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vendredi, octobre 16, 2026
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Ambaniala : L’Art du vêtement Face au Regard de Pierrot Men

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Pour la première fois depuis sa création, Hakanto Contemporary accueille un défilé de mode au sein de l’une de ses saisons d’exposition.

Les espaces de Hakanto Contemporary ont changé de rythme mercredi soir à l’occasion de la deuxième édition de Hakanto night. D’un côté, les photographies de Soatanana réalisées par Pierrot Men ; de l’autre, la lecture personnelle qu’en propose Émilie Andriamahefa à travers Ambaniala. Deux artistes, deux générations, deux médiums réunis autour d’une même mémoire, tout en conservant la singularité de leurs écritures. Ambaniala prolonge l’exposition en faisant écho à l’une de ses thématiques majeures : le Fifohazana, mouvement de réveil chrétien auquel Pierrot Men consacre, depuis la fin des années 1980, l’un des ensembles les plus emblématiques de son œuvre. Inspirée par cette même mémoire, Émilie Andriamahefa revisite son histoire familiale à travers une proposition où le vêtement devient le support d’un récit intime. Dans une scénographie sobre et épurée, les silhouettes évoluaient au rythme de la lumière et de la musique, dessinant une continuité naturelle avec l’univers de l’exposition.

Pour Anja Rama, directrice exécutive de Hakanto Contemporary, cette rencontre résume la manière dont l’institution envisage chacune de ses saisons. « Une saison et sa programmation ne sont pas une succession d’événements. C’est un récit. Avec Ambaniala, notre volonté était de créer un espace et un moment où une œuvre pouvait répondre à une autre, où un vêtement pouvait prolonger une photographie et où une mémoire intime pouvait faire écho à une mémoire collective. C’est cette conversation entre les œuvres qui nous intéresse », explique-t-elle. Au fil des échanges, Anja Rama expliquait également que l’enjeu n’était pas d’ajouter un défilé à la programmation de Hakanto Contemporary, mais de rapprocher deux démarches artistiques nourries par un même territoire sensible. Pour Émilie Andriamahefa, cette création s’inscrit dans une recherche engagée depuis plusieurs années. « Ambaniala est une œuvre profondément personnelle. J’y revisite les souvenirs qui ont accompagné mon enfance, les images du Fifohazana, le blanc, les chants, les gestes, les émotions. Les vêtements sont devenus le moyen de donner une forme à cette mémoire intime. »

La cohérence de la soirée tenait aussi à son écriture. Le rythme du défilé, la scénographie, la lumière, la circulation des mannequins et le choix d’un casting mêlant professionnels et personnalités venues d’horizons différents participaient d’une même intention artistique.

Zo Toniaina

Nônô promu Commandeur de l’Ordre des Arts, des Lettres et de la Culture

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L'artiste était très touché et agréablement surpris par cet octroi de distinction honorifique
L’artiste était très touché et agréablement surpris par cet octroi de distinction honorifique

Quelques heures avant son deuxième concert au Havoria Anosy, Roland Rakotondrainibe, ou Nônô, a été élevé au rang de Commandeur de l’Ordre des Arts, des Lettres et de la Culture, hier. La distinction la plus haute dans le domaine culturel, remise par le ministre Gascar Fenosoa Mandrindrarivony, consacre un artiste qui a su faire vibrer tout un peuple à travers ses chansons, au-delà des frontières et des générations. 

Ému, Nônô a humblement reçu ce titre comme un hommage partagé : celui des mélomanes, des institutions et d’une nation entière. Le soir même, il retrouvait son public avec la même intensité, offrant des chansons qui racontent l’amour, les luttes et les espoirs, et qui touchent et émeuvent toutes les générations. 

Cette distinction est un témoignage de gratitude à cette légende vivante, un gage de reconnaissance de son incroyable apport à la culture malgache, une voix sincère, capable de traduire les réalités et les rêves de chacun.

