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jeudi, octobre 15, 2026
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Menaces de mort par SMS : 2,4 millions d’ariary réclamés à une victime

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L’individu placé à Tsiafahy.
L’individu placé à Tsiafahy.

Un homme est soupçonné d’avoir menacé de mort une personne par SMS afin de lui soutirer de l’argent. Il aurait réclamé, à trois reprises, une somme totale de 2,4 millions d’ariary.

Interpellé à Ambatofotsy, il a été placé en détention provisoire à Tsiafahy. L’affaire a débuté le 8 septembre, à la suite d’une plainte déposée par un citoyen auprès des autorités. La victime affirmait recevoir des messages de menaces de mort accompagnés de demandes d’argent. Face à la gravité des faits dénoncés, les éléments de la Cellule mixte d’enquête de Tsaralalàna ont ouvert une enquête.

Les investigations menées par les enquêteurs ont permis d’identifier un suspect. Celui-ci a été interpellé le 13 septembre à Ambatofotsy. Il est soupçonné d’avoir réclamé à la victime la somme de 2 400 000 ariary, tout en lui adressant des menaces de mort par SMS. Au cours de son interrogatoire, le suspect aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Selon les éléments de l’enquête, il aurait sollicité de l’argent à trois reprises, en assortissant chaque demande de menaces. Les enquêteurs auraient également découvert que le suspect avait recours à plusieurs numéros de téléphone. Les éléments recueillis au cours des investigations pourraient par ailleurs le relier à d’autres affaires similaires, selon les informations communiquées par les forces de l’ordre.

Après plusieurs jours d’enquête et la collecte d’éléments de preuve, le suspect a été présenté au parquet le 16 septembre. À l’issue de cette présentation, il a été placé en détention provisoire à la maison centrale de Tsiafahy, dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.

Yv Sam

Raharaha famonoana dokotera teny Ambatolampy Tsimahafotsy : Miandrandra ny hivoahan’ny marina ny fianakavian’ny maty

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Tao an-tatatra ambadiky ny trano fonenany no navelan’ireo namono nahafaty azy ny razan’i Dokotera Saholy.
Tao an-tatatra ambadiky ny trano fonenany no navelan’ireo namono nahafaty azy ny razan’i Dokotera Saholy.

Ny voalohan’ny volana avrily 2025, izany hoe herintaona sy tapany lasa izay, no nisy namono nahafaty an’i Dr Saholy, mpitsabo efa nisotro ronono, isan’ny mamiratra teo amin’ny fiaraha-monina sy ny fiangonana nisy azy. Ankona tanteraka ny fianakaviana sy ny fokonolona satria tamin’ny fomba nampivarahontsana tanteraka no namonoan’ny olon-dratsy ity dokotera notsongoin’olom-bolo sy nahavita be teo amin’ny asa fitsaboana sy fampianarana, ary teo anivon’ny fiaraha-monina sy ny fiangonana nisy azy ity.

Raha tsiahivina ny zava-nitranga, dia ny talata 1 avrily 2025 vao maraina, raha izy niomankomana handeha hivavaka toy ny nahazatra azy iny, no nisy namono tao ambadiky ny trano fonenany teny Soavinarivo, kaominina Ambatolampy Tsimahafotsy, i Dr Saholy. Ny vadiny, izay nisy nanidy tao an’efitranon’izy ireo ary novohain’ny mpanao trano nifanila tamin’izy ireo, no nahita azy efa tsy nisy aina intsony. Razana feno ratra vokatry ny vely famaky teo amin’ny lohany sy ny vatany manontolo, nokendaina tamin’ny tady ary voatampim-bava, no hitan’ny fianakaviany tao an-tatatra ambadiky ny trano. Very nandritra io fotoana io ihany koa ny moto scooter iray sy finday telo.

Taorian’ny fanadihadiana nataon’ny mpitandro filaminana dia olona valo no voasaringotra amin’ity raharaha vono olona ity. Napetraka teo ambany fanaraha-mason’ny fitsarana ny efatra tamin’izy ireo, raha naiditra am-ponja vonjimaika miandry ny fitsarana azy kosa ny efatra hafa, ka anisan’izany ny mpiandry tanàna iray niasa tao amin’ity mpitsabo nisy namono ity, saingy tsy niverina nandray ny asany intsony herinandro mialoha ny tranga famonoana olona.

