Le budget de l’État indique une priorisation importante des secteurs sociaux et de la croissance économique.
Le budget de l’État indique une priorisation importante des secteurs sociaux et de la croissance économique.
L’État renforce les moyens humains de ses services publics. Pour cette année en cours, 13 274 postes budgétaires ont été alloués, dont 9 000 au secteur de l’éducation. Une priorité qui s’accompagne de plusieurs mesures en faveur des agents publics.
L’éducation se taille la part du lion. Sur les 13 274 postes budgétaires alloués en 2026, pas moins de 9 000 sont destinés à ce secteur. Cette allocation, indiquée par le ministère de l’Économie et des Finances, s’inscrit dans la volonté de renforcer les effectifs nécessaires au fonctionnement des services publics de base, notamment dans l’éducation et la santé. Le chiffre est significatif dans un contexte où les besoins en ressources humaines restent importants dans l’administration et dans les services directement en contact avec la population. Au-delà de la seule création de postes budgétaires, l’enjeu porte ainsi sur la capacité de l’État à disposer des ressources humaines nécessaires pour assurer ses missions. Pour le ministère de l’Économie et des Finances, qui assure la programmation et la mise à disposition des moyens budgétaires correspondants, la priorité donnée aux services essentiels se traduit également dans les choix opérés en matière de dépenses publiques. L’éducation figure ainsi parmi les secteurs privilégiés en 2026. L’allocation de 9 000 postes représente à elle seule plus des deux tiers du volume total des postes budgétaires prévus. L’objectif affiché est de renforcer les effectifs indispensables au fonctionnement des services publics et, à terme, d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers. Cette politique intervient parallèlement à la modernisation de la gestion des ressources humaines de l’État. Le système AUGURE est notamment déployé pour améliorer la transparence et la célérité dans le traitement des dossiers des agents. À ce stade, 86 mouvements ont été développés, tandis que l’extension du dispositif aux catégories qui ne sont pas encore intégrées et la finalisation des modules restants du SIGRHE se poursuivent.
Amélioration des conditions. L’effort en faveur des agents publics ne se limite pas aux effectifs. Le bilan du ministère de l’Économie et des Finances fait également état d’une revalorisation de 14 % des salaires des fonctionnaires. À cela s’ajoutent l’adoption du décret relatif à la revalorisation de l’indemnité de logement pour l’ensemble des agents de l’État, ainsi que celui portant attribution de l’indemnité de craie au personnel enseignant encore en activité relevant du ministère de l’Éducation nationale et du ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Autant de mesures qui touchent directement aux conditions de travail et au pouvoir d’achat des agents publics. Les retraités ne sont pas en reste. Une tranche correspondant à deux mensualités du complément de l’indemnité d’installation de retraite a été prise en charge en juin 2026 au profit de 63 943 bénéficiaires, pour un montant de plus de 26,03 milliards d’ariary. Le chantier se poursuit également sur le terrain structurel avec l’élaboration de deux nouveaux projets de décrets relatifs à la Caisse de retraite civile et militaire et à la Caisse de prévoyance et de retraite. L’objectif annoncé est de résorber le déficit structurel, d’assainir la gestion et d’aller vers davantage d’autonomie des caisses. Entre création de postes budgétaires, revalorisation salariale, amélioration des indemnités et modernisation de la gestion administrative, les mesures engagées dessinent ainsi un même axe : renforcer les moyens humains de l’État tout en améliorant les conditions de ceux qui assurent quotidiennement les services publics.
Une énième attaque par des bandits armés chez des particuliers a été rapportée du côté d’Anosiala. Un énième cas qui vient s’ajouter au bas d’une bien longue liste de faits d’insécurité, phénomène visiblement difficile à endiguer à Madagascar.
La sécurité, un luxe
Car dans le pays, l’insécurité n’est plus seulement une statistique, elle s’invite dans les foyers, dans les rues, dans les commerces, dans les zones rurales, loin de tout. Ce mois de septembre 2026, plusieurs attaques à main armée ont encore été signalées dans la capitale, et en province. A Ambalavao Isotry, un employé transportant les recettes de son entreprise a été blessé par balle lors d’un braquage. Quelques jours auparavant, à Antanifotsy, des hommes armés avaient attaqué un village après une cérémonie familiale. Autant de faits qui s’ajoutent aux autres formes de criminalité violente rapportés ici et là. Ils nourrissent un sentiment d’insécurité qui dépasse largement les seules victimes, et qui dicte le mode de vie des citoyens : ne plus sortir le soir ; ne pas rouler la nuit dans un tel quartier ; tenir son sac contre soi si l’on ne veut pas être une proie facile pour les pickpockets ; les bijoux en or devenus des biens contemplatifs car impossible à porter au grand jour sans se faire détrousser ; en d’autre termes, faire attention à tout.
