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dimanche, octobre 18, 2026
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Dr Herinandrasana Andry Andriamandroso : « La jeunesse doit apporter de nouvelles méthodes et une vision »

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Dr Herinandrasana Andry Andriamandroso lors d’une conférence-débat des jeunes ADN en 2017.
Dr Herinandrasana Andry Andriamandroso lors d’une conférence-débat des jeunes ADN en 2017.

Secrétaire général de l’ADN à 37 ans, le Dr Herinandrasana Andry Andriamandroso incarne la relève politique. Spécialiste en gouvernance et intégration régionale, il mise sur la professionnalisation, la proximité et une approche scientifique pour insuffler un vent nouveau. Face aux figures historiques, il entend prouver que sa génération possède toute la compétence et le sérieux requis pour assumer les plus hautes fonctions de premier plan dans le pays. Interview !

Midi Madagasikara (M.M.) : Le paysage politique malagasy est souvent perçu comme un espace fermé où les figures historiques dictent le rythme. Comment vivez-vous cette responsabilité à la tête de l’ADN ?

Dr Herinandrasana Andry Andriamandroso (H.A.A.) : Je vis cette responsabilité avec beaucoup d’humilité, mais également avec un sens aigu du devoir. À 37 ans, être secrétaire général d’un parti comme l’Arche de la Nation (ADN) est une charge importante, particulièrement dans le contexte politique actuel. Mais je ne considère en aucun cas mon âge comme une faiblesse. C’est au contraire une responsabilité supplémentaire : celle de prouver que la nouvelle génération est pleinement capable d’assumer des fonctions de premier plan avec sérieux, compétence et vision.

Mon engagement au sein de l’ADN ne date pas de ma nomination en juillet 2025. Il a débuté en 2017, notamment à la tête de la section jeune. Ces années de militantisme m’ont permis d’apprendre, d’écouter et de comprendre les réalités profondes de notre organisation et du terrain. Parallèlement, mon parcours universitaire en gouvernance et intégration régionale m’a doté d’une approche scientifique indispensable pour analyser les politiques publiques et les institutions. Face à des figures plus expérimentées, la jeunesse ne doit pas rivaliser sur le terrain de l’ancienneté, mais apporter de nouvelles méthodes, de l’agilité et une lecture affinée des aspirations citoyennes. L’enjeu n’est pas la rupture stérile, mais une complémentarité assumée entre l’expérience des aînés et le souffle du renouvellement.

M.M. : Concrètement, qu’apportez-vous de neuf à votre formation politique en matière de méthodes et de stratégie ?

H.A.A. : Mon ambition première est de professionnaliser notre fonctionnement. Trop de partis s’endorment entre deux scrutins. Je souhaite que l’ADN soit une force active en permanence : former nos militants, accompagner nos élus et formuler des propositions ancrées dans le quotidien des Malagasy. Mon bagage académique m’oriente vers une gouvernance fondée sur les données et l’analyse, loin des simples confrontations de personnes ou de slogans creux.

« Les jeunes ne veulent plus être réduits à de simples supplétifs électoraux. Ils exigent de participer à la décision et à la construction du pays. »

Sur le plan de la communication, nous modernisons nos outils. Les réseaux sociaux ne servent plus seulement à relayer des slogans, mais à rendre compte du travail de nos élus et à instaurer un dialogue direct avec les citoyens. Enfin, nous connectons notre réflexion nationale à notre réalité locale. L’ADN s’appuie sur une solide expérience communale, qui nourrit directement notre vision de l’aménagement du territoire. Nous passons ainsi d’une logique de simple mobilisation à une logique de responsabilisation.

M.M. : L’ADN dispose d’un ancrage local significatif à travers ses maires et élus communaux. Comment comptez-vous capitaliser sur cette force en cette période de transition ?

H.A.A. : Nos élus locaux sont le cœur battant de l’ADN, mais détenir des mandats ne suffit pas. La vraie question est de savoir ce que nous apportons concrètement aux administrés. Je souhaite fluidifier les passerelles entre nos communes pour en faire de véritables laboratoires de gouvernance locale. Qu’il s’agisse de l’assainissement, de l’état-civil, de l’appui à l’économie locale ou de la participation citoyenne, la proximité doit être un accélérateur de développement.

