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jeudi, octobre 15, 2026
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Lanto Ratsida : « 25 septembre 2025, la chute de l’ancien régime demeure l’unique acquis indiscutable »

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Lanto Ratsida, sociologue et responsable de l’Observatoire de la Jeunesse.
Lanto Ratsida, sociologue et responsable de l’Observatoire de la Jeunesse.

À la veille de la commémoration du 25 septembre, date du soulèvement qui a précipité la chute du régime Rajoelina, le sociologue Lanto Ratsida dresse un bilan lucide de l’an I de la Refondation. Entre espoirs déçus de la Gen Z, crise de confiance et concertation à venir, il décrypte le rendez-vous manqué de la jeunesse avec l’Histoire.

Midi Madagasikara (M.M.) : Nous commémorons aujourd’hui même le 25 septembre. Un an, jour pour jour, après le début du mouvement qui a conduit à la chute du régime Rajoelina, quel bilan dressez-vous, en tant que sociologue, du régime de Refondation ? Que reste-t-il concrètement des revendications de la rue ?

Lanto Ratsida (L.R.) : Un an après, le constat est partagé par tous, y compris par le régime et les jeunes : le chemin à parcourir reste immense. Si la chute de l’ancien régime demeure l’unique acquis indiscutable, l’opinion et la jeunesse se retrouvent aujourd’hui profondément fragmentées entre optimisme, hésitation et désillusion. C’est désormais le niveau de confiance accordé à la concrétisation des promesses qui dicte les positions de chacun. Malheureusement, face aux atermoiements actuels, cette crise de confiance commence à raviver le spectre des désillusions historiques de 1972.

M.M. : D’un point de vue sociologique, la jeunesse a été le fer de lance de la révolution de septembre. Un an plus tard, où en est-elle ? Entre ralliement aux institutions et tentation du retrait, son élan s’est-il transformé en engagement durable ou assiste-t-on à un essoufflement ?

L.R. : Plusieurs figures de la jeunesse, qu’elles aient été en première ligne ou non, ont désormais franchi le pas (ou sont en train de demander officiellement un quelconque poste de responsabilité), en acceptant des responsabilités au sein du pouvoir, à l’image des récents ralliements de leaders Gen Z au colonel Michaël Randrianiriana pour ne pas laisser le terrain libre aux adversaires (« forongony » et opportunistes, disent-ils devant le média). Si ce choix reflète du pragmatisme face au vide politique, il ressemble aussi à une décision de désespoir dictée par l’absence d’alternatives, rappelant la trajectoire du MFM après 1972. Espérons que cette démarche ne relève que d’un simple opportunisme matériel, car la politique malgache nous enseigne qu’intégrer l’appareil réduit la marge de manœuvre. Il suffit d’observer les déclarations des récents leaders devenus « conseillers techniques » pour mesurer à quel point le système finit par neutraliser les ambitions initiales.

M.M. : Beaucoup de jeunes qui ont fait le 25 septembre disent aujourd’hui se sentir relégués au second plan. En tant qu’observateur de la société, diriez-vous qu’ils ont manqué leur rendez-vous avec l’Histoire ou qu’ils ont été rattrapés par un système qui refuse de leur faire confiance ?

L.R. : Je dirais sans détour qu’ils ont manqué cette occasion historique de peser sur le cours des choses. La vérité est qu’aucune force politique ne les a véritablement soutenus de manière désintéressée : classe politique, société civile, partenaires internationaux et même une diaspora pourtant très mobilisée n’ont souvent vu en eux qu’un tremplin d’opportunité et de visibilité. Ce rendez-vous manqué révèle la persistance d’une culture et de pratiques sociopolitiques malgaches, ainsi que de dynamiques géopolitiques, qui continuent d’instrumentaliser la jeunesse plutôt que de lui céder les rênes. Au-delà du manque d’expérience ou d’organisation, ils ont surtout été rattrapés par les pesanteurs d’un système qui refuse fondamentalement de faire confiance à ses jeunes générations.

