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jeudi, octobre 15, 2026
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Santé infantile : Campagne de vaccination contre la polio et la rougeole du 5 au 9 octobre

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Campagne de vaccination contre la polio et la rougeole du 5 au 9 octobre dans tout Madagascar. (photo DPEV)
Campagne de vaccination contre la polio et la rougeole du 5 au 9 octobre dans tout Madagascar. (photo DPEV)

Le ministère de la Santé publique organise une campagne nationale de vaccination contre la polio et la rougeole du 5 au 9 octobre 2026. Destinée à tous les enfants de 0 à 59 mois, cette mobilisation, couplée à une distribution de vitamine A, vise à renforcer l’immunité infantile et à prévenir l’émergence d’épidémies.

La lutte contre les maladies évitables par la vaccination franchit un cap historique à Madagascar. Introduit en 1976, le Programme élargi de vaccination célèbre aujourd’hui un demi-siècle d’interventions continues au service de la santé publique nationale. Bien que la vaccination existait déjà sur la Grande Île avant cette date, la gratuité totale des services a permis de protéger des générations d’enfants contre des affections mortelles. Pour consolider ces acquis, le ministère de la Santé publique organise une grande campagne de vaccination massive sur tout le territoire national du 5 au 9 octobre 2026. Cette vaste mobilisation vise principalement à lutter contre la rougeole et la poliomyélite, deux maladies très contagieuses qui continuent de menacer la santé infantile.

Prévention

Parallèlement, une distribution systématique de vitamine A est programmée pour tous les enfants âgés de 6 à 59 mois n’ayant pas reçu leur dose entre juillet et septembre 2026. L’objectif principal est de renforcer le système immunitaire des tout-petits et de prévenir les complications graves liées aux carences nutritionnelles. Pendant ces cinq jours, les centres de santé ainsi que des sites dédiés accueilleront tous les enfants âgés de 0 à 59 mois, y compris ceux qui n’ont jamais reçu la moindre dose de vaccin auparavant. La prévention demeure le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour éviter la propagation d’épidémies dévastatrices. Il est primordial de ne pas attendre l’apparition de crises sanitaires pour réagir.

Narindra Rakotobe

Commémoration des évènements du 25 septembre : La journée du vendredi déclarée chômée et payée

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Le gouvernement malgache a annoncé que le vendredi 25 septembre 2026 sera une journée chômée et payée sur l’ensemble du territoire. Cette décision, officialisée par le décret n° 2026-2212, vise à commémorer les événements du 25 septembre 2025, qui ont marqué profondément la nation. Le texte, signé par le Président de la Refondation de la République, rappelle que cette journée est dédiée à la mémoire des victimes et des personnes affectées par ces manifestations.

Le décret précise que la mesure entre en vigueur immédiatement après sa diffusion par voie radiodiffusée ou télévisée, indépendamment de sa publication au Journal officiel.

Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique a indiqué que des activités de commémoration se dérouleront à Antananarivo ainsi que dans cinq autres régions du pays. Ces cérémonies se tiendront en partenariat avec les autorités locales. Les employeurs sont invités à respecter cette journée symbolique, qui s’inscrit dans un esprit de solidarité nationale et de mémoire collective.

Au-delà de la suspension des activités professionnelles, cette initiative traduit la volonté des autorités de renforcer la cohésion sociale et de rappeler l’importance du dialogue dans la vie publique. Le 25 septembre 2026 sera donc un moment de recueillement et de réflexion pour tous les citoyens, une journée où le travail cède la place à la mémoire et à l’unité du peuple malgache.

Narindra Rakotobe

Lutte anti-inondation à Antananarivo : Le projet PIAA2 progresse sur plusieurs fronts

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La lutte contre les inondations rejoint directement les enjeux d’assainissement et de salubrité urbaine.
La lutte contre les inondations rejoint directement les enjeux d’assainissement et de salubrité urbaine.

