La 3e édition du Trail de la santé se déroulera le 20 septembre prochain. Les organisateurs ont déjà peaufiné les préparatifs pour préserver le prestige de cette course, dont les deux précédentes éditions ont laissé un excellent souvenir aux participants grâce à une organisation jugée impeccable. Comme à l’accoutumée, quatre distances sont au programme : 4 km, 12 km, 27 km et 44 km. Plus de 500 participants ont déjà manifesté leur volonté de prendre le départ. Les retardataires disposent encore de quatre jours pour s’inscrire. La distance de 12 km séduit particulièrement les groupes d’amis et les collègues qui voient dans cette course une occasion de rompre avec le train-train quotidien et de s’évader au cœur de la nature. Chez les coureurs aguerris, le défi s’annonce également relevé. Mamie Andrianirina, vainqueur du 44 km lors de la précédente édition, sera notamment de la partie et d’autres trailers chevronnés se sont déjà inscrits avec l’ambition de se mesurer à lui. Le trail gagne ainsi progressivement du terrain à Madagascar et attire chaque année davantage d’adeptes, et les organisateurs espèrent enregistrer davantage de participants que l’année dernière.
Francia sacrée championne de la compétition de sélection de lutte de plage, à Ankorondrano.
Francia sacrée championne de la compétition de sélection de lutte de plage, à Ankorondrano.
Après l’haltérophile Tsiky Mahay Tia Rakotonoely, c’est au tour de la lutte malgache d’inscrire son nom dans l’histoire. Randriatiana Nomenjanahary Francia, 16 ans, engagée en catégorie 45 kg, a décroché son billet pour les Jeux olympiques de la jeunesse prévus à Dakar, au Sénégal. La jeune athlète poursuivra sa préparation à Maurice, où elle participera au tournoi régional Ride, du 8 au 19 octobre. « Ce sera un test de grandeur pour Francia avant le défi du Sénégal », a souligné Mamitiana Raveloson, président de la Fédération malgache de lutte, lors de l’annonce officielle de cette qualification. Cette sélection intervient après que la FML a organisé, en juin dernier, une compétition nationale de Beach Wrestling, dans la catégorie 15-16 ans, destinée à repérer les talents capables d’intégrer l’équipe nationale en vue des JOJ. À cette occasion, la fédération avait spécialement aménagé le Gymnase couvert d’Ankorondrano afin de recréer au mieux les conditions d’une plage. Bâches, sable et tapis de protection ont été installés pour garantir la sécurité des jeunes athlètes, tout en adaptant le terrain à cette discipline.
Le président de l’instance nationale a rappelé l’atout géographique de Madagascar : « Notre pays, en tant qu’île, offre un terrain idéal pour développer le Beach Wrestling. Mais cela nécessite des moyens financiers pour organiser des détections à travers le territoire et promouvoir cette discipline. Pourtant, la fédération s’engage à faire grandir cette pratique ». Avec cette qualification, la lutte malgache confirme son dynamisme et son ambition de briller sur la scène internationale, portée par une jeunesse prometteuse.
Lors de la conférence de presse de présentation de l’événement à Andoharanofotsy.
Lors de la conférence de presse de présentation de l’événement à Andoharanofotsy.
Trente ans de passion et d’engagement pour la filière chevaline seront célébrés le 20 septembre à l’hippodrome de Mahazina, à Ambatolampy. L’ASCEL/AHCEL convie le public à une journée festive mêlant courses, animations et hommage aux acteurs qui ont façonné trois décennies de tradition hippique. Au-delà des compétitions, l’événement veut relancer l’élevage équin à Madagascar et tracer de nouvelles perspectives pour l’avenir.
