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dimanche, octobre 18, 2026
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RISE North Tour : Le gospel prend ses quartiers à Diego-Suarez

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Joseph D’Af sera de la partie.
Joseph D’Af sera de la partie.

Diego-Suarez sera une grande scène de gospel le dimanche 23 août prochain à partir de 15 heures. La partie se tiendra au Gymnase couvert. RISE North Tour, tel est le thème proposé. L’événement réunira les figures de la musique évangélique. Une affiche alléchante. La louange sortira des quatre murs des églises pour investir un espace culturel plus ou moins immense.

Les voix de Joseph D’Af, Ariane, Joïca & Revival Messengers, MC Aldo et du pasteur Shaddam retentiront de Môrafeno à Soafeno. Oui, ce sont des artistes qui ont consacré leur vie à dire « gloire au Seigneur ». En effet, à Antsiranana, le gospel, depuis ces dix dernières années, commence à investir les planches. Une discipline touchant la jeunesse grâce à l’adaptation musicale, si l’on ose dire ainsi. La conjugaison musicale convainc celle-ci à basculer vers l’évangélisation. En effet, cette rencontre avec les passionnés du christian song prend une dimension particulière. Dans une ville où les influences musicales se croisent et où les générations se rencontrent autour des spectacles, le gospel trouve un terrain favorable à l’expression. Les chants, les rythmes et les messages devraient ainsi composer une ambiance où la ferveur religieuse se mêlera à l’énergie d’un véritable spectacle. En outre, le Gymnase couvert deviendra le point de convergence des amateurs de musique chrétienne. Une après-midi où les micros passeront de main en main, où les voix se répondront et où le public sera appelé à participer.

Après une première étape annoncée à Sambava, le RISE North Tour poursuit sa route vers le Nord. La cité du Pain de Sucre sera, le temps d’une journée, son prochain écrin. Une occasion aussi de rappeler que la création artistique chrétienne continue de renouveler ses espaces, ses publics et ses formes.

Iss Heridiny

Décès : Bon Samar délaisse à jamais son médiator

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Figure de proue du death metal malgache, Bob Samar a apporter plusieurs briques au rock malgache.
Figure de proue du death metal malgache, Bob Samar a apporter plusieurs briques au rock malgache.

La légende s’en est allée : Bon Samar est décédé hier dans la journée, selon une annonce vite partagée par ses pairs à travers les réseaux sociaux. Bien que sa femme ait annoncé, il y a deux jours, qu’il était enfin rentré chez lui après son séjour à l’hôpital, les images étaient assez bouleversantes. Il va sans dire que, sur l’éternel combat des artistes face à la maladie, le nombre d’appels à dons concernant humoristes, chanteurs, écrivains, etc., remplirait une liste de quatre pages en une décennie. Quoi qu’il en soit, le rock malgache dans son ensemble perd l’un de ses piliers. Pour le moment, le programme de la famille pour la suite et les funérailles reste encore à préciser. Les hommages de ses pairs, et notamment de la nouvelle génération, pleuvent sur les réseaux sociaux. Son studio, le studio « Samar », est considéré comme un patrimoine du métal tananarivien.

Maminirina Rado

Épidémie d’Ebola : Madagascar suspend les voyages vers les pays touchés

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Exercice de simulation (SIMEX) à l’aéroport d’Ivato pour la prise en charge d’un cas suspect d’Ebola (photo ministère de la Santé).
Exercice de simulation (SIMEX) à l’aéroport d’Ivato pour la prise en charge d’un cas suspect d’Ebola (photo ministère de la Santé).

Des mesures sont prises face à la menace d’introduction du virus Ebola à Madagascar. Dans une note interministérielle signée le 19 août 2026, l’État suspend temporairement tous les déplacements vers les zones épidémiques et durcit le ton face aux fausses déclarations aux frontières.

Pour couper court à tout risque d’importation de la maladie à virus Ebola, les autorités malgaches ont tranché : tout déplacement en provenance de Madagascar vers les pays affectés par le virus est désormais suspendu jusqu’à nouvel ordre. Cette décision s’accompagne d’un verrouillage rigoureux des accès au territoire national. L’entrée à Madagascar est désormais fermée aux ressortissants étrangers ayant séjourné ou transité dans ces zones à risque au cours des 21 derniers jours. Seuls les nationaux, les résidents légaux et le personnel diplomatique ou humanitaire bénéficient d’une exception, mais à une condition stricte : une quarantaine obligatoire de 21 jours dans un site sécurisé et entièrement à leurs frais. La République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda sont actuellement les pays foyers de l’épidémie. En raison de la forte mobilité des populations et des échanges commerciaux, plusieurs pays limitrophes de la RDC et de l’Afrique de l’Est sont placés sous surveillance stricte : le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud, la Tanzanie et la République centrafricaine.