Réduire les inondations, améliorer l’évacuation des eaux et renforcer l’assainissement dans la capitale. Les chantiers d’Antanimena, Analakely et Mahamasina affichent désormais des taux d’avancement de 25,80% à 33,93%.

Outre les infrastructures, quelque 450 000 habitants sont concernés par les actions de sensibilisation entrant dans le cadre de la mise en œuvre du Projet intégré d’assainissement d’Antananarivo – phase 2 (PIAA2). À Antanimena et Analakely, les travaux menés dans le cadre de l’opération 1 affichent un taux global d’avancement de 25,80%, selon le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH). Le département a fait un point sur la pose des dalots, qui affiche une avancée de 15% du linéaire programmé, soit 226 mètres posés sur les 1 499 mètres prévus. Le chantier progresse également à Mahamasina, où l’opération 2 atteint 33,93% d’avancement, avec 876 éléments réalisés sur les 1 323 programmés. Il convient de noter que le projet ne se limite pas à ces chiffres et taux. L’enjeu, concret et tangible, réside pour la capitale dans l’amélioration de la capacité d’évacuation des eaux et la réduction de l’exposition aux inondations. En effet, dans une ville où celles-ci affectent régulièrement la circulation, les habitations et les activités économiques pendant la saison des pluies, l’efficacité des infrastructures de drainage constitue un élément essentiel de protection. C’est pour cela que la réalisation des travaux s’accompagne également de mesures de gestion de la circulation et de sécurisation des zones de chantier.

Communauté

Le projet ne repose pas uniquement sur les ouvrages. Il intervient également dans 52 fokontany regroupant environ 450 000 habitants. Des actions de sensibilisation y sont menées sur la prévention des inondations, l’hygiène, la gestion des déchets et la préservation des infrastructures. Cette dimension est déterminante dans la mesure où un réseau de drainage ne peut fonctionner correctement si les canaux et les ouvrages d’évacuation sont obstrués par des déchets. La lutte contre les inondations rejoint ainsi directement les enjeux d’assainissement et de salubrité urbaine. Mis en œuvre sous la conduite du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, avec le soutien de l’Agence française de développement et de l’Union européenne, le PIAA2 combine ainsi infrastructures et mobilisation des populations. L’objectif étant de rendre Antananarivo progressivement plus résiliente face aux inondations, tout en améliorant durablement son environnement urbain.

José Belalahy

Assises militaires : L’armée s’apprête à dévoiler ses résolutions

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Les conclusions des assises militaires seront officiellement restituées samedi 26 septembre au Mining Business Center d’Ivato. La cérémonie doit permettre aux responsables militaires de présenter les résultats des réunions stratégiques menées ces derniers mois, avec pour objectif d’identifier les réformes jugées nécessaires au sein de l’institution militaire.

La présence de Michaël Randrianirina est attendue à cette occasion. Cette restitution intervient plusieurs mois après le lancement des assises militaires, organisé en janvier 2026 à Ivato.

À l’ouverture de ces travaux, en janvier, le général de corps d’armée Pikulas Demosthène, chef d’état-major de l’armée, avait annoncé une rupture avec la traditionnelle posture de réserve de cette institution. Il avait alors déclaré que l’armée ne serait désormais plus « la grande muette ».

Cette déclaration avait ouvert la voie à une conception plus affirmée de la place de l’armée dans la vie nationale. En janvier 2026, le chef d’état-major avait notamment indiqué que l’institution militaire entendait désormais avoir son mot à dire et participer activement à la conduite des affaires nationales et à la gouvernance du pays.

La restitution du 26 septembre permettra ainsi de mesurer la portée concrète de cette nouvelle orientation. Au-delà des réformes internes envisagées, les résolutions issues de ces assises pourraient préciser la place que l’institution militaire entend désormais occuper dans la conduite des affaires nationales.

Rija R.

Consolidation de la paix : Le Premier ministre dans la région Anosy

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Le Premier ministre, chef du gouvernement, Mamitiana Rajaonarison, s’est rendu hier à Betroka, dans la région Anosy, à l’occasion de la Journée internationale de la paix.

