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samedi, octobre 17, 2026
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Erick Manana & Feo Gasy : Trente ans d’une histoire atypique

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La composition actuelle de Feo Gasy qui sera sur la scène du CCI Ivato demain à 15h.
La composition actuelle de Feo Gasy qui sera sur la scène du CCI Ivato demain à 15h.

À l’occasion de son concert anniversaire ce samedi au CCI Ivato, Feo Gasy revient sur ses origines insolites en terre européenne. Une aventure musicale hors norme qui unit désormais plusieurs générations.

À en croire Erick Manana, hier au QG dans la zone Zital d’Ankorondrano, la naissance de Feo Gasy il y a 30 ans est une histoire atypique. Au passage, un concert de quatre heures minimum intitulé « Erick Manana & Feo Gasy » aura lieu samedi à 15h au CCI Ivato. « C’était à Bordeaux, j’ai appelé Pasy en premier. Puis Rakoto Frah, Fafah et les autres. Si notre concert avait lieu à 20h, ils sont arrivés vers 22h, pas par leur faute. Le public est resté. Tandis que l’organisateur inquiet était constamment sur mon dos », rappelle Erick Manana. Pour une première, de plus en Europe, ce n’était pas gagné d’avance. Il poursuit : « Quand tout le monde était arrivé, c’est dans les loges que nous avons calé toutes les chansons. Une fois encore, le tourneur s’est beaucoup inquiété. » C’est l’histoire qui écrira la suite. Erick Manana, d’une voix égale, conclut : « À la fin du concert, il est venu dans les loges, en pleurant. Il nous a dit qu’il n’avait jamais vu une chose pareille de toute sa carrière. Alors, il nous a proposé de faire notre album, nos tournées dans les festivals… » Seuls les artistes malgaches, loin d’être chauvin, sont capables de rattraper une mayonnaise qui a tourné avec une telle finesse. Et ainsi naquit Feo Gasy. « C’est toujours un privilège », poursuit Kolibera, présent également sur les lieux. Le nouveau venu de la bande, Dadou, le fils de Fafah Mahaleo, qui était membre de Feo Gasy, mentionne sa première impression : « J’étais aux anges quand il m’a appelé », résume-t-il le plus simplement possible.

Ce qui rend Feo Gasy encore plus atypique, c’est qu’il a fallu attendre trois ans, un album, pour faire son premier concert à Madagascar. Ce qui veut dire que leurs chansons ont devancé leur notoriété. Rien de standard dans cette formation, presque « rock attitude ».

Maminirina Rado

Livre : Nicolas Martin réédite « Symboles royaux & rivalités … »

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Un extrait de « Symboles royaux & rivalités à la cour d’Antananarivo sous le règne de Radama II ».
Un extrait de « Symboles royaux & rivalités à la cour d’Antananarivo sous le règne de Radama II ».

Nicolas Martin réitère, renouvelle ou remet à jour « Symboles royaux & rivalités à la cour d’Antananarivo sous le règne de Radama II ». La version améliorée, éditée cette année, après la première en 2021, semble plus riche en images, en design et, surtout, s’enrichit d’autres informations. En 103 pages, il entre dans le détail du règne de Radama II. Ce roi a « donné autant de largesses aux Français qu’aux Anglais », explique-t-il au sujet de son livre. La version établie veut que ce monarque ait été une sorte de « francophile invétéré ». Ce qui aurait conduit à sa mort. Dans son ouvrage, Nicolas Martin met en lumière plusieurs personnages historiques : le ministre de la police Razafinkarefo, le ministre de l’Intérieur Raharolahy, Jean Laborde, Bishop Vincent-William Ryan et tant d’autres encore. À croire que Madagascar intéressait les « puissances » étrangères depuis des lustres. Pour le cas de la Grande île, les Français et les Anglais. Et aussi les Églises de ces deux puissances coloniales, avec des illustrations qui remontent à deux siècles. Loin d’être un décor de bibliothèque ou de living-room de bourgeois branché, « Symboles royaux & rivalités à la cour d’Antananarivo sous le règne de Radama II » se lit, se dévore et élargit les horizons. Quant à l’auteur, c’est un spécialiste du windsurf à la base et il vit de ce métier. « En fait, l’argent que je gagne dans mon activité, j’en dépense dans mes livres », un air de passionné chez Nicolas Martin.