M.M. : La Concertation nationale pour la Refondation s’ouvre justement en ce jour symbolique. Quelle place doit y occuper la jeunesse pour ne pas être réduite à une simple caution, à de la figuration ?

L.R. : Les jeunes doivent y occuper une place de véritables leaders, et non de simples figurants au sein de comités triés sur le volet. Les récentes désillusions des jeunes du comité CROSS — évincés au profit de profils parachutés par la primature malgré les engagements du ministère de la Jeunesse — prouvent une fois de plus les limites de cette participation octroyée. Pour peser réellement, ils devraient prendre l’initiative d’organiser leur propre concertation, en toute indépendance et avec leurs propres moyens, même si la question demeure entière quant à leur capacité et leur volonté de s’affranchir ainsi de la tutelle de l’État.

M.M. : La Gen Z a marqué les esprits par sa mobilisation, mais aussi par ses divisions internes très médiatisées. En tant que sociologue, comment analysez-vous ces fractures ? N’ont-elles pas fini par brouiller le message du 25 septembre ?

L.R. : Ces divisions internes pèsent inévitablement sur le mouvement, mais elles ne font que refléter les travers profonds de la société malgache, où aucune entité — qu’elle soit politique, économique ou religieuse — n’échappe à la fragmentation. Pour combler cette lacune et stabiliser ces élans citoyens, il nous manque cruellement un véritable tiers garant : une autorité morale incarnée par des personnes « manam-panahy », libres de toute allégeance partisane ou religieuse et animées d’une vision d’intégrité sans faille. Toute la question est de savoir si une telle force morale aura enfin l’audace et la capacité d’émerger pour transcender ces clivages historiques.

Recueillis par Julien R.

Filière or : Cap sur une gestion stratégique de la ressource

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À Madagascar, l’or dépasse largement le statut de simple métal précieux : il constitue le pouls d’une économie de survie. Pour des milliers de foyers, le métal jaune fait office de réserve financière et d’épargne refuge face à un système bancaire délaissé. Cependant, cette réalité informelle a longtemps maintenu la filière dans l’ombre, alimentant le mythe d’une contrebande systémique et privant le pays de ressources colossales. Aujourd’hui, le gouvernement impulse un tournant stratégique majeur. Avec la réouverture de l’exportation légale via le Guichet unique, l’État affiche une volonté claire de structurer le secteur. La pédagogie politique est pragmatique : il ne s’agit pas d’interdire, mais d’encadrer. Désormais, chaque acteur peut exercer librement, à condition de réintégrer le circuit formel et de s’acquitter de ses obligations fiscales.

Au cœur de cette réforme, une exigence stricte est imposée aux professionnels. Les comptoirs agréés doivent désormais signer une clause incontournable consistant à revendre au moins la moitié de leur collecte à la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM). Cette mesure poursuit un triple objectif crucial pour la nation. D’abord, elle vise à contrer l’illicite en asséchant les flux de fraude. Ensuite, elle permet de stabiliser l’économie en aidant la banque centrale à reconstituer ses réserves d’or, gage de solidité indispensable pour la monnaie nationale. Enfin, elle génère de la valeur en alimentant les recettes fiscales nécessaires au financement du développement. Au-delà de la simple formalité administrative, cette régularisation s’impose comme un choix fort de souveraineté nationale. En reprenant le contrôle de sa filière aurifère, Madagascar choisit enfin de transformer la richesse de son sous-sol en un véritable levier de croissance et d’indépendance économique.

Julien R.

Nécrologie du 23 septembre 2026

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Sahara marocain : Le Chili reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara

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Nations Unies (New York), le Chili « soutient la souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y compris la région du Sahara » et « considère la proposition d’autonomie présentée par le Maroc en 2007 comme la solution politique juste, durable et mutuellement acceptable ». Cette position a été exprimée dans un communiqué conjoint signé à l’issue d’entretiens tenus, lundi à New York, en marge des travaux de la 81e session de l’Assemblée générale, entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, et son homologue chilien, M. Francisco Pérez Mackenna. Cette rencontre s’est tenue en présence du président de la République du Chili, Son Excellence M. José Antonio Kast.

