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jeudi, octobre 15, 2026
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Éliminatoires CAN 2027 : Les matches des Barea diffusés en direct sur Canal+

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Lors de la signature de partenariat entre Canal+ et la FMF, hier, à Andraharo. (Photo Kelly R.)
Lors de la signature de partenariat entre Canal+ et la FMF, hier, à Andraharo. (Photo Kelly R.)

Canal+ Sport 1 diffusera en direct le match des Barea face au Nigeria, vendredi 25 septembre. Un partenariat d’un an vient d’être signé entre la Fédération malgache de football et Canal+ Madagascar pour assurer la couverture des rencontres de la sélection. La diffusion du second match, contre la Tanzanie, reste quant à elle conditionnée aux droits accordés par la CAF.

La Fédération malgache de football (FMF) et Canal+ Madagascar ont officialisé hier un partenariat d’un an destiné à renforcer la visibilité de la sélection nationale. L’accord a été signé à Andraharo par Alfred Randriamanampisoa, président de la FMF, et Christophe Dessaints, directeur général de Canal+. Concrètement, Canal+ Sport 1 diffusera en direct le match opposant Madagascar au Nigeria, prévu vendredi 25 septembre à 19 heures (heure de Madagascar) au Godswill Akpabio International Stadium d’Uyo. Selon les responsables de la chaîne, cette rencontre des éliminatoires de la CAN 2027 sera exclusivement proposée sur Canal+ Sport 1. Pour la rencontre face à la Tanzanie, programmée le mardi 29 septembre au Stade d’honneur de Meknès, au Maroc, la diffusion dépendra des droits d’images accordés par la Confédération africaine de football. Le président de la FMF a salué l’engagement de Canal+ en faveur du développement du football malgache et du soutien apporté aux Barea. Il a exprimé le souhait de voir la sélection aller le plus loin possible dans ces éliminatoires.

Lors de la cérémonie, le milieu de terrain Nicolas Randriamanampisoa, qui évolue à Al Merrikh SC, au Soudan, est intervenu en visioconférence. « L’ambiance au sein de l’équipe est bonne et nous sommes pleinement prêts. Chacun donnera le maximum. L’objectif est d’obtenir la victoire, mais le football ne se résume pas aux discours : c’est l’unité qui nous permettra d’atteindre ce but », a-t-il déclaré. La quasi-totalité des joueurs des Barea a déjà rejoint le Nigeria, hier. Le groupe a pu bénéficier d’un temps de récupération dans l’après-midi. En revanche, la télévision nationale n’a pas encore indiqué si les rencontres de la sélection seront également diffusées sur ses antennes, afin de permettre aux supporters ne disposant pas de Canal+ de suivre l’équipe.

Heriniaina Samson

Climat et nutrition : Huit millions d’enfants en Afrique de l’Est et australe exposés à une faim aiguë d’ici 2027 pour cause de Super El Niño

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Le scénario probable attendu pour les prochains mois est en train de se concrétiser : un phénomène climatique pouvant entraîner des conséquences inquiétantes dans diverses parties du monde, dont Madagascar en termes de nutrition.

Selon les récentes analyses de l’organisation humanitaire Save the Children, Super El Niño pourrait menacer de faim aiguë près de 8 millions d’enfants d’Afrique de l’Est et australe au début de l’année 2027, soit une augmentation de 30 %, alors que l’un des épisodes El Niño les plus puissants de ces dernières années est déjà à l’origine d’une crise alimentaire qui tend à s’aggraver. 

