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vendredi, octobre 16, 2026
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Soavinandriana : Une fillette de 12 ans échappe à ses ravisseurs

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La jeune fille sauvée par les forces de l’ordre.
La jeune fille sauvée par les forces de l’ordre.

Une fillette de 12 ans, enlevée par un groupe de bandits armés, a été libérée saine et sauve grâce à l’intervention des forces de l’ordre. Les faits se sont déroulés le 6 septembre dans le fokontany d’Ambodimanga, commune rurale d’Ankaranana, district de Soavinandriana. Selon les informations recueillies, plusieurs individus armés ont fait irruption au domicile d’une famille. Les malfaiteurs recherchaient l’argent issu de la récente vente de haricots. Mais, sur la base de renseignements erronés, ils s’attendaient à trouver une importante somme d’argent dans la maison. Constatant l’absence de liquidités, ils ont finalement décidé d’enlever la fille âgée de 12 ans. Les ravisseurs ont ensuite exigé une rançon de 8 millions d’ariary en échange de la libération de leur otage. Alertée, la gendarmerie a immédiatement déclenché une opération sur les directives du commandant du groupement de gendarmerie de Miarinarivo. Le commandant adjoint du groupement régional de gendarmerie d’Itasy, ainsi que le commandant du groupement régional de Miarinarivo, se sont rendus sur place à la tête de plusieurs équipes. Des gendarmes des brigades de Soavinandriana et d’Analavory, appuyés par des militaires de l’armée malgache, ont participé aux recherches. Les investigations et le recoupement des renseignements ont finalement permis de localiser les ravisseurs dans une zone appelée Antanambao, dans le fokontany d’Ambatofolaka, commune rurale d’Alatsinainikely.

La fillette y était retenue en otage. Pour surprendre les ravisseurs, les forces de l’ordre ont progressé discrètement à travers le village et les zones rocheuses. Certains éléments étaient en uniforme, tandis que d’autres avaient revêtu des vêtements civils. À la vue des forces de l’ordre, et craignant d’être encerclés, les ravisseurs ont pris la décision de libérer immédiatement leur otage avant de s’enfuir dans différentes directions. La fillette a ainsi été retrouvée saine et sauve. Elle ne présente aucun problème de santé. Aucun paiement de rançon n’a été effectué. Après avoir bénéficié d’un contrôle médical, elle a été remise à ses parents. Les forces de sécurité poursuivent désormais leurs recherches afin d’identifier, de retrouver et d’interpeller les auteurs de cet enlèvement. Les opérations se poursuivent sur le terrain pour tenter de mettre la main sur les fugitifs.

Yv Sam

Tunnel Ambohidahy : Deux morts et sept blessés parmi les piétons fauchés par un taxi-be fou

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Un drame innommable s’est produit, hier après-midi, en plein cœur de la capitale. Vers 14 h 30, un taxi-be assurant la ligne 186, en provenance d’Analakely et se dirigeant vers Anosy, a fauché de plein fouet un groupe de piétons à la sortie du tunnel d’Ambohidahy. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, une défaillance mortelle du système de freinage serait à l’origine de cet accident spectaculaire.

Le sang a coulé et le bilan est lourd. Neuf personnes ont été balayées par le véhicule devenu incontrôlable. L’une des victimes a eu le crâne fracassé sous l’impact, d’autres souffrent de multiples fractures, tandis qu’un individu a dû être extirpé d’urgence de sous le véhicule, coincé au niveau des roues. Malheureusement, deux d’entre elles, un homme et une femme âgés d’une trentaine d’années, ont succombé à leurs blessures durant leur évacuation vers l’hôpital. La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a confirmé plus tard que l’un des défunts était un sapeur-pompier en service. Les sept autres blessés ont été acheminés d’urgence à l’hôpital HJRA d’Ampefiloha. À l’heure où nous mettons sous presse, six d’entre eux restent sous surveillance médicale stricte, tandis qu’une personne a déjà pu regagner son domicile. L’on nous a fait savoir que les frais médicaux seront entièrement pris en charge par l’État.

