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jeudi, octobre 15, 2026
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Odontologie : La dentisterie malgache reconnue par la Fédération dentaire internationale

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Remise officielle du certificat par le Pr Nikolai Sharkov au Dr Nadia Rabedasy
Remise officielle du certificat par le Pr Nikolai Sharkov au Dr Nadia Rabedasy

Une étape historique vient d’être franchie pour la santé bucco-dentaire nationale avec la remise officielle du certificat de la Fédération dentaire internationale (FDI) à l’Association dentaire malagasy (ADM) par son président, le Pr Nikolai Sharkov. Portée par la présidente de l’association, le Dr Nadia Rabedasy, cette reconnaissance mondiale ouvre désormais la voie à une nouvelle ère d’excellence scientifique, de formation continue et d’intégration internationale pour les chirurgiens-dentistes de la Grande Île.

Cette reconnaissance sans précédent marque un tournant historique pour la profession dans la Grande Île. En intégrant cette organisation de référence mondiale, l’association porte haut les couleurs de Madagascar. Pour le Dr Nadia Rabedasy, ce sacre scientifique constitue une opportunité majeure pour ancrer la dentisterie locale dans une dynamique d’excellence, de modernisation et de coopération internationale. Au-delà de la portée symbolique du document remis par le Pr Nikolai Sharkov, ce partenariat offre un accès privilégié aux plus hauts standards mondiaux. Les chirurgiens-dentistes de Madagascar pourront désormais s’appuyer sur les recommandations scientifiques de pointe, bénéficier de programmes de formation continue actualisés et adopter les nouvelles technologies thérapeutiques du réseau international.

Avantages L’objectif ultime demeure l’amélioration continue de la qualité des soins prodigués aux patients sur l’ensemble du territoire national. Grâce à ce pont jeté entre la Grande île et les experts mondiaux de la santé bucco-dentaire, la voix des praticiens malgaches sera désormais entendue au sein des grands forums décisionnels de la profession. Une page nouvelle s’ouvre ainsi pour la médecine dentaire malgache. Cette intégration au sein de l’instance mondiale promet de renforcer significativement les échanges d’expertises, l’accès à l’innovation et le développement de projets de santé publique d’envergure, au bénéfice direct de toute la population.

Narindra Rakotobe

Desserte d’Amoronakona : Ticket à 2 000 Ar pour les bus Foton

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Trente bus Foton comme celui-ci renforcent les navettes pour la desserte de la gare routière Amoronakona.
Trente bus Foton comme celui-ci renforcent les navettes pour la desserte de la gare routière Amoronakona.

Les bus Foton mis en service en renfort aux navettes desservant la gare routière Amoronakona ont accueilli leurs premiers usagers, hier en milieu de journée. Ces bus sont proposés à un tarif de 2 000 ariary par passager pour le trajet jusqu’à la nouvelle gare routière. Trente bus ont été mobilisés pour assurer ce service de renfort des navettes, lesquelles desservent dix axes de la capitale et de ses environs immédiats, notamment Ivato, Itaosy, Alakamisy Ambohidratrimo, Sabotsy Namehana, Ampitatafika. Selon le ministère des Transports et de la Météorologie, les bus Foton seront en service pour une période d’un mois.

Dès hier, les divers moyens de locomotion publics disponibles pour rallier Amoronakona, à savoir les navettes, les bus Foton et le train urbain au départ de Soarano, côté Petite Vitesse, proposant un ticket à 3 000 ariary pour le trajet jusqu’à Ambohimamambola avec un arrêt à Amoronakona, ont déjà connu un taux de fréquentation appréciable. Ces moyens de transport viennent ainsi s’ajouter aux taxis-be urbains et suburbains habituels qui desservent déjà l’axe Amoronakona, mais qui méritent également d’être renforcés au regard de la demande en hausse.

Hanitra R.

Pollution plastique : Douze projets malgaches à l’épreuve de l’économie circulaire

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Douze porteurs de projets malgaches entrent en préincubation dans le cadre du projet ExPLOI (Expédition Plastique Océan Indien (ExPLOI)). Lancée le 16 septembre à Antananarivo par la Commission de l’océan Indien, cette nouvelle étape doit permettre de faire émerger des modèles capables de conjuguer lutte contre la pollution, création de valeur et viabilité économique.