L’analyse en question consiste en une comparaison des analyses les plus récentes sur l’insécurité alimentaire aiguë (IPC phase 3+, autrement dit, phase de crise ou pire) de six pays d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe, à savoir Madagascar, Kenya, Mozambique, Zambie, Ouganda et Malawi. Ces pays ont été sélectionnés pour la disponibilité des données les concernant dans le système mondial de suivi de la faim (IPC ou Classification intégrée des phases de sécurité alimentaire) sur une période de validité allant jusqu’en septembre 2026, et une projection s’étendant jusqu’à la fin de l’année 2026 ou au premier trimestre 2027. Cette période est justement celle durant laquelle les effets d’El Niño devraient atteindre leur pic. L’analyse compare ainsi le nombre de personnes actuellement en situation d’IPC 3+ avec le chiffre prévisionnel pour début 2027 figurant dans le même rapport d’analyse. Quant au nombre d’enfants en situation d’IPC 3+ pour chaque pays, il a été estimé en se basant, d’une part, sur le nombre total de personnes confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire IPC 3+, et, d’autre part, sur la part nationale des enfants dans la population, telle qu’indiquée dans la révision 2024 des « Perspectives démographiques mondiales » des Nations unies.

L’analyse couvre ainsi les pays disposant de rapports IPC récents et où El Niño devrait avoir des conséquences dévastatrices. Outre celles déjà disponibles concernant les six pays cités précédemment, de nouvelles données sur la faim sont attendues prochainement pour la Somalie, déjà identifiée comme étant à risque d’inondations liées à El Niño.

Plus de 16 millions de personnes. À la lumière des données récentes IPC, il apparaît que le nombre de personnes confrontées à des niveaux de faim de crise ou pires (phase IPC 3+) dans ces six pays d’Afrique de l’Est et australe, dont Madagascar, devrait passer de 12,6 millions à 16,4 millions de personnes d’ici mars 2027, en partie sous l’effet du « Super El Niño » qui commence à se profiler. Actuellement, 6 millions d’enfants dans ces six pays souffrent déjà de graves pénuries alimentaires, mais ce chiffre pourrait atteindre 8 millions dans les prochains mois, en l’absence de mesures urgentes pour remédier au problème.

Pour Madagascar en particulier, il ressort des données disponibles qu’environ 502 000 enfants de moins de 5 ans, soit un sur dix, devraient souffrir de malnutrition aiguë entre mai 2026 et avril 2027. Parmi eux, environ 78 000 enfants devraient souffrir de malnutrition aiguë sévère, la forme la plus mortelle de malnutrition nécessitant un traitement médical d’urgence.

Combinaison dangereuse

L’aggravation de la crise alimentaire dans une grande partie de la région Afrique de l’Est et australe résulte de l’un des phénomènes climatiques El Niño les plus intenses de ces dernières années, associé à des températures mondiales record : une combinaison qui provoquera assurément de graves sécheresses, de mauvaises récoltes et des pertes de bétail dans certaines régions d’Afrique australe.

Parallèlement, le phénomène El Niño provoquera des inondations dévastatrices dans certaines régions d’Afrique de l’Est, plongeant encore davantage dans la crise des familles déjà vulnérables.

Save the Children insiste sur la gravité des impacts à venir d’El Niño, celui-ci se déroulant dans un contexte de conflits, de famine, de déplacements de population, d’instabilité économique et de réduction des financements humanitaires. Sans une intervention rapide, a-t-il été indiqué, les chocs climatiques risquent d’aggraver les vulnérabilités existantes et d’accentuer les besoins humanitaires, en particulier pour les enfants.

Yvonne Arunga, directrice régionale de Save the Children pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, a déclaré : « La faim ne se résume pas à des estomacs vides. Les enfants qui ne disposent pas d’une alimentation suffisamment nutritive sont plus exposés à la malnutrition, aux maladies, à l’absentéisme scolaire et à des risques accrus d’exploitation et d’abus. Plus les familles restent longtemps sans aide, plus il devient difficile pour les enfants de s’en remettre », a-t-elle ajouté, précisant que lorsque les moyens de subsistance des familles sont détruits par les inondations ou la sécheresse, les enfants peuvent être exposés à des risques accrus de travail des enfants, de traite, de négligence, de violence, de mariage précoce forcé et d’autres formes d’exploitation.