Face à la gravité de la situation, plusieurs membres du gouvernement, le préfet de police d’Antananarivo, entouré de l’Organe mixte de conception (OMC) préfectorale, ainsi que la cheffe de région d’Analamanga, se sont promptement rendus sur les lieux. Un dispositif policier draconien a été déployé pour dégager la voie et débloquer les embouteillages monstres générés par le drame. Quant au véhicule incriminé, il a été immédiatement remorqué et placé en fourrière à Anosipatrana. Placée en garde à vue, la personne au volant fait actuellement l’objet d’une enquête confiée à la Brigade des accidents d’Antananarivo. Une réunion d’urgence des autorités s’est tenue dans la foulée pour faire la lumière sur ce nouveau drame routier.

m.L

Le khat : Le pari scientifique d’une jeune chercheure malgache

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Pendant longtemps, le khat est resté un sujet dont on parlait à voix basse. À Madagascar, il suscite des débats passionnés, des jugements parfois rapides et de nombreuses interrogations. Pourtant, derrière cette plante se cache une réalité économique qui façonne le quotidien de milliers de familles dans le Nord du pays. Encore fallait-il accepter d’aller sur le terrain pour l’étudier. C’est précisément ce pari qu’a fait la doctorante malgache Candicia Mahandrisoa Kotra, dont les travaux viennent d’être publiés dans PLOS ONE, l’une des plus importantes revues scientifiques internationales. Réalisée en collaboration avec la professeure Lisa Gezon, de l’University of Alabama at Birmingham, spécialiste du khat à Madagascar depuis plus de vingt ans, cette recherche apporte un regard scientifique sur un sujet rarement abordé avec des données de terrain. L’étude montre que les communes rurales d’Antsalaka et de Joffre-Ville se distinguent par une activité économique particulièrement dynamique grâce à la production et au commerce du khat. Dans ces deux communes, cette filière représente bien davantage qu’une culture agricole : elle constitue une véritable source de richesse pour de nombreux ménages et fait fonctionner toute une économie locale. Mais les résultats ne s’arrêtent pas à ce constat. La recherche met également en évidence que cette richesse pourrait devenir un véritable levier de développement local si elle était accompagnée d’une gouvernance plus efficace. Selon la chercheure, les collectivités territoriales gagneraient à renforcer la redevabilité dans la gestion des recettes fiscales issues du khat. De leur côté, les producteurs et les commerçants devraient être davantage encouragés à s’acquitter de leurs taxes afin que cette activité bénéficie pleinement aux communautés, à travers des investissements publics visibles et utiles. L’étude attire également l’attention sur un autre enjeu. Les auteurs estiment qu’il devient nécessaire de mieux encadrer l’accès au khat pour les jeunes enfants. Préserver l’activité économique ne doit pas empêcher de protéger les générations futures. L’un des résultats les plus révélateurs concerne la comparaison entre les revenus générés par le commerce du khat et ceux issus de la vente de légumes. Les analyses montrent que les vendeurs de khat obtiennent des revenus nettement supérieurs. Ce constat permet de comprendre pourquoi de nombreux commerçants abandonnent progressivement le maraîchage pour rejoindre une activité plus rentable. Mais cette évolution n’est pas sans conséquence. À mesure que les producteurs privilégient une culture plus rémunératrice, les surfaces consacrées aux cultures vivrières diminuent. Pour Candicia Mahandrisoa Kotra, cette tendance pourrait, à terme, fragiliser la sécurité alimentaire de la région si aucune politique d’équilibre entre cultures de rente et cultures maraîchères n’est mise en place dès aujourd’hui. Au-delà des résultats, cette publication raconte aussi le parcours d’une jeune chercheuse qui n’a pas choisi la facilité. Travailler sur le khat signifiait entrer dans un univers sensible où la confiance ne s’obtient pas en quelques jours. Les enquêtes ont demandé de longues discussions, de l’écoute et beaucoup de patience. Plus d’une fois, les obstacles du terrain auraient pu conduire à l’abandon. Pourtant, c’est précisément cette complexité qui a renforcé sa détermination. Pour elle, un doctorant ne peut pas se limiter à maîtriser les théories ou les méthodes statistiques. Il doit aussi apprendre à comprendre les réalités humaines, à s’adapter à des contextes parfois imprévisibles et à construire un dialogue avec les populations. La résilience devient alors une compétence scientifique à part entière. Cette publication illustre également l’importance de l’ouverture internationale dans la recherche. La collaboration avec l’University of Alabama at Birmingham démontre que les chercheurs malgaches ont tous leur place au sein de projets scientifiques d’envergure lorsqu’ils apportent une connaissance approfondie du terrain, une méthodologie rigoureuse et une réelle volonté de produire des connaissances utiles à la société. En osant travailler sur une thématique longtemps peu explorée dans le monde académique malgache, Candicia Mahandrisoa Kotra figure parmi les premiers chercheurs du pays à porter le débat sur le khat jusque dans les grandes revues scientifiques internationales. Son objectif n’était ni de défendre ni de condamner cette filière, mais d’apporter des éléments objectifs permettant d’éclairer les décisions publiques. À travers ce parcours, elle adresse enfin un message aux jeunes chercheurs, mais aussi aux jeunes femmes. La recherche demande de la curiosité, du travail et une capacité permanente à apprendre. Les difficultés du terrain, les refus ou les doutes font partie du chemin. Ils ne doivent jamais devenir une raison d’abandonner. Aux femmes, son message est tout aussi direct : la réussite ne se construit pas sur l’apparence, mais sur les compétences. Dans un monde scientifique encore largement compétitif, l’intelligence, la discipline, l’adaptation et la persévérance restent les véritables leviers pour ouvrir les portes des laboratoires, des collaborations internationales et des publications de haut niveau. Parce qu’au final, la science avance grâce à celles et ceux qui acceptent d’explorer les questions que les autres hésitent encore à poser.