Mesures

Pour garantir le respect de ce dispositif, la pression est mise sur les transporteurs air-mer. Les compagnies aériennes et maritimes ont l’obligation de communiquer la liste complète des passagers et des membres d’équipage aux services de la Police aux frontières avant chaque atterrissage ou accostage. Elles doivent également distribuer la fiche de déclaration sanitaire, appelée à être rapidement numérisée. Les autorités préviennent qu’aucune tolérance ne sera accordée : toute violation de ces consignes ou toute fausse déclaration entraînera des sanctions administratives et judiciaires prévues par la réglementation en vigueur.

Congo. L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a atteint plus de 5 000 cas et plus de 2 300 décès, devenant la plus meurtrière de l’histoire du pays. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que cette flambée, causée par la souche rare de Bundibugyo, progresse rapidement et reste loin d’être maîtrisée. Il n’existe pas encore de traitement ni de vaccin spécifique approuvé pour cette souche particulière de type Bundibugyo. Le virus peut être transmis à l’être humain par contact direct (sang, organes, liquides biologiques) avec des animaux infectés. La maladie débute par des symptômes qui ressemblent à la grippe : apparition brutale d’une fièvre supérieure à 38 °C, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et une irritation de la gorge.

Narindra Rakotobe

Ankatso I : Lancement des travaux de rénovation des logements étudiants

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Coup d'envoi des travaux de réhabilitation des blocs sanitaires (douches et WC) du Bloc DITRA, situé à Ankatso I, hier.
Coup d’envoi des travaux de réhabilitation des blocs sanitaires (douches et WC) du Bloc DITRA, situé à Ankatso I, hier.

Les efforts pour l’amélioration des conditions de vie des étudiants à Ankatso se poursuivent. Conformément aux visions du régime d’État axées sur la valorisation des étudiants malgaches et de l’enseignement supérieur, des initiatives sont menées pour répondre aux besoins fondamentaux des jeunes universitaires et leur offrir un environnement sain et serein. Dans le cadre de la modernisation des infrastructures universitaires, le coup d’envoi des travaux de réhabilitation des blocs sanitaires (douches et WC) du Bloc DITRA, situé à Ankatso I, a été donné hier. Prise en charge par la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar, cette opération s’étendra progressivement aux autres bâtiments résidentiels environnants du campus. Face à ces actions concrètes en faveur du bien-être des résidents du campus, les représentants des étudiants ont tenu à exprimer leur gratitude et leurs remerciements au gouvernement pour cette prise de responsabilité et ce soutien apporté à la communauté estudiantine.

Narindra Rakotobe

Approvisionnement en eau : Le chantier JIRAMA WATER III avance à grands pas

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23 km de conduites pour transformer l’investissement en eau au robinet. À Amoronakona, le chantier de la nouvelle station de production d’eau potable avance. D’une capacité annoncée de 50 000 m³ par jour, cette infrastructure constitue l’un des principaux volets du projet JIRAMA WATER III. La clôture de protection du site est entièrement achevée et 50% des infrastructures nécessaires à la réalisation des travaux sont déjà installées, d’après les informations recueillies sur les lieux pendant une visite de chantier menée par le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène hier.

Les travaux de terrassement suivent la même tendance, en affichant un taux d’avancement de 75%. Les études techniques de conception, quant à elles, sont réalisées à 80%, tandis que les dossiers d’exécution atteignent un taux de réalisation de 20%. La station doit ainsi franchir encore plusieurs étapes techniques avant de pouvoir passer aux essais de fonctionnement, prévus avant la fin de 2027.