Il était accompagné du Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Madagascar, Anthony Ngororano, des autorités locales, des représentants des agences des Nations Unies et des partenaires internationaux. La délégation s’est rendue dans la commune de Kelivaho pour rencontrer les communautés bénéficiaires des programmes du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF). La rencontre a été marquée par le renouvellement de l’engagement des communautés à contribuer à la construction et à la préservation de la paix. Cet engagement a été concrétisé par la cérémonie traditionnelle du « Tsitsika ».

Opportunités économiques

Le Premier ministre a réaffirmé que la paix et la sécurité constituent le socle du développement durable. Il a souligné les progrès constatés à Betroka et dans le massif de l’Andriry, tout en rappelant la nécessité de renforcer la présence de l’État, d’améliorer l’accès aux services publics et de créer davantage d’opportunités économiques. De son côté, le Coordonnateur résident des Nations Unies, Anthony Ngororano, a rappelé que le PBF accompagne Madagascar depuis dix ans. Depuis 2016, plus de 52 millions de dollars ont été mobilisés, principalement pour des actions menées dans le Sud de Madagascar. Il a souligné que la consolidation d’une paix durable doit commencer au niveau des villages, des familles et de la société.

Prévention des conflits

La visite a également permis de faire le point sur les progrès réalisés en matière de prévention des conflits, de sécurité, de cohésion sociale et de développement dans le Sud. Ces avancées reposent sur la mobilisation de l’État, des services publics, des collectivités territoriales, des forces de l’ordre et des partenaires au développement. La célébration s’est achevée par une soirée culturelle nocturne baptisée « Karav’alina ». Cette activité a marqué la clôture de la Caravane de la Paix organisée dans le cadre du dixième anniversaire du PBF à Madagascar. Elle a réuni la population et les autorités autour d’un engagement commun en faveur de la paix.

Recueillis par Nadia R.

Bianco : 7 000 déclarations de patrimoine en souffrance

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C’est un chiffre qui interpelle. Pas moins de 7 000 hautes personnalités et responsables étatiques tardent encore à se plier à l’obligation légale de la déclaration de patrimoine. L’information a été révélée, hier, par le Directeur général du Bianco, Gaby Nestor Razakamanantsoa. Pourtant, la loi n° 2016-020 relative à la lutte contre la corruption est formelle et impose cette démarche à tout haut fonctionnaire et dirigeant public. Jusqu’ici, l’institution d’Ambohibao a misé sur la sensibilisation et la pédagogie. Pour faciliter les formalités, l’organisme a introduit des assouplissements, à l’instar de la numérisation des procédures via une plateforme digitale dédiée. L’objectif est d’ailleurs d’apurer ce passif d’ici la fin de l’année en cours. Mais la patience a des limites : le Bianco prévient qu’à partir de 2027, la tolérance zéro sera de mise et les sanctions tomberont pour les récalcitrants.

« Pour faire régner la transparence et l’intégrité, nous formons et sensibilisons les responsables. Un délai de trois mois est accordé après la prise de fonction, suivi d’une lettre de rappel, deux mois avant toute ouverture d’enquête », a rappelé le DG du Bianco. Grâce à la nouvelle plateforme, les couacs administratifs liés aux déclarations régionales sont désormais écartés. Le message est clair : ne plus tolérer l’inertie. Le Bianco espère que les concernés régulariseront leur situation d’eux-mêmes, rappelant avec force que le véritable danger pour le pays réside dans le vol et le blanchiment, et non dans la simple formalité de transparence. Le compte à rebours est lancé.

Julien R.

VFM, FFM, FBF : La guerre des sigles autour du Fanavaozana

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Après le VFM et la création du FBF, la Refondation risque de se résumer à une vaste opération de reloocking où les « oranges » d’hier deviennent les « verts » d’aujourd’hui.
Après le VFM et la création du FBF, la Refondation risque de se résumer à une vaste opération de reloocking où les « oranges » d’hier deviennent les « verts » d’aujourd’hui.