Maminirina Rado

Vendredi joli

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(crédit photo : Drwina Olo)
(crédit photo : Drwina Olo)

Drwina au Madagascar Underground

Drwina est ce genre d’artiste qui joue entre deux mondes, sans être redondant : les sonorités occidentales et le terroir. Il sera sur la scène du Madagascar Underground à Antsahavola aujourd’hui à 18h. Une musique mêlant vitalité, enracinement et ouverture au monde. Le meilleur sport de ce vendredi.

(crédit photo : www.afropop.org)

T Sammy chez les « cracks »

L’ADMC–CRAAM de l’université de Tananarive reçoit ce jour l’un des musiciens, auteurs-compositeurs malgaches de sa génération, T Sammy, à partir de 15h. C’est un vrai monstre sacré qui montera sur cette scène, dans les antres des matières grises de la capitale. Sa musique est reconnue non seulement à Madagascar, mais aussi à travers le monde.

(crédit photo : Lewiky Voloryzafy)

Electroroots avec Lewiky et sa clique

De quoi passer une nuit électro avec des effluves de sonorités tirées de la musique malgache traditionnelle : Lewiky présente « Electroroots Lewiky & Friends » ce soir à partir de 20h à la Teinturerie Ampasanimalo. Des « sonorités nouvelles », de la musique vivante, de belles vibrations en perspective.

Maminirina Rado

Zily boana : Une mémoire malgache à transmettre

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Les jeunes Malgaches ont toujours été pointés du doigt. « Ils ne comprennent plus la culture, ils ne connaissent plus la tradition », martèlent certains anciens. Une critique devenue presque habituelle. Pourtant, cette jeunesse n’est pas nécessairement indifférente à son héritage. Elle cherche surtout à connaître l’origine et la signification des pratiques transmises par les générations précédentes.

Dans les lieux sacrés, les rituels sont observés avec attention. Les jeunes souhaitent en connaître les fondements, les récits et les symboles. « Je demande souvent à mes grands-parents le pourquoi du comment de la tradition, mais les réponses me semblent vagues, voire incompréhensibles », témoigne Tony Razanamiaina, lycéen de 18 ans. Cette situation traduit surtout une difficulté dans la transmission de la mémoire culturelle. La jeunesse actuelle grandit également dans un univers largement ouvert sur le monde. Les récits et les légendes de Chine, du Japon, de l’Inde ou encore de la Grande-Bretagne occupent une place importante dans son imaginaire. Les films, les séries, les livres et, désormais, les plateformes numériques ont largement contribué à leur diffusion. Les grandes épopées étrangères sont ainsi devenues accessibles à tous. Leurs héros, leurs aventures et leurs mythologies traversent les frontières avec une facilité remarquable. Dans le même temps, plusieurs récits malgaches restent confinés dans la tradition orale.

C’est notamment le cas de Zily Boana

Son odyssée, ses itinéraires tumultueux en mer et les récits qui entourent son personnage constituent pourtant un patrimoine narratif considérable. Mais cette histoire demeure encore largement portée par la mémoire des anciens. Elle se transmet de génération en génération, avec le risque de voir certains détails disparaître au fil du temps. L’arrivée de l’intelligence artificielle offre aujourd’hui de nouvelles possibilités. Des passionnés commencent à utiliser ces outils pour mettre en valeur les légendes, les récits historiques et les grandes figures de la mémoire malgache. Illustration, transcription, vulgarisation et diffusion numérique permettent de donner une nouvelle visibilité à ces histoires.

Cette dynamique reste cependant insuffisante

La technologie ne peut pas, à elle seule, assurer la sauvegarde d’un patrimoine. Elle doit accompagner le travail des littéraires, des historiens, des chercheurs, des écrivains et, surtout, des détenteurs de la tradition. Plusieurs auteurs malgaches ont déjà consacré leurs ouvrages à cette mission. Leurs travaux constituent des passerelles entre la mémoire des aïeux et les générations actuelles. Mais le chantier demeure vaste. La culture malgache possède des récits capables de rivaliser avec les grandes légendes venues d’ailleurs. Zily Boana en est une illustration. Il appartient désormais à chaque génération de faire sortir ces histoires de la seule oralité pour leur offrir une place durable dans les livres, les écoles, les médias et les nouveaux espaces numériques.