Hanitra Andria

Santé – Ladies Circle : Dotation en couches et bodies à l’hôpital Mère-Enfant d’Ambohimiandra

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Le club Ladies Circle Madagascar, dirigé par sa présidente Annick Posier, en partenariat avec la Fondation Hematlal Veljee, a mené ce vendredi une action solidaire à l’hôpital Mère-Enfant d’Ambohimiandra. La dotation comprenait des couches pour les nouveau-nés, des bodies ainsi que des biscuits, témoignant d’un engagement concret envers les enfants vulnérables. « Merci pour votre soutien aux enfants. Cela va sûrement les aider. Merci pour votre bienveillance et longue vie à votre association, que cet esprit de partage et de solidarité perdure », a déclaré le Dr Lovaniaina, directeur de l’établissement. La Fondation HV, déjà impliquée dans des missions médicales et des dons de médicaments à Tana et ailleurs, rappelle que ses actions s’inscrivent dans des objectifs précis liés à l’éducation et à la santé. « N’hésitez pas à nous solliciter si cela cadre avec nos priorités », souligne Shekinah Andriamanarivo, directrice des relations publiques. Le club et la fondation projettent déjà l’avenir : une nouvelle dotation est prévue en octobre, dans le cadre de l’October Rose, avec la distribution de serviettes hygiéniques pour soutenir la santé des femmes.

Heriniaina Samson

Corridor Toliara-Beira : Le Sud malgache veut en finir avec son isolement

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Relier davantage le Sud malgache au reste du pays, mais aussi ouvrir ses productions vers le continent africain via le port mozambicain de Beira. Une ambition logistique, économique et politique qui représente d’innombrables enjeux pour cette partie du pays et la Grande Île en général.

La Banque africaine de développement (BAD) vient de franchir une nouvelle étape dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’aménagement de corridors et de facilitation du commerce – Phase III (PACFC III). Appelé à transformer les échanges dans la région, ce projet entend « désenclaver le Sud de Madagascar, renforcer sa connexion au reste du pays et faciliter les échanges commerciaux entre le port de Toliara et le port de Beira, au Mozambique, avec une logique d’intégration régionale et de ZLECAf. » En effet, la BAD a publié, le 10 septembre dernier, l’avis général de passation des marchés de la troisième phase dudit projet, dont le coût global est évalué à 174,66 millions d’unités de compte (environ 240 millions USD).

Il prévoit notamment l’aménagement de 78 km de la RNT55 entre Bevoay et Morombe. À cela s’ajoutent 22 km de rocade-digue à Fiherenana ainsi que des travaux sur les ponts de Manombo et de Belalanda. Dans une région où l’enclavement complique l’accès aux marchés comme aux services essentiels, une route praticable signifie pouvoir déplacer plus facilement les personnes, les marchandises et les productions agricoles. L’on peut prendre l’exemple du Bas Mangoky, dont la production rizicole est évaluée à 29 000 tonnes par an. Des ressources qui pourraient être mieux acheminées vers Toliara grâce à la réalisation de ce projet.

Afrique

L’ambition est également continentale. Beira doit servir de porte d’entrée vers l’Afrique australe et permettre à Madagascar de mieux exploiter les opportunités de la ZLECAf. Pour les producteurs du Sud, l’amélioration de la connectivité pourrait réduire l’isolement des bassins agricoles, faciliter l’écoulement des produits de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, et élargir les débouchés. L’impact social ne sera toutefois pas automatiquement positif. Les études préparatoires du projet identifient 699 ménages, soit environ 5 000 personnes, affectés par des déplacements physiques ou économiques : habitations, commerces, terres agricoles ou revenus sont concernés. Plus de 9,1 milliards d’ariary sont prévus pour leurs plans de réinstallation. Quoi qu’il en soit, le véritable impact d’un tel projet sera mesuré par sa capacité à transformer la connectivité en revenus, emplois, accès aux marchés et amélioration concrète des conditions de vie.

José Belalahy

Bruxelles : Michael Randrianirina défend une diplomatie ouverte mais souveraine

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Ouverture tous azimuts, mais pas d’ingérence étrangère. C’est le message porté par Michael Randrianirina à Bruxelles, jeudi 10 septembre, devant des membres de la diaspora malgache. Le chef de l’État a défendu une politique étrangère destinée à multiplier les partenariats internationaux, tout en préservant les intérêts et la souveraineté de Madagascar. « La politique de relations internationales du gouvernement de la Refondation doit s’ouvrir à tous les pays afin que le peuple malgache puisse en tirer des bénéfices », a déclaré Michael Randrianirina, selon le communiqué de la présidence. Dans cette stratégie, l’Europe occupe une place particulière. Le chef de la Refondation a insisté sur l’importance des relations entre Madagascar et l’Union européenne, notamment pour favoriser les investissements et mobiliser davantage les ressources de la diaspora. Mais Bruxelles ne signifie pas abandon de Moscou. Michael Randrianirina a également réaffirmé l’importance de la coopération avec la Russie. « Même si les relations de Madagascar avec l’Union européenne ne doivent en aucun cas être minimisées, cela ne signifie pas pour autant que nous devons négliger nos relations avec la Fédération de Russie », a-t-il expliqué. Selon Michael Randrianirina, « la Russie figure parmi les partenaires qui contribuent au développement et à la réalisation de projets à Madagascar ». Il a également cité son rôle dans les domaines de la sécurité et de l’aide.

