Antananarivo s’apprête à devenir, le temps d’une semaine, la capitale parlementaire de l’Afrique australe. Madagascar accueillera, du 22 au 29 août prochains, la 59e session de l’Assemblée plénière du Forum parlementaire de la SADC (FP-SADC), un rendez-vous régional qui réunira les représentants des parlements des pays membres autour d’un thème : « la lutte contre les violences numériques et leur prévention ». À moins de trois semaines de l’événement, les préparatifs sont évoqués à Tsimbazaza. Hier, à l’occasion des levées de couleurs, le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, qui assure également la présidence tournante du Forum parlementaire de la SADC, a réuni le personnel de l’institution pour rappeler les exigences liées à l’organisation de cette rencontre. Il a appelé chacun à contribuer à « un accueil irréprochable » des délégations étrangères.
Le patron de la Chambre basse a particulièrement insisté sur deux aspects, notamment la propreté des lieux et le maintien de l’ordre, considérés comme des conditions essentielles pour offrir une image positive du pays. Il a également demandé à l’ensemble des employés de porter, chaque vendredi à compter de cette semaine, une tenue mettant en valeur l’identité malgache. Cette mesure, a-t-il souligné, vise à « témoigner de l’attachement à la culture nationale et à valoriser le patrimoine vestimentaire malgache auprès des visiteurs ». Cette session plénière intervient dans un calendrier diplomatique chargé pour la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Quelques jours auparavant, le 46e Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la SADC se tiendra à Durban, en Afrique du Sud, le 17 août 2026, avant que les travaux parlementaires ne se poursuivent à Antananarivo.
L’arrivée de Faouzia Vitry à la tête de ce chantier immobilier aux Comores pourrait faire gagner le projet en visibilité.
L’arrivée de Faouzia Vitry à la tête de ce chantier immobilier aux Comores pourrait faire gagner le projet en visibilité.
Le compte à rebours est lancé. À moins d’un an des Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI) de 2027, les Comores accélèrent la mise en œuvre de l’un de leurs projets les plus ambitieux : le Village des Jeux.
Les Comores comptent mettre en place un grand projet immobilier dans le cadre des prochains Jeux des Îles de l’océan Indien, qui auront lieu en 2027 dans les îles sœurs. Pour piloter ce chantier, les autorités ont confié les rênes de la Société de Projet du Village des Jeux (SPV-SAS) à Faouzia Vitry, une personnalité rompue aux questions de développement territorial et de coopération régionale. Érigé à Moindzaza Djoumbé, le futur Village des Jeux comprendra 200 villas de trois chambres, livrées clés en main avant le début de la compétition.
Mais l’ambition dépasse largement les besoins de l’événement sportif. Dès la fin des Jeux, le site sera converti en quartier résidentiel permanent, avec l’objectif d’inscrire cet investissement dans la durée. Le projet entend rompre avec la logique des infrastructures éphémères souvent associées aux grandes compétitions. Les concepteurs promettent un véritable cadre de vie intégrant sécurité, connectivité, espaces verts, commerces, services de proximité, propreté et entretien, avec une gestion pensée pour perdurer bien après la clôture des Jeux.
Créée spécifiquement pour conduire cette opération, la SPV-SAS concentrera l’ensemble des responsabilités liées au projet. De la structuration financière à la livraison des logements, en passant par la réalisation des travaux et la reconversion du site, la société sera le maître d’œuvre de cette opération immobilière. Elle fera également office d’interlocuteur unique auprès des pouvoirs publics, des bailleurs, des entreprises, des futurs acquéreurs, de la diaspora et des futurs habitants. « Faire du Village des Jeux l’héritage résidentiel durable des JIOI 2027, et la première référence d’un habitat moderne, structuré et sécurisé aux Comores », affirme Faouzia Vitry, qui place le projet dans une perspective dépassant le seul rendez-vous sportif.