Collecter, trier, recycler, fabriquer des matériaux de construction ou trouver des alternatives aux plastiques à usage unique : les douze initiatives présélectionnées couvrent plusieurs maillons de l’économie circulaire et proviennent notamment de plusieurs régions du pays comme Antananarivo, Antsiranana, Mahajanga, Anosy ou encore Toamasina. Elles sont portées aussi bien par de jeunes entrepreneurs que par des associations et des PME. Le défi dépasse cependant la pertinence environnementale des solutions. Pour changer d’échelle, ces initiatives doivent parvenir à sécuriser leur approvisionnement en déchets, maîtriser leurs coûts, trouver des débouchés et construire des modèles économiques suffisamment solides pour durer au-delà des financements extérieurs.

Jusqu’à l’incubation, la préincubation doit précisément permettre aux douze porteurs de consolider leurs modèles économiques et leurs capacités. Au moins trois projets accéderont à l’incubation finale et pourront bénéficier chacun d’une subvention allant jusqu’à 50 000 euros, avec un cofinancement représentant 50 % du coût total du projet. Cette dimension entrepreneuriale s’appuie parallèlement sur la recherche. Le projet ExPLOI a d’ailleurs consolidé ses partenariats avec l’IRD et l’Institut halieutique et des sciences marines de l’Université de Toliara. Les travaux portent notamment sur les microplastiques dans les zones de pêche, leur écotoxicité, les récifs coralliens ou encore leurs impacts sur l’aquaculture côtière. L’enjeu est ainsi de relier deux mondes encore souvent séparés : celui de comprendre scientifiquement la pollution et celui de construire des solutions économiquement viables pour la réduire.

José Belalahy

Banque mondiale : Le Nobel Michael Kremer nommé économiste en chef

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Le Groupe de la Banque mondiale renforce son dispositif de recherche et d’analyse économique. Son président, Ajay Banga, a annoncé, hier, la nomination de Michael Kremer, prix Nobel d’économie 2019, au poste d’économiste en chef et vice-président senior pour l’économie du développement. Reconnu comme l’un des principaux spécialistes mondiaux de l’économie du développement, Michael Kremer aura pour mission de piloter l’agenda de recherche, de données et d’analyse de l’institution. Une fonction stratégique à un moment où la Banque mondiale entend mieux relier les connaissances issues de la recherche aux politiques publiques et aux investissements à fort impact. Pour Ajay Banga, cette nomination intervient dans un contexte marqué par des défis majeurs, notamment la nécessité de créer suffisamment d’emplois pour répondre aux aspirations de plus de 1,2 milliard de jeunes qui atteindront l’âge de travailler au cours de la prochaine décennie.

Bon profil. Titulaire d’un doctorat en économie de l’Université Harvard, Michael Kremer dirige actuellement le Development Innovation Lab de l’Université de Chicago. Ses travaux couvrent notamment la croissance économique, l’innovation technologique, l’éducation, la santé, l’agriculture, l’eau et la finance. En 2019, il a reçu le prix Nobel d’économie avec Abhijit Banerjee et Esther Duflo pour leur approche expérimentale de la lutte contre la pauvreté. Ses recherches ont également débouché sur des applications à grande échelle. Ses travaux ont notamment contribué à l’accès aux vaccins dans 60 pays en développement, à quelque 2 milliards de traitements vermifuges administrés à des enfants depuis 2014, ainsi qu’à des programmes agricoles numériques et de prévision météorologique touchant plus de 50 millions de personnes en Afrique et en Asie du Sud.

Antsa R.

Projet REPAIR : Madagascar cité parmi les pays de référence

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Le « Peer-to-Peer Learning Workshop » se tient au Novotel Ivandry, du 15 au 18 septembre 2026.
Le « Peer-to-Peer Learning Workshop » se tient au Novotel Ivandry, du 15 au 18 septembre 2026.