A Antananarivo, les autorités renforcent les patrouilles et déploient des centaines d’agents des forces de sécurité, face à la multiplication des faits d’insécurité. Mais le paradoxe est préoccupant : alors que les forces de l’ordre intensifient leur présence et leurs interventions, des attaques continuent de se produire. Bien entendu, être présent partout relève de l’impossible. Toutefois, d’aucuns estiment que la réponse ne peut se limiter au déploiement ponctuel d’hommes en uniforme. Elle doit également passer par plusieurs autres voies : des enquêtes efficaces, une justice capable de traiter rapidement les dossiers et nettoyer de toute forme de corruption, pour ne citer que cela.
Car derrière chaque braquage, chaque scène de vol à la tire, chaque coup de feu tiré par des malfaiteurs, il y a une population qui aspire simplement à vivre et à travailler sans peur. Car la sécurité ne devrait pas être un luxe. Elle constitue le socle même de la confiance entre les citoyens et les institutions.
Cent vingt habitations détruites, 516 personnes laissées sans abri et aucun service de sapeurs-pompiers pour intervenir. L’incendie survenu le 17 septembre 2026 à Amboasary Atsimo n’a heureusement fait aucune victime. Ce sinistre devrait renforcer les capacités de lutte contre les incendies dans les villes et communes malgaches.
À Tanambe Ambany Tranofolo, lorsque les flammes se sont propagées, les habitants ont dû faire face avec les moyens disponibles. Le vent a compliqué leur intervention et il a finalement fallu qu’un particulier mobilise un camion-citerne rempli d’eau pour contribuer à maîtriser le feu. Le bilan est lourd : environ 120 maisons parties en fumée et 516 personnes sans abri. Le Comité de district de gestion des risques et catastrophes est intervenu pour rechercher des solutions d’hébergement et apporter les premières aides. L’origine du sinistre demeure, elle, indéterminée. Le cas d’Amboasary Sud interpelle sur un fait majeur : la ville ne dispose pas encore de sapeurs-pompiers. Pas plus tard que dimanche dernier, la ville d’Antalaha a fait face à un incendie important ayant ravagé près de huit maisons. Et le problème n’est pas nouveau : une évaluation des capacités de Madagascar en matière de réduction des risques relevait déjà que certaines municipalités ne disposaient pas de ce service, faute de ressources. Plus récemment, des responsables des secours ont encore pointé le coût important nécessaire à l’installation d’une caserne et à l’acquisition d’un véhicule.
Préparer
Dès lors, combien de communes malgaches disposent aujourd’hui d’une véritable capacité d’intervention ? Combien possèdent un camion opérationnel, des pompiers formés, un point d’eau accessible et un dispositif d’alerte ? Et surtout, combien de personnes vivent à plusieurs dizaines de kilomètres du premier secours capable de combattre un incendie ? Même Antananarivo, pourtant mieux équipée, continue de signaler des besoins. En 2025, son corps comptait 316 pompiers et réclamait notamment davantage de véhicules d’intervention. En matière de réduction des risques d’incendie, l’enjeu ne consiste donc pas nécessairement à construire une caserne complète dans chaque commune. Mutualisation entre collectivités, centres régionaux, véhicules adaptés, réserves d’eau, pompiers volontaires, formation des communautés : plusieurs réponses peuvent être étudiées selon les territoires. Amboasary Atsimo et Antalaha rappellent surtout l’évidence selon laquelle la lutte contre l’incendie ne peut commencer lorsque les premières maisons brûlent.
La ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison lors de sa prise de parole au Lycée Alakamisy Fenoarivo
La ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison lors de sa prise de parole au Lycée Alakamisy Fenoarivo
La ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, a révélé qu’il faudra entre 7 et 10 ans pour intégrer dans la fonction publique les 118 000 enseignants non fonctionnaires (ENF) du pays. Dénonçant la corruption et les dérives politiciennes dans la création anarchique d’écoles, la ministre préconise désormais une transparence totale et une rationalisation stricte du temps de travail dans les établissements publics.