Dans le contexte actuel de transition, nos élus ont un rôle stabilisateur fondamental. Les collectivités ne doivent pas se paralyser : les citoyens ont besoin d’écoles, de sécurité, d’eau et de services administratifs efficients. Nos mairies doivent demeurer des sanctuaires du service public et du dialogue, loin des crispations politiciennes permanentes. Cet ancrage local fonctionne d’ailleurs dans les deux sens : les réalités du terrain remontent vers l’état-major national pour façonner nos propositions politiques, à l’image de notre vision du Federalisma Sahaza. C’est de cette capacité à rapprocher la décision du citoyen que naît le véritable renouveau démocratique à Madagascar.

Propos recueillis par Julien R.

Lancement officiel de la campagne de l’IFPB : La CUA mise sur l’allègement fiscal pour inciter à la mobilisation générale

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Lancement officiel de la campagne de l’IFPB pour la Commune Urbaine d'Antananarivo, hier à Analakely.
Lancement officiel de la campagne de l’IFPB pour la Commune Urbaine d’Antananarivo, hier à Analakely.

C’est parti pour le mois de l’impôt au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo. Lancée officiellement hier, cette campagne d’envergure s’étendra jusqu’au 12 septembre et concernera l’Impôt foncier sur les propriétés bâties (IFPB) au titre des exercices 2023 et 2024. Portée par des mesures d’allègement inédites, cette édition fait le pari d’un partenariat gagnant-gagnant avec les citoyens pour propulser le développement de la capitale.

À l’écoute des doléances exprimées lors de la précédente campagne, la CUA a agi fort. Le changement le plus notable réside dans la modification de la base de calcul : la valeur locative de la tranche la plus basse a été abaissée à 944 ariary, contre 2 444 ariary auparavant, a souligné Benoit Lucien Razamandiby, directeur de la Gestion des finances. S’y ajoute un taux unique de 5% et, surtout, zéro majoration ni pénalité : seul le montant principal est exigible, offrant un soulagement très appréciable pour tous les foyers.

Responsabilité fondamentale

Loin d’être une simple formalité administrative, s’acquitter de son IFPB est le moyen le plus direct et le plus noble de participer à la transformation de notre cadre de vie. Comme l’a rappelé la secrétaire générale de la CUA, Bao Razafimahefa, l’impôt demeure à la fois un devoir et une responsabilité fondamentale. « C’est le véritable carburant qui permet de garantir les actions de développement de la municipalité, de financer les travaux d’infrastructure et d’assurer l’assainissement indispensable de la ville pour bâtir un Antananarivo propre, ordonné et digne de ses habitants », a-t-elle souligné. En effet, chaque contribuable qui paie sa cotisation investit directement dans sa propre qualité de vie, dans la réhabilitation des routes de son quartier et dans la propreté générale de la cité des Mille.

Six arrondissements

Pour simplifier la démarche, le paiement s’effectue exclusivement du lundi au vendredi, de 8h00 à 16h00, aux guichets des six arrondissements de la capitale. Les usagers peuvent ainsi se rendre au premier arrondissement, à Analakely, aux portes 114 et 115 ; au deuxième arrondissement, à Ambanidia, à la porte 204 ; au troisième arrondissement, à Antaninandro, à la porte 4 ; au quatrième arrondissement, à Anosy, à la porte 20 ; au cinquième arrondissement, à Ambatomainty, à la porte 2 ; ainsi qu’au sixième arrondissement, à Ambohimanarina, à la porte 10. Les avis d’imposition sont actuellement distribués dans les 192 fokontany par des régisseurs mandatés par la CUA.

Mobilisation générale

La Police municipale, par la voix de son chef de corps, Panoel Tsiky Rakotondrainivonona, rappelle avec fermeté qu’aucun encaissement ne doit se faire en dehors des bureaux officiels. Les agents distributeurs disposent de badges d’identification officiels afin d’inviter la population à leur réserver un accueil de confiance et de l’orienter vers les guichets sécurisés. En effet, la direction rappelle que, lors de la campagne 2021-2022, sur environ 200 000 habitations recensées, à peine 33 000 s’étaient acquittées de leur dû. Avec un taux de recouvrement de seulement 15%, la CUA compte sur la formidable mobilisation générale de la population pour inverser la tendance. En tout cas, grâce à ces baisses substantielles, c’est le moment idéal pour régulariser sa situation, préparer l’exercice 2025 sereinement et participer activement à l’essor d’Antananarivo.