Madagascar figure parmi les pays considérés comme exemplaires dans la mise en œuvre de la première phase du projet REPAIR (Regional Emergency Preparedness and Access to Inclusive Recovery). Cette expérience est actuellement partagée avec plusieurs pays africains et de l’océan Indien, à l’occasion d’un atelier international organisé à Antananarivo. À noter que le « Peer-to-Peer Learning Workshop », organisé dans le cadre de ce projet, se tient du 15 au 18 septembre 2026 au Novotel Antananarivo. La rencontre réunit des délégations de Madagascar, de Zambie, du Malawi, du Burundi et des Seychelles autour du partage d’expériences sur la préparation et le financement des réponses aux catastrophes naturelles. À l’ouverture officielle, Mbinison Dorette Ratsiavahana, DG du Trésor, représentant le ministère de l’Économie et des Finances en sa qualité de point focal du projet, a indiqué que Madagascar fait partie des pays de référence dans la mise en œuvre de cette première phase. Les délégations étrangères sont conduites par Eric Kouévi, Senior Programme Manager de REPAIR.

Réponse rapide. Les échanges portent notamment sur les résultats obtenus par chaque pays, les difficultés rencontrées et les bonnes pratiques pouvant être reproduites. L’objectif est également d’élaborer une feuille de route permettant d’harmoniser davantage les approches. Le dispositif vise à renforcer toute la chaîne de gestion des catastrophes, depuis l’anticipation et la préparation jusqu’à la mobilisation rapide de financements en cas de sinistre. Il s’appuie notamment sur des mécanismes d’assurance fondés sur des indicateurs prédéfinis ainsi que sur des circuits financiers préparés à l’avance. Le FID, le BNGRC, la CPGU et des représentants de la Banque mondiale participent également aux travaux.

Antsa R

Aéroport international d’Antananarivo : La richesse de la faune marine de Madagascar à l’honneur

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Les usagers de l’aéroport international d’Antananarivo découvrent la richesse de la faune marine de Madagascar et les enjeux de sa préservation. Et ce, à travers l’exposition « Observer sans déranger », qui se tient durant ce mois de septembre dans le hall de l’aéroport international d’Antananarivo. Organisée conjointement par Ravinala Airports et Cétamada, dans le cadre du programme régional WIOCOR (Western Indian Ocean Coastal Resilience), mis en œuvre par Cétamada avec l’appui financier de l’UICN, l’exposition met en lumière les écosystèmes marins de l’archipel de Nosy Be et les espèces qui en dépendent, notamment les tortues, dugongs, baleines à bosse et dauphins. Elle invite les voyageurs, malgaches comme internationaux, à mieux connaître ces espèces et à adopter des comportements respectueux lors de leur observation. Cette exposition s’inscrit dans une collaboration engagée depuis plusieurs années entre Ravinala Airports et Cétamada. Dès 2024, la campagne vidéo « Observer sans déranger » était déjà diffusée dans les halls de départ et d’arrivée des aéroports d’Antananarivo et de Nosy Be. Pour Ravinala Airports, cette exposition est la preuve de sa conviction quant à la nécessité de préserver l’environnement.

Le choix de l’aéroport international d’Antananarivo comme lieu d’exposition n’est pas anodin puisque cette infrastructure accueille, chaque jour, des voyageurs venus de Madagascar et du monde entier.

R.Edmond.

Forum mondial sur l’IA : Engagement de Madagascar à co-créer les solutions technologiques de demain

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Madagascar a été représenté par le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, Mahefa Andriamampiadana lors de ce forum.
Madagascar a été représenté par le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, Mahefa Andriamampiadana lors de ce forum.

Près de 60 pays ont participé au 4ᵉ Forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle (IA), qui s’est tenu pendant quatre jours à Riyad, en Arabie saoudite.

Madagascar y a été représenté par le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, Mahefa Andriamampiadana. À cette occasion, les parties prenantes ont débattu des moyens de mesurer l’impact réel de l’IA sur les populations et de bâtir un écosystème numérique mondial équitable, tout en plaidant pour le renforcement des compétences des institutions publiques dans la gestion des données. Lors de son intervention, le ministre de tutelle a affirmé la volonté de Madagascar de devenir un acteur engagé dans la co-création des solutions technologiques de demain, contribuant au développement du pays, refusant d’être un simple spectateur ou consommateur de la transformation portée par l’IA.