Rahampitso alakamisy 24 septambra 2026 no hiakatra fitsarana ity raharaha vono olona ity. Miandrandra fatratra ny hivoahan’ny marina amin’izao raharaha izao ny fianakavian’i Dr Saholy. Harahintsika eto ihany ny fivoaran’ny raharaha.

Hanitra R.

Musique urbaine : Majesty en concert ce soir

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Pour ce soir, Majesty promet un concert nocturne qui devrait faire vibrer les amateurs de rythmes urbains et contemporains malgaches. Les amateurs de musique urbaine s’apprêtent à vivre une nuit sous le signe de la musique et de la fête. Ce soir, place à Majesty au Taxi-be Antanimena, l’une des figures montantes de la scène musicale malgache. Un rendez-vous attendu par les noctambules et les passionnés de sons modernes. Reconnu pour ses prestations scéniques énergiques et ses morceaux entraînants, qui cumulent des milliers de vues sur les plateformes, Majesty entend offrir à son public une expérience immersive. Le chanteur réservera à ses fans un répertoire mêlant ses plus grands succès et ses compositions récentes. Originaire du Sud-Est de Madagascar, surtout de Manakara, il intègre sa région dans ses textes en utilisant des vocables locaux. Il évolue principalement dans l’afro-pop et la musique urbaine moderne, se distinguant par une voix mélodieuse et des thèmes axés sur l’amour. Repéré notamment grâce au titre « Magniry » en 2023, il enchaîne les projets, dont l’EP Malao, l’album Lapa, ainsi que des morceaux récents comme « Valaky » et « Koa Mahatsiaro ». 

Zo Toniaina

Concert – Asco Music : Un comeback sur scène

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À Vakok’Arts Trano, la musique reprend ses quartiers pour un nouvel Apéro Musical. À l’approche du week-end, certaines soirées prennent une autre dimension. À Vakok’Arts Trano, le jeudi 24 septembre prochain, à partir de 19 heures, l’établissement abritera le collectif Asco Music.

Dans un paysage culturel où les rendez-vous musicaux constituent aussi des espaces de rencontre, l’initiative se veut avant tout conviviale. Ici, pas besoin d’un grand cérémonial pour apprécier la musique. Quelques notes, des voix, des échanges et une atmosphère détendue suffisent parfois à transformer une soirée ordinaire en un moment particulier. Les projecteurs seront braqués sur Asco Music. Le groupe prendra possession de la scène pour proposer au public un moment musical en direct, entre interprétations et partage. La particularité de ce type de live réside justement dans cette proximité. Loin d’une succession de prestations, l’Apéro Musical permet au public de vivre la musique autrement : autour d’un verre, dans les discussions, les sourires et les rencontres qui se créent au fil de la soirée.

Boissons fraîches et tsakitsaky accompagneront la soirée. De quoi permettre aux habitués comme aux nouveaux venus de profiter pleinement de l’ambiance. Entre amis, en famille ou simplement en solo, chacun pourra trouver sa place dans ce rendez-vous où la musique sert de trait d’union. Car, au-delà du divertissement, ces rencontres contribuent aussi à faire vivre les lieux culturels et à maintenir une proximité entre artistes et public.

Iss Heridiny

Témoins de Jehovah : Le sang devient une affaire de conscience

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Depuis le 18 septembre, chaque fidèle des Témoins de Jehovah peut décider d’accepter ou non une transfusion de globules rouges, de globules blancs, de plasma ou de plaquettes provenant d’un donneur. Il peut également choisir de donner son sang afin de fournir ces composants à d’autres patients. La position tranche avec des décennies de doctrine. Depuis 1945, l’organisation défendait le refus des transfusions, au nom notamment du commandement biblique de « s’abstenir du sang ». Une première évolution était intervenue en 2000, lorsque certaines fractions sanguines avaient été laissées à la conscience de chacun. Le changement de 2026 élargit désormais cette liberté aux quatre principaux composants sanguins. Le sang total reste toutefois interdit. D’un interdit collectif, la question du sang devient ainsi, pour plusieurs produits, une décision individuelle.