Julien R.

Diplomatie africaine : Michael Randrianirina fréquente le cercle des pouvoirs d’origine militaire

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Le colonel Michael Randrianirina avec ses homologues de la Guinée-Bissau (à gauche) et du Tchad (au centre).
Le colonel Michael Randrianirina avec ses homologues de la Guinée-Bissau (à gauche) et du Tchad (au centre).

Après le Tchad, l’Égypte, le Gabon, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, les déplacements africains de Michael Randrianirina dessinent une diplomatie où les chefs issus de l’armée et arrivés au pouvoir par rupture de l’ordre constitutionnel occupent une place de choix.

Michael Randrianirina est rentré au pays très tôt mercredi matin, au terme de sa visite officielle au Tchad. À N’Djamena, il a rencontré le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, dirigeant tchadien arrivé au pouvoir en 2021 à la tête d’un conseil militaire de transition après la mort de son père, Idriss Déby. Le président malgache et son homologue tchadien ont notamment affiché leur volonté de renforcer les relations entre les deux pays. La rencontre s’est déroulée dans le cadre des célébrations de l’indépendance du Tchad, où étaient également présents d’autres dirigeants africains. « Si les Africains raffermissent leurs relations, l’Afrique devrait connaître son salut », a déclaré Michael Randrianirina, à l’issue de ce voyage, appelant les Africains à rester solidaires pour faire avancer le continent. Il a également assuré que la relation entre Madagascar et le Tchad pourrait désormais franchir un nouveau cap, après plusieurs années de relations diplomatiques sans véritable rencontre au sommet.

Mais derrière les poignées de main, les communiqués et les promesses de coopération, une constante saute aux yeux : le profil des dirigeants africains que le chef de la « refondation » choisit de rencontrer. Une diplomatie qui regarde d’abord vers les casernes : Tchad, Gabon, Congo-Brazzaville, Guinée équatoriale, Égypte. La liste est révélatrice. À plusieurs reprises, Michael Randrianirina a privilégié des dirigeants ayant un passé militaire particulièrement marqué, certains étant arrivés au pouvoir à la faveur d’un coup d’État ou d’une rupture de l’ordre constitutionnel, puis ayant conservé les rênes du pays. Au Gabon, en juin dernier, il a rencontré le général Brice Clotaire Oligui Nguema, arrivé au pouvoir après le renversement d’Ali Bongo en août 2023. Au Tchad, il a été accueilli par le nouveau dirigeant bissau-guinéen, le général Horta N’Tam, installé à la tête d’une transition militaire après le coup de novembre 2025 qui a interrompu le processus électoral. Les militaires avaient alors pris le contrôle du pays à la veille de l’annonce des résultats de la présidentielle.

Tournant

Au Tchad, le cas est différent mais reste inscrit dans une logique de pouvoir militaire. Mahamat Idriss Déby a pris la tête du pays après la mort de son père, avec le concours d’un conseil militaire de transition, avant de devenir président. Au Congo-Brazzaville, Michael Randrianirina a déjà rencontré Denis Sassou-Nguesso en mai dernier. Le dirigeant congolais est revenu au pouvoir par les armes en 1997, après l’avoir déjà conquis à la suite d’un coup d’État en 1979. En Guinée équatoriale, le colonel Michael Randrianirina a aussi rencontré, en mars dernier, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui dirige le pays depuis 1979, année où il a renversé son oncle Francisco Macías Nguema lors d’un coup d’État militaire. Et au Caire, le mois dernier, Michael Randrianirina a rencontré Abdel Fattah al-Sissi, ancien chef de l’armée devenu président après la destitution de Mohamed Morsi en 2013. Lors de cette visite, le dirigeant malgache avait qualifié les relations entre Madagascar et l’Égypte de « tournant historique ».