Onze mois après la chute du régime Rajoelina, la vie politique malgache se résume à un mot : Fanavaozana. La Refondation est devenue le laissez-passer pour exister, le bouclier pour survivre. D’un extrême à l’autre de l’échiquier, la classe politique se repeint en vert à une vitesse stupéfiante.

Le phénomène a commencé à Tsimbazaza avec le VFM, Vovonana Fihavaozana an’i Madagasikara. Une plateforme qui revendique plus de 80 députés, pour l’essentiel issus de l’ancienne majorité présidentielle IRMAR. Des élus qui, il y a moins d’un an, défendaient bec et ongles le bilan du régime déchu et qui, aujourd’hui, affichent une allégeance inconditionnelle au nouveau pouvoir. La logique de transhumance s’est poursuivie au niveau local avec la dernière-née des structures, le FBF, Firaisankinan’ny Ben’ny Tanàna ho an’ny Fanavaozana. Même profil, même méthode. Des maires élus sous la bannière orange qui, du jour au lendemain, soutiennent la Refondation. Le seul dénominateur commun entre VFM et FBF : ils ont tous été, jusqu’à la dernière heure, les fidèles défenseurs du régime Rajoelina.

Légitimité

Face à ce bloc d’élus recyclés, un autre sigle revendique l’antériorité morale : le FFM, Fanilon’ny Fanavaozana an’i Madagasikara. C’est historiquement la première association à s’être positionnée publiquement, dès le 29 décembre 2025, dans la foulée des événements de septembre. Elle tire sa légitimité non pas des mandats, mais de la rue. Née, selon ses fondateurs, de la descente sur le terrain et de l’engagement du peuple, elle se présente comme le bouclier de l’intérêt général. Sa devise est explicite : « Taratry ny fanavaozana », le reflet de la Refondation. Mais le tableau n’est pas si manichéen. Car, à y regarder de près, un bon nombre de membres du FFM lui-même est issu de l’ancien système. Des figures IRMAR qui ont senti le vent tourner dès les premiers basculements du rapport de force et qui ont changé de veste à temps. Le reflet est donc déjà brouillé.

Firongony

Deux Refondations s’affrontent, en réalité. D’un côté, celle des élus, une Refondation par le haut, opportuniste. Une stratégie de survie classique et bien huilée : changer de couleur pour garder le fauteuil, changer de sigle pour garder les avantages. De l’autre, celle portée par le mouvement de la Gen Z pour la Refondation et les acteurs du 25 septembre 2025. Une Refondation par le bas, qui ne veut pas simplement changer de camp, mais « sortir les « Firongony », les profiteurs et les opportunistes du système, pour entamer la vraie refondation morale et politique ». Dans cette cacophonie des sigles – VFM, FFM, FBF –, c’est l’opinion publique qui est prise en otage. Qui incarne quoi ? Qui est le vrai reflet et qui est l’opportuniste ? Dans les quartiers, la plupart des Malgaches ne savent plus sur quel pied danser. Le message initial de rupture porté par la rue en septembre 2025 se dilue dans un jeu de chaises musicales.

Blanchisserie politique

L’histoire bégaie à Madagascar. Le parallèle avec le début des années 90 est saisissant. À l’époque, pour faire tomber l’ancien président Ratsiraka, toutes les forces politiques, y compris les plus zélés soutiens du régime, s’étaient soudainement découvert une âme d’Hery Velona. Le label « Forces vives » avait alors servi de grande blanchisserie politique, permettant à l’ancien monde de survivre sous une nouvelle étiquette. Le mot Fanavaozana est en train de suivre exactement le même chemin. Et c’est tout l’enjeu de la concertation nationale qui s’annonce. Si la Refondation se résume à une vaste opération de repeinture où les « oranges » d’hier deviennent les « verts » d’aujourd’hui, la crise de confiance portée par les jeunes qui ont fait le 25 septembre risque de s’aggraver dangereusement. On aura alors assisté à une révolution qui a changé de maîtres, mais pas de système.