Recueillis par Maminirina Rado

Science et insolite : L’indri, « soprano » de la canopée

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Dans les forêts denses du Nord-Est de Madagascar, où la végétation interdit toute visibilité au-delà de quelques mètres, l’indri, le plus grand lémurien vivant, s’impose comme l’un des chanteurs les plus singuliers du règne animal. Une étude publiée lundi dans « PLOS Computational Biology », menée par Filippo Carugati, de l’université de Turin (Italie), et Chiara De Gregorio, de l’université de Warwick (Royaume-Uni), montre que l’animal ouvre davantage la bouche sur ses notes aiguës. Une technique dite d’« accordage des formants », proche de celle des chanteurs lyriques, qui porte le son loin dans le feuillage, comme le ferait une soprano d’opéra. La voix de soprano, c’est tout simplement la voix la plus aiguë chez les femmes et chez les enfants. Dans un opéra, c’est presque toujours elle qui incarne l’héroïne principale, la princesse ou le personnage central de l’histoire. Elle se distingue par sa capacité à monter très haut dans les notes, avec une grande puissance et une clarté capables de traverser tout un orchestre, à l’instar de Maria Callas ou du contre-ténor Andreas Scholl. Dans la forêt, un duo dans lequel le mâle et la femelle indri imbriquent leurs phrases, utile pour marquer un territoire ou simplement pour se retrouver. Cette musicalité n’est pas une nouveauté pour la science. Dès 2021, une équipe internationale conduite par le chercheur Andrea Ravignani établissait déjà, dans « Current Biology », que l’indri chante selon un rythme défini, après l’écoute de plus de 600 enregistrements récoltés durant douze ans auprès de près de quarante individus — une cadence dans laquelle les chercheurs retrouvaient même l’écho de « We Will Rock You » du groupe Queen. Mais ce chanteur hors norme, que l’on ne trouve qu’à Andasibe, Marojejy ou Maromizaha, reste classé en danger critique d’extinction. Les recherches sur le chant de ce lémurien s’affinent au fil du temps. Rétif à la captivité, il ne doit sa survie qu’à la protection de son habitat naturel, aujourd’hui grignoté par la déforestation.

Recueillis par Maminirina Rado

FOS’ART : Première édition d’un festival engagé avec Denise, Shyn et Bolo

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Un événement culturel d’un genre nouveau arrive bientôt dans la capitale. Il s’agit du FOS’ART Festival, qui aura lieu le 10 octobre prochain. À cette date-là, le Golf Galaxy, situé au Birdy Andraharo, accueillera une journée entière où la musique, l’artisanat et la fête se mêleront dans une atmosphère vibrante. Dès l’ouverture, le public sera plongé dans un univers où la scène malgache contemporaine rencontre les sonorités électro, créant une expérience sensorielle inédite. 

L’après-midi, la grande scène vibrera au son de Bolo, Shyn et Denise, trois figures de la scène malgache contemporaine. Mais c’est à la tombée de la nuit que le festival prendra une autre dimension : les DJs enchaîneront les sets électro, afro-house et techno, entraînant le public dans une transe collective jusqu’à l’aube. Des noms comme DJ Sakay, K-Za ou Julio Anbu promettent une nuit électrisante où les basses feront battre le cœur de la capitale.

Cependant, FOS’ART se distingue aussi par son Village des Baobabs, un espace immersif où l’on flâne entre marché nocturne, ateliers créatifs et stands artisanaux. Les festivaliers pourront découvrir des savoir-faire locaux, participer à des expériences artistiques et partager un moment convivial autour des saveurs malgaches. Les enfants ne sont pas oubliés, avec un espace dédié qui leur permettra de vivre, eux aussi, la fête en toute sécurité. 

Mais le festival porte surtout une finalité humaine. Tous les bénéfices seront reversés à l’association MealEspoirs, qui œuvre pour les enfants et les communautés locales. FOS’ART devient ainsi un rendez-vous artistique, mais également un acte solidaire, une manière de prouver que la culture peut être un moteur de changement. 