Pris séparément, chacun de ces voyages peut être justifié par des considérations diplomatiques, économiques, sécuritaires ou géopolitiques. Aucun État ne choisit ses partenaires uniquement en fonction de leur parcours politique. Mais mis bout à bout, ces rendez-vous produisent une image difficile à ignorer. La diplomatie africaine de Michael Randrianirina semble accorder une attention particulière aux dirigeants issus de l’appareil militaire et aux régimes nés d’une rupture politique. La multiplication des rencontres avec des chefs militaires ou d’anciens militaires devenus présidents peut finir par produire un signal politique en soi. Michael Randrianirina est lui-même arrivé au pouvoir dans le sillage d’une rupture politique et militaire. Dans ce contexte, ses déplacements auprès de dirigeants ayant connu des trajectoires comparables prennent une dimension particulière. Ils peuvent être présentés comme une volonté de construire une solidarité africaine nouvelle, affranchie des anciennes tutelles et fondée sur les intérêts communs. Mais ils peuvent également être interprétés comme la constitution progressive d’un réseau de proximité entre pouvoirs issus de l’armée ou de transitions de rupture.

Rija R.

Filière café : Modernisation des plantations de caféiers via la biotechnologie végétale

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Une délégation ministérielle a visité le laboratoire de biotechnologie végétale K-Agri à Ambatolampy Tsimahafotsy.
Une délégation ministérielle a visité le laboratoire de biotechnologie végétale K-Agri à Ambatolampy Tsimahafotsy.

Madagascar envisage de relancer la filière café, qui faisait autrefois sa renommée internationale.

Dans les années 1990, la Grande Île figurait parmi les principaux exportateurs de ce produit de rente, occupant la 3ᵉ place en Afrique et le 18ᵉ rang au niveau mondial. Sa production annuelle oscillait alors autour de 80 000 tonnes. Aujourd’hui, en raison du fort déclin de la filière, elle ne dépasse plus 15 000 à 20 000 tonnes. Le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire entend donc moderniser les plantations de caféiers afin de lui redonner son éclat à l’international, en répondant tant à la demande locale, désormais comblée par les importations, qu’aux besoins du marché mondial.

Partenariat public-privé

Pour y parvenir, un partenariat a été conclu entre le ministère, à travers le Service officiel de contrôle des semences (SOCS) et le centre de recherche FOFIFA, et le groupe Robens, spécialisé dans la biotechnologie végétale et la production industrielle de vitroplants. Cette collaboration vise à moderniser la filière par le renouvellement des plantations. Grâce à la biotechnologie végétale, le projet fournira à grande échelle des jeunes plants vigoureux, indemnes de maladies, à haut rendement et adaptés aux conditions pédoclimatiques des zones de production. Dans le cadre de ce partenariat public-privé (PPP), le ministère prévoit de renouveler 100 000 hectares de caféiers en facilitant l’accès des exploitants à des semences plus performantes. « Le développement d’un système semencier national robuste repose sur la complémentarité entre les capacités de l’État et l’expertise du secteur privé. Le renforcement de ce partenariat doit contribuer à accroître la disponibilité de semences de qualité et adaptées aux différentes zones agroécologiques, au service de l’augmentation durable de la production agricole », a souligné le ministre de tutelle, Gaëtan Ramindo.

Meilleur accès aux semences

Par ailleurs, la disponibilité de ces intrants constitue un enjeu stratégique pour permettre aux producteurs d’améliorer leurs rendements, la qualité de leurs récoltes et la résilience de leurs exploitations face aux aléas climatiques. « Pour accompagner le changement d’échelle recherché dans la production agricole, l’enjeu porte également sur la capacité à produire et à distribuer ces semences en quantité suffisante, grâce à des technologies adaptées et à des chaînes de distribution efficaces », a-t-il poursuivi. Une délégation conduite par le ministre s’est ensuite rendue au laboratoire de biotechnologie végétale K-Agri du groupe Robens, situé à Ambatolampy Tsimahafotsy. Cette visite traduit la volonté du gouvernement de consolider le rôle du secteur privé comme partenaire stratégique du système semencier national. Elle s’inscrit dans la dynamique globale de relance des grandes filières agricoles du pays, notamment le café, le maïs, le riz et les cultures de contre-saison. « Ce renforcement partenarial doit permettre, à terme, d’offrir aux producteurs un meilleur accès à des semences performantes et adaptées. Il s’agit d’un levier essentiel pour stimuler la productivité agricole, renforcer les capacités nationales de production et favoriser le passage à une échelle supérieure », a-t-il conclu.