Le problème des enseignants non fonctionnaires (ENF), communément appelés maîtres FRAM, ces éducateurs rémunérés grâce aux cotisations des associations de parents d’élèves sans bénéficier du statut de fonctionnaire, reste un casse-tête majeur pour le secteur éducatif malgache. Lors de l’inauguration du lycée d’Alakamisy Fenoarivo, samedi dernier, la ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, a dressé un état des lieux sans concession : on compte actuellement 118 000 ENF à travers l’île. Et leur intégration dans la fonction publique s’annonce particulièrement longue. « Il faudra entre sept et dix ans pour que l’ensemble de ces enseignants soient recrutés par l’État. Lors du dernier quota des postes budgétaires attribués, seuls six ENF par CISCO ont pu être intégrés », a révélé la ministre. Un chiffre qui illustre l’ampleur du chemin restant à parcourir.
Corruption
Outre le défi de l’intégration, le ministère de l’Éducation nationale entend mener une lutte acharnée contre la corruption qui gangrène le système depuis trop longtemps. La ministre préconise une transparence totale dans la sélection. « Il faut privilégier les recrutements au vu et au su de tous, et non sur la base de simples listes concoctées dans l’ombre puis transmises aux responsables. Le ministère a hérité de pratiques frauduleuses intolérables. Des enseignants qui auraient dû être intégrés dès 2018 ou 2020 ne le sont toujours pas aujourd’hui, alors que certains comptent déjà jusqu’à 17 ans de service », s’est-elle désolée. Pour Sendra Nirina Rajaonarison, le pays paie aujourd’hui le prix d’années de mauvaise gestion. « Nous n’en serions pas arrivés à cette situation critique si les normes de recrutement et de création d’établissements avaient été respectées. Parfois, des enseignants recrutés par les parents d’élèves manquent de qualifications et de formation, ce qui impacte directement la qualité de l’enseignement. Par ailleurs, certains construisent des écoles à des fins électorales et de fausses promesses, laissant ensuite le ministère et l’État gérer les conséquences de cette politique irresponsable ».
Toutefois, la ministre se veut ferme : pas question de continuer à embaucher de manière anarchique. Il appartient désormais à la direction de l’établissement et au corps professoral de rationaliser l’emploi du temps. « Beaucoup d’enseignants ne dispensent que 10 heures de cours par semaine dans le public avant d’aller cumuler dans le privé, alors qu’ils doivent effectuer au moins 20 heures de service dans les établissements publics. Les écoles publiques ne doivent plus recruter à l’aveuglette, il faut d’abord compléter le volume horaire obligatoire de chacun », a-t-elle conclu avec fermeté.
Un report d’une semaine. La mise en application de la perception des frais de stationnement pour les camions s’acheminant au Port de Toamasina, initialement prévue, hier, lundi 21 septembre 2026, a été reportée d’une semaine. Il s’agit d’une disposition prise dans le cadre de la nouvelle organisation du stationnement des camions à vide à destination du Port de Toamasina. Ainsi, la nouvelle date d’entrée en vigueur de la facturation des frais de parking est le lundi 28 septembre 2026. Selon la Société du Port à gestion Autonome de Toamasina (SPAT), ce report est lié au déploiement encore en cours de certains dispositifs sanitaires et de sécurité, notamment la clôture du site. Pour les camions concernés, l’aire de stationnement provisoire se situe à Tsarakofafa, en face de la station de pesage.
Le Pôle anti-corruption (PAC) ouvre ce mardi le procès de l’affaire des cinq Boeing 777 immatriculés provisoirement à Madagascar avant de se retrouver en Iran. L’affaire avait éclaté en juillet 2025, après la découverte de cinq Boeing 777-200 ayant obtenu des certificats d’immatriculation provisoire délivrés par l’Aviation civile de Madagascar (ACM). Les documents, présentés comme devant permettre le transfert des appareils vers le Kenya pour maintenance, auraient ensuite été falsifiés afin de prolonger leur validité. Les avions ont finalement transité par plusieurs pays avant d’être localisés en Iran et associés à la compagnie Mahan Air, dans un contexte particulièrement sensible en raison des sanctions internationales visant l’Iran. L’enquête malgache avait rapidement pris de l’ampleur. En août 2025, 33 personnes physiques et morales étaient citées dans le dossier. Plusieurs responsables et agents de l’ACM ainsi que des intermédiaires ont été poursuivis pour des faits, notamment liés à la corruption, au faux et usage de faux, à l’abus de fonction et au blanchiment. L’ancien ministre des Transports, Valéry Ramonjavelo, est également poursuivi dans ce dossier. Après une décision de la Haute Cour Constitutionnelle en mars 2026, son dossier a été orienté vers le PAC. Le procès devra notamment déterminer les responsabilités de chacun dans la délivrance des documents, leur éventuelle falsification et le transfert des cinq appareils jusqu’en Iran. Après plus d’un an d’enquête, l’audience publique doit ainsi permettre de faire la lumière sur les véritables mécanismes de cette opération, qui a rapidement dépassé les frontières de Madagascar.