Indispensable

Produire davantage d’eau ne suffit toutefois pas. Encore faut-il pouvoir l’acheminer vers les infrastructures de stockage et, à terme, vers les consommateurs. C’est tout l’enjeu du deuxième volet du projet, qui consiste en la pose de 23 km de conduites destinées à relier la nouvelle production aux réservoirs d’Iavoloha, d’Ambohibe et d’Analamahitsy. D’après l’entreprise responsable des travaux, les infrastructures nécessaires au chantier sont actuellement installées. Côté paperasse, les dossiers d’exécution sont en cours de finalisation et les principales conduites, ainsi que les accessoires nécessaires à leur installation, sont en cours de commande.

Par ailleurs, à Ambohibe, un réservoir d’une capacité de 1 500 m³ doit également compléter ce dispositif. L’accès au site a été entièrement réhabilité et les travaux de nettoyage sont achevés.

Du financement à l’eau. Il convient de rappeler que le projet JIRAMA WATER III est financé par la Banque européenne d’investissement, l’Union européenne et l’État malgache. La logique de ce projet repose précisément sur une chaîne consistant à produire davantage, transporter l’eau, la stocker et renforcer ensuite son alimentation vers les zones desservies. Les 23 km de conduites sont donc aussi stratégiques que la station d’Amoronakona elle-même. Selon l’échéance annoncée, les premiers essais de mise en service de la station sont prévus avant la fin de 2027. D’ici là, l’enjeu sera de maintenir le rythme des différents chantiers et de faire en sorte que l’investissement consenti se traduise effectivement par davantage d’eau potable disponible pour les usagers.

José Belalahy

ISSM – ONTM : Partenariat pour renforcer la visibilité de la destination Madagascar

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Lors de la signature de la convention de partenariat entre les deux parties.
Lors de la signature de la convention de partenariat entre les deux parties.

L’Ivon-toeran’ny Sarimihetsika sy Sarimiaina Malagasy (ISSM) et l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) viennent de signer une convention de partenariat.

L’objectif consiste à renforcer la visibilité de la destination Madagascar à travers l’image, en facilitant et en accompagnant la production de contenus pour mettre en valeur le patrimoine naturel et les richesses de la Grande Île auprès des publics nationaux et internationaux. C’est le début d’une nouvelle dynamique de collaboration entre les deux institutions, fondée sur une ambition commune : contribuer à la valorisation de l’image de Madagascar et renforcer son rayonnement à travers l’audiovisuel.

Leviers de visibilité

D’aucuns reconnaissent que Madagascar possède une richesse naturelle, culturelle et humaine exceptionnelle. La diversité de ses paysages, son patrimoine, ses traditions, son histoire, sa biodiversité et la singularité de ses territoires sont autant d’éléments qui façonnent l’identité et l’attractivité de la destination. « Ces atouts constituent une source particulièrement riche de récits et d’images à porter à l’écran. À l’heure où l’image occupe une place croissante dans la manière de découvrir et de choisir une destination, les supports audiovisuels constituent de puissants leviers de visibilité et de promotion. Les contenus diffusés sur les différents supports numériques permettent aujourd’hui de faire découvrir un territoire bien au-delà de ses frontières. Un paysage, une histoire, une culture ou une expérience mis en valeur à l’écran peuvent susciter l’émotion, éveiller la curiosité et, surtout, donner envie de venir découvrir Madagascar », a fait savoir Danny Barivelo, directeur général de l’ONTM, lors de cette cérémonie de signature de la convention de partenariat bipartite.

Promotion de la destination

En outre, les deux parties reconnaissent la complémentarité de leurs missions et renforcent les passerelles entre tourisme, cinéma, culture et valorisation du patrimoine malagasy. Pour l’ISSM, ce partenariat traduit la volonté de faciliter et d’accompagner les initiatives de l’ONTM et de ses partenaires nationaux et internationaux contribuant à la promotion de Madagascar. Pour ce faire, la production de contenus valorisant les territoires et les richesses de la destination sera réalisée et diffusée auprès de leurs différents publics. Quant à l’ONTM, cette collaboration s’inscrit pleinement dans sa mission de promotion de la destination Madagascar, en développant des synergies avec les institutions qui contribuent à renforcer la visibilité et l’attractivité du pays auprès de nouveaux publics.

Navalona R.

Foire « Rodorodon’ny Tantsaha » : Promotion des produits naturels « Vita Malagasy »

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La 5e édition de la foire « Rodorodon’ny Tantsaha » se tient jusqu’au 23 août 2026.
La 5e édition de la foire « Rodorodon’ny Tantsaha » se tient jusqu’au 23 août 2026.