Recueillis par Iss Heridiny

Diplomatie : Michaël Randrianirina attendu à Moscou en octobre

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Sauf changement de dernière minute, Michaël Randrianirina est attendu dans la capitale russe les 28 et 29 octobre prochains pour participer au sommet Russie-Afrique, qui doit réunir autour de Vladimir Poutine plusieurs dirigeants du continent africain. Le chef de l’État malgache devrait se déplacer à la tête d’une importante délégation. Après le premier sommet Russie-Afrique organisé à Sotchi en 2019, Moscou s’apprête ainsi à renouer avec ce grand rendez-vous diplomatique. Commerce, investissements, sécurité, énergie et coopération technologique, seront les sujets qui pourraient être aborder. Des secteurs particulièrement stratégiques pour Madagascar, qui cherche à diversifier ses partenariats internationaux et à renforcer ses marges de manœuvre diplomatiques. Ce déplacement présenterait surtout une forte dimension politique. Il constituerait le deuxième voyage officiel de Michaël Randrianirina en Russie en l’espace d’une année. Le 19 février 2026, le dirigeant malgache s’était déjà rendu à Moscou dans le cadre d’une visite officielle. Il avait alors rencontré Vladimir Poutine, donnant une visibilité particulière au rapprochement entre les deux pays. Quelques mois plus tard, le scénario se répète. Mais cette fois, dans un cadre multilatéral réunissant la Russie et plusieurs pays africains.

Rija R.

Demande de liberté sous caution : Enième audience pour Mamy Ravatomanga ce jour

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Le président du Conseil de l’Ordre des avocats de l’île Maurice, Me Antoine Domingue, a interpellé le Premier ministre et l’ensemble des autorités judiciaires mauriciennes.