L’ancienne vice-présidente de la Région Réunion apporte une expérience acquise dans le pilotage de projets publics, le financement d’investissements et la coopération entre les territoires de l’océan Indien. Un profil que les promoteurs du projet jugent adapté à la conduite d’un chantier appelé à mobiliser de nombreux partenaires institutionnels et financiers. Au-delà des Jeux des Îles, le Village des Jeux est présenté comme un projet structurant pour l’urbanisme comorien. Les autorités ambitionnent d’en faire un héritage durable, à la fois résidentiel, économique et urbain, tout en démontrant la capacité du pays à conduire une opération d’envergure selon des standards de gouvernance et de qualité alignés sur les ambitions régionales.
La question de la forme de l’Etat a suscité d’âpres débats au CCI Ivato.
La question de la forme de l’Etat a suscité d’âpres débats au CCI Ivato.
Le débat sur la forme de l’État pourrait favoriser les clivages entre les régions, au détriment de l’unité nationale.
Basculement
Les débats autour de la forme de l’État étaient particulièrement houleux durant la concertation nationale des jeunes, qui s’est déroulée la semaine dernière au Centre de Conférence Internationale d’Ivato. Le ton est monté d’un cran entre les défenseurs d’un État unitaire et les partisans d’un État fédéral. Certains représentants des régions ont même été attaqués sur les réseaux sociaux. Les échanges et discussions, durant cette concertation des jeunes, démontrent que le sujet est loin d’être maîtrisé par les forces en présence, avec des relents régionalistes qui risquent de mettre en péril l’unité nationale. En effet, ce sont principalement les régions côtières qui réclament haut et fort le basculement vers un État fédéral, estimant que, dans la forme actuelle de l’État, le pouvoir est fortement concentré à Antananarivo.
Balkanisation
Bon nombre d’observateurs estiment que, vu le tempérament des Malgaches, la menace de dérive ou de dérapage sécessionniste n’est pas à écarter. Un changement à 180° de la forme de l’État requiert une longue période de sensibilisation et de préparation, à la fois psychologique et technique. Et ce, dans la mesure où il pourrait y avoir un risque de fracture entre les différentes régions, voire de balkanisation de la Grande île. Les barrages anti économiques qui ont marqué la crise politique de 2002 pourraient refaire surface si le processus n’est pas bien préparé. Pour l’heure, on remarque que les débats autour de ce sujet font l’objet de calculs politiques de toutes parts. Bon nombre de citoyens, y compris certains participants à la concertation nationale des jeunes, ne savent même pas qu’un éventuel changement de la forme de l’État nécessite une réforme constitutionnelle et doit impérativement passer par un référendum. C’est certainement la raison pour laquelle le PRRM a mis les points sur les « i » durant la cérémonie de clôture de cet évènement, en annonçant que le dernier mot appartient au peuple par voie référendaire.
Manipulations
Pour leur part, les proches du pouvoir de la Refondation affichent clairement leur penchant vers l’instauration d’un État fédéral. Le député élu à Mahajanga I, Afakandro Christian, l’une des grandes figures de ce régime, avait exprimé publiquement sa position, tout en dénonçant l’existence de manipulations politiques et d’achat de voix lors de cette concertation des jeunes. « Prenez leur argent mais optez pour l’État fédéral », a-t-il déclaré sur son compte Facebook la veille du vote au CCI Ivato. Par ailleurs, le vice-président de l’Assemblée nationale ne s’est pas empêché d’attaquer ouvertement l’ancien président Marc Ravalomanana, qui avait fait part de son choix pour l’État unitaire. « L’État unitaire vous permettrait de continuer le monopole et d’éviter de payer vos dettes (ndlr : une allusion aux impôts impayés de l’ex-Président), ainsi que le détournement de 40 000 milliards fmg par an », a déclaré Afakandro Christian dans une publication sur les réseaux sociaux. Une attaque très virulente qui risque de raviver les tensions entre « Dada » et les dirigeants du régime en place.