Anticipation

« Nous savons qu’El Niño approche. Nous savons quels enfants sont les plus exposés. Et nous savons que les mesures préventives sont efficaces. Les gouvernements doivent transformer les alertes précoces en actions rapides afin de protéger les services essentiels tels que les écoles, les hôpitaux, l’approvisionnement en eau et les systèmes de protection sociale, avant que la crise ne frappe », rappelle Yvonne Arunga, appelant à l’implication de la communauté internationale et des bailleurs de fonds dans l’investissement en faveur de cette cause, avant que les sécheresses, les inondations et les crises alimentaires ne s’aggravent. 

Pour rappel, Save the Children est présent à Madagascar depuis 2016 et mène des activités dans les secteurs de la nutrition, de l’éducation, de la protection et des moyens de subsistance. En 2025, les programmes de cette organisation ont positivement impacté 37 464 personnes, dont plus de 12 000 enfants.

Hanitra R.

New Concept Store : Yas modernise l’accueil de ses clients

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Aperçu des services numériques accessibles aux clients en toute autonomie.
Aperçu des services numériques accessibles aux clients en toute autonomie.

Yas Madagascar entame la modernisation de l’accueil dans ses boutiques avec le projet « New Concept Store ». La boutique Yas Store Zoom, située à Ankorondrano, constitue le premier espace à adopter ce nouveau concept. Il s’agit d’un nouvel espace qui vient d’ouvrir ses portes.

Autonomie

Le nouveau concept permet aux clients d’effectuer certaines démarches de manière autonome grâce à des outils et services numériques. Ils peuvent ainsi gérer directement leurs demandes et réduire leur temps d’attente en boutique. La technologie ne remplace toutefois pas l’accueil et le conseil. Yas Madagascar maintient la relation humaine au cœur de ce nouveau dispositif, avec un accompagnement adapté aux besoins de chaque client. La boutique Yas Store Zoom fait partie des premiers sites pilotes du projet. Selon les explications de la société, le concept sera progressivement déployé dans d’autres boutiques à travers Madagascar.

Recueilli par Nadia R.

Du viol à la justice : Renforcer la protection des survivantes à Madagascar 

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Les acteurs clés qui ont participé à l’analyse des lacunes dans le traitement des affaires de viol.
Les acteurs clés qui ont participé à l’analyse des lacunes dans le traitement des affaires de viol.

Le viol constitue une grave atteinte à l’intégrité, à la dignité et aux droits fondamentaux de la personne, avec des conséquences physiques, psychologiques et socio-économiques profondes et durables pour les survivantes. Au-delà de la violence subie, les survivantes sont souvent confrontées au silence, à la stigmatisation, à la peur et à de nombreux obstacles lorsqu’elles cherchent à obtenir de l’aide. Et lorsqu’elles décident de porter plainte, leur parcours devrait être celui de la protection, de l’accompagnement et de la justice. Pourtant, dans de nombreux cas, ce parcours demeure semé d’obstacles, malgré l’existence d’un cadre juridique visant à traiter les affaires de viol et à lutter contre les violences basées sur le genre. C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet : « Strengthening the Implementation of Rape Laws in Madagascar », coordonné par Dina Fanoharana Randrianaivojaona et financé par Equality Now, une organisation internationale de défense des droits humains qui œuvre en faveur d’un changement juridique et systémique pour mettre fin aux discriminations à l’égard des femmes et des filles dans le monde. 

Consultation

Le projet vise à identifier les écarts entre les textes, les pratiques nationales et les normes régionales et internationales en matière de droits humains et de protection contre les violences sexuelles. Il est mis en œuvre à travers une consultation des parties prenantes, un forum multi-acteurs et une formulation de recommandations destinées à alimenter un document de plaidoyer pour un meilleur accès à la justice des survivantes. La consultation a réuni des acteurs clés de la chaîne de traitement des affaires de viol, notamment des magistrats, des représentants du ministère de la Population, de l’Assemblée nationale, du FNUAP, des forces de police, du Centre Vonjy, de la société civile, ainsi que des structures accompagnant les survivantes, permettant de croiser les perspectives institutionnelles, judiciaires, communautaires et de protection. Les participants ont salué l’importance de cette démarche, qui a offert un véritable espace de dialogue entre les acteurs. 