Le communiqué conjoint souligne, en outre, que « le Chili décide de traduire son soutien au niveau bilatéral et promouvra des opportunités de coopération économique et commerciale dans la région du Sahara marocain, afin de renforcer les liens en matière d’investissement, de commerce et de développement productif ». Il précise, par ailleurs, que le Chili « salue la résolution 2797/2025 du Conseil de sécurité et y adhère, en s’associant aux appels lancés aux parties pour qu’elles engagent des pourparlers sans conditions préalables, sur la base de la proposition d’autonomie du Maroc, en vue de parvenir à une solution politique définitive et acceptable pour toutes les parties ».

Lors de cette rencontre, les deux ministres ont également procédé à la signature des termes de référence pour entamer la négociation d’un accord de libre-échange entre les deux pays.

Recueillis par Rija R.

Judo – Mondiaux vétérans : Ivan Randrianjohany stoppé d’entrée à Sarajevo

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L’aventure mondiale s’est arrêtée prématurément pour Ivan Randrianjohany. Engagé dans la catégorie M6 des moins de 81 kg, le judoka malgache de la diaspora a porté haut les couleurs de Madagascar lors des championnats du monde vétérans de judo, qui se déroulent du 20 au 24 septembre à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine. Considérée comme le plus grand rendez-vous planétaire des judokas vétérans, cette compétition réunit près de 64 pays issus des six continents. Un plateau particulièrement relevé, où les meilleurs spécialistes de chaque catégorie se disputent les honneurs mondiaux. Entré en lice ce mardi 22 septembre, Ivan Randrianjohany espérait franchir un premier cap dans ce tournoi de très haut niveau. Malheureusement, son parcours a pris fin dès le tour initial, en seizième de finale. Opposé à l’Allemand Manfred Stuerz, le représentant malgache n’est pas parvenu à trouver la faille face à un adversaire solide et expérimenté. Malgré cette élimination précoce, la présence d’Ivan Randrianjohany à un tel événement témoigne de son engagement et de sa passion intacte pour le judo. Habitué des compétitions internationales chez les vétérans, l’infatigable combattant continue de faire rayonner le drapeau malgache sur les tatamis du monde entier.

Heriniaina Samson

Éliminatoires CAN 2027 : Les matches des Barea diffusés en direct sur Canal+

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Lors de la signature de partenariat entre Canal+ et la FMF, hier, à Andraharo. (Photo Kelly R.)
Lors de la signature de partenariat entre Canal+ et la FMF, hier, à Andraharo. (Photo Kelly R.)

Canal+ Sport 1 diffusera en direct le match des Barea face au Nigeria, vendredi 25 septembre. Un partenariat d’un an vient d’être signé entre la Fédération malgache de football et Canal+ Madagascar pour assurer la couverture des rencontres de la sélection. La diffusion du second match, contre la Tanzanie, reste quant à elle conditionnée aux droits accordés par la CAF.

La Fédération malgache de football (FMF) et Canal+ Madagascar ont officialisé hier un partenariat d’un an destiné à renforcer la visibilité de la sélection nationale. L’accord a été signé à Andraharo par Alfred Randriamanampisoa, président de la FMF, et Christophe Dessaints, directeur général de Canal+. Concrètement, Canal+ Sport 1 diffusera en direct le match opposant Madagascar au Nigeria, prévu vendredi 25 septembre à 19 heures (heure de Madagascar) au Godswill Akpabio International Stadium d’Uyo. Selon les responsables de la chaîne, cette rencontre des éliminatoires de la CAN 2027 sera exclusivement proposée sur Canal+ Sport 1. Pour la rencontre face à la Tanzanie, programmée le mardi 29 septembre au Stade d’honneur de Meknès, au Maroc, la diffusion dépendra des droits d’images accordés par la Confédération africaine de football. Le président de la FMF a salué l’engagement de Canal+ en faveur du développement du football malgache et du soutien apporté aux Barea. Il a exprimé le souhait de voir la sélection aller le plus loin possible dans ces éliminatoires.