Souveraineté numérique. « Certes, la Grande île doit encore renforcer l’accès d’une grande partie de sa population au réseau et développer les infrastructures numériques adéquates, mais nous devons également maîtriser ces nouvelles technologies et évaluer leurs retombées pour les citoyens », a-t-il précisé. Pour l’ensemble des pays participants à ce forum, le renforcement des capacités des institutions publiques s’impose comme une condition préalable essentielle avant d’engager des projets en partenariat avec des acteurs internationaux. À l’issue de ces initiatives, « les connaissances, les expériences et les compétences acquises devront rester au service de notre pays. Nous ne pouvons d’ailleurs pas attendre de maîtriser totalement les technologies existantes avant d’explorer les nouvelles, au risque d’accumuler un retard supplémentaire », a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, la souveraineté numérique nationale a été largement mise en avant lors de cet événement d’envergure internationale. Celle-ci implique notamment l’intégration de la langue malgache dans l’utilisation des technologies et de l’IA, tout en adaptant ces outils au contexte national afin d’en faire bénéficier l’ensemble de la population.

Navalona R.

Diplomatie : La diaspora malgache appelée à s’impliquer

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La diaspora malgache pourrait occuper une place plus importante dans la diplomatie nationale. C’est l’une des priorités qui ressortent des assises nationales de la diplomatie malgache, officiellement clôturées ce 17 septembre 2026 à Antananarivo.

Au terme de plusieurs jours de réflexion et de concertation, les participants aux assises de la diplomatie malgache ont notamment recommandé de favoriser une implication accrue des Malgaches établis à l’étranger dans l’action diplomatique du pays. Diplomates en activité et à la retraite, responsables de l’administration publique et de l’armée, enseignants-chercheurs, étudiants, entrepreneurs, représentants de la société civile et membres de la diaspora ont participé aux travaux durant les assises, qui ont pris fin hier. Une diversité de profils qui a permis de croiser les expériences et les attentes autour de l’avenir de la politique étrangère de Madagascar.

L’implication accrue de la diaspora figure ainsi parmi les priorités communes dégagées au cours des assises. Elle s’inscrit aux côtés d’autres orientations jugées importantes pour renforcer la présence et l’action de Madagascar sur la scène internationale. Cette recommandation ouvre notamment la réflexion sur une meilleure mobilisation des compétences, des réseaux et des expériences des Malgaches vivant à l’étranger. La diaspora est ainsi appelée à être davantage prise en compte dans la dynamique diplomatique nationale, dans un contexte où Madagascar entend mieux valoriser ses intérêts et ses atouts à l’extérieur de ses frontières. La diaspora, quant à elle, revendique une participation politique à travers le droit de vote.

Les assises ont également fait ressortir la nécessité de mieux valoriser les atouts stratégiques de Madagascar et de renforcer la diplomatie économique. La consolidation de la souveraineté et de la sécurité maritimes figure également parmi les priorités identifiées. La promotion de la culture et de la science malgaches complète ce tableau. Ces différents axes traduisent une volonté de diversifier les leviers de la politique étrangère, au-delà de la seule représentation diplomatique. La modernisation des moyens, des méthodes et des outils de travail du ministère des Affaires étrangères constitue également l’un des principaux chantiers identifiés. L’objectif affiché est de renforcer l’efficacité de l’action diplomatique et son adaptation aux nouveaux enjeux internationaux.

Rija R.

Tojo Ravalomanana : Réapparition remarquée après six mois de discrétion

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Discret depuis le mois de mars dernier, Tojo Ravalomanana a fait une réapparition remarquée sur la scène publique de la Capitale. L’opinion se rappelle que le Conseil d’État, statuant sur le recours introduit par le candidat du parti Tiako i Madagasikara (TIM) à la mairie d’Antananarivo, avait annulé l’ensemble des voix obtenues par la candidate Harilala Ramanantsoa. Une décision judiciaire lourde de conséquences, qui a conduit à l’installation d’une Délégation spéciale (PDS) à la tête de la Commune urbaine d’Antananarivo, dans l’attente de nouvelles joutes électorales.

Depuis son retrait de la scène politique après les élections, selon des confidences recueillies, Tojo Ravalomanana s’est préparé avec rigueur en se formant en management à l’étranger. Merci dernier, il a fait un retour public hautement symbolique aux côtés de son père, l’ancien président Marc Ravalomanana, lors d’un cocktail de l’ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar. Ce retour a relancé les commentaires dans les coulisses politiques d’Antananarivo, d’autant que ses contacts renouvelés avec des diplomates et des représentants internationaux s’inscrivent dans une nouvelle démarche stratégique. Parallèlement, les observateurs s’interrogent sur la date des municipales partielles pour clore la transition de la Délégation spéciale, aucun calendrier officiel n’ayant encore été dévoilé par le pouvoir.

