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dimanche, octobre 18, 2026
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Rugby – Final XXL Top 12 : L’USCAR garde le cap malgré le report

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L’USCAR motivée par le soutien du PDS d’Antananarivo.
L’USCAR motivée par le soutien du PDS d’Antananarivo.

La finale du XXL Top 12 opposant l’USCAR au COSFA n’aura pas lieu le 16 août comme prévu, mais le 6 septembre au Stade Makis Andohatapenaka. Un report qui offre trois semaines supplémentaires de préparation aux rugbymen de la commune urbaine d’Antananarivo, galvanisés par le soutien du PDS Fenoherintsoa Ralambomanana et déterminés à corriger leurs failles avant ce choc décisif.

La sélection USCAR, représentant la commune urbaine d’Antananarivo, s’est qualifiée pour la grande finale du XXL Top 12 après avoir écarté le CEA Andranomanalina sur le score serré de 37 à 35, lors de la demi-finale du 26 juillet. Le choc attendu contre le COSFA devait se jouer le 16 août, mais la Fédération malgache de rugby a annoncé son report. La nouvelle date est fixée au 6 septembre, au Stade Makis Andohatapenaka. En attendant, l’USCAR poursuit ses entraînements au Stade Alarobia. Hier, les joueurs ont reçu la visite du président de la Délégation spéciale (PDS) d’Antananarivo, Fenoherintsoa Ralambomanana, venu leur témoigner son soutien. Sa présence a été vécue comme un véritable moteur de motivation. « Nous avons appris mardi que la finale était repoussée. Ce genre de situation fait partie du sport et peut même être bénéfique, car nous gagnons du temps de repos et de préparation. Nous avons désormais trois semaines pour corriger nos failles, améliorer notre jeu et renforcer notre collectif. Nous remercions vivement le PDS d’Antananarivo : sa présence à nos côtés est une source de motivation énorme. Il nous accompagne jusque dans les stades et, à chaque rencontre, il nous apporte une énergie nouvelle », confie Anthony, capitaine de l’équipe. De son côté, le PDS Fenoherintsoa Ralambomanana a déclaré : « Je suis venu pour réconforter et soutenir nos représentants avant cette grande finale. Le report ne doit pas être perçu comme un obstacle, mais comme une opportunité de mieux se préparer. L’USCAR a montré sa valeur en atteignant ce stade de la compétition, et je suis convaincu que l’équipe saura se surpasser le 6 septembre ». Avec trois semaines supplémentaires pour peaufiner leur stratégie, les rugbymen de la commune urbaine d’Antananarivo abordent cette finale avec une détermination renforcée. Le duel contre le COSFA promet d’être explosif, entre discipline militaire et fougue urbaine.

Heriniaina Samson

Basket : Mathias M’Madi poursuit l’aventure à Orchies

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Le meneur-arrière international malgache Mathias M’Madi rempile finalement au Basket Club d’Orchies pour la saison 2026-2027. Le club nordiste a officialisé ce mercredi la poursuite de leur collaboration, alors que le départ du jeune joueur avait été annoncé auparavant. Arrivé en janvier 2026 comme pigiste médical, M’Madi s’est rapidement imposé dans la rotation orchésienne. Pour sa première saison en Nationale 1, le joueur de 21 ans a disputé 23 rencontres, avec une moyenne de 13,2 points, 3,9 rebonds et 3,4 passes décisives, pour 12,5 d’évaluation. Ses performances ont contribué au parcours du BCO, qualifié pour les play-offs. Après avoir envisagé un nouveau projet durant l’intersaison, M’Madi a finalement choisi la stabilité. Il portera donc encore les couleurs bleu et blanc d’Orchies, avec l’ambition de confirmer sa progression, de gagner en responsabilités dès la rentrée au sein du groupe et de franchir un nouveau cap.

T.H

Festival de la Beauté : Bouillonnement culturel au Sambirano 

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Ambanja abritera, du 28 au 29 août prochain, la troisième édition du Festival de la Beauté. Organisé par l’Association Diaconie de la Beauté du diocèse d’Ambanja, ce grand rassemblement réunira artistes, communautés chrétiennes et acteurs culturels autour de l’art et de la foi. Cette nouvelle édition prend une dimension particulière avec la présence annoncée de Daniel et Anne Facérias, fondateurs du mouvement Diaconie de la Beauté.

