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jeudi, octobre 15, 2026
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Etat civil : L’OIF aux côtés de Madagascar pour la Journée Nationale de l’Identité

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Ouverture officielle de la célébration de la Journée Nationale de l’Identité 2026, mardi dernier, à l’Hôtel Carlton Anosy.

Célébrée les 15 et 16 septembre, la Journée Nationale de l’Identité 2026 (ID Day) a mis en lumière la modernisation de l’état civil malagasy. Placée sous le signe du thème « Mon identité, mon ombre. Jamais séparés !p » et institutionnalisée par le décret n°2024-067, cette édition a bénéficié du soutien marqué de l’Organisation internationale de la Francophonie.

L’appui de l’OIF s’est concrétisé par une conférence de haut niveau organisée le 15 septembre à l’Hôtel Carlton Anosy. Cet événement a rassemblé plus de 150 acteurs de l’écosystème identitaire, incluant l’administration, les institutions nationales, les partenaires techniques et financiers, ainsi que la société civile et le secteur privé. Les échanges ont permis de dresser un bilan des avancées et de préparer la Décennie CRVS 2027-2036, en abordant des thématiques clés telles que l’identité juridique comme socle d’inclusion sociale, l’identité à l’ère du numérique, et la souveraineté numérique. Par ailleurs, les financements de l’OIF ont permis de soutenir la cérémonie officielle, un carnaval de la jeunesse et une vaste campagne de sensibilisation au Palais des Sports et de la Culture de Mahamasina, qui a mobilisé plus de 2 000 jeunes. Il convient de souligner que la seconde journée, axée sur l’action à travers le projet DECIM de la Banque mondiale, a été marquée par le lancement de la phase II de l’opération « Izaho Tokana 2.0 », une initiative indépendante des fonds de l’OIF.

Julien R.

Nécrologie du 17 septembre 2026

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Gare routière d’Amoronankona : Bonjour les embouteillages et le bordel !

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Bypass et la rocade Est paralysés dès les premières heures.
Bypass et la rocade Est paralysés dès les premières heures.

La crainte des riverains semble se justifier. À peine mise en service, la nouvelle gare routière d’Amoronankona a provoqué, dès son premier jour de fonctionnement, d’importants ralentissements sur l’axe concerné. L’arrivée de cette infrastructure, présentée comme une réponse aux besoins du transport, bouleverse déjà la circulation dans un secteur plutôt serein et relativement calme jusque-là. Dès les premières heures, l’affluence des véhicules, les manœuvres des taxis-brousse et les mouvements des passagers ont contribué à perturber la fluidité du trafic. Le « bordel » de Fasan’ny Karàna s’invite sur un axe qui était relativement épargné par ce type de congestion. Une situation qui risque de devenir quotidienne si des mesures d’organisation et de régulation ne sont pas rapidement mises en place. La question se pose désormais : quel dispositif a été prévu pour absorber le flux des véhicules et des passagers autour de cette nouvelle gare ? Quelles mesures ont été prises pour éviter que la gare ne devienne elle-même une source majeure d’embouteillages ? Pour les riverains, les premières heures de fonctionnement viennent en tout cas conforter leur inquiétude. La mise en service d’une gare routière ne peut se limiter à l’aménagement d’un espace pour les véhicules. Elle doit également s’accompagner d’un véritable dispositif de circulation, de stationnement et de régulation du trafic. Amoronankona vient peut-être de découvrir son nouveau quotidien : bonjour les embouteillages !

D.R

Ankadinandriana : Des ossements de plusieurs défunts emportés d’une sépulture

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Le tombeau profané est situé à 11 km du bureau de la gendarmerie.
Le tombeau profané est situé à 11 km du bureau de la gendarmerie.