Le gouvernement entend entretenir des relations avec différents partenaires, européens comme russes, en fonction des intérêts du pays. Cette ouverture diplomatique trouve toutefois une limite clairement énoncée par Michael Randrianirina, notamment la souveraineté nationale. « La Refondation ne doit en aucun cas permettre à une puissance étrangère, quelle qu’elle soit, de s’immiscer dans les affaires intérieures de Madagascar », a-t-il affirmé. Le message adressé à la diaspora s’inscrit ainsi dans une double ambition : celle d’attirer davantage d’investissements et de soutiens extérieurs, tout en affirmant la liberté de Madagascar dans ses choix politiques et diplomatiques.

Rija R

Lova Ravatomanga :  Mon père a été pressenti candidat à l’élection présidentielle »

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Mamy Ravatomanga aurait été pressenti comme candidat à l’élection présidentielle à Madagascar alors qu’Andry Rajoelina était encore au pouvoir.

La fille de Mamy Ravatomanga, Lova Ravatomanga, a révélé lors de son audition par la justice mauricienne, jeudi 10 septembre, que son père « a été pressenti candidat à l’élection présidentielle à Madagascar ». Cette déclaration a été faite devant les juges du Bail and Remand Court de Maurice, selon la presse mauricienne. Cette révélation apporte un nouvel éclairage sur le positionnement politique de l’homme d’affaires, actuellement détenu à Maurice depuis octobre 2025 dans le cadre de procédures judiciaires le concernant. Elle suggère surtout que ses ambitions politiques auraient pu dépasser le cercle de l’influence économique et viser directement la magistrature suprême.

Mamy Ravatomanga s’est imposé comme l’un des hommes d’affaires les plus influents sous le régime d’Andry Rajoelina. Sa proximité avec le pouvoir et son influence dans les milieux économiques ont régulièrement alimenté les débats sur son rôle dans la vie publique du pays. Il était également présent sur le terrain politique pendant le mandat d’Andry Rajoelina et avant la chute en octobre 2025. Mais la déclaration de sa fille devant la justice mauricienne donne une nouvelle dimension à cette implication. Selon elle, son père aurait été envisagé comme candidat à la présidentielle, alors qu’Andry Rajoelina était encore aux commandes du pays. Si cette affirmation se confirme, elle placerait donc les ambitions politiques de Mamy Ravatomanga dans une perspective beaucoup plus large que celle d’un simple soutien ou acteur de l’ancien pouvoir. Lova Ravatomanga a également cherché à convaincre la justice mauricienne que les poursuites engagées contre son père pourraient avoir un soubassement politique. Une ligne de défense particulièrement sensible dans un dossier qui se joue désormais largement devant les juridictions mauriciennes.

La justice de Maurice n’a toutefois pas encore tranché définitivement sur le sort de l’homme d’affaires. La prochaine échéance judiciaire est fixée au 12 octobre, date à laquelle le Bail and Remand Court doit se prononcer sur la demande de liberté sous caution introduite par la défense de Mamy Ravatomanga. Face à cette demande de remise en liberté, la Financial Crime Commission (FCC) maintient sa position. L’organisme mauricien, qui poursuit Mamy Ravatomanga, met notamment en avant le risque qu’il puisse prendre la fuite s’il était libéré sous caution. La bataille judiciaire se poursuit donc sur deux fronts : d’un côté, la défense, qui conteste le maintien en détention et évoque notamment un arrière-plan politique ; de l’autre, les autorités mauriciennes, qui invoquent le risque de fuite.

Rija R.

« First Food Lab » : Un espace de dialogue pour transformer l’alimentation infantile

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L’accès des enfants à des aliments nutritifs figure parmi les objectifs du projet.(photo UNICEF)
L’accès des enfants à des aliments nutritifs figure parmi les objectifs du projet.(photo UNICEF)

À Madagascar, plus des trois quarts des enfants de moins de deux ans souffrent encore d’une pauvreté alimentaire persistante. Le projet First Food, porté par l’État, l’UNICEF et les communautés locales, veut inverser cette tendance en misant sur des solutions durables.