Une loi, aussi importante soit-elle, ne produit pleinement ses effets que lorsqu’elle est effectivement comprise, appliquée et accessible à celles et ceux qu’elle est destinée à protéger. La YWCA Madagascar adresse ses sincères remerciements à l’OHCHR Madagascar pour son accompagnement constant, à l’ONDH pour son précieux apport, ainsi qu’à Equality Now, pour sa confiance et son soutien continu dans la mise en œuvre de cette importante initiative. 

Narindra Rakotobe 

Arts culinaires : Une filière en pleine expansion qui séduit la jeunesse

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Ce n’est pas seulement savoir cuisiner, c’est un véritable art.
Ce n’est pas seulement savoir cuisiner, c’est un véritable art.

L’apprentissage des arts culinaires ne cesse d’évoluer et attire de plus en plus les jeunes. Véritable institution de référence dans l’enseignement supérieur, Havila School s’impose aujourd’hui comme bien plus qu’un simple établissement d’apprentissage. C’est une véritable école de vie qui façonne l’avenir des jeunes talents désireux d’embrasser des carrières prometteuses. Spécialisée dans les arts culinaires, la restauration, l’hôtellerie, le tourisme et l’événementiel, cette grande école propose aussi bien des cursus accessibles sans le baccalauréat que des formations diplômantes pour les bacheliers. Pour la prochaine rentrée universitaire, fixée au 28 septembre 2026, l’établissement ouvre grand ses portes sur ses deux sites, à Mamory Ivato et sur le campus d’Andakana. L’établissement se distingue par un accompagnement sur mesure et des perspectives de carrière concrètes. Les étudiants bénéficient notamment d’opportunités uniques de stages rémunérés à l’étranger, ainsi que des services d’une agence de placement dédiée à leur insertion professionnelle dès la fin de leur cursus.

Narindra Rakotobe

Santé infantile : Campagne de vaccination contre la polio et la rougeole du 5 au 9 octobre

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Campagne de vaccination contre la polio et la rougeole du 5 au 9 octobre dans tout Madagascar. (photo DPEV)
Campagne de vaccination contre la polio et la rougeole du 5 au 9 octobre dans tout Madagascar. (photo DPEV)

Le ministère de la Santé publique organise une campagne nationale de vaccination contre la polio et la rougeole du 5 au 9 octobre 2026. Destinée à tous les enfants de 0 à 59 mois, cette mobilisation, couplée à une distribution de vitamine A, vise à renforcer l’immunité infantile et à prévenir l’émergence d’épidémies.

La lutte contre les maladies évitables par la vaccination franchit un cap historique à Madagascar. Introduit en 1976, le Programme élargi de vaccination célèbre aujourd’hui un demi-siècle d’interventions continues au service de la santé publique nationale. Bien que la vaccination existait déjà sur la Grande Île avant cette date, la gratuité totale des services a permis de protéger des générations d’enfants contre des affections mortelles. Pour consolider ces acquis, le ministère de la Santé publique organise une grande campagne de vaccination massive sur tout le territoire national du 5 au 9 octobre 2026. Cette vaste mobilisation vise principalement à lutter contre la rougeole et la poliomyélite, deux maladies très contagieuses qui continuent de menacer la santé infantile.

Prévention

Parallèlement, une distribution systématique de vitamine A est programmée pour tous les enfants âgés de 6 à 59 mois n’ayant pas reçu leur dose entre juillet et septembre 2026. L’objectif principal est de renforcer le système immunitaire des tout-petits et de prévenir les complications graves liées aux carences nutritionnelles. Pendant ces cinq jours, les centres de santé ainsi que des sites dédiés accueilleront tous les enfants âgés de 0 à 59 mois, y compris ceux qui n’ont jamais reçu la moindre dose de vaccin auparavant. La prévention demeure le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour éviter la propagation d’épidémies dévastatrices. Il est primordial de ne pas attendre l’apparition de crises sanitaires pour réagir.