Navalona R

Secteur pétrolier : Risque de perturbation de la distribution de carburants sur le marché national

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La gestion de la logistique pétrolière risque d’être compliquée.
La gestion de la logistique pétrolière risque d’être compliquée.

La perturbation du dispositif habituel d’approvisionnement en produits pétroliers risque d’avoir des conséquences dommageables inattendues sur le marché pétrolier du pays.

Dans un communiqué publié avant-hier, le Groupement Pétrolier de Madagascar (GPM) lance une alerte sur les possibles effets néfastes d’un tel changement, réalisé sans concertation préalable avec les professionnels du secteur.

Deux cargaisons

Et ce, pour la bonne et simple raison que le pays risque de se retrouver avec deux cargaisons de produits pétroliers, dont la gestion risque d’être compliquée. En effet, dans le cadre du dispositif habituel d’approvisionnement du marché malgache en produits pétroliers, le GPM avait planifié l’arrivée au port de Toamasina, à compter du 12 août 2026, d’un navire transportant du gasoil, du carburant sans plomb et du pétrole lampant. « Cette importation a été organisée conformément aux textes et procédures en vigueur et portée à la connaissance des parties prenantes concernées afin d’assurer la continuité, la régularité et la sécurité de l’approvisionnement du pays », précise le GPM dans son communiqué.

En même temps, l’État malgache a annoncé l’affrètement d’un autre navire, via une entité habilitée, dont l’arrivée est également prévue le 12 août 2026, transportant exclusivement du gasoil. L’État a, par ailleurs, décidé de réquisitionner les capacités de stockage du terminal pétrolier de Toamasina. Une réquisition qui rend impossible le déchargement du navire affrété dans le cadre du programme d’approvisionnement du GPM. Selon le GPM, « une telle modification du dispositif d’approvisionnement, décidée sans concertation préalable avec les opérateurs concernés, est susceptible d’entraîner des conséquences importantes sur l’organisation et l’équilibre de la chaîne d’approvisionnement nationale, au niveau notamment de la capacité de stockage, du transfert et de la distribution de carburants ».

Absence de concertation préalable

« L’annulation ou la perturbation d’un approvisionnement déjà planifié portant sur plusieurs catégories de produits pétroliers peut affecter l’équilibre des stocks disponibles et, par conséquent, la distribution nationale, notamment en carburant sans plomb et en pétrole lampant », précise le GPM. « Une telle situation est également susceptible d’exposer les distributeurs à des difficultés dans l’exécution de leurs engagements contractuels vis-à-vis de leurs fournisseurs et partenaires, avec des incidences opérationnelles et financières significatives », ajoute le Groupement, qui regrette qu’il n’y ait pas eu d’échanges préalables entre l’administration et les professionnels.

« Une concertation préalable entre l’État, les opérateurs du secteur et l’ensemble des parties prenantes aurait permis d’anticiper ces contraintes et d’identifier les solutions les plus adaptées pour préserver la sécurité énergétique du pays ainsi que la continuité de l’approvisionnement du marché », selon toujours le GPM, qui affiche, malgré tout, une détermination à collaborer pour le bien du secteur pétrolier. « Le GPM et ses membres demeurent pleinement mobilisés afin d’assurer leurs missions et de contribuer, dans le cadre des moyens dont ils disposent, à la continuité de l’approvisionnement du marché malgache ». Le GPM rappelle toutefois que ses membres ne pourraient être tenus responsables des conséquences éventuelles sur la disponibilité, la régularité ou la distribution des produits pétroliers résultant de décisions modifiant unilatéralement un dispositif d’approvisionnement préalablement planifié, engagé et mis en œuvre avec succès depuis plus de vingt ans.

R.Edmond.

Fin de (la) série

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L’enfant albinos, rescapé d’une affaire de trafic à Vangaindrano, est maintenant tiré d’affaire, s’il y a encore quelques jours, lui et sa famille étaient encore victimes de menaces de représailles venant de personnes probablement impliquées dans l’affaire, mais qui n’ont pas encore pu être appréhendées. 