Une sépulture familiale a été retrouvée profanée à Amboniantsinana, dans le fokontany de Fihasinana, commune rurale d’Ankadinandriana, district d’Antananarivo Avaradrano, le 14 septembre 2026. La découverte a été faite alors qu’une famille se préparait à procéder à l’inhumation d’un proche. En arrivant au tombeau, les membres de la famille ont constaté que celui-ci avait été forcé. Le chef du fokontany de Fihasinana a aussitôt alerté le commandant de la brigade territoriale de la gendarmerie d’Ankadinandriana. Deux gendarmes se sont rendus sur place pour effectuer les premières constatations. L’examen mené avec les représentants de la famille propriétaire de la sépulture, le chef du fokontany et des représentants de la population a permis de constater que des ossements appartenant à plusieurs ancêtres avaient disparu. Deux dépouilles étaient encore présentes dans le tombeau et n’auraient pas été touchées. D’après les premières constatations et les témoignages recueillis sur place, la profanation pourrait remonter à plusieurs jours. L’emplacement, décrit comme isolé et peu fréquenté, aurait contribué à retarder la découverte des faits. À l’issue des constatations, la sépulture a été refermée. Les gendarmes ont également appelé les habitants à renforcer la surveillance de leurs tombeaux familiaux et à signaler tout comportement suspect. La population a été invitée à collaborer avec les forces de l’ordre dans le cadre des patrouilles et du partage d’informations. L’enquête devra déterminer les circonstances de cette profanation et tenter d’identifier le ou les auteurs du vol présumé des ossements.

T.M.

Tanjombato : Deux jeunes hommes retrouvés morts dans l’Ikopa après quatre jours de disparition

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Les feux Tiavina et Tahiry.
Les feux Tiavina et Tahiry.

Deux jeunes hommes portés disparus depuis samedi dernier ont été retrouvés morts, à deux endroits différents, dans la rivière Ikopa. Les circonstances de leur décès, marquées par des blessures constatées sur leurs corps, suscitent l’inquiétude, alors que le climat d’insécurité préoccupe fortement la population.

Le premier corps a été découvert mardi 15 septembre, vers 17h30, au niveau du pont de Saropody. Alertés par la présence d’un cadavre flottant, les éléments du corps des sapeurs-pompiers sont intervenus pour le repêcher. La victime a été identifiée comme étant Tiavina Rahajarivelo, le cousin de Tolojanahary Tahiry Rakotoarisoa, également porté disparu. Le corps de Tiavina présentait des blessures et des traces de traumatismes. La découverte a conduit à la poursuite des recherches pour retrouver son cousin, dont la famille était sans nouvelles depuis plusieurs jours. Les plongeurs ont repris les recherches hier matin, 16 septembre. Elles ont abouti à la découverte d’un second corps dans l’Ikopa, à proximité de l’entreprise Sanifer. Il s’agissait de Tahiry. Là encore, des blessures ont été relevées sur le corps.

Mort suspecte

Les deux hommes n’avaient plus donné signe de vie depuis le samedi 12 septembre, aux environs de 4 heures du matin. Selon les informations communiquées par leurs proches, ils avaient été vus pour la dernière fois dans le secteur d’Ampamantanana, avec une autre indication faisant état d’Ankazolava comme dernier lieu où ils auraient été aperçus. Les premières constatations médicales ont conclu à une mort suspecte. À ce stade, l’hypothèse selon laquelle les deux victimes auraient été agressées avant d’être jetées dans l’Ikopa est évoquée, mais les circonstances exactes de leur mort restent à déterminer par l’enquête. L’affaire est actuellement prise en charge par la Brigade criminelle (BC) d’Anosy. Deux jeunes femmes, qui auraient été les dernières personnes à avoir été en compagnie des deux hommes, font partie des personnes entendues dans le cadre des investigations. Elles ont été auditionnées sur place avant d’être laissées libres. L’enquête devra notamment permettre d’établir les circonstances de la disparition des deux hommes, les causes exactes de leur décès et les éventuelles responsabilités dans cette affaire, qui suscite déjà de nombreuses interrogations dans l’opinion publique.