La 5ᵉ édition de la foire « Rodorodon’ny Tantsaha », organisée par le « Foyer des Paysans » sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, se tient depuis mercredi et jusqu’au 23 août 2026 au stade Maki d’Andohatapenaka.

Des produits naturels « Vita Malagasy » y sont mis à l’honneur. À titre d’illustration, une innovation agricole a été réalisée par la société Vanini Madagascar en exploitant le cactus figue de Barbarie, dont la partie sud de l’île regorge. L’initiateur de ce projet s’est lancé dans l’extraction des pépins de ce fruit en procédant à une pression à froid, afin de préserver intégralement les propriétés nutritives et cosmétiques de l’huile végétale. Il s’agit de « l’huile d’or », déjà exportée par Madagascar vers la Chine et l’Europe. « Nous la vendons à 700 000 Ar le kilo », a précisé un responsable de Vanini Madagascar lors de la présentation du produit.

Produits de santé naturelle. « Cette huile d’or, riche en vitamine E et en antioxydants, offre un effet anti-âge naturel tout en stimulant la régénération cellulaire. Elle assure également une hydratation intense de la peau, sans oublier la fortification des cheveux et des ongles », explique le promoteur. En outre, d’autres produits de santé naturelle et des compléments alimentaires à base de plantes médicinales se vendent comme des petits pains lors de cet événement. Le sirop à base de « beroberoka » (pissenlit), utilisé comme détoxifiant, ainsi que les produits stimulant la mémoire sont très prisés par les consommateurs. De plus, des repas précuits tels que le « vary amin’anana » et le riz cantonais, tout comme les produits à base d’hibiscus, attirent particulièrement les visiteurs.

Recherche de débouchés

Par ailleurs, les confitures naturelles sans additifs ni conservateurs (à base de jujube, de tomate, de potiron, de goyave, de corossol et de fruit du jacquier) sont également à l’honneur lors de cette foire dédiée à la promotion des produits issus de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage et de l’artisanat. L’entreprise Miaraka Agrifood se lance déjà dans l’exportation de ces différentes variétés de confitures via ses revendeurs, grâce à une qualité répondant aux normes internationales. Pour rappel, la foire « Rodorodon’ny Tantsaha » est organisée dans le but de valoriser les produits des ménages ruraux. Elle constitue une opportunité majeure de recherche de débouchés pour les organisations paysannes, tout en favorisant les échanges entre les acteurs de chaque maillon de la chaîne de valeur et de l’économie rurale.

Navalona R.

Marc Ravalomanana : Redynamisation du TIM en vue de la prochaine échéance

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Vendredi dernier, Marc Ravalomanana était à Toamasina dans l’objectif de rencontrer les militants TIM et constater la réhabilitation du QG local.
Vendredi dernier, Marc Ravalomanana était à Toamasina dans l’objectif de rencontrer les militants TIM et constater la réhabilitation du QG local.

Alors que Michaël Randrianirina, président de la Refondation, a déjà annoncé que l’État est prêt pour la tenue d’élections à partir de juillet 2027, la classe politique malgache donne l’impression de marcher au ralenti. Seules trois formations maintiennent une présence visible sur le terrain. Les autres se contentent d’observer, en pariant sur une recomposition institutionnelle après la « concertation nationale » pour exister.

Le TIM en tête de peloton. Le Tiako i Madagasikara (TIM) de l’ancien président Marc Ravalomanana occupe clairement le devant de la scène. Le parti poursuit sans relâche sa redynamisation de la base, avec un calendrier chargé et des descentes régulières dans les régions. Vendredi dernier, Marc Ravalomanana était à Toamasina, dans l’objectif de rencontrer les militants et de constater la réhabilitation du QG local. Samedi, le coordinateur national, Williamson Razafindrano, a réuni les responsables TIM des régions Anosy et Androy. Hier, c’est le secrétaire général, Rina Randriamasinoro, accompagné des membres du Bureau politique, qui a poursuivi la tournée à Vatomandry.