Le domicile d’un particulier a été la cible d’une dizaine de bandits armés dans la commune rurale d’Anosiala, district d’Ambohidratrimo, dans la nuit du 19 au 20 septembre 2026. Les faits se sont produits vers 23h30 à Amboatavo, fokontany de Tsaramandroso Namontana, à environ trois kilomètres au nord du chef-lieu du district.
Selon les premières informations recueillies auprès de la victime, les assaillants ont escaladé le mur de la propriété avant de forcer une fenêtre pour s’introduire dans la maison. Quatre d’entre eux sont entrés dans le logement pour fouiller les lieux et emporter des biens, tandis que leurs complices sont restés à l’extérieur pour surveiller les alentours. Le groupe, estimé à une dizaine d’individus, était armé de trois fusils de fabrication artisanale. Aucun décès ni blessé n’a été signalé au cours de l’attaque. Les malfaiteurs sont repartis avec 2 millions d’ariary en espèces, deux téléphones portables, un subwoofer ainsi qu’une bague en or. Alertés vers 00h15, les gendarmes du poste fixe d’Anosiala ont immédiatement dépêché quatre éléments sur les lieux. À leur arrivée, les assaillants avaient déjà quitté la zone. Une opération de recherche et de ratissage a néanmoins été menée durant toute la nuit, avec la participation de membres du fokonolona. Dans le même temps, les postes fixes de Soamanandray, de Fiakarana et d’Ambatolampy-Tsimahafotsy ont été alertés afin de mettre en place des barrages et de surveiller les éventuelles voies de fuite des suspects. La victime a été invitée à déposer plainte contre X. Les recherches se poursuivent et une enquête a été ouverte afin d’identifier les auteurs de cette attaque et de les interpeller.
Ao anatin’ny fampiharana ny lalàna sy ho fanamoràna ny fivezivezin’ny fiara, hiadina amin’ny fitohana dia niroso tamin’ny fanalàna ireo mpivarotra amoron-dalana, nanomboka teo amin’ny « rond point » Rotsirotsy ka hatrany hatreny amin’ny Galana Ambodivona ny kaominina Antananarivona Renivohitra. Niteraka fahatezerana tamin’ireo mpivarotra amoron-dalana teny an-toerana izany ary niafara tamin’ny fandoràna kodiarana sy fanakan-dalana.
« Avelao izahay hivarotra », « vahao ny olanay » … ireo no soram-baventy nentin’ireto mpivarotra amoron-dalana ireto naneho ny hatezerany sy ny alahelony tamin’ny fanesorana azy ireo tamin’ny toerany teny amin’iny faritra Andravoahangy ambany iny omaly maraina. Miverimberina teny an-toerana ny hoe « avelao izahay hitady ny hamelonay ny ankohonanay … ». Nanomboka tamin’ny 11 ora teo ho eo no tsy nihanona intsony tamin’ny fitondràna soram-baventy ireto olona ireto fa niroso tamin’ny fanakanana ny lalana. Niafara tamin’ny fananganana barazy fako izany niaraka tamin’ny fandoroana kodiarana. Niteraka fitohanana izay tsy izy teny an-toerana ity hetsiky ny mpivarotra amoron-dalana ity, izay tao anatin’ny ora fivaran’ny mpianatra rahateo.
Nidina avy hatrany teny an-toerana moa ny pôlisy avy eo anivon’ny kaomisarian’ny boriborintany fahatelo sy ireo pôlisy monisipaly niezaka nandamina ireo mpitokona ireto. Nanaiky ny fandaminana izy ireo ary vetivety ihany dia niverina tamin’ny laonina ny fifamoivoizana. Na izany aza anefa, nilaza ny tsy hijanona hanao fitakiana izy ireo ary mety mbola hitohy ho amin’ny androany raha tsy misy ny vahaolana ary voavaha ny zavatra takian’izy ireo.