Rebondissement plutôt encourageant pour la défense. Hier, le juge en référé, Carol Green-Jokhoo, avait donné son feu vert pour autoriser l’avocat de Mamy Ravatomanga à rencontrer son client en prison afin de préparer et mieux coordonner la défense. La Cour suprême a donc donné une suite favorable à une requête déposée en urgence par Maître Khushal Lobine, qui souhaitait rencontrer son client avant le jour de l’audience de remise en liberté sous caution, prévue de reprendre ce jour devant la Bail and Remand Court. En effet, selon nos confrères de Top FM Mauritius, c’est le refus du commissaire des prisons, qui avait complètement ignoré sa demande officielle déposée le 2 septembre, qui avait incité l’avocat de la défense à saisir la plus haute instance judiciaire de l’île Maurice. En obtenant gain de cause auprès de la Cour suprême, Me Khushal Lobine a pu rencontrer son client hier, entre midi et 15h, à la prison de Melrose. Et conformément à ce que la défense souhaitait, l’entrevue s’est déroulée hors de portée d’écoute des agents pénitentiaires. Cependant, pour des raisons de sécurité, la surveillance visuelle a été maintenue, a-t-on fait savoir. Trois heures durant, ils ont pu peaufiner les derniers réglages des instructions avant le grand jour. Car, sauf changement de dernière minute, le puissant homme d’affaires malgache devrait être fixé sur son sort ce jour.

Gestion excessivement restrictive

En tout cas, cette affaire est en train de prendre une tournure inattendue. En effet, selon Top FM Mauritius, cette démarche initiée par Maître Khushal Lobine auprès de la Cour suprême a mis en lumière les problèmes liés aux conditions d’accès des avocats à leurs clients en prison, et révèle aussi le non-respect du principe de la confidentialité des consultations juridiques, ainsi que le non-respect des droits fondamentaux dans l’exercice de la défense. Le commissaire des prisons est particulièrement pointé du doigt. Face à l’affaire Mamy Ravatomanga, le président du Conseil de l’Ordre des avocats de l’île Maurice, Me Antoine Domingue, a interpellé le Premier ministre mauricien et l’ensemble des autorités judiciaires dans ce pays. Ce haut responsable estime, selon nos confrères, que ce n’est pas la première fois que le commissaire des prisons inflige une gestion excessivement restrictive bafouant les droits fondamentaux. Placé en détention provisoire à la prison de haute sécurité de Melrose depuis le 25 octobre 2025, le président-directeur général du groupe SODIAT est donc maintenant incarcéré sans jugement depuis plus de 10 mois.

Davis R

Consultation à Iavoloha : Les jeunes réclament un scrutin crédible

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Les consultations organisées à la Présidence de la Refondation se poursuivent avec la participation de plusieurs organisations et plateformes. Les mouvements de jeunes ont notamment formulé des propositions pour améliorer le prochain processus électoral et éviter de nouvelles crises politiques. Les jeunes participants ont plaidé pour une plus grande responsabilisation au niveau local et une meilleure collaboration entre les différents acteurs du processus électoral. Ils ont également proposé le recours aux nouvelles technologies afin d’accélérer la centralisation et la publication des résultats.

Cadre électoral

L’assainissement du cadre électoral a également été au centre des échanges. Les participants ont appelé à renforcer les mesures contre la corruption, les fraudes et les manipulations des urnes. Ils estiment que ces dispositions sont nécessaires pour garantir un scrutin crédible et éviter un nouveau cycle de crises politiques. Plusieurs entités ont participé aux consultations, notamment ASSIDU-MADA, les mouvements Gen Z, Y et X, « Tsy Manaiky Lembenana » et MAFI-M. Des représentants des régions ont également pris part aux échanges, notamment TAFARINA et KOMIR de Fianarantsoa, ainsi que des délégués de Taolagnaro, Antsiranana, Toamasina, Toliara et Ambatoboeny. Ces rencontres se sont déroulées en présence du haut conseiller de la Refondation, le colonel Gervais Andriamiarisoa, ainsi que des représentants de la SADC, du Système des Nations unies et de l’Union africaine.

Recueillis par Nadia R.

Parti FIVOI : Pour la cessation des poursuites politiques et la refonte de la CENI

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Le FIVOI réclame la cessation immédiate des poursuites, des arrestations et des emprisonnements motivés par des divergences d’opinion.
Le FIVOI réclame la cessation immédiate des poursuites, des arrestations et des emprisonnements motivés par des divergences d’opinion.

Pour des élections crédibles, le parti FIVOI d’Antoine Rajerison réclame l’arrêt des poursuites politiques, une feuille de route validée par la HCC et la refonte totale de la CENI.