Fiaraha-mitantana
On constate en tout cas une divergence flagrante de points de vue entre la Refondation et le fondateur de l’Empire Tiko à propos de la question de la forme de l’Etat. Et ce, même si les deux camps font du « fiaraha-mitantana » au sein du système actuel, dans la mesure où des membres du TIM font partie de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison. Qui plus est, Marc Ravalomanana s’affiche ces derniers temps aux côtés du colonel Michaël Randrianirina, comme pour montrer leur alliance dans la perspective de la tenue du dialogue politique. Une alliance plus ou moins fragile, compte tenu du désaccord sur certains sujets, mais aussi à cause des ambitions affichées par les deux personnalités. Nul n’ignore en effet que l’actuel locataire d’Iavoloha et le président fondateur du TIM sont deux candidats potentiels aux prochaines élections présidentielles. Au vu du rapport de forces actuel sur l’échiquier politique, notamment avec le TIM, qui dispose de bases politiques solides à travers le pays, et les partisans de l’ancien président Andry Rajoelina, qui forment une grande majorité silencieuse, faire passer l’Etat fédéral par le biais d’un référendum constitutionnel n’est pas gagné d’avance pour le régime de la Refondation.
SIPEM Banque et Spider, unis pour le bien des entreprises.
SIPEM Banque et Spider, unis pour le bien des entreprises.
Spider et la SIPEM Banque s’associent pour faciliter l’accès des professionnels à une offre étendue de solutions techniques. Les deux entités ont présenté, vendredi dernier, un partenariat qui ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises, aux installateurs, aux prescripteurs et aux acteurs des grands projets.
Complémentarité
Ce partenariat permet, en effet, aux entreprises de trouver plus facilement les moyens pour moderniser une installation électrique, sécuriser un bâtiment, améliorer sa connectivité, assurer la continuité d’une activité ou intégrer des solutions énergétiques plus performantes. Cela représente souvent un investissement stratégique. Pourtant, les contraintes budgétaires peuvent conduire à reporter un projet, à en réduire la portée ou à renoncer à des équipements pourtant essentiels. En rapprochant leurs expertises, Spider et la SIPEM Banque entendent apporter une réponse concrète aux entreprises qui ont besoin de réaliser ces projets essentiels mais qui sont confrontées à un manque de trésorerie. En effet, d’une part, Spider met à disposition sa connaissance des équipements, des technologies et des exigences propres aux installations professionnelles ; la SIPEM Banque mobilise, de son côté, son savoir-faire dans l’accompagnement financier des entreprises. Cette complémentarité permet aux professionnels d’envisager leurs besoins techniques dans leur globalité, sans limiter immédiatement leurs ambitions aux seules ressources disponibles à court terme.
Vision plus large
Distribution électrique, appareillage, éclairage, énergie, solutions solaires, groupes électrogènes, onduleurs, réseaux informatiques, vidéosurveillance ou encore équipements sanitaires figurent, entre autres, parmi les offres Spider éligibles dans ce partenariat. Ces solutions contribuent à la sécurité des installations, à leur continuité, à leur efficacité et à leur durabilité. Elles accompagnent aussi bien la construction de nouveaux sites que la modernisation, l’extension ou la mise à niveau d’infrastructures existantes. Grâce au partenariat avec la SIPEM, les professionnels peuvent désormais aborder leurs projets avec une vision plus large. «Le financement demeure soumis à l’étude du dossier, aux critères d’éligibilité et aux conditions d’acceptation de la SIPEM », précise-t-on. Le partenariat crée néanmoins une nouvelle possibilité : rapprocher, dès l’origine du projet, le choix de la solution technique et l’étude des moyens permettant de la concrétiser. Les équipes de Spider accompagnent le professionnel dans l’identification de ses besoins et dans la sélection des équipements correspondant aux caractéristiques de son installation, à ses contraintes et aux résultats attendus. À partir de cette solution technique structurée, la SIPEM Banque peut étudier les modalités d’accompagnement financier adaptées à la situation de l’entreprise et à la nature de l’investissement envisagé.
Madagascar a conservé sa notation souveraine, malgré les multiples chocs.
Madagascar a conservé sa notation souveraine, malgré les multiples chocs.
Le secteur financier à Madagascar se porte bien, malgré la succession de chocs internes et externes. S&P indique dans son rapport des réserves extérieures solides et une dette encore maîtrisée, malgré les pressions économiques.