Le 20 septembre prochain, l’hippodrome de Mahazina, à Ambatolampy, sera en effervescence. À l’occasion de son 30e anniversaire, l’ASCEL/AHCEL (Association des éleveurs de chevaux et Autorité hippique) organise une journée exceptionnelle mêlant compétitions, festivités et réflexion sur l’avenir de la filière chevaline à Madagascar. Depuis 1996, l’organisation s’est imposée comme un pilier de la discipline, mobilisant éleveurs, jockeys et passionnés autour de chaque réunion. « Cet anniversaire symbolique sera l’occasion de célébrer le chemin parcouru et de dévoiler les grandes orientations pour les années à venir », a déclaré Michelson Rakotoarisoa, président de l’ASCEL/AHCEL, lors d’une conférence de presse à Andoharanofotsy. La mission de l’Autorité hippique est vaste : concevoir une politique d’élevage, mettre à disposition des étalons, délivrer des certificats et des licences, organiser les courses. L’association, quant à elle, fédère les éleveurs et projette la création d’une pharmacie vétérinaire. Mais les défis demeurent. Le manque de vétérinaires spécialisés fragilise la filière, qui fait pourtant vivre de nombreux acteurs. L’appel à une implication accrue du ministère de l’Élevage est lancé, tandis que certains élèves de l’école hippique sont envoyés à l’étranger, notamment à Maurice, pour y travailler.
Le programme du 20 septembre promet une ambiance festive : ouverture des portes et exposition photo dès 10h, premières courses à 11h, allocution officielle et cocktail à 12h30, puis reprise des compétitions à 14h30 avec le Grand Prix Zazakely et le Grand Prix 30 ans PMU-ASCEL/AHCEL-Bet261. La remise des prix clôturera la journée vers 17h30. Au-delà des trophées, cette célébration marque une étape clé : celle d’une filière qui veut se relancer, s’organiser et s’ouvrir à l’avenir. Les 30 ans de l’ASCEL/AHCEL ne sont pas seulement une fête, mais un signal fort pour que le cheval retrouve toute sa place dans le paysage sportif et culturel malgache.
Les biens de la société Injet sur les deux sites d’Ambodivona et d’Ambatomena ont été saisis.
Après le gel des comptes bancaires, les biens mobiliers. L’Agence de recouvrement des avoirs illicites (ARAI) a procédé, hier en fin d’après-midi, à la saisie des matériels et biens mobiliers de la société Injet, à Ambodivona. Une opération qui intervient dans le cadre de la procédure judiciaire visant la société appartenant au couple Rajoelina. Une équipe de l’ARAI, conduite sur place par son Directeur général, Rado Rajhonson, a investi les locaux de la société pour procéder à l’inventaire des biens concernés. Voitures, machines, ordinateurs et mobilier ont notamment été répertoriés par les agents de l’agence. L’opération, qui s’est déroulée sous les yeux des employés d’Injet, a duré plus d’une heure. Les responsables de la société, sollicités, n’ont toutefois pas souhaité s’exprimer.
Pour Rado Rajhonson, il s’agit d’une procédure qui s’inscrit dans le cours normal de la justice. « Il s’agit d’une procédure normale qui fait suite à la décision du pôle anti-corruption », a-t-il souligné, alors qu’il dirigeait l’équipe de l’ARAI sur les lieux. Mais faut-il rappeler que cette saisie intervient après le gel des comptes bancaires d’Injet. L’ARAI passe ainsi à une nouvelle étape de la procédure, avec la mise sous saisie des matériels et biens de la société. Mais, pour cet organisme, saisie ne signifie pas déplacement immédiat. Car les biens concernés restent sur place, dans les locaux de l’entreprise. Une disposition qui vise, selon le directeur général de l’ARAI, à permettre à la société de poursuivre ses activités malgré la procédure judiciaire en cours. « Nous n’avons pas déplacé les matériels saisis car l’objectif est de pouvoir faire toujours tourner la société même avec la procédure judiciaire en cours », a expliqué Rado Rajhonson.
Tension
Le maintien des matériels dans les locaux d’Injet ne signifie toutefois pas qu’ils échappent au contrôle de l’ARAI, a déclaré le directeur général de l’agence. Des vérifications périodiques sont prévues afin de s’assurer que les biens saisis ne soient pas déplacés. « Si certains matériels saisis sont déplacés, nous sommes dans l’obligation de prendre des mesures en conséquence », a averti le Directeur général de l’ARAI. Dans les locaux d’Ambodivona, la tension était perceptible hier parmi les employés durant l’intervention des agents de l’agence. Les visages étaient fermés tandis que l’inventaire se poursuivait. L’opération ne s’est par ailleurs pas limitée au siège de la société. Selon Rado Rajhonson, la procédure de saisie des matériels présents dans l’atelier d’Injet à Ambatobe a également déjà été effectuée.
