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lundi, octobre 19, 2026
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Musique : Marolahy, le phénomène de la musique malgache

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Marolahy, un artiste, plein de sens social malgache, dans les lointaines contrées du pays, a réussi à intégrer les studios.
Marolahy, un artiste, plein de sens social malgache, dans les lointaines contrées du pays, a réussi à intégrer les studios.

Le phénomène de la musique du terroir a un nom de scène : « Marolahy », descendant des « Marambitsy » selon certains, mais surtout originaire de la ville royale de Marovoay, dans l’Ouest de Madagascar. Le tube qui l’a consacré sur la scène du show-biz national reste le titre « Doany ». Pour éclairer les novices, le « doany » est à la fois un « sanctuaire de pouvoir spirituel », un « régulateur social » et un sanctuaire sacré, protégé. Pour faire simple, un lieu pour « discuter » avec les ancêtres et implorer Dieu. À travers cette chanson, sortie en septembre 2025, il a créé la surprise en mêlant sons urbains et « jijy », art oratoire chanté et improvisé, pratiqué sous diverses appellations dans tout Madagascar. Il a ainsi réussi à intégrer, sans forcer, avec une finesse jamais vue, le style traditionnel dans l’univers pop/afro. Donc du léger, écoutable à souhait. Une véritable référence, une « star » pour faire simple, lors des rassemblements populaires. Festifs ou rituels, son sens de l’improvisation a traversé les cours sacrées pour atteindre les studios des grandes villes. Son parcours est assez intéressant, entre la promotion d’un patrimoine immatériel et une manière d’en vivre en tant qu’artiste. Il ne reste qu’à espérer qu’il ne perde pas ses racines.

Maminirina Rado

Livre : « A Taste of Madagascar », un voyage littéraire primé

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« A Taste of Madagascar: Culinary Riches of the Red Island », un ouvrage sur Madagascar destiné au public international… et probablement à quelques rares lecteurs malgaches.
« A Taste of Madagascar: Culinary Riches of the Red Island », un ouvrage sur Madagascar destiné au public international… et probablement à quelques rares lecteurs malgaches.

Porté par une exploration sensorielle des trésors cachés de la Grande île, l’ouvrage « A Taste of Madagascar: Culinary Riches of the Red Island », paru en février aux éditions Post Hill Press, diffusé par Simon & Schuster, a triomphé sur la scène littéraire mondiale. Il a décroché le titre de lauréat aux « International Book Awards 2026 » dans la catégorie des guides de voyage et essais, ainsi qu’une prestigieuse médaille d’argent aux IPPY Awards 2026. Ce livre explore les richesses exceptionnelles du terroir malgache — de la célèbre vanille bourbon au poivre sauvage « voatsiperifery », en passant par le cacao d’excellence, le miel sauvage, les épices rares et même le caviar. Loin d’être un simple inventaire, l’ouvrage lève le voile sur ces produits d’exception à travers le prisme intimiste et engagé des producteurs locaux, des artisans passionnés et de grands chefs internationaux qui façonnent ce patrimoine. Vice-président du marketing pour « Symrise North America » et créateur du podcast à succès « Flavors Unknown », l’auteur Emmanuel Laroche met ici à profit plus de trente années d’expertise dans l’industrie mondiale des saveurs. Nourri par une fascination profonde pour la culture malgache, née de ses nombreux séjours sur place, il signe un hommage vibrant.

Recueillis par Maminirina Rado

Tsiory Narovana Razanadrakoto – slameuse, poétesse et pratiquante de « spoken word » : « Le grand danger… c’est quand la liberté d’expression est annihilée et quand les connaissances sont bridées »

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Entre ancrage malgache et art engagé, le parcours de Nazarro pour le « mic », de ses premiers écrits intimes aux répressions politiques, en passant par sa farouche défense de la liberté d’expression, inspire.

Midi Madagasikara : Parlez-nous un peu de vous…

Tsiory Narovana Razanadrakoto : J’ai grandi à Tananarive Atsimondrano, à Ampitatafika « 102 ». J’y vis toujours aujourd’hui. Je viens de Manjakandriana. Après mes études primaires au collège Les Chérubins, puis au lycée Saint-Michel à Itaosy, je suis actuellement un cursus en sociologie.