Adhésion populaire. Pour les dirigeants du parti, cette mobilisation répond à une mission claire. « L’une des responsabilités d’un parti politique est l’animation de la vie politique : inciter les citoyens à suivre de près et à participer aux affaires nationales, tout en informant et en préparant les membres pour toutes les échéances », rappellent-ils. L’ambition n’est pas cachée. Marc Ravalomanana n’a jamais démenti son souhait de revenir à la tête de l’État pour, dit-il, « sortir Madagascar de la misère ». Interrogé récemment par la presse sur une éventuelle candidature en 2027, il a préféré éluder. Mais dans les rangs du TIM, la conviction est forte : il sera dans les starting-blocks le moment venu. L’enjeu sera désormais de transformer cette présence sur le terrain en adhésion populaire, dans un contexte où les attentes sociales restent fortes. En dehors du TIM, deux autres formations restent actives : le Malagasy Miara-Miainga (MMM) de Hajo Andrianainarivelo et le Hery Vaovao hoan’i Madagasikara (HVM) de Hery Rajaonarimampianina. Leur activité est plus discrète, mais régulière. Moins de grandes tournées nationales, davantage de travail de structuration et de concertation avec les bases. Elles entretiennent ainsi leur visibilité sans s’exposer à l’usure. Dans un paysage marqué par l’inconstance, cette continuité constitue déjà un avantage.

Part du gâteau

Le reste du paysage politique se résume à ce que le député d’Ikalamavony, Pety Rokotoniaina, a résumé sans détour : « les autres formations politiques font tout simplement du bruit dans l’espoir d’obtenir leur part lors de la prochaine distribution de seza ». Absent du terrain, ce bloc majoritaire concentre ses efforts sur la revendication institutionnelle. Dissoudre certaines institutions, en créer de nouvelles « plus inclusives », organiser un grand consensus : voilà les leitmotivs. Derrière ce discours se cache une réalité simple. N’ayant ni moyens ni ancrage, ces partis cherchent à obtenir une place à la table des négociations sans passer par la case campagne. Car à force de briller uniquement par des communiqués entre deux élections, il devient difficile de convaincre au moment du vote. Pendant ce temps, les trois partis présents sur le terrain quadrillent le pays, rencontrent les électeurs et testent leurs messages. Cette différence de rythme en dit long sur l’état du paysage politique. D’un côté, des partis qui choisissent d’animer et de préparer. De l’autre, une majorité qui mise sur l’attentisme et les négociations de dernière minute. Sur les quelque 200 partis recensés, une dizaine seulement fonctionnent réellement. Le reste attend « sa part du gâteau ».

Julien R.

Conseil des ministres : 12 nominations aux hauts emplois de l’État

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Le Conseil des ministres a procédé, avant-hier, à 12 nominations aux hauts emplois de l’État au titre de six départements ministériels. Les nouvelles nominations concernent notamment des postes de direction générale, de direction centrale et de direction régionale. À savoir : Hery Rosette, nommée consule générale au Consulat général de Madagascar à La Réunion, en France ; Manambisoa Tahirimampionona Baholy Larisse, directrice générale de l’Aménagement du territoire ; Aurélien Ravelojoeliandriambeloaritafika, directeur du Centre hospitalier universitaire et des soins de santé d’Analakely ; Fomesaotra Razafindrakoto Juliot, directeur de la Transfusion sanguine ; Tiana Jovana, directrice régionale des Transports et de la Météorologie dans l’Atsinanana ; Elysa Rahantamalala, directrice régionale des Transports et de la Météorologie dans l’Atsimo-Atsinanana ; Harijaona Mamy Rambelson, directeur chargé de l’Assurance et de la Prévention des accidents dans le transport routier ; et Rija Rakotoniaina Franco Eddie, secrétaire général du ministère des Transports et de la Météorologie.

OREA. Au ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, Maminiaina Rakotoarivony est nommé directeur chargé de l’Administration et des Finances auprès de l’OREA, tandis que Voninala Ranaivo devient coordonnatrice générale des Projets et de la Coopération. Quant au ministère de la Communication et de la Culture, Bebel Betombo est nommé directeur régional dans la région Diana et Harenasoa Mamiarinirina Hortensia Gabriella prend les mêmes fonctions dans la région Anosy. En somme, le Conseil des ministres a enregistré 12 nominations aux hauts emplois de l’État.

Nadia R.

Bruno Fuchs, député français : « Il ne faut pas que la Russie profite de sa présence pour dénigrer un partenaire historique »

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Bruno Fuchs a tenu la conférence de presse, hier, à l’ambassade française.
Bruno Fuchs a tenu la conférence de presse, hier, à l’ambassade française.