Narindra Rakotobe

Commémoration des évènements du 25 septembre : La journée du vendredi déclarée chômée et payée

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Le gouvernement malgache a annoncé que le vendredi 25 septembre 2026 sera une journée chômée et payée sur l’ensemble du territoire. Cette décision, officialisée par le décret n° 2026-2212, vise à commémorer les événements du 25 septembre 2025, qui ont marqué profondément la nation. Le texte, signé par le Président de la Refondation de la République, rappelle que cette journée est dédiée à la mémoire des victimes et des personnes affectées par ces manifestations.

Le décret précise que la mesure entre en vigueur immédiatement après sa diffusion par voie radiodiffusée ou télévisée, indépendamment de sa publication au Journal officiel.

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique a indiqué que des activités de commémoration se dérouleront à Antananarivo ainsi que dans cinq autres régions du pays. Ces cérémonies se tiendront en partenariat avec les autorités locales. Les employeurs sont invités à respecter cette journée symbolique, qui s’inscrit dans un esprit de solidarité nationale et de mémoire collective.

Au-delà de la suspension des activités professionnelles, cette initiative traduit la volonté des autorités de renforcer la cohésion sociale et de rappeler l’importance du dialogue dans la vie publique. Le 25 septembre 2026 sera donc un moment de recueillement et de réflexion pour tous les citoyens, une journée où le travail cède la place à la mémoire et à l’unité du peuple malgache.

Narindra Rakotobe

Lutte anti-inondation à Antananarivo : Le projet PIAA2 progresse sur plusieurs fronts

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La lutte contre les inondations rejoint directement les enjeux d’assainissement et de salubrité urbaine.
La lutte contre les inondations rejoint directement les enjeux d’assainissement et de salubrité urbaine.

Réduire les inondations, améliorer l’évacuation des eaux et renforcer l’assainissement dans la capitale. Les chantiers d’Antanimena, Analakely et Mahamasina affichent désormais des taux d’avancement de 25,80% à 33,93%.

Outre les infrastructures, quelque 450 000 habitants sont concernés par les actions de sensibilisation entrant dans le cadre de la mise en œuvre du Projet intégré d’assainissement d’Antananarivo – phase 2 (PIAA2). À Antanimena et Analakely, les travaux menés dans le cadre de l’opération 1 affichent un taux global d’avancement de 25,80%, selon le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH). Le département a fait un point sur la pose des dalots, qui affiche une avancée de 15% du linéaire programmé, soit 226 mètres posés sur les 1 499 mètres prévus. Le chantier progresse également à Mahamasina, où l’opération 2 atteint 33,93% d’avancement, avec 876 éléments réalisés sur les 1 323 programmés. Il convient de noter que le projet ne se limite pas à ces chiffres et taux. L’enjeu, concret et tangible, réside pour la capitale dans l’amélioration de la capacité d’évacuation des eaux et la réduction de l’exposition aux inondations. En effet, dans une ville où celles-ci affectent régulièrement la circulation, les habitations et les activités économiques pendant la saison des pluies, l’efficacité des infrastructures de drainage constitue un élément essentiel de protection. C’est pour cela que la réalisation des travaux s’accompagne également de mesures de gestion de la circulation et de sécurisation des zones de chantier.

Communauté

Le projet ne repose pas uniquement sur les ouvrages. Il intervient également dans 52 fokontany regroupant environ 450 000 habitants. Des actions de sensibilisation y sont menées sur la prévention des inondations, l’hygiène, la gestion des déchets et la préservation des infrastructures. Cette dimension est déterminante dans la mesure où un réseau de drainage ne peut fonctionner correctement si les canaux et les ouvrages d’évacuation sont obstrués par des déchets. La lutte contre les inondations rejoint ainsi directement les enjeux d’assainissement et de salubrité urbaine. Mis en œuvre sous la conduite du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, avec le soutien de l’Agence française de développement et de l’Union européenne, le PIAA2 combine ainsi infrastructures et mobilisation des populations. L’objectif étant de rendre Antananarivo progressivement plus résiliente face aux inondations, tout en améliorant durablement son environnement urbain.