Fin de (la) série

L’enfant et sa mère sont déjà arrivés à Antananarivo et seront entièrement pris en charge par le couple présidentiel. Voilà une issue heureuse dans ce qui semble avoir été (espérons que cela appartient dorénavant au passé) une série noire ciblant des enfants albinos. Pour rappel, une autre affaire d’enlèvement et d’assassinat d’enfant albinos a également été mise au jour du côté de Betroka, où une quinzaine de personnes ont été interpellées.

Les chiffres alarmants et les récits autour de nombreuses affaires d’enlèvement et de meurtres d’enfants et d’adolescents albinos ont été sources de grande inquiétude au sein du public. Les échos de ces affaires, parvenus jusqu’au-delà de nos frontières, inquiètent au plus haut point les organismes de défense des droits humains et de ceux de l’enfant. L’issue heureuse de l’affaire de Vangaindrano soulage l’opinion, tandis que l’arrestation des auteurs présumés de ces actes condamnables, dans le cadre des deux affaires, à Betroka et à Vangaindrano, met du baume au cœur après plusieurs mois d’angoisse collective.

Toutefois, le chapitre n’est pas encore clos. Les enquêtes sur plusieurs autres cas d’enfants albinos kidnappés puis tués, ou restés introuvables, ne sont pas encore arrivées à leur terme, ou alors les conclusions n’ont pas été rendues publiques. Pour l’opinion publique, il est difficile de croire que les réseaux démantelés récemment étaient les seuls à avoir opéré dans le cadre de toutes les affaires de trafic d’enfants albinos de ces dernières années. Dans tous les cas, en attendant que toute la lumière soit faite sur ces nombreuses affaires d’enlèvements et de meurtres d’enfants albinos, le public, lui, n’a qu’un souhait : que plus aucun autre enfant albinos ne soit enlevé ni assassiné, et que la série noire prenne fin. Définitivement.

Hanitra R.

Sécurité routière : Contrôle au départ et alcootest sur route

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Alcootest sur les routes nationales.
Alcootest sur les routes nationales.

Soucieuses d’endiguer la série d’accidents dramatiques enregistrée récemment, les autorités décident de frapper fort. La gendarmerie nationale, appuyée par les inspecteurs du ministère des Transports, déploie un dispositif impressionnant sur le réseau routier afin de faire respecter scrupuleusement la loi. Au niveau des barrages, la rigueur est désormais le mot d’ordre. L’usage des alcootests devient obligatoire et systématique lors des vérifications nocturnes et diurnes. La conduite sous l’emprise de l’alcool est ciblée sans relâche. En parallèle, les contrôles techniques inopinés s’enchaînent sur le bord de la chaussée. Les agents examinent minutieusement l’état des pneumatiques, le système d’éclairage et la qualité des freins. Les anomalies mécaniques graves entraînent l’immobilisation directe du véhicule.

Contrôles

Par ailleurs, les patrouilles mobiles multiplient les relevés de vitesse à l’aide de radars de dernière génération sur les tronçons réputés criminogènes. Tout dépassement de la limite autorisée est immédiatement sanctionné par la rétention du permis de conduire. De plus, pour contrer le fléau de la fatigue au volant, le temps de conduite des chauffeurs au long cours fait l’objet d’un suivi strict, au départ des gares routières comme sur les relais nationaux.

Narindra Rakotobe

Baccalauréat 2026 : 51% d’admis pour Fianarantsoa

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Les candidats au baccalauréat 2026 à Fianarantsoa ont pu consulter les résultats depuis hier. La province de Fianarantsoa affiche un taux de réussite global de 51%, soit nettement en baisse par rapport à la session de 2025, où le taux de réussite se situait à presque 58% (57,98%), alors que, lors des deux sessions précédentes, le pourcentage d’admis était respectivement de 55,15% en 2024 et 57,89% en 2023. Fianarantsoa affiche ainsi une baisse de performance pour la session 2026. Néanmoins, quelques belles performances ont été observées dans certaines séries : 75% de réussite pour la série C du baccalauréat général, avec 193 admis sur 257 candidats ; 70% pour les séries techniques et professionnelles, avec 744 admis sur 1 066 candidats. Les autres séries affichent un taux de réussite ne dépassant pas la barre des 65%. Pour le baccalauréat général, la série A1 affiche 54% ; la série A2, 46% ; la série D, 62% ; OSE, 63 % ; la série L, 61% ; la série S, 37%, soit le taux de réussite le moins élevé, toutes séries confondues. Enfin, le baccalauréat technologique affiche 55% de réussite.