T.M.

Ankatso : Un militaire tire à bout portant sur la mère de sa copine

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Une dispute entre amoureux tourne au drame à Ankatso. Un militaire, détaché à la Présidence, est impliqué dans la mort par balle de la mère de sa copine. Il rejoint ensuite son unité à Ivato avant d’être conduit à la Brigade des recherches criminelles à Fiadanana. Le drame a débuté hier soir par une dispute entre le militaire et sa copine. Ce matin, il revient à moto pour rencontrer sa compagne. La mère de celle-ci intervient dans la dispute. La situation dégénère. Furieux, le militaire sort son pistolet automatique et tire trois fois en l’air. Lors du quatrième tir, le projectile atteint directement, à bout portant, la mère de sa copine. La victime meurt sur le coup. Après les faits, le militaire quitte les lieux. Il rejoint par la suite son unité, l’escadron parachutiste à Ivato. Son supérieur l’accompagne ensuite à la Brigade des recherches criminelles de la Gendarmerie nationale à Fiadanana, où il est pris en charge dans le cadre de l’enquête. Les enquêteurs doivent maintenant déterminer les circonstances exactes du tir mortel et surtout l’intention du tireur. Selon les éléments qui seront établis, les faits peuvent notamment relever du meurtre, voire de l’assassinat si la préméditation ou le guet-apens est établi. Le statut de militaire ne fait pas obstacle aux poursuites pénales. Il peut également faire l’objet de sanctions disciplinaires et statutaires au sein de l’armée, indépendamment de la procédure judiciaire. Selon son statut et la qualification finalement retenue, des mesures telles que la rétrogradation, la cassation, la mise en réforme ou la mise à la retraite par mesure disciplinaire peuvent notamment être envisagées. Sans préjuger de son état psychologique, une montée brutale de colère dans le contexte d’un conflit sentimental peut favoriser une réaction impulsive. Dans ce type de situation, la présence immédiate d’une arme augmente considérablement le risque qu’une dispute dégénère en violence mortelle. Seule une expertise psychologique peut déterminer les éventuels facteurs ayant influencé le passage à l’acte et leur portée sur le plan judiciaire. Cette affaire relance également la question de la prévention des violences impliquant des personnels armés. Un meilleur suivi des militaires confrontés à une crise personnelle, une formation renforcée à la gestion des conflits et de la colère, ainsi qu’un mécanisme permettant de retirer temporairement une arme lorsqu’un risque sérieux est identifié peuvent contribuer à prévenir de tels drames. Lorsqu’une dispute implique une personne armée, la priorité doit être de mettre fin à la confrontation, d’éloigner l’arme et de faire intervenir rapidement les services compétents. L’enquête doit désormais déterminer avec précision les circonstances du tir et les responsabilités pénales et militaires qui en découlent. Ce fait sanglant survenu à Ankatso risque également de ternir l’image de l’institution militaire, dans un contexte marqué ces derniers jours par une recrudescence des faits criminels. Face à ce climat d’insécurité, une partie de la population se tourne vers les forces de défense et de sécurité, notamment les hommes en treillis, et attend d’eux une contribution déterminante au retour de la paix et de la sécurité. Un tel drame, impliquant un militaire, vient ainsi alimenter les interrogations sur le comportement et la responsabilité des personnels porteurs d’armes.

D.R

Mort vaine

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Au lendemain d’une journée de manifestation, ceux qui soutenaient mordicus que le stationnement Fasan’ny Karàna est « la seule option qui leur convienne » semblent avoir capitulé, tandis que les coopératives de transport rejoignent, une à une, la gare routière Amoronakona.