Neuf mois après le basculement d’octobre 2025, Paris observe Madagascar, prend la température et cherche visiblement à redéfinir les contours d’une relation qui n’est plus à sens unique.

Après une semaine de déplacement à Madagascar, Bruno Fuchs, président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, plaide pour une coopération davantage tournée vers les besoins de la population, tout en assumant le rapprochement d’Antananarivo avec Moscou. « Il faut un partenariat intelligent, efficace et utile », a martelé hier le député français face à la presse, dans les locaux de l’ambassade de France à Ambatomena. Pour lui, la relation entre les deux pays ne peut plus se résumer à une proximité historique. Elle doit produire des résultats concrets. Cette visite, la deuxième de Bruno Fuchs à Madagascar en 2026 après celle de novembre 2025, avait notamment pour objectif d’évaluer l’état du partenariat franco-malgache depuis les bouleversements politiques d’octobre 2025.

Durant une semaine, le président de la commission des Affaires étrangères a rencontré le chef de l’État, des ministres, des dirigeants d’entreprise ainsi que des employés engagés dans différents projets de développement. Santé, investissements, assainissement : sur le terrain, le parlementaire français dit avoir mesuré les attentes. « Les personnes que j’ai rencontrées attendent beaucoup de la France », a-t-il souligné. Mais derrière cette attente, il pointe aussi une faiblesse, notamment la lenteur dans la mise en œuvre. « Après neuf mois, il y a des choses à améliorer ; par exemple, la capacité à mettre en œuvre les projets est assez longue à Madagascar », a-t-il constaté.

Le rapprochement entre Madagascar et la Russie était l’un des sujets sensibles de cette visite. Bruno Fuchs ne cherche pas à le minimiser. Il affirme même qu’il faut désormais que la France s’y habitue. « Sur le principe, je n’ai aucun problème avec le rapprochement avec Moscou, il faut que la France s’habitue à ça », a-t-il déclaré. Une position qui tranche avec toute tentation de voir Madagascar choisir un camp. Pour le député français, aucun partenaire ne peut, à lui seul, répondre à l’ensemble des besoins d’un pays. « Aucun partenariat exclusif n’est en mesure de fournir les besoins de développement d’un pays », a-t-il estimé. La limite, selon lui, apparaît lorsque la concurrence devient politique. « Là où il y a problème, c’est quand un partenaire n’utilise pas les mêmes règles du jeu, qu’il cherche à vous dénigrer », a-t-il ajouté. Une mise en garde adressée implicitement à Moscou. « Il ne faut pas que la Russie profite de sa présence à Madagascar pour dénigrer un partenariat historique de Madagascar », a-t-il insisté.

Anti-français. Bruno Fuchs estime par ailleurs que Madagascar ne connaît pas la même dynamique de rejet de la France, observée dans certains pays du Sahel. « Je ne trouve pas de sentiment anti-français à Madagascar », a-t-il affirmé, tout en évoquant les situations vécues dans d’autres pays africains. Pour le parlementaire, la relation franco-malgache conserve donc un socle sur lequel il est possible de reconstruire. Mais cette relation devra être adaptée aux nouvelles réalités géopolitiques. « Il faut créer un projet politique fort entre l’Europe et l’Afrique pour faire face au bloc Amérique et Asie », a-t-il lancé. Au-delà de la rivalité d’influence entre puissances, Bruno Fuchs veut remettre la population au centre du partenariat. « Le partenariat avec Madagascar devrait être conduit de façon que le partenariat profite à la population », a-t-il déclaré.

Même logique pour les ressources du pays. Madagascar dispose, selon lui, d’un potentiel considérable, mais celui-ci doit être mieux orienté vers les besoins sociaux et économiques. « Madagascar est un pays très riche, il faut que ces richesses soient investies suivant les besoins de la population », a-t-il souligné. Paris ne réclame pas l’exclusivité, mais entend préserver sa place. Moscou peut avancer, mais « sans transformer sa présence en offensive contre la France », selon le député français. Et surtout, les partenariats doivent désormais être jugés à l’aune de leur impact concret sur la population. Bruno Fuchs a enfin pris soin de relativiser la portée institutionnelle de son déplacement. « Je ne représente pas la France », a-t-il précisé. « Je ne suis pas un émissaire ni un envoyé spécial. »

Rija R.