Avant les spectacles et les animations, les participants auront droit à deux journées de retraite spirituelle, les 26 et 27 août. Temps de prière, enseignements et préparation artistique sont prévus. Une manière, pour les instigateurs, d’offrir au festival une entrée qui lui est propre, car c’est la foi qui inspire l’artiste pour produire un art. Les festivités débuteront le 28 août avec un carnaval dans les rues de la capitale du cacao. Les traditions locales seront mises en avant à travers les costumes et les danses. Une exposition-vente permettra aux artisans de présenter leurs œuvres. Les savoir-faire locaux auront ainsi leur place dans cette rencontre qui cherche à rimer beauté et identité. Mais la nouveauté la plus concrète de cette troisième édition reste peut-être la Maison des Artistes. Son inauguration officielle est prévue durant le festival. L’établissement doit servir de cadre permanent pour former et soutenir les aèdes dans leur vocation. Le festival ne veut donc pas seulement laisser des souvenirs après deux jours de spectacles. Il entend aussi laisser une structure. La présence de Daniel et Anne Facérias renforce, par ailleurs, la portée internationale de cette édition. Le Prince Tsiasaro IV et son épouse sont aussi sollicités comme parrains de la festivité, donnant à l’événement une dimension à la fois culturelle, institutionnelle et traditionnelle.

Au fief de Bemazava, la beauté sera donc exposée cette fois sur scène, dans les rues, dans les ateliers et jusque dans l’église. Pour sa troisième édition, la Diaconie de la Beauté veut ainsi faire d’Ambanja un point de jonction entre foi chrétienne, création artistique et culture locale.

Iss Heridiny

Nomination : Lejim 415 à la tête du conseil d’administration de l’OMDA

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(crédit photo : Dr Lejim 415 de Madagascar) légendes : Auteur/compositeur reconnu, Jimmy Hilarion Rakotonavory passe à la direction du conseil d’administration de l’OMDA
(crédit photo : Dr Lejim 415 de Madagascar)
légendes : Auteur/compositeur reconnu, Jimmy Hilarion Rakotonavory passe à la direction du conseil d’administration de l’OMDA

Un docteur en ethnomusicologie est à la tête du conseil d’administration de l’Office malgache des Droits d’Auteurs (OMDA), en la personne de Jimmy Hilarion Rakotonavory, depuis le 6 août. Jour de la première réunion de ce nouveau bureau. Il succède ainsi au comique Francis Turbo, Francis Razafiarison dans le civil. Le conseil d’administration est composé de plusieurs entités ministérielles et d’acteurs du monde culturel. Ainsi, le nouveau président du conseil représente la Primature. D’autres représentants sont issus des ministères de la Justice, de l’Intérieur et de la Décentralisation, de la Communication et de la Culture, et ainsi de suite. Ancien chanteur de « salegy Tsimihety », Lejim 415, son nom de scène, a quelque peu délaissé le micro pour se consacrer à ses études universitaires. Sa thèse, soutenue en 2023 à l’université de Tuléar, a pour thème le « balimanjôfo », rassemblement festif spécifique du groupe humain Tsimihety. Tels les « tsaboraha » dans l’Est et d’autres moments jouissifs, qui sont célébrés souvent lors de l’ouverture des campagnes de vanille. Ou pour célébrer la nouvelle année. 

Maminirina Rado

Patrimoine : L’épopée de Joseph Rakotoarison de « Diarin’ny nofy »

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Joseph Rakotoarison, le « patriarche » de la troupe « Akon’ny diary » d’Itaosy.
Joseph Rakotoarison, le « patriarche » de la troupe « Akon’ny diary » d’Itaosy.

Le quartier d’Itaosy est une pépinière de la musique folklorique, le « vakodrazana » ou patrimoine ancestral. Telle « Diarin’ny nofy », la troupe d’un grand bonhomme d’une éternelle jeunesse : Joseph Rakotoarison.

La création de « Diarin’ny Nofy », un groupe folklorique destiné à faire vivre le « vakodrazana », est assez atypique. « Nous étions des gosses, des voisins. Nous avions onze ans de moyenne, les uns chantaient, les autres dansaient », se souvient Joseph Rakotoarison. Chef de file de la troupe, ce sexagénaire est encore solide pour soulever un lourd accordéon. Ces débuts d’artistes en herbe se déroulaient à Itaosy.