Lors de la cérémonie, le milieu de terrain Nicolas Randriamanampisoa, qui évolue à Al Merrikh SC, au Soudan, est intervenu en visioconférence. « L’ambiance au sein de l’équipe est bonne et nous sommes pleinement prêts. Chacun donnera le maximum. L’objectif est d’obtenir la victoire, mais le football ne se résume pas aux discours : c’est l’unité qui nous permettra d’atteindre ce but », a-t-il déclaré. La quasi-totalité des joueurs des Barea a déjà rejoint le Nigeria, hier. Le groupe a pu bénéficier d’un temps de récupération dans l’après-midi. En revanche, la télévision nationale n’a pas encore indiqué si les rencontres de la sélection seront également diffusées sur ses antennes, afin de permettre aux supporters ne disposant pas de Canal+ de suivre l’équipe.

Heriniaina Samson

Climat et nutrition : Huit millions d’enfants en Afrique de l’Est et australe exposés à une faim aiguë d’ici 2027 pour cause de Super El Niño

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Le scénario probable attendu pour les prochains mois est en train de se concrétiser : un phénomène climatique pouvant entraîner des conséquences inquiétantes dans diverses parties du monde, dont Madagascar en termes de nutrition.

Selon les récentes analyses de l’organisation humanitaire Save the Children, Super El Niño pourrait menacer de faim aiguë près de 8 millions d’enfants d’Afrique de l’Est et australe au début de l’année 2027, soit une augmentation de 30 %, alors que l’un des épisodes El Niño les plus puissants de ces dernières années est déjà à l’origine d’une crise alimentaire qui tend à s’aggraver. 

L’analyse en question consiste en une comparaison des analyses les plus récentes sur l’insécurité alimentaire aiguë (IPC phase 3+, autrement dit, phase de crise ou pire) de six pays d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe, à savoir Madagascar, Kenya, Mozambique, Zambie, Ouganda et Malawi. Ces pays ont été sélectionnés pour la disponibilité des données les concernant dans le système mondial de suivi de la faim (IPC ou Classification intégrée des phases de sécurité alimentaire) sur une période de validité allant jusqu’en septembre 2026, et une projection s’étendant jusqu’à la fin de l’année 2026 ou au premier trimestre 2027. Cette période est justement celle durant laquelle les effets d’El Niño devraient atteindre leur pic. L’analyse compare ainsi le nombre de personnes actuellement en situation d’IPC 3+ avec le chiffre prévisionnel pour début 2027 figurant dans le même rapport d’analyse. Quant au nombre d’enfants en situation d’IPC 3+ pour chaque pays, il a été estimé en se basant, d’une part, sur le nombre total de personnes confrontées à des niveaux d’insécurité alimentaire IPC 3+, et, d’autre part, sur la part nationale des enfants dans la population, telle qu’indiquée dans la révision 2024 des « Perspectives démographiques mondiales » des Nations unies.

L’analyse couvre ainsi les pays disposant de rapports IPC récents et où El Niño devrait avoir des conséquences dévastatrices. Outre celles déjà disponibles concernant les six pays cités précédemment, de nouvelles données sur la faim sont attendues prochainement pour la Somalie, déjà identifiée comme étant à risque d’inondations liées à El Niño.

Plus de 16 millions de personnes. À la lumière des données récentes IPC, il apparaît que le nombre de personnes confrontées à des niveaux de faim de crise ou pires (phase IPC 3+) dans ces six pays d’Afrique de l’Est et australe, dont Madagascar, devrait passer de 12,6 millions à 16,4 millions de personnes d’ici mars 2027, en partie sous l’effet du « Super El Niño » qui commence à se profiler. Actuellement, 6 millions d’enfants dans ces six pays souffrent déjà de graves pénuries alimentaires, mais ce chiffre pourrait atteindre 8 millions dans les prochains mois, en l’absence de mesures urgentes pour remédier au problème.