Alors que les consultations d’Iavoloha viennent de clore leur cycle officiel, comme les autres forces, le parti FIVOI d’Antoine Rajerison monte au créneau pour imposer ses exigences. Pour cette formation politique, l’annonce de scrutins ne suffit nullement à garantir l’expression démocratique. Si le pouvoir aspire à des élections libres, transparentes, sincères et acceptées par tous, le terrain doit impérativement être balisé en amont. Le parti formule ainsi une série d’attentes incontournables, axées sur la décrispation politique et la refonte des institutions électorales. En premier lieu, le FIVOI réclame la cessation immédiate des poursuites, des arrestations et des emprisonnements motivés par des divergences d’opinion ou des expressions pacifiques. Cet apaisement indispensable doit s’accompagner d’une feuille de route claire pour sortir de la Transition. Ce document officiel, devant mener à la présidentielle, devra être entériné par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour posséder une force juridique contraignante face à l’ensemble des acteurs.

Assise communautaire

Sur le plan pratique, le parti insiste sur la restructuration de la base administrative. L’organisation des élections des chefs de fokontany doit impérativement précéder la refonte totale de la liste électorale. Cette chronologie garantira aux futurs responsables une assise communautaire solide et la confiance légitime des administrés. Dans la même optique, la dissolution et la reconstitution de la CENI s’avèrent inévitables. Jugeant l’organe actuel discrédité, le FIVOI plaide pour une structure inédite, indépendante et transparente, dotée de membres désignés selon des critères rigoureux et légaux. La crédibilité du scrutin exige, en outre, une révision rigoureuse et contradictoire des listes, ouverte au contrôle des partis et des observateurs, avec des délais stricts pour les réclamations. Parallèlement, la protection de la liberté de la presse, le respect de l’expression citoyenne et la garantie d’une stricte équité d’accès aux médias d’État demeurent non négociables. Enfin, la sécurisation du dépouillement et de la centralisation des voix doit rassurer l’opinion publique. Pour le FIVOI, la valeur d’une élection réside moins dans sa seule tenue que dans la réunion préalable de garanties absolues de transparence.

Julien R.

Des vies fauchées prématurément

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Et encore un. Un drame de plus, ayant fait au moins deux morts à la sortie du tunnel d’Ambohidahy. Fauchées par un taxi-be dans sa course folle, après que ses freins ont lâché, ces personnes sont les énièmes victimes d’accidents de la circulation impliquant des véhicules de transport en commun à Antananarivo.

Des vies fauchées prématurément

Les exemples sont légion. Rien que cette année, les cas d’accidents de la circulation, parfois mortels, impliquant un ou plusieurs taxis-be, ne se comptent pas sur les doigts d’une seule main. Citons-en quelques-uns. Janvier 2026 : un taxi-be de la ligne 141, reliant Tsarahonenana à Analakely, entre en collision avec une charrette à bras à Andravoahangy Mascar. Quatre morts. Avril 2026 : un motocycliste de 47 ans se retrouve écrasé sous les roues d’un taxi-be à Andohatapenaka, juste en face de l’hôpital. Il décède sur le coup. Juin 2026 : un piéton est percuté par un bus de la ligne 109 à Ampefiloha. Lui non plus, ne survivra pas.

Pour ce qui est du drame d’hier, la défaillance technique au niveau des freins semblent être la cause probable de l’accident. L’enquête confirmera ou infirmera cette hypothèse. Le chauffeur, encore hagard après la survenue de l’accident, semble déjà savoir ce qui l’attend. Cet accident aura des impacts certains sur la vie d’une dizaine de personnes. Non seulement celle des deux victimes mortelles, mais également celle des blessés et celle du chauffeur. Peut-être également celle du propriétaire du véhicule. Autant de vies impactées par un seul drame.

Cet accident n’est pas le premier, et ne sera probablement pas le dernier, impliquant un véhicule de transport en commun, à Antananarivo et ailleurs. Les statistiques de la Direction générale de la sécurité routière parlent d’elles-mêmes. Entre le 1er juin et le 15 août 2025, 151 accidents de la route ont été recensés dans la province d’Antananarivo, ayant causé 99 décès et 411 blessés. Les transports en commun et l’imprudence figurent parmi les principales causes. Il urge que la situation change. S’en donner les moyens, afin que des vies ne soient plus fauchées, si prématurément.