Deux opportunités majeures allaient alors bouleverser le destin de la bande à Joseph. La rencontre avec Dada Gabhy, fondateur du groupe Voninavoko, une « école artistique » vivante de la musique folklorique. Ensuite, le concours organisé par le quartier en 1975. Il faut savoir qu’à cette époque, le « fokontany » avait encore un rôle créatif, et n’était pas un simple bureau à paperasses. « À la clé, les compétiteurs pouvaient remporter des tenues de scène pour la troupe, des tambours, des chapeaux », fait savoir Joseph Rakotoarison.

Grâce à leur mentor, la petite bande se perfectionne, car pour « grandir », elle ne trouvait pas mieux. Dada Gabhy leur compose un titre, « Ny fahadiovana », traduira qui pourra. Voyant leur potentiel, les parents du quartier décident de les soutenir. Le vent semble souffler dans la bonne direction. Les années s’égrènent. « Une partie de notre équipe a intégré Voninavoko », ajoute le chef de troupe. Plus tard, une autre a rejoint Tanamasoandro. La fin d’une belle épopée débutée avant l’adolescence.

Et de poursuivre : « Le quartier d’Itaosy est un vivier de troupes de ‘‘vakodrazana’’ : au moins, il y en a six par ici. » Puis, en 2010, la troupe de Joseph Rakotoarison voit le jour : Akon’ny diary. Pour une fois, il se retrouve face au « réel » de l’activité professionnelle. Une troupe de musique folklorique, dans l’idéal, ne doit pas compter moins de vingt membres : musiciens, danseurs, danseuses, chanteurs… À cela s’ajoutent les costumes et les instruments de musique. « En général, quatre critères définissent une troupe : la manière de s’habiller, la coiffure, les instruments, enfin la combinaison du chant et de la danse », explique-t-il.

En revanche, un salaire décent n’est pas toujours au rendez-vous. D’autant qu’avec l’avènement du numérique et des ordinateurs, dans les années 2000, cette discipline a subi une saignée majeure. Seuls les plus « têtus » osent encore s’y aventurer. Sans eux, des chants d’antan comme « Mandihiza rahitsikitsika », « Mazava atsinanana »… risquent de se faire oublier. Ou encore des danses traditionnelles telles que le « dihy soroka », « latsitanana », « tsinjaka », « dihy safolaka », « soamiditra » et d’autres encore.

L’avis de Joseph Rakotoarison est, lui, sans appel : « Le ‘‘hira gasy’’ est un élément constitutif du ‘‘vakodrazana’’ ». Et non l’inverse. À en croire ses explications, la danse ancestrale de l’Imerina rappelle celle de danses indiennes très anciennes. Les yeux, les mouvements des mains, des pieds, les ports de tête et plusieurs petits détails sont des codes d’expression. Seuls les initiés en connaissent la pratique et le sens. Ses recherches l’ont mené à côtoyer d’autres troupes folkloriques à travers l’île. « Nous, à Madagascar, avons ces codes en commun. La vraie danse traditionnelle, celle héritée des ancêtres, est vraiment différente », souligne-t-il. Après, il y a le fameux « 6/8 », le rythme ternaire, que l’on retrouve dans toute l’île.

Pour la fierté de Joseph Rakotoarison, le marché repart actuellement. « Les Malgaches ont tendance à nous solliciter, pour des mariages, des retournements de morts et même pour des anniversaires. » Son meilleur souvenir de cette année, c’est d’avoir vu une famille emmener un mouton vivant lors d’un « vodiondry », mariage traditionnel, pour faire simple. « Deux fois cette année, j’ai pu voir cela lors de nos prestations. »

Maminirina Rado

Transport aérien : Emirates assouplit les conditions de voyage vers Dubaï

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Changement illimité de dates sans frais, baisse des pénalités de remboursement et couverture d’assurance élargie. Emirates renforce la flexibilité offerte à ses passagers, notamment pour les voyages à destination de Dubaï. La compagnie a annoncé, le 11 août dernier, une série de nouvelles dispositions destinées à permettre à ses clients d’adapter plus facilement leurs déplacements en cas d’imprévu. Depuis le 10 août 2026, les passagers voyageant vers Dubaï peuvent ainsi modifier leurs dates autant de fois que nécessaire, sans frais, sur plusieurs catégories tarifaires en classe Économique et en classe Affaires. Les tarifs les plus flexibles conservent, pour leur part, leurs conditions habituelles. La compagnie a également fortement réduit les frais de remboursement pour les vols vers Dubaï. Ceux-ci sont désormais ramenés à 50 dollars pour certains tarifs Saver et Special, et à 25 dollars pour les tarifs Flex concernés. L’objectif est de permettre aux voyageurs de revoir ou d’annuler leur projet avec des pénalités limitées. À noter que la mesure dépasse cependant les seules liaisons vers Dubaï. Pour les billets réservés depuis le 2 avril 2026 sur l’ensemble du réseau Emirates, les clients bénéficient d’un changement de date gratuit. Ils peuvent également bloquer un tarif pendant 24 heures sans frais, le temps de finaliser leur déplacement.