Avec le slam, depuis la classe de huitième, j’écrivais déjà des rimes dans mon journal intime. Ensuite, j’ai commencé à vouloir écrire des chansons. En quatrième, j’ai été très productive dans l’écriture, avec de plus en plus de maturité. Mes premiers juges ? Mes ami(e)s de classe. Ils et elles me poussaient déjà à les transformer en chansons et à les chanter.

M.M. : Le déclic a eu lieu au lycée ou à l’université ?

T.N.R. : Bref, une équipe de Madagaslam est venue dans notre lycée. Et il y a eu le déclic. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de devenir « slameuse ». Ma première scène a eu lieu le 15 février 2020. En 2022, mon slam « Efa sitrana » est sorti. C’est là que j’ai commencé à être reconnue du grand public. Les scènes se sont alors succédé, ainsi que les collaborations.

M.M. : Vous avez vécu l’une des pires choses qu’un artiste, voire un simple citoyen, puisse vivre durant la période d’Andry Rajoelina. Avez-vous pensé un jour que vos textes vous mèneraient jusque-là ?

T.N.R. : C’était en 2023. Cette année-là, j’ai vécu un grand combat. Quand mon slam « Madagougou » est sorti, j’y évoquais la situation sociale, notamment après les « affaires » de fuite de sujets et les épreuves du baccalauréat passées à la bougie.

On m’a convoquée auprès des forces de l’ordre et on m’a forcée à retirer mon œuvre des réseaux sociaux. À côté, de faux comptes Facebook et des appels inconnus me harcelaient et me menaçaient, jusqu’à faire disparaître mon compte YouTube.

Je parle de combat parce que c’est un combat pour la liberté d’expression. Alors, j’ai pris un peu de recul. Je n’ai plus publié de textes sur les réseaux sociaux. Plus de spectacles en solo non plus. D’ailleurs, je suis sur le point d’entamer mon retour sur les planches. Pressions ou non, je reviens petit à petit.

M.M. : Malgré le traumatisme…

T.N.R. : Parce que l’écriture est ma petite thérapie. Elle fait épanouir l’humain en moi, tout en gardant mon âme d’enfant. Jamais, dans ma vie, je ne ferai du slam pour de la propagande, quel que soit le parti politique. Jamais de propagande : c’est pour berner les gens et camoufler les détournements.

M.M. : Donc, quels sont vos thèmes de prédilection ?

T.N.R. : Mes sujets de prédilection sont la vie sociale, la vie du pays, tout ce qui touche à Madagascar. La vie de tous les jours. Parce que je suis un être humain avant d’être slameuse.

M.M. : Donc, la neutralité. Quelque part, est-ce que cette neutralité artistique ne facilite pas les actions malsaines de certains dirigeants, détenteurs du pouvoir de décision, etc. ?

T.N.R. : Ce n’est pas cela. Le grand danger, qui donne de la faveur aux « mauvaises intentions », c’est quand la liberté d’expression est annihilée et quand les connaissances sont bridées. Qui ont les mauvaises intentions ? Ceux qui veulent remplir leurs poches et qui idolâtrent le pouvoir.

Recueillis par Maminirina Rado

Grandes vacances : Environ 6 460 passagers par jour sur les axes nationaux

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Pas moins de 340 véhicules quittent les gares routières chaque jour.
Pas moins de 340 véhicules quittent les gares routières chaque jour.

La période des grandes vacances bat son plein dans tout Madagascar. Entre les départs en villégiature et la multiplication des événements culturels, religieux, cultuels ou sportifs aux quatre coins de l’île, les grands axes nationaux connaissent une affluence record. Face à cette forte densité de circulation, l’Agence des Transports Terrestres (ATT) place la sécurité des usagers au rang de priorité absolue. Les données chiffrées fournies par l’ATT témoignent de l’ampleur de ce grand mouvement collectif. Chaque jour, pas moins de 340 véhicules transportant environ 6 460 passagers quittent les principales gares routières de la capitale à destination des provinces.