Une première édition marquée par l’audace et l’engagement, un voyage sensoriel où tradition et modernité s’entrelacent pour donner naissance à une expérience collective unique. 

Hanitra Andria

Foire Fagnanko : Pour transformer la reconstruction de Toamasina en relance économique

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Les organisateurs de la foire économique Fagnanko, qui se déroulera du 16 au 19 décembre à Toamasina.
Les organisateurs de la foire économique Fagnanko, qui se déroulera du 16 au 19 décembre à Toamasina.

Toamasina veut tourner la page des dégâts laissés par le cyclone Gezani et remettre l’économie locale sur les rails.

C’est dans cet esprit que se tiendra, du 16 au 19 décembre, la foire économique Fagnanko, présentée hier à la CCIA Analakely. Pour Robert Kotonirina, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Toamasina, cette manifestation doit symboliser « la résurrection » et le relèvement de la ville, tout en accompagnant la reconstruction engagée dans le cadre de la Refondation. Présentée comme la plus grande foire jamais organisée à Toamasina, Fagnanko se déroulera sur l’esplanade de la mairie, le long de l’avenue de l’Indépendance. L’événement est porté par la CCI Toamasina, en partenariat avec la Région Atsinanana et la Commune urbaine de Toamasina. Entre 160 et 200 stands sont attendus, avec une participation nationale. Le lancement de l’événement à Antananarivo traduit d’ailleurs cette ambition d’en faire un rendez-vous dépassant largement le cadre régional. Plusieurs secteurs seront représentés, notamment les mines, le tourisme, le transport, la logistique, l’agriculture et l’artisanat. Des conférences-débats sont également prévues, en présence du secteur privé, des administrations publiques et des partenaires au développement. Une soirée de gala complétera le programme.

Rendez-vous des CCI

La Foire Fagnanko coïncidera également avec l’Assemblée générale de la Fédération des Chambres de commerce et d’industrie de Madagascar, prévue le 18 décembre. La FCCIM regroupe les CCI des 24 régions et joue un rôle d’unification et d’appui à leur développement. Son président, Laou-Po Wing, a indiqué que cette assemblée générale est désormais organisée de manière décentralisée. Des chambres de commerce d’autres îles de l’océan Indien, ainsi que des délégations de plusieurs pays, sont également annoncées. À travers cette double rencontre économique et institutionnelle, Toamasina entend afficher une image de ville en reconstruction, mais surtout de ville qui se relève et se projette de nouveau vers l’avenir.

Antsa R.

Filière cacao : Madagascar à la présidence de l’ICCO

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Le cacao fin de Madagascar est mondialement reconnu pour sa qualité.
Le cacao fin de Madagascar est mondialement reconnu pour sa qualité.

Madagascar confirme son rôle actif dans le développement de la gouvernance internationale du secteur cacaoyer. Philippe Fontayne, vice-président du Conseil national du cacao, a été élu président du Conseil de l’ICCO (Organisation internationale du cacao) pour l’année cacaoyère 2026-2027.

Cette élection, qui a eu lieu à Abidjan durant la 114ᵉ réunion ordinaire du Conseil de l’Organisation internationale du cacao, intervient quelques semaines après la signature, le 27 août 2026 à Antananarivo, de l’Accord international sur le cacao de 2026.

Récompense

Une élection considérée comme une récompense du travail mené par Madagascar pour faire entendre la voix des pays producteurs et replacer les femmes et les hommes de la filière au cœur des décisions internationales. Elle traduit la confiance accordée au pays et confirme sa capacité à exercer un leadership dans la gouvernance mondiale du cacao. Cette responsabilité intervient dans un contexte particulièrement exigeant, marqué notamment par d’importantes fluctuations des cours internationaux, les impacts négatifs du changement climatique ainsi que le vieillissement des plantations. La filière cacao a également été marquée par les exigences croissantes en matière de qualité et de traçabilité, ainsi que par l’application du règlement européen contre la déforestation. Des évolutions qui ont directement affecté les revenus, la sécurité économique et l’avenir des producteurs.