José Belalahy

Assises militaires : L’armée s’apprête à dévoiler ses résolutions

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Les conclusions des assises militaires seront officiellement restituées samedi 26 septembre au Mining Business Center d’Ivato. La cérémonie doit permettre aux responsables militaires de présenter les résultats des réunions stratégiques menées ces derniers mois, avec pour objectif d’identifier les réformes jugées nécessaires au sein de l’institution militaire.

La présence de Michaël Randrianirina est attendue à cette occasion. Cette restitution intervient plusieurs mois après le lancement des assises militaires, organisé en janvier 2026 à Ivato.

À l’ouverture de ces travaux, en janvier, le général de corps d’armée Pikulas Demosthène, chef d’état-major de l’armée, avait annoncé une rupture avec la traditionnelle posture de réserve de cette institution. Il avait alors déclaré que l’armée ne serait désormais plus « la grande muette ».

Cette déclaration avait ouvert la voie à une conception plus affirmée de la place de l’armée dans la vie nationale. En janvier 2026, le chef d’état-major avait notamment indiqué que l’institution militaire entendait désormais avoir son mot à dire et participer activement à la conduite des affaires nationales et à la gouvernance du pays.

La restitution du 26 septembre permettra ainsi de mesurer la portée concrète de cette nouvelle orientation. Au-delà des réformes internes envisagées, les résolutions issues de ces assises pourraient préciser la place que l’institution militaire entend désormais occuper dans la conduite des affaires nationales.

Rija R.

Consolidation de la paix : Le Premier ministre dans la région Anosy

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Le Premier ministre, chef du gouvernement, Mamitiana Rajaonarison, s’est rendu hier à Betroka, dans la région Anosy, à l’occasion de la Journée internationale de la paix.

Il était accompagné du Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Madagascar, Anthony Ngororano, des autorités locales, des représentants des agences des Nations Unies et des partenaires internationaux. La délégation s’est rendue dans la commune de Kelivaho pour rencontrer les communautés bénéficiaires des programmes du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF). La rencontre a été marquée par le renouvellement de l’engagement des communautés à contribuer à la construction et à la préservation de la paix. Cet engagement a été concrétisé par la cérémonie traditionnelle du « Tsitsika ».

Opportunités économiques

Le Premier ministre a réaffirmé que la paix et la sécurité constituent le socle du développement durable. Il a souligné les progrès constatés à Betroka et dans le massif de l’Andriry, tout en rappelant la nécessité de renforcer la présence de l’État, d’améliorer l’accès aux services publics et de créer davantage d’opportunités économiques. De son côté, le Coordonnateur résident des Nations Unies, Anthony Ngororano, a rappelé que le PBF accompagne Madagascar depuis dix ans. Depuis 2016, plus de 52 millions de dollars ont été mobilisés, principalement pour des actions menées dans le Sud de Madagascar. Il a souligné que la consolidation d’une paix durable doit commencer au niveau des villages, des familles et de la société.

Prévention des conflits

La visite a également permis de faire le point sur les progrès réalisés en matière de prévention des conflits, de sécurité, de cohésion sociale et de développement dans le Sud. Ces avancées reposent sur la mobilisation de l’État, des services publics, des collectivités territoriales, des forces de l’ordre et des partenaires au développement. La célébration s’est achevée par une soirée culturelle nocturne baptisée « Karav’alina ». Cette activité a marqué la clôture de la Caravane de la Paix organisée dans le cadre du dixième anniversaire du PBF à Madagascar. Elle a réuni la population et les autorités autour d’un engagement commun en faveur de la paix.

Recueillis par Nadia R.