Cette intervention de l’ARAI remet également en lumière l’histoire d’Injet. La société a été créée en 1999 par Andry Rajoelina, à une époque où celui-ci n’avait pas encore fait son entrée en politique. Injet s’était alors fait connaître dans le secteur de la publicité et était réputée, à cette époque, pour ses innovations. L’entreprise a également développé des activités dans différents domaines et aurait notamment travaillé dans le cadre de certains marchés avec l’État. Sur ce dernier point, certaines sources avancent que les opérations menées par Injet auraient toujours été réalisées dans un cadre légal, y compris pour certains marchés liés à l’État. La procédure judiciaire en cours devra donc déterminer les responsabilités et le statut des différents avoirs concernés.
Les aides budgétaires émanant des bailleurs de fonds se faisant de plus en plus rares, l’État tente actuellement de combler le déficit par de nouvelles taxes. Une réaction logique, en soi, mais qui peut malheureusement provoquer des effets non souhaités.
L’impôt qui tue l’impôt
A priori, augmenter les impôts et les taxes sur les mêmes entreprises et les mêmes contribuables peut sembler la solution la plus immédiate. Elle n’est pourtant pas sans risques : si la pression devient trop forte, elle réduit les capacités d’investissement des entreprises, particulièrement des PME, décourage la formalisation et pousse certaines activités à demeurer dans l’informel. À terme, le remède risque d’affaiblir précisément la matière fiscale que l’on cherche à développer. L’autre solution, soutenue par les fiscalistes, consiste à élargir l’assiette fiscale en faisant entrer progressivement davantage d’entreprises et d’activités dans le système formel. Une démarche qui passe nécessairement par un environnement plus favorable à l’investissement, en mettant en place, par exemple, des dispositifs qui allègent les charges des entreprises au lieu de les alourdir par une taxation excessive. Car en allégeant ces charges, l’État peut s’attendre à voir émerger des entreprises qui investissent, se développent et créent des emplois, et qui génèrent, à terme, davantage de revenus et de recettes fiscales. La formalisation doit par ailleurs être attractive, afin de convaincre l’entrepreneur qu’il a intérêt à entrer dans le système plutôt que de considérer la fiscalité comme une sanction supplémentaire. Le principe est finalement simple : mieux vaut répartir une charge raisonnable sur une base large que concentrer une charge excessive sur une base étroite. L’État ne gagnera pas forcément plus en taxant davantage les mêmes entreprises, qui risquent de connaître des problèmes de trésorerie, voire de disparaître du circuit entrepreneurial. Les entreprises souhaitent plus que jamais que l’administration fiscale comprenne qu’une pression fiscale trop forte revient à un impôt qui tue l’impôt.
Tentative d’incendie de prison, projet d’évasion au profit d’un prisonnier, complicité et troubles à l’ordre et à la sécurité au sein d’un établissement pénitentiaire. Ce sont, entre autres, les chefs d’inculpation qui pèsent contre les sept personnes impliquées dans cette affaire.
L’étau se resserre autour du Colonel Patrick Rakotomamonjy
En effet, dans une vidéo diffusée hier sur la page du Ministère de la Justice, la Procureure de la République près le Tribunal de Première Instance d’Antananarivo, Narindra Navalona Rakotoniaina, a confirmé l’existence d’un projet visant à incendier et à faire exploser la maison de force de Tsiafahy. Ce haut responsable de la Justice confirme ainsi les informations qui ont fuité depuis la semaine passée. L’objectif final de cette tentative aurait été de concrétiser l’évasion de l’ancien Directeur du Bureau des Doléances auprès de la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar, incarcéré dans cette prison de haute sécurité depuis le 16 avril dernier. A entendre la Procureure, des preuves accablantes auraient été découvertes dans sa cellule lors d’une fouille effectuée le dimanche 23 août dernier. Les recherches ont permis de découvrir un téléphone portable soigneusement caché dans sa chambre. Nul n’ignore pourtant que les téléphones sont interdits en prison. Par ailleurs, selon la Procureure Narindra Navalona Rakotoniaina, des discussions compromettantes concernant un plan d’évasion y ont été trouvées. Notamment des messages vocaux des correspondances avec plusieurs personnes à l’extérieur de la prison dont une dame résidant à l’étranger. Cette dernière s’est chargée de la recherche d’une somme de 4 000 euros pour financer le projet d’évasion. Par ailleurs, d’autres personnes se sont également préparées pour assurer l’exfiltration du prisonnier après l’incendie.