Mort vaine

La manifestation d’avant-hier a coûté la vie à une personne. Une mort que d’aucuns qualifient, à tort ou à raison, de mort vaine, car elle « n’aura servi à rien », vu que la cause défendue n’a fait écho ni auprès des autorités ni auprès du grand public. Le déménagement massif des transporteurs – et des passagers – vers Amoronakona est en train de se concrétiser. Du côté des protestataires, c’est le silence. Le même qu’au Fasan’ny Karàna, déserté par ses occupants. Et, pour ne pas faire les choses à moitié, les embouteillages autour de ce stationnement semblent, eux aussi, avoir déménagé vers le by-pass, à la grande satisfaction des usagers de la route de la Digue desservant l’axe Atsimondrano.

L’affaire est-elle close ? Nous serons fixés sur ce point bien assez tôt. En attendant, la vie s’organise autour de la gare routière nouvellement investie par les anciens occupants du stationnement Fasan’ny Karàna. Pas question d’y voir pousser comme des champignons les petits étals de marchands informels, ou encore les stands métalliques ou en bois, pour en faire des lieux de petit commerce, de cash point et autres gargotes non autorisées. De leur côté, les passagers essaient tant bien que mal d’adopter de nouvelles habitudes en termes de transport pour rejoindre la gare routière Amoronakona. Les navettes et le train urbain, déjà opérationnels, auront en renfort les bus Foton qui entrent en service à partir de ce jour, à midi. Autant de nouvelles routines qui se mettent en place petit à petit, les embouteillages en prime.

Hanitra R.

Réforme de l’état-civil : Vers une modernisation en profondeur de l’administration malgache

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Les formations ont toujours été accueillies avec joie.
Les formations ont toujours été accueillies avec joie.

Afin de faire face aux défis structurels, techniques et socio-économiques de l’état-civil à Madagascar, le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation intensifie la formation des acteurs territoriaux. Portée par l’INDDL avec le soutien stratégique de l’OIF, cette dynamique d’harmonisation a déjà porté ses fruits dans treize régions du pays.

Dans le sillage du Programme de mise en œuvre de la Politique générale de l’État pour la Refondation, Madagascar franchit une étape décisive. La modernisation de l’administration ne relève plus de la simple ambition, mais d’une stratégie globale articulée autour de l’universalité et de la gratuité de l’enregistrement des faits d’état-civil. En rapprochant les services des citoyens au niveau des fokontany, le pays mise sur la digitalisation, la simplification des démarches et l’interopérabilité des services. Cette vision audacieuse s’inscrit en parfaite harmonie avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine ainsi qu’avec l’Objectif de développement durable n° 16.9, qui consacre le droit fondamental à une identité juridique pour chaque citoyen.

Sariaka Rafilipson, formatrice auprès de l’INDDL lors des échanges avec les bénéficiaires.

Coopération

Au cœur de cette transformation administrative, l’Institut national de décentralisation et de développement local (INDDL) joue un rôle moteur. Rattaché au ministère de l’Intérieur et façonné par des réformes successives depuis sa création par le décret de mai 2011 et sa réorganisation en mars 2018, cet organisme pilote la montée en compétences des agents territoriaux avec une rigueur affirmée. Depuis 2021, cet élan bénéficie du soutien précieux et stratégique de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Cette coopération fructueuse a permis de doter le pays d’outils de référence indispensables, à l’instar de la circulaire de gestion et du manuel national des formateurs, garantissant ainsi l’harmonisation des procédures et la sécurité juridique des actes.

Ofela Soanomena, formatrice au sein de l’INDLL pendant la formation à Mahajanga.

Treize régions

Après avoir étendu ses actions probantes dans treize régions du pays, la dynamique poursuit son cours avec une feuille de route claire. L’INDDL ambitionne de pérenniser ces acquis à travers des sessions de formation intensives. Pour l’année 2026, cinq régions ont pu en bénéficier : Fitovinany, la Diana, l’Ihorombe, l’Alaotra-Mangoro. Boeny a clôturé le cycle de formation 2026. Au total, ce sont 380 acteurs clés répartis dans 12 districts et couvrant 184 communes qui ont bénéficié de ces programmes de renforcement des capacités, étalés sur trois jours par site. La répartition témoigne d’une couverture équilibrée, avec 64 participants dans l’Alaotra-Mangoro pour 31 communes, 140 dans le Fitovinany sur 69 communes, 52 dans l’Ihorombe pour 25 communes, 50 dans la Diana au sein de 24 communes, et enfin 74 dans le Boeny à travers 35 communes. Ces sessions ont rassemblé les officiers et secrétaires d’état-civil communaux, épaulés par les cadres des districts pour garantir un suivi de proximité pérenne.