Assurance

Emirates met parallèlement en avant son offre « Comprehensive Travel Cover ». Cette assurance couvre notamment l’annulation du voyage, les retards ou pertes de bagages, les frais médicaux à l’étranger et l’évacuation d’urgence. Une couverture spécifique liée aux situations de conflit prévoit jusqu’à 25 000 dollars de remboursement de frais médicaux ainsi qu’une prolongation gratuite du voyage pouvant atteindre 30 jours. En cas de perturbation des vols, la compagnie indique également prendre en charge l’hébergement des passagers concernés ou leur réacheminement sans coût supplémentaire lorsque les correspondances sont affectées.

Antsa R.

Jirama – Granville : Partenariat pour l’assemblage de batteries et la formation sur le solaire

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Cérémonie de signature d’accords de coopération entre la Jirama et la société Granville, hier à Ambohijatovo.
Cérémonie de signature d’accords de coopération entre la Jirama et la société Granville, hier à Ambohijatovo.

Une unité d’assemblage de batteries solaires et un centre spécialisé de formation technique seront mis en place, grâce aux deux accords conclus entre la Jirama et la société Granville, afin de renforcer les capacités dans le domaine de l’énergie solaire à Madagascar.

Deux axes complémentaires pour développer les compétences et les équipements. La Jirama et Granville ont signé, hier, au siège de la société d’État à Ambohijatovo, deux accords de coopération. Les documents ont été paraphés par le directeur général de la Jirama, le général Hajatiana Rasolomanana, et le directeur général de Granville, Tabi-Tabi, en présence du président du Conseil d’administration de la Jirama, le général Itibar Ottman. Selon les informations, le premier accord porte sur la mise en place d’une unité d’assemblage de batteries solaires. Conclu pour une durée initiale de douze mois, le partenariat pourra être prolongé en fonction des résultats obtenus, notamment de sa contribution au redressement de la Jirama et au développement du secteur de l’énergie à Madagascar.

Formation technique

Le second volet concerne la création d’un centre destiné à former des techniciens spécialisés dans l’installation et la maintenance des équipements de production et de distribution d’électricité solaire. La coopération pourra également être étendue à d’autres domaines liés à la production, à la distribution et aux différentes opérations techniques dans le secteur électrique. Cet accord est conclu pour cinq ans. Granville prendra en charge les dépenses nécessaires au démarrage du projet. Quarante employés de la Jirama seront formés chaque année, soit 200 techniciens sur la durée du partenariat. Ils devront ainsi acquérir des compétences spécifiques dans l’exploitation et la maintenance des infrastructures de production d’électricité solaire. La mise en œuvre des projets doit démarrer immédiatement après la signature des accords. À terme, le dispositif de formation devrait également être ouvert aux jeunes ne travaillant pas au sein de la Jirama, élargissant ainsi le transfert de compétences au-delà de l’entreprise publique.

Antsa R.

Nécrologie du 12 août 2026

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Assemblée Nationale : Antoine Rajerison fustige la transhumance politique

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Le député élu dans le district d’Arivonimamo, Antoine Rajerison, critique les comportements de certains députés qui changent de camp sans état d’âme.
Le député élu dans le district d’Arivonimamo, Antoine Rajerison, critique les comportements de certains députés qui changent de camp sans état d’âme.

Tsimbazaza touche de nouveau le fond. Entre transhumance politique et opportunisme crasse, les dérives à l’Assemblée nationale provoquent le vif regret du député d’Arivonimamo, Antoine Rajerison.

Alors que des élus de l’ancienne majorité viennent d’officialiser la mise en place d’une plateforme de soutien au régime de la Refondation, les voix critiques commencent à se faire entendre au sein même de l’Hémicycle de Tsimbazaza. Parmi elles, celle du député d’Arivonimamo, Antoine Rajerison. L’élu n’a pas mâché ses mots face à une pratique qui a bien trop souvent terni l’image de la Chambre basse : le retournement de veste intempestif et la culture de la flatterie politique.