Pour Madagascar en particulier, il ressort des données disponibles qu’environ 502 000 enfants de moins de 5 ans, soit un sur dix, devraient souffrir de malnutrition aiguë entre mai 2026 et avril 2027. Parmi eux, environ 78 000 enfants devraient souffrir de malnutrition aiguë sévère, la forme la plus mortelle de malnutrition nécessitant un traitement médical d’urgence.

Combinaison dangereuse

L’aggravation de la crise alimentaire dans une grande partie de la région Afrique de l’Est et australe résulte de l’un des phénomènes climatiques El Niño les plus intenses de ces dernières années, associé à des températures mondiales record : une combinaison qui provoquera assurément de graves sécheresses, de mauvaises récoltes et des pertes de bétail dans certaines régions d’Afrique australe.

Parallèlement, le phénomène El Niño provoquera des inondations dévastatrices dans certaines régions d’Afrique de l’Est, plongeant encore davantage dans la crise des familles déjà vulnérables.

Save the Children insiste sur la gravité des impacts à venir d’El Niño, celui-ci se déroulant dans un contexte de conflits, de famine, de déplacements de population, d’instabilité économique et de réduction des financements humanitaires. Sans une intervention rapide, a-t-il été indiqué, les chocs climatiques risquent d’aggraver les vulnérabilités existantes et d’accentuer les besoins humanitaires, en particulier pour les enfants.

Yvonne Arunga, directrice régionale de Save the Children pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, a déclaré : « La faim ne se résume pas à des estomacs vides. Les enfants qui ne disposent pas d’une alimentation suffisamment nutritive sont plus exposés à la malnutrition, aux maladies, à l’absentéisme scolaire et à des risques accrus d’exploitation et d’abus. Plus les familles restent longtemps sans aide, plus il devient difficile pour les enfants de s’en remettre », a-t-elle ajouté, précisant que lorsque les moyens de subsistance des familles sont détruits par les inondations ou la sécheresse, les enfants peuvent être exposés à des risques accrus de travail des enfants, de traite, de négligence, de violence, de mariage précoce forcé et d’autres formes d’exploitation.

Anticipation

« Nous savons qu’El Niño approche. Nous savons quels enfants sont les plus exposés. Et nous savons que les mesures préventives sont efficaces. Les gouvernements doivent transformer les alertes précoces en actions rapides afin de protéger les services essentiels tels que les écoles, les hôpitaux, l’approvisionnement en eau et les systèmes de protection sociale, avant que la crise ne frappe », rappelle Yvonne Arunga, appelant à l’implication de la communauté internationale et des bailleurs de fonds dans l’investissement en faveur de cette cause, avant que les sécheresses, les inondations et les crises alimentaires ne s’aggravent. 

Pour rappel, Save the Children est présent à Madagascar depuis 2016 et mène des activités dans les secteurs de la nutrition, de l’éducation, de la protection et des moyens de subsistance. En 2025, les programmes de cette organisation ont positivement impacté 37 464 personnes, dont plus de 12 000 enfants.

Hanitra R.

New Concept Store : Yas modernise l’accueil de ses clients

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Aperçu des services numériques accessibles aux clients en toute autonomie.
Aperçu des services numériques accessibles aux clients en toute autonomie.

Yas Madagascar entame la modernisation de l’accueil dans ses boutiques avec le projet « New Concept Store ». La boutique Yas Store Zoom, située à Ankorondrano, constitue le premier espace à adopter ce nouveau concept. Il s’agit d’un nouvel espace qui vient d’ouvrir ses portes.

Autonomie

Le nouveau concept permet aux clients d’effectuer certaines démarches de manière autonome grâce à des outils et services numériques. Ils peuvent ainsi gérer directement leurs demandes et réduire leur temps d’attente en boutique. La technologie ne remplace toutefois pas l’accueil et le conseil. Yas Madagascar maintient la relation humaine au cœur de ce nouveau dispositif, avec un accompagnement adapté aux besoins de chaque client. La boutique Yas Store Zoom fait partie des premiers sites pilotes du projet. Selon les explications de la société, le concept sera progressivement déployé dans d’autres boutiques à travers Madagascar.

Recueilli par Nadia R.