Les participants se concertent pendant les travaux de groupe.

Dépasser la routine pour viser l’excellence opérationnelle

Au-delà de la simple mise à niveau technique, ces sessions de formation constituent un véritable tournant culturel pour les praticiens. Les officiers et secrétaires d’état-civil ont l’opportunité de prendre du recul face à leurs tâches quotidiennes pour consolider leur maîtrise des missions essentielles. Grâce à des ateliers interactifs, des études de cas concrets et des échanges d’expériences riches, les participants affûtent leur rigueur dans l’établissement des actes, l’archivage sécurisé et la protection des données personnelles. L’amélioration de la qualité de l’accueil et la préparation minutieuse au futur enrôlement biométrique de la population figurent également au premier plan des priorités pédagogiques. Ces espaces d’échange favorisent le réseautage et la mutualisation des bonnes pratiques entre professionnels de terrain.

Photo de groupe lors de la formation à Ihorombe.

Vers une administration de proximité transparente et inclusive

En fin de compte, l’ensemble de ces efforts convergents vise à transformer durablement le service public rendu aux usagers. Mieux armés sur le plan technique et pleinement conscients de l’impact sociétal de leur engagement, les agents regagnent leurs postes respectifs avec des ressources renouvelées et une confiance renforcée. Ils incarnent désormais une administration plus performante, capable de répondre avec célérité, clarté et efficacité aux attentes légitimes des citoyens. Protéger les droits de chaque enfant malgache, garantir la transparence et bâtir les fondations solides d’une citoyenneté moderne ne sont plus de simples vœux pieux, mais une réalité quotidienne en construction à travers tout Madagascar. « L’état-civil est le point de départ de l’identité de chaque personne. Cela m’a apporté de nouvelles compétences professionnelles et m’a permis de mieux maîtriser le contenu de la loi relative à l’état-civil. Nous allons également renforcer la sensibilisation pour que les parents fassent établir un acte de naissance pour les nouveau-nés », témoigne Natoky Jean Paulin, secrétaire d’état-civil auprès de la commune urbaine d’Ambato-Boeny.

Narindra Rakotobe

Identité : Plus de six millions de personnes enrôlées

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Inauguration du centre de coordination opérationnelle.
Inauguration du centre de coordination opérationnelle.

Madagascar a célébré hier la Journée nationale de l’identité, placée sous le thème évocateur « Mon identité, mon ombre. Jamais séparés ». Un événement marquant qui a coïncidé avec le lancement officiel de la très attendue deuxième phase de l’opération d’enrôlement biométrique « Izaho tokana 2.0 ». Avec plus de six millions de personnes enrôlées durant la première phase, cette deuxième phase, qui va s’étendre jusqu’au mois de juillet 2027, cible dix millions de citoyens malgaches de 18 ans et plus. Cette initiative d’envergure, appuyée par le groupe de la Banque mondiale à travers le projet DECIM, s’accompagne d’ailleurs de l’inauguration du Centre de coordination opérationnelle au sein du Centre national d’état civil et de l’identité.