Une mémoire qui se transmet ne vieillit pas. Elle change simplement de voix.

Iss Heridiny

Nature : L’espoir renaissant du « fotsimaso »

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Le « fotsimaso », le canard le plus rare du monde, extrêmement menacé, ne se trouve qu’à Madagascar. (crédit photo :ebird.org)
Le « fotsimaso », le canard le plus rare du monde, extrêmement menacé, ne se trouve qu’à Madagascar. (crédit photo :ebird.org)

En novembre 2025, une opération de sauvetage d’envergure a débuté au lac Matsaborimena, dans le nord-ouest de Madagascar, lorsque des œufs de fuligule de Madagascar, ou « fotsimaso », ont été prélevés dans la nature avant d’être acheminés à pied sur 44 kilomètres jusqu’au centre d’élevage spécialisé d’Antsohihy. Le succès de cette initiative, ainsi que le fait que les canetons aient atteint l’âge adulte, ont été officiellement annoncés et médiatisés fin août 2026. Ce jalon historique redonne un immense espoir pour la préservation de ce palmipède endémique, autrefois considéré comme éteint avant sa redécouverte en 2006. Orchestré par le « Durrell Wildlife Conservation Trust » et « The Peregrine Fund », cet exploit logistique démontre qu’il est possible de soustraire les œufs de ces canards aux menaces naturelles pour les élever en captivité. Conjuguée à la restauration des habitats et aux réintroductions sur des sites clés comme le lac Sofia ou « Bemanevika », cette démarche consolide la population globale de l’espèce à environ 180 individus, illustrant la vitalité et l’importance des actions de conservation menées pour le patrimoine naturel malgache.

Recueillis par Maminirina Rado

Télécrochet : La dure réalité pour les talents malgaches

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Marghe a enchanté, tout comme Anisha Jo, Ludy & Nathan, le public à Madagascar à travers les télécrochets.
Marghe a enchanté, tout comme Anisha Jo, Ludy & Nathan, le public à Madagascar à travers les télécrochets.

Marghe, Anisha Jo, Ludysoa et Nathan : trois artistes malgaches révélées par les télé-crochets français. Entre album salué mais discret, flop commercial assumé et pari sur la scène plutôt que sur les charts, leurs trajectoires racontent l’après-victoire telle qu’elle est vraiment.

En finale, en demi-finale ou lors de prestations remarquées, les chanteurs et les chanteuses malgaches marquent actuellement les télécrochets internationaux. La boîte de Pandore a été ouverte par Denise et D-Lain, il y a plus d’une décennie. Ces cinq dernières années, des noms ont émergé : Marghe, joli minois de The Voice 2021, Anisha Jo de Star Academy 2022 et Ludysoa & Nathan, de The Voice 2020 puis d’Eurovision France 2022. À eux trois, ils cumulent un parcours post-télécrochet loin des rêves de succès dans les hit-parades. Anisha Jo, après son album « Lumière(s) » (2023), a connu le plus triste revers. La presse spécialisée française n’a pas hésité à utiliser l’expression « échec cuisant » pour qualifier un disque dont la sortie n’a bénéficié d’aucune promotion majeure. En revanche, elle s’est construit une fanbase solide dans son pays d’origine : un succès d’estime.

Pour Marghe, la scène lui a tendu les bras, tandis que son album « Alefa » (2022) rencontre de grandes difficultés à vraiment exploser. Elle suit le cours de l’eau, sans vraiment se forcer. Sa carrière peut encore s’élargir et atteindre des sommets inédits, selon les observateurs. Quant à Ludysoa & Nathan, malgré des bouilles attachantes, leur succès commercial n’a pas été à la hauteur des attentes. Une finale à Eurovision France 2022 a été, sans doute, l’apogée de leur jeune carrière. Comme Marghe, le duo parie sur la scène, c’est-à-dire assurer des concerts plutôt que miser sur les disques. Un pari qu’il gagne quelque peu en ce moment. Puis ils font des réseaux sociaux leur principal atout, en récoltant un beau capital sympathie auprès du public malgache. Bon gré mal gré, la victoire télévisée ouvre une porte : elle ne garantit rien après.