Selon les dernières données, 77 % des enfants malgaches âgés de moins de deux ans n’ont pas accès à une alimentation suffisante et diversifiée. Cette situation préoccupante met en évidence les défis majeurs auxquels le pays est confronté en matière de nutrition infantile. Pour y répondre, le gouvernement, en partenariat avec l’UNICEF et les communautés locales, a lancé l’initiative First Food, un projet qui vise à améliorer l’accès des enfants à des aliments nutritifs produits localement. Les premières actions se sont déroulées dans les régions de l’Androy et de l’Atsimo Andrefana. Pendant plusieurs jours, des équipes se sont rendues auprès des familles, des producteurs et des agents de nutrition afin de comprendre les pratiques alimentaires et les difficultés rencontrées dans la production vivrière. Ces échanges ont permis d’identifier des solutions adaptées aux réalités du terrain, en tenant compte des contraintes climatiques et sociales.

Objectifs

D’ici 2030, First Food ambitionne de renforcer la disponibilité d’aliments nutritifs issus de la production locale, de soutenir des systèmes agricoles plus résilients face au changement climatique et d’améliorer l’accès aux services essentiels pour les enfants et leurs familles. Un espace de dialogue et d’apprentissage, baptisé First Food Lab, accompagnera cette démarche pour assurer sa pérennité. Au-delà des chiffres, ce projet traduit une volonté collective. Il s’agit de bâtir un avenir où chaque enfant pourra grandir avec les meilleurs aliments possibles. Les solutions durables ne se construisent pas seulement pour les communautés, elles se construisent avec elles. Et parce que chaque enfant mérite de commencer sa vie avec une alimentation saine, First Food s’impose comme un espoir pour les générations futures.

Narindra Rakotobe

Accident mortel d’Ambohidahy : Le bilan s’alourdit à 5 décès

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Aux deux personnes décédées sur le coup ou peu de temps après l’accident de taxi-be au tunnel d’Ambohidahy mardi dernier, se sont ajoutés deux autres décès le lendemain. Hier, vendredi 11 septembre, un nouveau décès a été annoncé, portant à cinq, à ce jour, le nombre de personnes ayant perdu la vie à la suite de cet accident. Cette cinquième victime est une femme d’une trentaine d’années, prise en charge aux soins intensifs du centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona.

La cause réelle de ce drame, qui a coûté la vie à cinq personnes et fait trois autres blessés encore sous traitement, reste toujours à déterminer. Pour l’instant, l’enquête menée autour de cette affaire se poursuit, après une première évaluation faisant état de l’absence de défaillance du dispositif de freinage et de tout blocage de la barre de direction du véhicule. Des constats qui restent à confirmer dans le cadre de l’enquête. Le chauffeur du véhicule, en garde à vue depuis le jour de l’accident, a vu celle-ci prolongée pour les besoins de l’enquête.

De leur côté, les familles endeuillées à la suite de ce tragique accident ont fait le choix de ne pas s’exprimer sur cette affaire, du moins jusqu’ici.

Hanitra R.

Madagascar Airlines : Réouverture de l’agence Analakely, le retour d’Air Madagascar se précise

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Madagascar Airlines de nouveau présente sur l’avenue de l’Indépendance
Madagascar Airlines de nouveau présente sur l’avenue de l’Indépendance

Quatre mois après la nomination de Rado Rabarilala à la direction générale de Madagascar Airlines, la dynamique engagée pour le redressement de la compagnie prend de plus en plus forme.

Le retour progressif sous la marque Air Madagascar est annoncé pour fin octobre, et la réouverture, hier, de l’agence d’Analakely marque aussi une étape symbolique dans cette volonté de retrouver une enseigne qui a toujours fait honneur au pays.

Proximité

Sur le plan commercial, tout d’abord, la compagnie cherche à renouer avec sa clientèle, à travers une opération de réouverture de ses agences locales. Après Mahajanga, dont l’agence a rouvert ses portes le 10 juillet, l’agence commerciale d’Analakely, au 17, avenue de l’Indépendance, vient d’être officiellement rouverte, hier, lors d’une petite cérémonie qui a vu la présence du directeur général et des membres du conseil d’administration. Cette présence au cœur de la capitale doit notamment contribuer à améliorer la proximité avec les passagers et à restaurer progressivement leur confiance. « Malgré le développement d’Internet et de l’intelligence artificielle, nous mettons aussi à l’honneur le contact direct avec nos clients », a déclaré Rado Rabarilala. Ce dernier a par ailleurs fait état de l’avancement de la reprise de la marque historique Air Madagascar, prévue normalement d’ici fin octobre.

