en moins d’un mois, avait fait passer une colère contre les coupures d’eau et d’électricité à une crise politique majeure. Et qui, près d’un an plus tard, cherche encore à savoir ce qu’elle veut devenir.

Rija R.

OSCIE : La société civile veut faire entendre sa voix sur le secteur extractif

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Les 20 et 21 août 2026, la Plateforme des Organisations de la Société Civile sur les Industries Extractives à Madagascar (OSCIE) organisera les Assises nationales des organisations de la société civile sur le secteur extractif à l’hôtel La Résidence, à Ankerana. Des représentants d’organisations de la société civile issus des 24 régions de Madagascar participeront à cette rencontre, aux côtés d’experts et d’acteurs intervenant dans les domaines des ressources extractives, de l’environnement, du foncier, des droits humains et de la transparence.

Gouvernance

Ces assises seront consacrées au dialogue, à la concertation et à la réflexion sur la gouvernance des ressources minières, pétrolières et gazières. Les échanges porteront notamment sur leur contribution au développement économique et social du pays, ainsi que sur leurs impacts sur les populations et l’environnement. La société civile entend également partager ses analyses et formuler des propositions pour une meilleure gouvernance du secteur extractif, dans le respect de l’environnement et des droits humains. Les participants devront également dégager une vision prenant en compte les intérêts des générations futures. Les propositions issues de ces assises seront consignées dans un « livre blanc » des organisations de la société civile. L’objectif est de renforcer la société civile dans son rôle de force de proposition sur les questions liées à la gestion des ressources extractives à Madagascar.

Nadia R.

Rivo Rakotovao : Inquiet face à la nomination des chefs fokontany

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Rivo Rakotovao, président national du parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara (HVM).
Rivo Rakotovao, président national du parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara (HVM).

Alors que les prochaines échéances électorales ne sont fixées qu’au deuxième semestre de l’année 2027, le calcul stratégique et politique de certaines formations fait déjà réagir la classe politique malgache.

Si l’élection directe des chefs fokontany figurait parmi les revendications phares du mouvement de contestation de septembre et octobre 2025, le pouvoir en place, par le biais du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, a opposé une fin de non-recevoir, jugeant l’exercice impossible dans l’immédiat. Des nominations administratives ont ainsi été privilégiées. Ces nominations cachent des manœuvres orchestrées en coulisses par certains acteurs politiques désireux de tirer les ficelles. « Les gens hésitent pour la nomination des chefs fokontany, car ce sont ceux-ci qui étaient, pour la grande partie, à l’origine des fraudes électorales à Madagascar », a réagi le président national du parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara (HVM), Rivo Rakotovao.

Crise de confiance

Fidèle à sa ligne critique, le HVM se positionne une fois de plus comme une force de proposition, réclamant une refonte globale de la législation électorale avant tout nouveau scrutin dans le pays. Le parti dirigé par l’ancien président par intérim remet également en cause la légitimité de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’organe constitutionnellement chargé de planifier et d’administrer les élections. « Depuis 2010, la CENI a failli à ses responsabilités », a martelé Rivo Rakotovao, suggérant que l’institution s’est soit activement impliquée dans les différentes irrégularités constatées par le passé, soit rendue complice en observant un silence coupable face aux dérives. Pour autant, le leader du HVM nuance son propos en soulignant que le problème dépasse les simples têtes d’affiche. « Ce n’est pas les personnes qui sont le problème, mais le système lui-même », insiste-t-il, tout en dressant le constat amer d’une crise de confiance profonde et persistante entre l’opinion publique et l’organisme électoral.