Du viol à la justice : Renforcer la protection des survivantes à Madagascar 

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Les acteurs clés qui ont participé à l’analyse des lacunes dans le traitement des affaires de viol.
Les acteurs clés qui ont participé à l’analyse des lacunes dans le traitement des affaires de viol.

Le viol constitue une grave atteinte à l’intégrité, à la dignité et aux droits fondamentaux de la personne, avec des conséquences physiques, psychologiques et socio-économiques profondes et durables pour les survivantes. Au-delà de la violence subie, les survivantes sont souvent confrontées au silence, à la stigmatisation, à la peur et à de nombreux obstacles lorsqu’elles cherchent à obtenir de l’aide. Et lorsqu’elles décident de porter plainte, leur parcours devrait être celui de la protection, de l’accompagnement et de la justice. Pourtant, dans de nombreux cas, ce parcours demeure semé d’obstacles, malgré l’existence d’un cadre juridique visant à traiter les affaires de viol et à lutter contre les violences basées sur le genre. C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet : « Strengthening the Implementation of Rape Laws in Madagascar », coordonné par Dina Fanoharana Randrianaivojaona et financé par Equality Now, une organisation internationale de défense des droits humains qui œuvre en faveur d’un changement juridique et systémique pour mettre fin aux discriminations à l’égard des femmes et des filles dans le monde. 

Consultation

Le projet vise à identifier les écarts entre les textes, les pratiques nationales et les normes régionales et internationales en matière de droits humains et de protection contre les violences sexuelles. Il est mis en œuvre à travers une consultation des parties prenantes, un forum multi-acteurs et une formulation de recommandations destinées à alimenter un document de plaidoyer pour un meilleur accès à la justice des survivantes. La consultation a réuni des acteurs clés de la chaîne de traitement des affaires de viol, notamment des magistrats, des représentants du ministère de la Population, de l’Assemblée nationale, du FNUAP, des forces de police, du Centre Vonjy, de la société civile, ainsi que des structures accompagnant les survivantes, permettant de croiser les perspectives institutionnelles, judiciaires, communautaires et de protection. Les participants ont salué l’importance de cette démarche, qui a offert un véritable espace de dialogue entre les acteurs. 

Une loi, aussi importante soit-elle, ne produit pleinement ses effets que lorsqu’elle est effectivement comprise, appliquée et accessible à celles et ceux qu’elle est destinée à protéger. La YWCA Madagascar adresse ses sincères remerciements à l’OHCHR Madagascar pour son accompagnement constant, à l’ONDH pour son précieux apport, ainsi qu’à Equality Now, pour sa confiance et son soutien continu dans la mise en œuvre de cette importante initiative. 

Narindra Rakotobe 

Arts culinaires : Une filière en pleine expansion qui séduit la jeunesse

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Ce n’est pas seulement savoir cuisiner, c’est un véritable art.
Ce n’est pas seulement savoir cuisiner, c’est un véritable art.

L’apprentissage des arts culinaires ne cesse d’évoluer et attire de plus en plus les jeunes. Véritable institution de référence dans l’enseignement supérieur, Havila School s’impose aujourd’hui comme bien plus qu’un simple établissement d’apprentissage. C’est une véritable école de vie qui façonne l’avenir des jeunes talents désireux d’embrasser des carrières prometteuses. Spécialisée dans les arts culinaires, la restauration, l’hôtellerie, le tourisme et l’événementiel, cette grande école propose aussi bien des cursus accessibles sans le baccalauréat que des formations diplômantes pour les bacheliers. Pour la prochaine rentrée universitaire, fixée au 28 septembre 2026, l’établissement ouvre grand ses portes sur ses deux sites, à Mamory Ivato et sur le campus d’Andakana. L’établissement se distingue par un accompagnement sur mesure et des perspectives de carrière concrètes. Les étudiants bénéficient notamment d’opportunités uniques de stages rémunérés à l’étranger, ainsi que des services d’une agence de placement dédiée à leur insertion professionnelle dès la fin de leur cursus.

Narindra Rakotobe