Maminirina Rado

Distrikan’i Toamasina II : Mitokona ireo vahoaka hanala ny ben’ny tanana

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« Miala ny ben’ny tanana Ludovic sy Christian BIF Toamasina II izao dia izao, omeo ny zonay nanamaintimolaly araka ny ord :74-021 momba ny ‘Abus de Propriété’, esory ny maire fa maka ny taninay, aryesory ny maire fa manararaotra sy manao tsinotsinona ary mpaka tanim-bahoaka hatramin’ny fasana ». Ireo ny sora-baventy tazana nentin’ireo vahoaka maro be tao Ambalamanasy omaly nandritra ny fidinana an-dalambe nataon’izy ireo, nanoloana ny lapan’ny tanana tao amin’ny kaominina suburbaine Toamasina II. Araka ny nambaran’ireto vahoaka maro be nanohana ny antson’izy ireo dia tsy eken’izy ireo intsony ny fakana ny tanin’izy ireo an-tsokosoko, ary tsy vitan’izany fa mbola ny vahoaka ihany koa no torian’ny ben’ny tanana sy ny ekipany eny amin’ny zandary sy polisy isaky ny mihetsika. Izy ireo anefa no tonga eny aminay Ambalamanasy maka ny taninay sy mandevina « borne » amin’ny taninay andro alina, tahaka ny voalazan’ity rangahy iray nahita ny fiara maro teo amin’ny amin’ny andro 03 ora maraina handevina « borne ». Niatrika izao fitokonana nataon’ny vahoakan’ Ambalamanasy izao ihany koa ny fikambanana GSM na « Gasy Sahy Manova » notarihan’ny filohany. Nitohy tamin’ny fotokanana an-dalambe ny toe-draharaha ny tolakandro, raha tsy nandray ireo vahoaka na ny solon-tenany mihitsy ny ben’ny tanana sy ny ekipany. Nihazo ny lalana mahitsy mandalo tao Ambohijafy – Valpinson – Ankirihiry – ary Mangarivotra ireto vahoaka marobe nanohy izany.

Malala Didier

Bypass : Vehivavy nitaingina moto, maty tsy tsa-drano

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Ny alin’ny talata teo no nitranga ny lozam-pifamoivoizana rehefa nifandona tamin’ny kamiao lehibe iray ny scooter. Vehivavy nandeha irery no nitaingina ny moto. Feno rà ny làlana ary teo ihany dia hita fa tsy ho avotra intsony ilay vehivavy. Na izany aza natao ny ala nenina nitondràna azy tany amin’ny hopitaly. Tsy nisy vokany intsony izany. Mody eny Anosipatrana izy raha araka ny fantatra ary mety ho nizotra ho any no niharan’ny lozam-pifamoivoizana tetsy Amoronankona. Nanokafan’ny mpitandro ny filaminana fanadihadiana avy hatrany ny mpamily ilay fiara lehibe noho ny fisian’ny fahafatesan’olona. Mampanahy hatrany ny fitaingenana kodiaran-droa eto an-drenivohitra sy ny manodidina. Ny tsikaritra raha ny zava-nisy hatrizay dia ny vehivavy no isan’ny tena mitandrina sy tsy iharan’izany rehefa mitondra moto. Matetika dia izy ireo entina aoriana no tra-doza rehefa mianjera ny moto izay tsy entiny. Ity tetsy amin’ny By-pass ity kosa anefa dia hafa tanteraka ny tranga ary nahafaty tsy tsa-drano ilay vehivavy mpanamory kodiaran-droa.

D.R

Ville d’Antananarivo : 15 hommes interpellés lors d’une descente nocturne de l’OMC

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Les responsables de l’OMC sur tous les fronts.
Les responsables de l’OMC sur tous les fronts.

Une descente nocturne organisée par l’OMC (Organe mixte de conception), dans le cadre du renforcement de la sécurité dans la capitale, a conduit à l’interpellation de 15 hommes dans plusieurs quartiers d’Antananarivo, dans la nuit du mercredi 26 août 2026.