Bonnes nouvelles

Un retour qui passe bien évidemment par le redressement judiciaire, qui suit actuellement son cours. Parmi les bonnes nouvelles annoncées, hier, figure la décision de l’État d’effacer les dettes d’Air Madagascar à son égard. Ces dettes représentent la moitié des 100 millions qui constituent l’endettement total de la compagnie. Cette mesure est appelée à alléger sensiblement le passif historique et à améliorer les conditions de redressement judiciaire, qui n’est cependant pas encore arrivé à son terme. Mais des faits encourageants sont là, à entendre les déclarations faites, hier. Le business plan de la compagnie est désormais considéré comme bancable, ouvrant potentiellement la voie à la mobilisation des financements nécessaires à la poursuite de sa transformation. Cette évolution ne devrait toutefois pas se limiter à un changement d’enseigne. La direction entend en faire le symbole d’une transformation plus large, touchant à la fois l’organisation, les opérations, le développement commercial, la gouvernance et la situation financière de la compagnie. « Notre responsabilité n’est pas seulement de faire revivre une marque : elle est de reconstruire une compagnie fiable, bien gérée, utile à l’économie nationale et digne de la confiance du public », a déclaré le directeur général Rado Rabarilala.

Nouvelles liaisons

En ce qui concerne le réseau, les perspectives sont également bonnes. Après le retour de la desserte de Moroni, Madagascar Airlines prépare progressivement la reprise de plusieurs liaisons, notamment vers La Réunion, la Chine, Bangkok et Marseille. L’optimisation des programmes de vols se poursuit, avec l’objectif d’une montée en puissance progressive et maîtrisée des opérations. Parmi les projets à moyen terme figure également le renforcement de la flotte, avec la venue prochainement d’un nouvel avion.

R.Edmond

Douanes–Justice : Une coordination renforcée pour améliorer la lutte contre la fraude

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Rencontre de travail entre les représentants de la Justice et ceux de la Douane, à Antaninarenina.
Rencontre de travail entre les représentants de la Justice et ceux de la Douane, à Antaninarenina.

Réunis à Antaninarenina, magistrats et douaniers ont confronté leurs pratiques afin de fluidifier le traitement des infractions douanières, de sécuriser les procédures et de renforcer l’efficacité de l’action publique face aux fraudes les plus complexes constatées.

La lutte contre la fraude douanière passe aussi par une meilleure articulation entre les services de la Douane et ceux de la Justice. C’est dans cette optique que la Douane Malagasy et le Tribunal de première instance d’Antananarivo ont tenu, le 9 septembre dernier, un atelier d’échanges dans la salle de réunion de la Douane, à Antaninarenina. Cette rencontre avait pour principal objectif de consolider une collaboration déjà existante entre les deux institutions, tout en améliorant le traitement des dossiers liés aux infractions douanières. Les échanges ont notamment permis aux participants de confronter leurs expériences, d’identifier les difficultés rencontrées dans leurs missions respectives et de dégager des pistes de solutions communes. Au-delà des aspects techniques, l’enjeu est de taille. Une meilleure coordination entre la Douane et la Justice doit permettre de rendre la lutte contre la fraude plus efficace, de sécuriser davantage les recettes de l’État et de mieux protéger les citoyens ainsi que les richesses nationales.

Rapprochement opérationnel

La délégation de la Justice était composée du président du Tribunal de première instance d’Antananarivo, des vice-présidents, du procureur de la République, des substituts du procureur ainsi que des magistrats du siège. La Douane Malagasy était, pour sa part, représentée par son directeur général, Antoine Randrianjafy, entouré des directeurs, chefs de service et représentants des bureaux des douanes d’Ivato-Aéroport et de Mamory. Dans son allocution d’ouverture, le DG des Douanes a rappelé que « la Douane et la Justice interviennent à des étapes différentes, mais complémentaires, d’une même chaîne de responsabilité ». Une complémentarité également mise en avant par le procureur de la République, qui a estimé qu’une meilleure coordination entre les deux institutions ne pouvait qu’être bénéfique à leurs services et, surtout, à l’intérêt national. Organisé par la Direction des Affaires juridiques et de la Lutte contre la fraude (DAJLF), cet atelier marque ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement opérationnel entre la Douane et la Justice. Les pistes dégagées au cours des discussions doivent désormais servir de base à la mise en place de méthodes de travail mieux coordonnées, avec un double objectif : renforcer la lutte contre la fraude et améliorer la mobilisation des recettes publiques. Les participants ont d’ailleurs convenu que cette rencontre ne constituait qu’une première étape appelée à être prolongée.

Antsa R.