S&P Global Ratings maintient la note souveraine de Madagascar à « B- », aussi bien en devises qu’en monnaie locale, assortie d’une perspective stable. Dans son rapport publié le 27 juillet 2026, l’agence internationale estime que le pays conserve plusieurs facteurs de résilience, notamment un niveau satisfaisant de réserves de change, la continuité de l’appui de nombreux partenaires internationaux et une structure de dette publique jugée favorable. Ces atouts permettent, pour l’heure, de contrebalancer les incertitudes politiques, la faiblesse du revenu par habitant, les pressions budgétaires ainsi que les risques climatiques. Le document précise toutefois qu’il ne constitue pas une nouvelle décision de notation, mais une actualisation de l’analyse de la situation malgache. L’agence prévoit une croissance économique de 3,1% en 2026, après un ralentissement à 3% en 2025, contre 4,3% en 2024. Cette évolution serait liée à la faiblesse de certaines exportations, notamment la vanille, le nickel et le café, mais également au ralentissement des investissements privés et de plusieurs projets financés par les partenaires. L’agriculture, en particulier les filières riz, maïs et manioc, a cependant fait preuve de résilience. À moyen terme, S&P table sur une reprise progressive, avec une croissance de 3,8% en 2027, 4% en 2028 et 4,2% en 2029.
Tableau contrasté
Plusieurs moteurs pourraient soutenir cette amélioration. L’agence évoque la hausse attendue de la demande mondiale de nickel, portée par l’industrie des véhicules électriques, la reconstruction après les cyclones ainsi que les investissements prévus dans les infrastructures de transport et d’énergie. La réforme du secteur minier, qui a mis fin à un gel de 16 ans sur les nouveaux permis, pourrait également relancer des projets longtemps bloqués. Plus de 1 600 demandes devraient être réexaminées dans le cadre d’un régime clarifié, prévoyant notamment une redevance de 5% et des garanties de stabilité. La question énergétique reste néanmoins au cœur des préoccupations. Madagascar demeure fortement dépendant des importations de produits pétroliers, alors que la biomasse représente près de 80% du bouquet énergétique national. L’hydroélectricité assure environ 45% de la production électrique, offrant une protection partielle contre la volatilité des cours internationaux. Selon S&P, les tensions observées sur les marchés pétroliers en 2026 ont affecté les transports, l’industrie et les finances publiques. L’agence estime toutefois que les projets hydroélectriques, solaires et thermiques pourraient plus que doubler les capacités de production au cours des trois à quatre prochaines années.
Engagement des partenaires
Sur le plan extérieur, le déficit du compte courant devrait se creuser pour atteindre 8,5% du produit intérieur brut en 2026, après 6,1% en 2025. Cette dégradation s’explique par la baisse des recettes tirées de certains produits d’exportation, combinée à l’importance structurelle des importations alimentaires et énergétiques. Les transferts de la diaspora, qui représentent environ 6% du PIB, constituent cependant un appui important. Les réserves internationales, supérieures à six mois d’importations à la fin de 2025, demeurent par ailleurs un amortisseur essentiel face aux chocs extérieurs. S&P souligne également la continuité de l’engagement des bailleurs de fonds. Malgré le retard pris dans les revues du programme soutenu par le Fonds monétaire international, l’agence prévoit la tenue d’une revue combinée avant la fin de l’année. La Banque mondiale et les autres créanciers officiels ont, de leur côté, maintenu le financement de plusieurs projets. Les appuis budgétaires restent toutefois tributaires de l’avancement des réformes et de la stabilité institutionnelle.
Maîtrisé
Du côté des finances publiques, le déficit budgétaire devrait passer de 2,6% du PIB en 2025 à 4,7% en 2026. Cette hausse résulterait notamment des dépenses de reconstruction après les cyclones, du soutien aux prix des carburants et des contraintes pesant sur les recettes. Le déficit devrait ensuite se réduire graduellement pour s’établir à 4% du PIB en 2029, à mesure que la croissance se renforce et que les subventions énergétiques diminuent. La dette publique reste, pour sa part, à un niveau jugé gérable. La dette brute devrait représenter 40,2% du PIB en 2026, avant d’atteindre 44,2% en 2029. Sa longue maturité, son caractère largement concessionnel et la faiblesse relative de la charge d’intérêt réduisent les risques immédiats. S&P attire néanmoins l’attention sur les engagements liés aux entreprises publiques, en particulier la Jirama, dont les subventions ont représenté en moyenne 1,3% du PIB par an depuis 2020. L’agence observe enfin que la Banque centrale a contribué à stabiliser l’ariary et à contenir l’inflation grâce à une politique monétaire restrictive et à des interventions ciblées sur le marché des changes. L’inflation devrait atteindre 8,4% en 2026, avant de revenir progressivement à 5% en 2029. Une amélioration de la notation resterait possible en cas de réduction plus rapide du déficit, de hausse durable des recettes, de progression des exportations et d’amélioration du climat des affaires. À l’inverse, une aggravation des tensions politiques ou l’apparition de difficultés de liquidité pourraient peser sur la solvabilité du pays. Pour S&P, la stabilité politique, l’efficacité des réformes et la transformation du secteur énergétique seront ainsi déterminantes pour renforcer durablement la trajectoire économique de Madagascar.