La lutte contre l’insécurité se poursuit dans la capitale. Dans la nuit du mercredi 26 août, l’OMC (Organe mixte de conception) a organisé une vaste descente nocturne dans plusieurs fokontany d’Antananarivo, avec pour objectif de renforcer la présence des forces de sécurité sur le terrain et de prévenir les actes de délinquance. Cette opération, dirigée par le préfet de la ville d’Antananarivo, Vonjy Maminjanahary Andriasy, a mobilisé la Police nationale, la Gendarmerie nationale, les Forces armées ainsi que les « Andrimasom-pokonolona » (comités locaux de sécurité). La Police nationale était notamment représentée par le commissaire divisionnaire de police Manitra Fleurys Razafindahy, chef du Commissariat central de Tsaralalàna. Plusieurs secteurs ont été visités au cours de cette descente, notamment Anosibe Angarangarana, Madera Namontana, Mandrangombato, Lalam-by Ampefiloha, Manarintsoa Isotry, Andavamamba, 67 Ha Vatobe, Vasakosy Antahomadinika, Ankadivato Belle l’Air, EPP Ambatomaro et Analamahitsy.

Au cours de la patrouille, les éléments de l’OMC et les patrouilleurs ont rencontré 15 hommes circulant de nuit sans pièce d’identité et sans motif clairement établi justifiant leur présence sur la voie publique à une heure tardive. Ils ont été conduits dans les locaux de la police pour un examen de situation. Leur identité et leurs renseignements ont été consignés, tandis que des photographies ont été prises afin de permettre aux services de sécurité de disposer d’éléments d’identification et de renforcer leur base de données. Selon les responsables, cette mesure s’inscrit avant tout dans une démarche de prévention. Elle vise à mieux contrôler les déplacements nocturnes, à prévenir d’éventuelles infractions et à renforcer la surveillance dans les secteurs considérés comme sensibles. Elle participe également à la protection des personnes circulant tard dans la nuit, celles-ci pouvant elles-mêmes être exposées à des actes de violence ou d’agression. À travers cette descente organisée par l’OMC, les forces de sécurité et les structures communautaires entendent ainsi maintenir une présence accrue sur le terrain et renforcer la prévention de l’insécurité dans les différents quartiers de la capitale.

T.M.

Tsiroanomandidy : Deux orpailleurs meurent ensevelis dans un éboulement

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Deux hommes ont perdu la vie, mardi 25 août, après un effondrement de terrain alors qu’ils se livraient à l’extraction de l’or dans une zone minière située à Ankafotra, dans le district de Tsiroanomandidy.

Le drame s’est produit dans la journée, au niveau de Vavaranon’i Manambolo, secteur de Tsiafakantitra-Ankafotra, fokontany de Beambiaty, commune rurale d’Antsahalava. Les deux victimes, âgées respectivement de 48 et 32 ans, auraient été surprises par l’effondrement alors qu’elles travaillaient dans une galerie d’orpaillage. Selon des témoignages recueillis sur place, d’autres orpailleurs ont remarqué, vers midi, l’absence des deux hommes. Leurs pièces d’identité, retrouvées à proximité de l’endroit où ils avaient préparé leur repas, ont rapidement fait craindre qu’ils aient été ensevelis sous les décombres. Les orpailleurs des environs ainsi que des habitants des villages voisins se sont alors mobilisés pour tenter de retrouver les deux hommes. Les recherches, menées durant plusieurs heures, ont finalement permis de dégager leurs dépouilles vers 17h30. La nouvelle a ensuite été communiquée aux familles.

Les gendarmes sur les lieux

Alertés dans la soirée, deux éléments de la brigade territoriale, dirigés par le responsable de l’unité, se sont rendus sur place avec une équipe médicale du CSB de Belobaka et les proches des victimes. Une constatation a été effectuée afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident. Les victimes étaient toutes deux originaires de la commune de Belobaka et résidaient à Vohimasina. L’une d’elles exerçait notamment les fonctions de chef de quartier mobile au sein de cette commune. Après l’examen effectué par le personnel médical du CSB II de Belobaka, les dépouilles ont été remises aux familles pour les funérailles. En raison de l’éloignement de la zone d’exploitation et des difficultés d’accès, les dépouilles ne sont arrivées à Belobaka que mercredi 26 août, vers 5h20. Cet éboulement rappelle une nouvelle fois les risques auxquels sont exposés les orpailleurs dans les zones d’exploitation artisanale, où les galeries et les parois peuvent s’effondrer brutalement. La situation est toutefois restée calme dans la zone après le drame.

T.M.