Julien R.

De la reconnaissance internationale aux intérêts des producteurs

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Une distinction internationale de plus pour Madagascar. L’élection de Philippe Fontayne, vice-président du Conseil national du cacao, à la présidence du Conseil de l’ICCO pour l’année cacaoyère 2026-2027 intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la filière mondiale.

De la reconnaissance internationale aux intérêts des producteurs

Pour Madagascar, cette élection vient prolonger une séquence diplomatique engagée depuis plusieurs années autour du cacao. Le pays a notamment accueilli en 2023 le Panel d’experts de l’ICCO consacré au cacao fin et aromatique. Cette dynamique a contribué à conforter le positionnement international du cacao malgache. L’ICCO reconnaît aujourd’hui 100% des exportations malgaches de fèves comme relevant du cacao fin et aromatique. La distinction est d’autant plus pertinente que, sur le marché mondial du cacao, Madagascar demeure un producteur de taille relativement modeste. Avec environ 15 000 tonnes de fèves exportées annuellement, selon les données avancées par le Conseil national du cacao, le pays ne peut évidemment pas peser sur le marché par les volumes, comme peuvent le faire les grands producteurs d’Afrique de l’Ouest. Mais l’avantage comparatif de Madagascar réside dans la qualité, les caractéristiques aromatiques et l’identité particulière de son cacao, ainsi que dans la reconnaissance de la totalité de ses exportations.

En somme, le véritable enjeu pour Madagascar n’est plus cette promotion internationale. Dorénavant, il sera davantage question de mettre en place les dispositifs permettant de faire en sorte que la valeur attachée à cette réputation redescende davantage jusqu’au producteur, tout en donnant aux plantations les moyens de préparer l’avenir. Parvenir à la présidence de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) constitue incontestablement une reconnaissance pour Madagascar. Mais au-delà du symbole diplomatique, cette responsabilité pose surtout une question essentielle : comment le pays pourra-t-il utiliser cette position internationale pour transformer la réputation de son cacao en davantage de revenus pour ses producteurs ?

R.Edmond.

Affaire Boeing 777 : Le procès renvoyé au 27 octobre, 6 personnes en liberté provisoire

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Coup d’envoi du procès dit « Triple 7 » hier au Pôle anti-corruption (PAC). À l’issue de la première audience, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 27 octobre prochain, « en attente de l’original de la citation de l’ACM et de Ravatomanga et des résultats des analyses forensiques », selon le PAC.

Selon les informations communiquées lors de l’audience, 33 personnes sont poursuivies dans ce dossier. Vingt-et-une étaient présentes devant la juridiction lors de cette première audience. Parmi les absents figure Maminiaina Ravatomanga, qui demeure détenu à Maurice dans le cadre d’une procédure distincte. L’ancien président du Sénat, Richard Ravalomanana, et l’ancien ministre des Transports et de la Météorologie, Valéry Ramonjavelo, tous deux placés sous mandat de dépôt dans le cadre de cette affaire, étaient présents à l’audience, sous escorte d’agents pénitentiaires.

La question de la détention a également occupé une partie de l’audience. Dix-huit prévenus ont sollicité une mise en liberté provisoire. Six ont obtenu cette mesure, dans l’attente de la poursuite de la procédure et de leur jugement. Cette décision ne préjuge en rien de l’issue du procès. La liberté provisoire constitue une mesure procédurale et ne vaut ni relaxe ni acquittement. De même, le placement sous mandat de dépôt des autres prévenus concernés ne constitue pas, à lui seul, une déclaration de culpabilité.