Une mobilisation institutionnelle face aux enjeux liés aux crypto-actifs.
Une mobilisation institutionnelle face aux enjeux liés aux crypto-actifs.
Entre innovation financière et risques d’usage illicite, les autorités entendent mieux encadrer l’essor des actifs virtuels tout en préservant l’intégrité du système financier national.
Un atelier de renforcement des capacités consacré aux actifs virtuels, ou crypto-actifs, est organisé par le Service de renseignements financiers de Madagascar (SAMIFIN), avec l’appui de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime. Cette rencontre vise à mieux préparer les institutions concernées aux nouveaux défis liés à l’évolution rapide des technologies financières. Présent à l’ouverture de l’atelier, le directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, Zo Razafindrakoto, représentant son ministère, a tenu à clarifier la position des autorités sur ces nouveaux instruments. « Ce ne sont pas les actifs virtuels qui posent problème, mais leur utilisation en dehors du cadre légal », a-t-il souligné. Une manière de rappeler que les crypto-actifs peuvent constituer des outils d’innovation et de développement, mais qu’ils peuvent également être détournés à des fins illicites lorsqu’ils échappent aux mécanismes de contrôle.
Favoriser le développement
Le développement des transactions numériques, l’anonymat relatif de certaines opérations et la rapidité des transferts internationaux peuvent, en effet, compliquer la détection des flux suspects. Ces évolutions imposent ainsi aux administrations, aux organes de contrôle et aux services d’enquête d’adapter leurs méthodes, leurs connaissances et leurs outils d’analyse. Zo Razafindrakoto a rappelé que le ministère de l’Économie et des Finances a pour mission de soutenir le développement économique tout en protégeant l’intégrité et la stabilité du système financier. Cette responsabilité implique notamment le renforcement de la lutte contre le blanchiment de capitaux ainsi que contre les nouvelles formes de criminalité financière. Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans les orientations de la Politique générale de l’État. L’atelier doit permettre aux participants de mieux comprendre le fonctionnement des crypto-actifs, d’identifier les principaux risques liés à leur usage illégal et de renforcer les mécanismes de prévention, de détection et de traitement des opérations suspectes. Au-delà du partage de connaissances techniques, cette initiative vise également à consolider la coopération entre les différentes institutions impliquées. Face à des pratiques financières qui dépassent souvent les frontières nationales, la coordination entre les acteurs concernés devient indispensable. Le Samifin et l’ONUDC entendent ainsi contribuer à la mise en place d’une réponse institutionnelle plus cohérente, plus efficace et mieux adaptée aux mutations de la finance numérique.
Madagascar a participé récemment au « DialogueNEXT Africa », un sommet international organisé par la Fondation du Prix mondial de l’Alimentation en partenariat avec l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI), à Nairobi, au Kenya.
Une délégation conduite par le ministre de l’Élevage, Riana Nantenaina Randrianomenjanahary, a représenté le pays lors de cet événement de grande envergure. Le thème discuté par toutes les parties prenantes a été axé sur : « Nés pour nourrir l’avenir ». Des ministres en charge de l’Agriculture et de l’Élevage de plusieurs pays africains, des scientifiques, des institutions de recherche, des membres du secteur privé, des organisations paysannes, des organismes internationaux œuvrant pour le développement ainsi que des partenaires techniques et financiers y ont participé activement.