Opportunistes

Le spectacle offert par la classe politique laisse un goût amer à Antoine Rajerison. Le parlementaire d’Arivonimamo dénonce avec véhémence la transhumance, devenue quasi systématique à chaque mutation au sommet de l’État. Consterné, l’élu fustige l’opportunisme de certains de ses pairs qui, après avoir défendu avec ferveur l’ancien régime, créent désormais de nouveaux regroupements pour soutenir le pouvoir actuel. S’interrogeant sur ces retournements de veste répétés, Antoine Rajerison met en doute la sincérité de leurs engagements : s’agit-il de véritables valeurs ou de la simple volonté de toujours « sauter dans le train en marche » par intérêt personnel ? Filant la métaphore du cheval que l’on chevauche tant qu’il vit pour l’abandonner sans état d’âme une fois mort, le député pointe du doigt une absence totale d’idéologie politique. Un constat amer qui pose la question de la loyauté de ces « amis du vainqueur » face aux futurs dirigeants du pays.

Éthique

Cette dérive, dénonce-t-il, ne profite ni au peuple malgache ni à la Nation. Une action politique dénuée de fondements et de valeurs morales, uniquement axée sur la recherche d’avantages individuels et le cirage de pompes, conduit le pays dans une impasse. Antoine Rajerison met d’ailleurs en garde les dirigeants actuels : ces opportunistes ne leur diront jamais ce qu’ils font de mal, préférant les porter aux nues pour préserver leurs privilèges, au risque d’amener le pouvoir à commettre des erreurs de jugement fatales. Face à ce constat alarmant, le député d’Arivonimamo lance un appel solennel : « Cela suffit ! », Pour lui, la flatterie et le retournement de veste ne doivent plus servir d’instruments pour accéder au pouvoir ou s’y accrocher. La politique à Madagascar a urgemment besoin d’éthique, d’honnêteté, de courage et de prises de position fermes. Il est grand temps que les intérêts de la Patrie et de son avenir reprennent le dessus sur les ambitions personnelles.

Julien R.

Litige foncier dans l’Itasy : Du Pôle Anti-Corruption à la Cour Suprême

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Faux et usage de faux. Outre la juridiction civile, le litige foncier concernant un terrain d’un peu moins de 180 ha dans l’Itasy, et opposant deux anciens époux, était passé par le Pôle anti-corruption. En effet, l’ex-époux avait porté plainte pour faux et usage de faux auprès du PAC contre son ancienne épouse et sa propre fille, qu’il a accusées d’avoir procédé à une vente de terrain – autre que celui dans l’Itasy – sans son consentement. Or, la personne ayant acquis ce terrain sis à Andohatapenaka, qui faisait partie de la part revenant personnellement à l’ex-épouse, n’est autre que la fille née de son mariage avec son ancien époux. L’objectif inavoué de ce dernier était de faire condamner au pénal les intéressées, qui ont finalement été relaxées par le PAC. Il a également été débouté par la juridiction civile de sa demande d’annulation de la vente conclue entre son ex-épouse et sa propre fille.

Forclusion. Tout cela dénote un acharnement judiciaire contre l’ex-épouse, dont la requête en annulation de l’acte de vente entre son ex-époux et sa seconde épouse a été frappée de forclusion pour inobservation des délais de procédure. La Cour suprême s’est fondée, pour cela, sur la loi relative au mariage et aux régimes matrimoniaux, dans son arrêt du 21 avril 2022, alors que le divorce entre les deux parties a été prononcé le 19 juin 2006. En somme, le délai d’un an prévu par la loi en question ne leur est plus applicable. D’ailleurs, la vente passée le 21 août 2008 est postérieure à la dissolution de la communauté de biens entre les deux ex-époux. Autrement dit, à une époque où ils n’étaient plus mariés, donc non régis par la loi relative au mariage et aux régimes matrimoniaux qui est, par rapport à leur cas, forclose. Comme le nom du terrain litigieux, « Artiguere 1200 », l’indique, on assiste à une véritable guerre sur le plan judiciaire. Le prochain épisode aura lieu demain, jour prévu pour le délibéré de la Cour suprême, qui a fait l’objet d’une demande de rabat de la part de l’ex-épouse, qui a été prise de court. Reste à attendre si la date du 13 août fera le bonheur ou le malheur de l’une ou l’autre partie au procès.  

R.O