Le dossier porte notamment sur les conditions entourant l’acquisition et le transfert de cinq Boeing 777, dans le cadre d’un projet impliquant Madagascar, avant leur acheminement vers l’Iran. Les conditions dans lesquelles ces appareils ont été transférés, ainsi que la délivrance et l’utilisation de différents documents administratifs et aéronautiques, figurent parmi les éléments soumis à l’examen de la justice. À ce stade, il convient toutefois de distinguer les faits faisant l’objet des poursuites de ceux qui seraient définitivement établis. C’est précisément l’objet du débat judiciaire que de déterminer la matérialité des faits, leur éventuelle qualification pénale et, le cas échéant, la responsabilité de chacune des personnes poursuivies.

Les poursuites engagées dans cette affaire portent, selon les éléments communiqués sur le dossier, sur plusieurs qualifications pénales, notamment l’atteinte à la sûreté de l’État, l’abus de fonction, la corruption, le blanchiment de capitaux, l’association de malfaiteurs, le faux et usage de faux, ainsi que l’usurpation de fonction.

Plusieurs personnalités publiques de l’ancien régime figurent parmi les personnes poursuivies, dont Richard Ravalomanana, Valéry Ramonjavelo et l’ancien directeur général de l’Aviation civile de Madagascar, Gervais Damasy. Leur présence dans la procédure ne permet pas, à elle seule, de tirer une conclusion sur leur responsabilité pénale. Celle-ci devra être appréciée individuellement par la juridiction, à partir des éléments du dossier et des débats contradictoires.

Le renvoi au 27 octobre marque une nouvelle étape procédurale, mais le tribunal n’a pas encore tranché la question de la responsabilité pénale des personnes poursuivies. La prochaine audience devra permettre la poursuite des débats et l’examen des différents éléments du dossier, dans le respect des droits de la défense et du principe du contradictoire. L’affaire « Triple 7 » reste ainsi une procédure judiciaire en cours. Les faits reprochés, leur qualification et la responsabilité éventuelle de chacun devront être établis au terme du processus judiciaire.

D.R

Antananarivo Atsimondrano : Les profanations de sépultures gagnent du terrain

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Le tombeau profané.
Le tombeau profané.

Une nouvelle profanation de sépulture vient d’être signalée dans le district d’Antananarivo Atsimondrano. Les faits ont été constatés le 20 septembre à Ambinitombo, fokontany de Soamanandray, dans la commune de Tsiafahy, quelques jours après des cas similaires rapportés dans le district d’Antananarivo Avaradrano.

L’alerte a été donnée vers 16 heures par le chef fokontany de Soamanandray au poste fixe de la gendarmerie d’Ambatofotsy. Deux gendarmes ont aussitôt été dépêchés sur place afin de procéder aux premières constatations. Selon les riverains, c’est une personne qui se rendait dans son champ qui a découvert de la terre éparpillée devant la sépulture. Intriguée par cette situation, elle a immédiatement alerté les habitants ainsi que le responsable du fokontany. Les constatations effectuées sur place ont révélé que la porte de la tombe avait été complètement forcée. À l’intérieur, les profanateurs avaient également bouleversé les linceuls enveloppant les dépouilles. Une seule dépouille aurait été retrouvée intacte. Le nombre exact de corps éventuellement emportés demeure toutefois inconnu. Les propriétaires de la tombe ne résidant pas à Soamanandray, personne sur place n’était en mesure de déterminer avec précision l’identité et le nombre des dépouilles qui pourraient manquer. Face à cette situation, les forces de l’ordre ont réuni les habitants du fokontany afin de renforcer la vigilance. Une surveillance communautaire a notamment été mise en place, tandis qu’une attention particulière est portée aux personnes de passage dans le secteur. Les habitants ont également été invités à transmettre rapidement aux autorités toute information susceptible d’aider à l’enquête. Le numéro de téléphone du poste fixe d’Ambatofotsy leur a été communiqué à cette occasion. Les patrouilles ont par ailleurs été renforcées dans la zone, située à environ huit kilomètres du poste de gendarmerie.

T.M.