Hanitra R. 

Feux de forêts : Une perte économique de 450 millions USD chaque année

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À Madagascar, des millions d’hectares de forêts brûlent chaque année, causant des centaines de millions de dollars de pertes économiques estimées. Le feu ne constitue plus seulement une menace environnementale, il touche l’agriculture, l’élevage, les ressources en eau, les territoires, la sécurité civile et le climat.

La facture dépasse les forêts

Selon les estimations disponibles, environ 6 millions d’hectares seraient touchés annuellement par les feux à Madagascar, dont près de 300 000 hectares de zones forestières, pour des pertes économiques pouvant atteindre 450 millions de dollars. L’ordre de grandeur révèle néanmoins l’enjeu, car le coût du feu dépasse largement la superficie brûlée. La destruction de la végétation fragilise les sols, accélère l’érosion, affecte les pâturages et compromet les services écosystémiques. Agriculture, élevage, ressources hydriques, biodiversité et tourisme subissent ainsi les conséquences d’incendies dont le coût apparaît rarement dans les comptes publics. Un hectare brûlé représente donc, potentiellement, une perte de capital naturel et productif.

Existants

Il conviendrait de noter que le pays dispose déjà de plusieurs instruments tels que le plan de contingence national sur les feux de brousse et de forêt, la stratégie nationale REDD+, les programmes de restauration des paysages et des forêts, les dispositifs de surveillance des aires protégées ou encore les objectifs de restauration de 4 millions d’hectares d’ici 2030. Ces initiatives restent toutefois confrontées à un défi majeur, celui de la fragmentation des réponses. Le feu demeure encore largement associé à la politique environnementale, alors qu’il concerne également l’agriculture, l’élevage, l’aménagement du territoire, la sécurité civile et le changement climatique. Les efforts nationaux tendant à prioriser la prévention via la surveillance satellitaire, la cartographie des zones à risque, les systèmes d’alerte, l’entretien des pare-feux, les brigades locales ainsi que les alternatives agricoles au brûlis devraient ainsi être renforcés.

Pistes

Combien l’État investit-il dans la prévention et combien dépense-t-il ensuite pour restaurer les territoires dégradés ? Ce sont désormais des questions que les pouvoirs publics et leurs partenaires devraient pouvoir documenter. Car, si les incendies représentent effectivement plusieurs centaines de millions de dollars de pertes, la prévention ne peut plus être considérée comme une dépense secondaire. Elle devient un investissement qui consiste à protéger le capital naturel et économique du pays. L’enjeu est donc de changer d’indicateur. Autrement dit, ne plus mesurer uniquement les hectares reboisés, mais aussi les hectares durablement protégés du feu.

José Belalahy

Cyclisme – Défi VTT : La ligue Analamanga réussit son premier pari

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La Ligue Cyclisme Analamanga a franchi une étape historique en organisant, les 8 et 9 août, son tout premier Défi VTT sur le site d’Ambatondradama Ambohimanga Rova. Une grande première qui a réuni 45 participants, dont le plus jeune âgé de seulement 11 ans, ainsi que deux femmes courageuses venues défier les pistes dans les catégories DH, Enduro et Cross-Country. « C’est une réussite totale pour la ligue, même si c’était la première fois que nous organisions une compétition regroupant XC, DH et Enduro. La préparation a été difficile, mais le public a apprécié et l’événement s’est déroulé sans accroc. Nous sommes déjà attendus pour la deuxième édition du championnat d’Analamanga, prévue les 10 et 11 octobre, toujours à Ambohimanga Rova », a confié Tahiendraza Petera, président de la ligue.

Ce baptême du feu marque une avancée majeure pour le cyclisme malgache, qui voit désormais s’ouvrir la voie aux disciplines de pleine nature. La ligue d’Analamanga, pionnière dans l’organisation de ce type de courses, entend capitaliser sur ce succès pour développer la pratique du VTT et offrir aux jeunes talents un terrain d’expression digne des standards internationaux.

Heriniaina Samson