Administration

L’identité légale est bien plus qu’un document administratif. Elle permet à chaque personne d’être reconnue par l’État et facilite l’accès à de nombreux services essentiels, que ce soit l’éducation, la santé, la protection sociale, les services financiers, ainsi que, plus largement, les services publics. L’environnement biométrique constitue également un socle essentiel pour la modernisation de l’administration et le développement de services publics humains à Madagascar. Une attention particulière devra être accordée aux populations les plus éloignées, aux femmes, aux jeunes, aux personnes vulnérables et à toutes celles et ceux qui rencontrent encore des difficultés pour accéder aux services d’identité. Le succès de cette opération se mesurera avant tout à sa capacité à ne laisser personne de côté.

Narindra Rakotobe

Fondation Axian : La 250e école inaugurée en grande pompe à Ambahikily

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Inauguration de la 250e école construite dans le cadre de l’engagement de la Fondation Axian en faveur de l’éducation.
Inauguration de la 250e école construite dans le cadre de l’engagement de la Fondation Axian en faveur de l’éducation.

La Fondation Axian vient de franchir le cap symbolique de sa 250e école inaugurée dans le fokontany d’Ambahikily, au cœur du district de Morombe. Fruit d’un partenariat fructueux entre acteurs publics et privés, cette nouvelle infrastructure permettra à plus de 1 150 élèves d’étudier dans des conditions modernes et sécurisées.

Loin d’être un simple chiffre, ce 250e établissement concrétise quinze années d’efforts soutenus au profit des enfants malgaches. À l’École primaire publique (EPP) Ambahikily, où plus de 1 000 élèves étudient sous la responsabilité de 27 enseignants, les conditions de travail étaient devenues préoccupantes, avec notamment un bâtiment centenaire datant de 1 925 et menaçant de s’effondrer. Avec le soutien de la Fondation Axian et d’United World School (UWS), le visage de l’établissement a complètement changé. Le site s’enrichit de trois nouvelles salles de classe primaires, de trois salles préscolaires, de sanitaires modernes, d’une station de lavage des mains et d’aires de jeux, sans oublier la réhabilitation intégrale de trois bâtiments existants. Dès cette rentrée scolaire, ce sont près de 1 150 enfants qui pourront étudier dans un cadre décent et sécurisé. « Le chiffre 250 est une étape importante, mais il ne représente pas à lui seul ce que nous voulons construire. Derrière chaque école, il y a des enfants, des enseignants, des familles et toute une communauté. Notre responsabilité est de faire en sorte que ces infrastructures puissent réellement soutenir leurs parcours dans la durée. À Ambahikily, cela signifie aussi investir dans les enseignants, dans les ressources pédagogiques et dans le lien entre l’école et son territoire », informe Mialisoa Andrianasolo, directrice exécutive de la Fondation Axian.

Infrastructures

L’intervention ne se limite d’ailleurs pas aux infrastructures physiques. Afin d’assurer une formation continue de qualité, un centre de renforcement professionnel pour enseignants a été ouvert par UWS, équipé en matériel informatique par Yas Madagascar. Dans le même temps, la pose de la première pierre d’un terrain multisport a été effectuée dans le cadre du programme « M’HETSIKA MVola », rappelant que l’épanouissement scolaire passe également par le sport et le jeu. Initiée en 2015, l’initiative, à travers le programme Sekoly Yas, franchit ainsi un cap impressionnant avec 250 établissements érigés ou rénovés, bénéficiant à plus de 61 000 élèves à travers Madagascar. Des interventions dans des régions où la convergence entre engagement privé et volonté publique est précisément ce qui rend l’action possible, et où la présence territoriale du groupe Axian, à travers son réseau d’entités implantées localement, crée une capacité d’action à fort impact social. « Aujourd’hui, Ambahikily n’a pas juste une belle école avec des murs et du matériel. Ce sont les élèves qui franchissent la porte, et les enseignants qui les accueillent, qui vont donner vie à l’éducation. J’appelle vraiment toutes les familles de cette région à scolariser leurs enfants, car l’éducation est un droit, et ce droit appartient à chaque enfant, en particulier à nos filles », selon, à son tour, le général de division Miandrisoa Olivier, chef de Région Atsimo-Andrefana.

Narindra Rakotobe