Julien R.

Un an de la Refondation : Commémoration sous le signe de la division

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Plusieurs figures des manifestations de septembre – octobre 2025 prévoient de boycotter les évènements prévus dans le cadre du premier anniversaire du tolona.

Alissa Vallérey, une des jeunes militantes ayant marqué les esprits lors de la manifestation de 2025, en forçant les barrages des forces de l’ordre avec son quad, conteste la commémoration du premier anniversaire du tolona que les autorités de la Refondation prévoient d’organiser le 25 septembre prochain. « Je n’y serai pas et n’envisagez même pas de m’inviter », a-t-elle annoncé sur sa page Facebook. Une manière, pour elle, de faire savoir qu’elle ne cautionne pas cette célébration en grande pompe alors que, sur le terrain, le changement espéré n’est pas encore effectif. En réalité, un an après le mouvement ayant conduit au renversement de l’ancien régime, bon nombre de jeunes militants de la Génération Z affichent leur déception. Certains se sentent trahis et affirment que leur lutte a été détournée au profit des politiciens. Alissa Vallérey s’insurge notamment contre les cas d’enlèvements et d’assassinats, ainsi que contre l’insécurité grandissante qui prévaut dans le pays. Et le cas de cette jeune militante est loin de faire exception. Un an après le tolona, bon nombre de membres de la GEN Z et de jeunes ayant affiché leur enthousiasme et leur détermination sur le terrain, en participant activement aux affrontements contre les forces de l’ordre, se disent déçus de la tournure des évènements. D’ailleurs, l’on ne peut s’empêcher de remarquer que, depuis ce temps, les différentes associations et les différents mouvements ont tous été frappés par la scission.

Mécontentement. Pour sa part, Mikolo, une autre figure emblématique du tolona, n’a pas mâché ses mots pour fustiger le régime. Dans une vidéo diffusée en direct, mercredi dernier, sur Facebook, il a haussé le ton pour exprimer son mécontentement face au délestage, qui fait son retour en force. Et de rappeler que ce sont les coupures incessantes d’eau et d’électricité qui étaient à l’origine du soulèvement de la jeunesse contre le régime Rajoelina. En interpellant ouvertement le PRRM, le colonel Michaël Randrianirina et le ministre de l’Énergie, Mikolo brandit la menace de remobiliser ses jeunes compagnons de lutte et de rééditer le mouvement de 2025 si le régime n’apporte aucune solution à ces problèmes. Une déclaration qui risque d’alimenter la tension entre les tenants du pouvoir et ce jeune, nommé conseiller technique auprès de la Primature au lendemain de l’accession au pouvoir du président de la Refondation, au mois d’octobre 2025. Force est aussi de remarquer que bon nombre des grandes figures du mouvement de 2025, en l’occurrence les influenceurs et les membres de la GEN Z, ont opté pour la politique du silence. Un silence qui en dit long sur leur position vis-à-vis de la Refondation. En tout cas, à l’allure où vont les choses, on risque d’assister à une commémoration du 25 septembre sous le signe de la division, à cause de cette tension latente existant entre les tenants du pouvoir et les jeunes manifestants. À noter que, dans le cadre de la commémoration de cette date historique, plusieurs évènements figurent au programme, dont une grande marche en mémoire des victimes qui débutera au jardin d’Antanimbarinandriana jusqu’à la place du 13-Mai, ainsi qu’une exposition des photos ayant marqué le tolona. Outre le délestage et l’insécurité, la question relative à la dissolution de l’Assemblée nationale constitue aussi un point de divergence incitant les jeunes membres de la GEN Z à penser que les dirigeants de la Refondation ont trahi l’esprit du tolona. La récente confrontation verbale, par médias interposés, entre le député d’Ikalamavony, Pety Rakotoniaina, et l’ancien ministre Anthelme Ramparany s’ajoute à la liste des sujets qui risquent d’alimenter davantage les tensions ces derniers jours.

Davis R