Instabilité

S’il salue les enquêtes parlementaires en cours à l’Assemblée nationale qui, selon ses explications, constituent un exercice de transparence sous la bannière de la « Refondation », il pointe une ironie troublante : l’amnésie des députés, jadis silencieux face aux scandales des régimes précédents. Il épingle notamment la gestion catastrophique de la Jirama, l’abandon des chantiers routiers malgré des fonds disponibles au Fonds routier, et des investissements colossaux restés sans profit pour la population. Concernant les prochaines législatives, Rivo Rakotovao avance une proposition audacieuse : encadrer strictement, voire réguler drastiquement, les candidatures indépendantes. D’après lui, leur omniprésence fragilise l’équilibre institutionnel et favorise l’instabilité de l’hémicycle. « Avec eux, on ne peut pas appliquer les articles 70 et 72 de la Constitution », déplore-t-il, pointant du doigt les dérives du nomadisme politique et le musellement de l’aspiration populaire. Enfin, le HVM réaffirme son soutien total aux revendications de septembre et octobre 2025, exigeant la dissolution pure et simple de la CENI et de l’Assemblée nationale. Si cet objectif fait l’unanimité au sein du parti, Rivo Rakotovao concède qu’un point de friction subsiste : le calendrier de ces dissolutions. Un pavé de plus dans la mare institutionnelle. En tout cas, le HVM est favorable à la dissolution de la CENI et de l’Assemblée nationale, qui figure d’ailleurs parmi les revendications des mouvements de septembre et octobre 2025. « Ce qui pose juste un problème, c’est le calendrier de ces dissolutions », a-t-il conclu.

Julien R.

Rentrée scolaire dans un climat d’insécurité

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Le compte à rebours a commencé pour les millions d’élèves qui reprendront le chemin de l’école avec un sentiment partagé entre la joie de retrouver leurs camarades et le stress de la rentrée.

Rentrée scolaire dans un climat d’insécurité

Faute de statistiques mises à jour, on ne sait trop le nombre exact, voire approximatif, d’élèves qui répondront présent à la prochaine rentrée scolaire. Une chose est sûre : c’est le primaire qui représente le gros lot, suivi du collège et du périscolaire. Les lycéens se trouvent généralement au 4e rang en termes d’effectifs. En revanche, les parents savent à l’ariary près ce qu’ils ont dépensé ou vont dépenser en fournitures scolaires, dont la liste remplit souvent plus d’une page de cahier grand format. Sans compter – même s’il le faut bien – des prix qui affichent une tendance à la hausse, contrairement au niveau des élèves, plutôt à la baisse, tout particulièrement dans les lieux et milieux défavorisés qui ne bénéficient pas de moyens supplémentaires, tels que ceux dont disposent les Zones d’Éducation Prioritaires (ZEP) en France, où la rentrée a lieu presque en même temps qu’à Madagascar. C’est un peu comparer l’incomparable, puisque la série de disparitions de personnes, suivie parfois de mort d’hommes et, surtout, de jeunes filles, risque de planer sur le chemin de l’école, à l’aller comme au retour. Un volet sécuritaire qui préoccupe au plus haut point les parents, confrontés à des exercices, notamment budgétaires et d’emploi du temps, dont les solutions ne se trouvent pas dans les manuels scolaires de leurs enfants. Après la pause des vacances, « back to school », pour utiliser l’anglais qui fait partie du programme scolaire. Pour les enseignants, les élèves et les parents, la reprise des classes dans les établissements tant publics que privés devrait se dérouler dans les meilleures conditions possibles, sous peine, pour les pouvoirs publics, de recevoir une mauvaise note et des observations peu élogieuses dès le premier jour de la rentrée.

R.O

Boss of Freestyle Nta 4 : Les rappeurs décrochent le mic

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Le freestyle, moyen d’expression, la scène comme un tremplin : le samedi 29 août à partir de 15 heures, les passionnés du « rap Syga » assisteront à une grand-messe, la quatrième édition de « Boss of Freestyle Nta 4 ». Sous l’impulsion de MkifetLife Entertainment, en étroite collaboration avec La Teinturerie, le plat offert par les poètes de rue semble singulièrement garni. Lyrikal Jill, Jiji Shelb, Mista Boska, Printsy, Scka, Double G, Maint Fanah, Ngah-B, Nephesh Ta’an, Kofal et Insané se succéderont sur les planches. Ces punchlineurs cracheront des rimes improvisées. D’ailleurs, tel est le concept de cet événement : prendre le micro, sortir les mots avec un flow fluide, tout en s’adaptant aux beats proposés par le platiniste DJ Yatang. En outre, « Boss of Freestyle Nta 4 » promeut les rappeurs. L’initiative se construit dans une rencontre entre les artistes et le public.

Iss Heridiny