Falsification
Il serait également question de la falsification des résultats d’analyses médicales. Sept individus sont mis en cause dans cette affaire. Ils ont été présentés devant le Juge d’instruction le mardi 8 septembre dernier. Parmi eux figure un médecin proche du Colonel Patrick Rakotomamonjy qui l’aurait conseillé de consommer une grande quantité de sucre avant de faire une analyse de sang afin de fausser les résultats. Après le déferrement, ce médecin a été placé sous mandat de dépôt. La Procureure Narindra Navalona Rakotoniaina a aussi laissé entendre que d’autres personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire seraient actuellement activement recherchées et font l’objet d’un mandat d’arrêt. Tentative d’incendie de prison, projet d’évasion au profit d’un prisonnier, complicité et troubles à l’ordre et à la sécurité au sein d’un établissement pénitentiaire. Ce sont, entre autres, les chefs d’inculpation qui pèsent à leur encontre. De son côté, le Directeur régional de l’Administration pénitentiaire à Analamanga, l’Inspecteur principal Olivier Ranaivoson, a confirmé que le Colonel Patrick Rakotomamonjy avait été placé dans une cellule disciplinaire suite à ses agissements contraires au règlement intérieur des prisons. A l’allure où vont les choses, l’ancien Directeur auprès de la Présidence risque de subir un séjour prolongé à Tsiafahy.
La 8e édition de la Foire internationale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (FIA) et la 2e édition du Festival international de la gastronomie (FIG) ont débuté hier au CCI Ivato. L’événement se poursuit jusqu’au 13 septembre avec la participation des producteurs, des agriculteurs, des industriels, des opérateurs et des investisseurs.
Plus d’une centaine de stands sont installés pour cette édition. Dix secteurs d’activité sont représentés durant ces quatre jours. Plusieurs partenaires ont également apporté leur soutien à l’organisation de cet événement initié par MadaVision. L’objectif est de favoriser les échanges entre les différents acteurs et de donner davantage de valeur aux produits locaux. Production –Transformation – Développement. Tel est le fil conducteur de cette 8e édition du FIA et de la 2e édition du FIG. Cette orientation met en avant la production locale et la transformation des produits. Elle rejoint la Politique générale de l’État pour la Refondation, qui accorde une place à la production et à la transformation locales ainsi qu’au soutien du secteur privé pour le développement de l’économie.
Valorisation
Le ministère de l’Industrialisation et du Développement du Secteur privé (MIDSP) figure parmi les ministères de tutelle de l’événement. Le ministre Ny Riana Nampoina Raharimanjato a insisté sur l’importance de la mobilisation de tous les acteurs. « Il faut mobilier tous les acteurs, car ils sont tous interdépendants dans la promotion de l’économie et l’amélioration des conditions de vie des Malgaches », a-t-il déclaré. Le FIA-FIG permet ainsi aux différents acteurs de présenter leurs produits et de développer leurs échanges. Les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de la gastronomie sont représentés à travers les différents stands installés au CCI Ivato. La manifestation se poursuit jusqu’au 13 septembre.
Le ministre du Transport et de la Météorologie, aux côtés des staffs et des autorités, lors de la conférence de presse qui s’est tenue hier à Anosy.
Le ministre du Transport et de la Météorologie, aux côtés des staffs et des autorités, lors de la conférence de presse qui s’est tenue hier à Anosy.