Hanitra R.

Handball – Championnat national : Remake My-Sah–THBC en finale dames

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Le club de My-Sah (en noir) s’impose face à TMI en demi.
Le club de My-Sah (en noir) s’impose face à TMI en demi.

Le Championnat national de handball touche à son apogée ce mercredi au Palais des Sports de Mahamasina. Chez les dames, le duel attendu entre My-Sah Itasy et THBC Analamanga promet un remake explosif de la précédente finale. Du côté des hommes, Littoral SC Tamatave et HC EST Tuléar s’affronteront pour un titre qui consacre la suprématie du handball malgache.

Le rideau tombe ce jour sur le Championnat de Madagascar de handball, lancé le 31 août au Gymnase couvert de Mahamasina. Une édition riche en intensité qui a réuni sept clubs féminins et dix formations masculines venus des quatre coins du pays. Chez les dames, la finale promet un parfum de revanche. Le My-Sah Itasy, tenante du titre, retrouve le THBC Analamanga pour un remake de l’édition précédente. Les joueuses d’Itasy ont validé leur billet en dominant le TMI Ihorombe 24 à 15, après avoir pris l’avantage dès la pause (13-6). De son côté, le THBC a dû batailler pour écarter le SRB Boeny sur le score serré de 27 à 25. Menée 11 à 13 à la mi-temps, la sélection d’Analamanga a renversé la tendance en seconde période, confirmant son statut de prétendante au sacre.

Chez les hommes, le suspense n’a pas manqué. Le Littoral SC Tamatave, champion en titre, s’est imposé face au COSFA 29 à 22, grâce à une première mi-temps maîtrisée (17-8). Il retrouvera en finale le HC EST Tuléar, auteur d’une prestation offensive éclatante contre le CHBF Fianarantsoa (38-28). Portés par un collectif solide, les Tuléarois ont su creuser l’écart après une première période équilibrée (16-14). La grande finale masculine opposera donc le Littoral SC au HC EST, tandis que chez les dames, le duel My-Sah–THBC s’annonce comme un choc attendu, symbole de la rivalité grandissante entre Itasy et Analamanga.

Heriniaina Samson

Basket 3×3 – Mondial U23 : La liste des quatre Ankoay dames dévoilée

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À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde FIBA 3×3 U23 féminine, la Fédération malagasy de basketball (FMBB) a dévoilé la composition de la sélection malgache. Quatre jeunes internationales auront ainsi la lourde mission de défendre les couleurs nationales à Wuhan, en Chine, du 15 au 19 septembre 2026.

Les Ankoay dames seront représentées par Elinah Rafarasoa, Mianjasoa Koloina Fiderana Rakotonirina, Taratriniaina Murielle Erica Ramahatra et Justine Etienne Rahariarivony. Sous la houlette d’Eli Michael, les quatre joueuses s’apprêtent à relever un nouveau défi sur la scène mondiale.

Madagascar a décroché son billet à l’issue d’une campagne convaincante lors de la FIBA 3×3 Youth Nations League – Conférence Afrique Sud, disputée à Gaborone. Les Malgaches avaient terminé à la deuxième place derrière l’Égypte, avant de profiter de leur statut de meilleure nation africaine éligible pour accéder au rendez-vous mondial.

À Wuhan, la tâche ne sera toutefois pas aisée. Le tournoi réunira plusieurs des meilleures sélections U23 de la planète. Parmi les équipes engagées figurent notamment les Pays-Bas, la Chine, le Japon, les États-Unis, l’Espagne, la France, la Tchéquie, l’Italie, la Pologne, l’Ouganda, la Lettonie, l’Égypte, le Canada, les Philippines, les Tonga, la Slovénie et l’Australie.

Discipline olympique depuis les Jeux de Tokyo 2020, le 3×3 se distingue par son intensité et son rythme soutenu. Dans ce contexte, les Ankoay devront faire preuve de solidarité, de concentration et d’efficacité pour rivaliser avec leurs adversaires.

T.H