Intérêt des producteurs

La Grande île a toujours été particulièrement active dans les initiatives mondiales de sauvegarde de la filière cacao, lors des différentes rencontres internationales, notamment à Bruxelles et au sein de l’ICCO. Et ce, dans l’objectif de défendre l’intérêt des producteurs dans un marché mouvementé. Une diplomatie économique qui a influé sur les décisions internationales, notamment pour améliorer les conditions de production, l’accès aux marchés et la rémunération des acteurs situés à la base de la chaîne de valeur. Cette élection découle également de la position privilégiée de Madagascar, seul pays au monde dont 100% des exportations de fèves sont reconnues comme cacao fin et aromatique. Une distinction qui repose sur la richesse des terroirs malagasy, mais surtout sur le savoir-faire des producteurs.

Plusieurs priorités

Pour l’administration et les professionnels de la filière cacao, cette reconnaissance internationale est appelée à devenir un outil de plus pour la valorisation du travail des familles productrices. La présidence malagasy de l’ICCO doit ainsi permettre de défendre plusieurs priorités : une meilleure rémunération des producteurs, le renouvellement des plantations, l’accès à du matériel végétal performant, l’adaptation au changement climatique, la traçabilité des parcelles et le développement de la transformation locale. Elle devra également favoriser la mobilisation de nouveaux partenariats, financements et investissements au bénéfice des territoires de production. L’élection de Philippe Fontayne représente ainsi une victoire collective pour le gouvernement, le ministère du Commerce et de la Consommation, le Conseil national du cacao et l’ensemble des producteurs, coopératives et opérateurs de la filière.

R.Edmond.

Madagascar – Suisse : Renforcement de la diplomatie économique

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Des échanges fructueux entre les deux parties marquant le début d’un partenariat prometteur.
Des échanges fructueux entre les deux parties marquant le début d’un partenariat prometteur.

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Madagascar auprès de la Confédération suisse, le Général Edelin Calixte Randriamiandrisoa, a effectué tout récemment une visite de courtoisie auprès de la Présidente du Conseil d’État de Genève, Anne Hiltpold, au Salon jaune de l’hôtel de ville.

Les deux parties ont discuté, à cette occasion, du renforcement de la diplomatie économique entre Madagascar et Genève afin de contribuer au développement durable. « Nos échanges se focalisent en premier lieu sur la jeunesse, car nous sommes tous convaincus que c’est un levier de développement de la nation. Nos efforts se concentreront ainsi sur le transfert de compétences et l’employabilité des jeunes », a expliqué l’ambassadeur de Madagascar en Suisse, le Général Edelin Calixte Randriamiandrisoa, qui occupe simultanément la fonction de Représentant permanent de Madagascar auprès de l’Office des Nations unies. Également à la tête du Département de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse, la Présidente du Conseil d’État, Anne Hiltpold, envisage la mise en relation des universités et des établissements professionnels malgaches et genevois afin de concrétiser ces projets. Rappelons qu’elle préside le Conseil d’État, qui constitue le gouvernement de la République et canton de Genève.

Investissements responsables

En outre, le diplomate malgache a soulevé de nombreux défis majeurs auxquels est confronté Madagascar. On peut citer, entre autres, la gestion des ressources naturelles, la conservation de la biodiversité, la résilience climatique, l’accès à l’eau potable et la transition énergétique. Des échanges d’expériences et des partenariats sont en vue dans ces domaines, tout en mobilisant les acteurs économiques pour renforcer la bonne gouvernance. « L’objectif consiste à promouvoir des investissements responsables et créateurs de valeur locale », a-t-il précisé. Force est de reconnaître que Genève constitue un hub international du climat et de l’environnement. Surnommé la « Capitale de la paix » ou la ville la plus internationale du monde, ce canton abrite de nombreuses organisations internationales tout en étant la capitale multilatérale de l’ONU. En matière de recherche et développement, Genève est également le berceau de grandes avancées scientifiques et technologiques. C’est pourquoi le renforcement de la diplomatie économique entre Madagascar et Genève s’avère particulièrement bénéfique pour la Grande île.

Navalona R.