Fréquentation

L’axe reliant Antananarivo à Toliara reste le plus fréquenté. La RN7 absorbe à elle seule 51,9% de l’ensemble du trafic national. La RN4 occupe la deuxième position avec 22,4% de la circulation, suivie de la RN2 avec 13,9% et de la RN6 avec 11,8%. Afin de gérer cette affluence massive et de prévenir les risques d’accident, l’organisme régulateur déploie des mesures préventives rigoureuses. Des inspections systématiques sont menées aux points de départ. Elles portent aussi bien sur l’état technique des véhicules que sur la conformité des papiers administratifs.

Sensibilisation

Une attention toute particulière est accordée à l’aptitude et à la capacité des conducteurs à assurer de longs trajets. Les responsables des coopératives, les propriétaires de voitures de location ainsi que les détenteurs d’autorisations spéciales sont pleinement associés à cette action de sensibilisation.

Disposant d’un point de contrôle unique sur chaque axe, l’ATT collabore étroitement avec les forces de l’ordre pour garantir un maillage efficace du réseau. Sur le terrain, les agents sont dotés des équipements nécessaires, notamment des éthylotests, afin de dépister tout comportement à risque.

Narindra Rakotobe

Fortes houles : Des vagues de 3,5 m à 4 m attendues sur les côtes

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La mer s’annonce particulièrement agitée dans plusieurs régions côtières du pays. Dans son bulletin de vigilance forte houle n°076, émis le 11 août à 10h42, la Direction générale de la Météorologie prévoit une houle provenant du Sud à Sud-Ouest. Les hauteurs de vagues devraient se situer autour de 3 à 3,5 mètres, avec des vagues pouvant atteindre ponctuellement 4 mètres, notamment sur les côtes du Sud-Ouest et du Sud.

Étendue

Le phénomène concernera en premier lieu le littoral situé entre Morombe et Taolagnaro, à partir de ce jour à midi. À compter de demain, la forte houle devrait également toucher les côtes de Melaky, Menabe et Atsimo-Atsinanana.

Cette situation pourrait perturber les activités en mer, notamment la navigation et les déplacements des embarcations. Les activités économiques dépendant du littoral pourraient également être affectées. La prudence est recommandée en mer.

Recueillis par José Belalahy

Baccalauréat : L’affichage des résultats attendu, ce jour, pour Fianarantsoa

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Après l’Itasy, l’université de Fianarantsoa s’apprête à son tour à publier les résultats du baccalauréat 2026, après avoir procédé, hier, à la délibération à l’issue de laquelle la liste des admis a pu être établie et vérifiée.

La délibération, qui s’est tenue hier, 11 août 2026, a fixé, selon les indiscrétions, à 9,75/20 la moyenne d’admission au baccalauréat cette année pour Fianarantsoa. Les annonces officielles des résultats par voie d’affichage sont attendues ce jour. Comme à son habitude chaque année, la liste des admis a prévu de diffuser sur les ondes de la radio ROFIA, la radio de l’université de Fianarantsoa, dès hier soir.

Ainsi, la fin du suspense est prévue pour ce 12 août, pour les 36 520 candidats inscrits dans la circonscription couverte par l’université de Fianarantsoa, dont 34 434 au baccalauréat général et 1 086 au baccalauréat technique et professionnel. À moins que la liste n’ait déjà été affichée dans la nuit, après notre mise sous presse, les candidats pourront consulter les résultats ce jour, mais également via les opérateurs mobiles. Toutefois, il est à noter que l’Office du baccalauréat dispose de 48 heures après la délibération pour publier officiellement les résultats.  

Notons que le taux de réussite pour Fianarantsoa n’a pas dépassé la barre des 60% lors des trois sessions précédentes du baccalauréat : 57,89% en 2023 ; 55,15% en 2024 et 57,98% en 2025. Pour cette année 2026, ce taux devra être officialisé incessamment.

Aux dernières nouvelles, l’université de Mahajanga prévoit également de publier les résultats du baccalauréat dans les prochains jours, tandis que, pour celle d’Antananarivo, la publication des résultats est attendue vers le 21 août 2026.

Hanitra R.