Le ministère des Transports et de la Météorologie a tenu hier une conférence de presse consacrée à la nouvelle organisation des transports sur la RN7. Le gouvernement maintient sa décision de transférer les départs vers la gare routière d’Amoronakona. Aucun véhicule ne devra plus partir du Fasan’ny Karana. Le site du Fasan’ny Karana est un stationnement provisoire et non une gare routière. Un arrêté du ministère fixe déjà cette nouvelle organisation. À partir du 16 septembre, le « quitus » délivré à Amoronakona entrera en vigueur. Les véhicules qui n’en disposeront pas seront sanctionnés, tout comme leurs coopératives. La mise en fourrière et le retrait de licence sont prévus pour ceux qui ne respecteront pas la mesure. Amoronakona compte 110 guichets. Trente-sept coopératives du Fasan’ny Karana sont concernées par le transfert. L’organisation est actuellement mise en place. La décision fait suite aux plaintes de plusieurs usagers concernant l’ancienne gare routière. L’insalubrité, les abus et les vols à la tire sont régulièrement dénoncés. Le contrat de gestion arrivé à son terme n’a pas été renouvelé. Le ministère des Transports et de la Météorologie veut ainsi améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge des voyageurs.
Deux départements
L’éloignement d’Amoronakona a également été évoqué et des navettes seront mises en place pour faciliter le déplacement des voyageurs. La fréquence des trains au départ de Soarano sera aussi augmentée. Le ministère des Transports et de la Météorologie rappelle que l’organisation du transport relève de ses attributions. Les travaux d’aménagement d’Amoronakona relèvent du ministère de l’Aménagement du territoire. Les deux départements se sont déjà concertés sur la question. Le ministère des Transports et de la Météorologie entend mettre en place un environnement mieux aménagé pour les transporteurs et les voyageurs. Les départs de la RN7 se feront désormais depuis Amoronakona. Les transporteurs qui continueront à faire partir leurs véhicules du Fasan’ny Karana seront sanctionnés.
Les responsables de la plateforme VFM lors de la mise en place de la structure locale de la plateforme dans le district d’Ikalamavonys, le 8 septembre dernier.
Les responsables de la plateforme VFM lors de la mise en place de la structure locale de la plateforme dans le district d’Ikalamavonys, le 8 septembre dernier.
Malgré les vagues de critiques et la levée de boucliers suscitées par sa naissance, la nouvelle plateforme politique VFM s’affiche d’ores et déjà comme une force incontournable et le futur fer de lance du régime Fanavaozana. Une alliance assumée.
« Nos représentants ont rencontré le président de la Refondation. Sa création a été conclue avec l’accord du colonel Michaël Randrianirina. Nous avons eu sa bénédiction », a martelé Pety Rakotoniaina, député d’Ikalamavony et non moins vice-président du Vovonan’ny Fihavaozan’i Madagasikara, ou VFM. D’après ses explications, cette initiative répondrait directement à une demande du président de la Refondation concernant l’implication et le soutien des parlementaires envers le colonel Michaël Randrianirina.
Pressions
Dans les faits, le VFM regroupe ces fidèles de l’ancienne majorité présidentielle (IRMAR) qui ont rapidement retourné leur veste pour prêter allégeance au nouveau pouvoir, au lendemain de la chute du régime Rajoelina. Depuis son apparition, la plateforme cristallise toutes les tensions. Pour une frange de l’opinion, elle incarne la quintessence du pragmatisme politicien à la malgache : des élus sans scrupules capables de changer de couleur au gré du vent et de leurs intérêts personnels. Pire, des langues se délient pour dénoncer des pressions exercées sur les élus locaux. À en croire certains échos, les membres du VFM inciteraient vertement les maires et autres responsables locaux à rallier leurs rangs, sous peine d’être balayés et remplacés par des PDS.
Opportunistes
Certes, le président de la Refondation ne dispose pas encore de sa propre machine politique, et le VFM pourrait bien lui servir de tremplin pour consolider son assise et remporter les prochaines échéances électorales. Mais ce mariage de raison passe mal, très mal même. Il ravive la colère et la profonde frustration des acteurs des mouvements de septembre et octobre 2025, ulcérés de voir ces députés « opportunistes » plastronner aujourd’hui en donneurs de leçons irréprochables. Une chose est sûre : au vu du parcours sinueux de ces transhumants de la politique, le colonel Michaël Randrianirina ferait bien de garder ses arrières. Car avec de tels alliés, le retournement de veste n’est jamais qu’à un tournant. En tout cas, la plateforme se mobilise, afin d’implanter ses structures au niveau de la base.