Mahamasina : Circulation perturbée pendant près de trois mois

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Du lundi 10 août 2026 au samedi 31 octobre 2026, soit un peu moins de trois mois, la circulation connaîtra quelques perturbations en raison d’une nouvelle organisation, nécessaire à la réalisation des travaux de mise en place des buses dans le cadre de la phase 2 du programme intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA2). De même, plusieurs arrêts de taxi-be seront déplacés ou supprimés.

Ainsi, la rue longeant l’établissement scolaire « Institution Sainte Famille » Mahamasina, jusqu’au niveau du commissariat de police du quatrième arrondissement, ne sera accessible aux usagers que sur une demi-chaussée, tandis que la rue passant devant l’entrée principale du Stade Barea sera complètement coupée à la circulation.

Les usagers des taxis-be devront également s’adapter à la nouvelle organisation, car l’arrêt situé devant le collège d’enseignement général (CEG) Antanimbarinandriana, destiné aux lignes 125 ; 127 ; 128 ; 184 et 015, sera supprimé et déplacé au square Antanimbarinandriana, hormis le jeudi, jour de marché, où l’arrêt de taxi-be se situera devant l’église catholique Saint Joseph Amparibe.

Pour les automobilistes, l’itinéraire emprunté par ceux en provenance de l’établissement scolaire Sainte Famille, en direction de l’axe Gerb’or, devra faire un petit détour en passant devant le CEG Antanimbarinandriana et le rond-point devant le Palais du Sénat Anosy, puis se poursuivre vers la Cité du Jardin Mahamasina pour déboucher sur l’axe Gerb’or. De même, les automobilistes en provenance du tunnel Ambohidahy en direction d’Ankadilalana passeront par le rond-point devant le Palais du Sénat Anosy et rejoindront la Cité Jardin Mahamasina, puis poursuivront leur itinéraire vers l’axe Ankadilalana.

Hanitra R.

Enseignement supérieur : Traque aux établissements clandestins

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Lors de la descente effectuée par les responsables auprès du MESUPRES.
Lors de la descente effectuée par les responsables auprès du MESUPRES.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique intensifie les contrôles sur le terrain. Des structures opérant dans l’illégalité ont été démasquées dans la capitale.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES) passe à la vitesse supérieure pour garantir la qualité de la formation universitaire à Madagascar. Dans le cadre de la préparation de la Commission nationale d’habilitation (CNH), les équipes du ministère ont entamé une série d’inspections inopinées afin de vérifier l’existence légale et la conformité des établissements d’enseignement supérieur. Cette démarche fait suite à une réunion de concertation organisée le 24 avril 2026 avec les responsables des institutions privées de toute l’île. Durant cette rencontre, les étapes administratives et les conditions requises pour obtenir une autorisation d’ouverture et une habilitation avaient été expliquées en détail.

Infractions

Malgré ces rappels à l’ordre, les contrôles effectués récemment ont mis au jour de graves manquements. Le 10 août 2026, lors d’une descente menée en compagnie du directeur de l’Accréditation et de l’Assurance qualité, le Dr Rakotoniaina, les inspecteurs ont découvert des situations révoltantes. À Tanjombato, des établissements dépourvus d’autorisation légale, ne disposant parfois d’aucun bureau ni de salle de classe aux normes, lançaient déjà des campagnes publicitaires et incitaient les étudiants à s’inscrire. Face à cette situation, les autorités ministérielles ont immédiatement sommé les promoteurs concernés de se rendre au siège du ministère à Tsimbazaza pour se conformer à la réglementation en vigueur.

Fermeté

Le MESUPRES tape du poing sur la table. Deux offres de formation ouverte et à distance (FOAD) issues du secteur privé ont déjà été fermées pour non-conformité. Le ministère prévient qu’aucune indulgence ne sera accordée aux récalcitrants qui s’obstinent à dispenser des cours dans la clandestinité. Ces pratiques frauduleuses étant également observées dans les régions, le ministère lance un appel pressant aux parents et aux futurs étudiants. Il leur est vivement conseillé de vérifier la légalité de chaque établissement auprès des services compétents avant d’effectuer la moindre inscription ou de verser des frais de scolarité. Pour leur part, les fondateurs d’écoles privées sont sommés de suivre scrupuleusement le parcours légal avant toute ouverture.

Narindra Rakotobe

Biodiversité : Un nouveau ver de terre géant découvert à Nosy Be

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Une expédition scientifique menée dans le nord de Madagascar en 2025 vient de révéler une nouvelle espèce de ver de terre, baptisée Kynotus insularis. La découverte, publiée dans la revue scientifique ZooKeys, porte à 23 le nombre d’espèces connues de la famille endémique des Kynotidae et rappelle l’immense part encore inexplorée de la biodiversité malgache.

Mesurant jusqu’à environ 80 cm à l’état vivant, avec un diamètre pouvant atteindre 17,5 mm, Kynotus insularis a été découvert sur l’île de Nosy Be, dans le district d’Ambanja, à seulement quelques dizaines de mètres d’altitude. L’espèce présente notamment une coloration rouge sombre sur le dos et des caractéristiques anatomiques qui permettent de la distinguer des autres espèces du genre Kynotus. Son nom, insularis, fait directement référence à son habitat insulaire. Cette découverte ne constitue pas le seul résultat remarquable de l’expédition. Les chercheurs ont également retrouvé Kynotus darwinii, une espèce décrite au XIXe siècle et qui n’avait plus été collectée depuis ses premières observations. Cette redécouverte souligne à quel point certaines composantes de la faune malgache restent difficiles à documenter.

23

L’identification de Kynotus insularis a été confirmée à la fois par l’étude morphologique et par le séquençage d’un fragment d’ADN appelé COI, utilisé comme « code-barres génétique ». Les analyses montrent notamment une distance génétique de 23,4% avec Kynotus proboscideus, confirmant la distinction entre les deux espèces. Sur les 23 espèces de Kynotidae actuellement connues, neuf n’ont pas encore été retrouvées lors des récentes campagnes de terrain. La faune des vers de terre malgaches demeure donc largement sous-explorée.

Recueillis par José Belalahy

Santé : L’association Tsiky équipe la pédiatrie d’Androva

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Remise d’un lot de matériels médicaux et de diagnostic au CHU Androva.
Remise d’un lot de matériels médicaux et de diagnostic au CHU Androva.

Un geste fort pour la santé infantile à Majunga. Ce mardi, l’association Tsiky a remis au service de pédiatrie du CHU Androva un lot de matériel médical et de diagnostic, dont un appareil d’échographie cardiaque destiné aux urgences vitales des enfants. Créée en 2012, l’association Tsiky œuvre dans huit écoles primaires publiques de Majunga, en assurant un suivi médical et nutritionnel des élèves. « Nous luttons contre la malnutrition, organisons des soins, des opérations si nécessaire, et accompagnons les enfants jusqu’à l’examen du CEPE. Mardi, nous avons livré un échographe, mais aussi des détecteurs de veines, des kits chirurgicaux, des aspirateurs et divers équipements indispensables au quotidien », explique le Dr Joelin, médecin référent de l’association. La cérémonie s’est tenue en présence des représentants du DRS, du médecin inspecteur de Majunga I, des responsables du CSB Androva et du CHU, ainsi que des partenaires venus de La Réunion. Ce don s’inscrit dans la continuité du projet Vonjy, lancé en 2025 pour renforcer la prise en charge des urgences dans les écoles et les centres de santé de brousse.

« Former en brousse est essentiel, mais il faut aussi améliorer le centre de référence. À Majunga, l’objectif est de renforcer les urgences pédiatriques et vitales grâce à l’échographie cardiaque. C’est une priorité », souligne le Dr Sandrine Ernoulb, pédiatre au CHOR de La Réunion. Elle rappelle que la coopération avec le CHU de Majunga dure depuis quatre ans, avec des échanges de formation et un accent particulier sur la cardiologie pédiatrique. Avec ce nouvel équipement, la devise de l’association – « Santé à l’école pour tous » – prend une dimension concrète, en reliant directement les bancs de l’école aux services hospitaliers. Une avancée qui illustre la solidarité entre Majunga et La Réunion, au service des enfants les plus vulnérables.

Heriniaina Samson