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vendredi, octobre 16, 2026
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Commune urbaine Ivato : Johnny Rakotoarisoa renforce les équipements municipaux

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Le député d’Ambohidratrimo, Johnny Rakotoarisoa, a remis un lot d’équipements à la commune d’Ivato afin d’appuyer les actions menées par la municipalité. Cette dotation comprend notamment des chaises, des bancs et des barres de fer destinées à différents projets de la commune. Au total, 60 chaises ont été remises pour la salle des mariages et 15 bancs pour le lycée. Des barres de fer ont également été fournies pour soutenir la construction du bâtiment devant abriter la station locale de la Jirama. Le député a indiqué que ce soutien aux habitants d’Ivato n’est pas une première et qu’il devrait se poursuivre. Il a également souligné que le développement doit partir des collectivités locales et que les responsables doivent laisser des réalisations durables à la population.

Redevabilité. Le maire, Penjy Randrianarisoa, a exprimé sa reconnaissance pour cette dotation. Il a insisté sur le devoir de redevabilité de la municipalité envers les citoyens, qui contribuent au fonctionnement de la commune à travers le paiement des taxes. Selon lui, les réalisations doivent être jugées directement par la population. La commune appelle ainsi chacun à prendre soin des équipements mis à sa disposition et à contribuer à leur préservation.

Nadia R

Coopération : Une maison russe partenaire bientôt à Madagascar

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Un nouvel espace de coopération russo-malgache prend forme. Un accord portant sur la création d’une Maison russe partenaire à Madagascar a été signé le 8 septembre à la Chambre publique de la Fédération de Russie, à Moscou. Le document a été paraphé par Artiom Koureïev, rédacteur en chef d’African Initiative, et Igor Tchaïka, directeur de Rossotroudnitchestvo. « Cette future Maison russe partenaire aura pour ambition de rapprocher les peuples malgache et russe », selon l’agence russe. Culture, éducation, histoire, échanges et formation constitueront les principaux axes de son action. Lors de la cérémonie de signature, Artiom Koureïev a salué la confiance accordée par Rossotroudnitchestvo. Pour Igor Tchaïka, une Maison russe ne se limite toutefois pas à un lieu physique. Elle repose avant tout sur les personnes, les rencontres et les échanges. « L’objectif est ainsi de permettre une meilleure découverte de la Russie contemporaine et de sa culture », affirme-t-on. Même vision du côté de Vladimir Rogov, président de la commission de la Chambre publique de la Fédération de Russie chargée du soutien aux compatriotes et du développement de la diplomatie publique. Selon lui, les Maisons russes doivent devenir de véritables espaces de dialogue et de rapprochement entre les civilisations.

Recueillis par Rija R.

Michaël Randrianirina : Tournée en Europe du PRRM

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Michaël Randrianirina lors de son départ hier à Ivato
Michaël Randrianirina lors de son départ hier à Ivato

De Paris à Bruxelles, Michael Randrianirina entame une tournée européenne qui place la diplomatie malgache sous les projecteurs.

Le chef de l’État a quitté le pays hier matin à destination de la France pour participer au Sommet international pour l’Espace, organisé à Paris les 9 et 10 septembre 2026. En marge de ce rendez-vous, une rencontre avec Emmanuel Macron est envisagée, selon la présidence de la République. La rencontre, si elle se confirme, pourrait constituer un nouveau jalon dans les relations entre Madagascar et la France. Les deux dirigeants devraient notamment avoir l’occasion de revenir sur l’état des relations bilatérales et sur les perspectives de coopération entre les deux pays. Ce ne serait pas leur premier face-à-face. Michael Randrianirina et Emmanuel Macron s’étaient déjà rencontrés à Paris le 24 février dernier. Depuis le changement de régime intervenu en octobre 2025 et la chute d’Andry Rajoelina, Antananarivo et Paris ont engagé un processus de normalisation de leurs relations.

La tournée européenne du chef de l’État ne s’arrêtera pas dans la capitale française. Dès aujourd’hui, jeudi 10 septembre, Michael Randrianirina est attendu en Belgique, où il doit s’entretenir avec des responsables belges, toujours selon la présidence de la République. Le contenu de ces entretiens n’a toutefois pas été précisé. Bruxelles devrait néanmoins constituer une étape diplomatique importante pour le tombeur d’Andry Rajoelina. Le président malgache doit également y rencontrer un vice-président de la Commission européenne. Un rendez-vous qui pourrait permettre à Madagascar d’aborder directement avec les institutions européennes plusieurs dossiers d’intérêt commun, dans un contexte où le nouveau pouvoir cherche à consolider ses relations avec ses partenaires internationaux. En tout cas, l’Union européenne est un poids lourd des organisations partenaires du pays en matière de développement.

Après l’Europe, l’agenda diplomatique de Michael Randrianirina devrait se poursuivre outre-Atlantique. Sauf changement, le chef de l’État malgache se rendra à New York vers la fin du mois de septembre pour participer à l’Assemblée générale des Nations unies. Il s’agira de la première participation de Michael Randrianirina à ce sommet, qui doit rassembler plus d’une centaine de chefs d’État et de gouvernement du monde entier. Dans le programme des Nations unies, le débat général de la 81e session de l’Assemblée générale se tiendra du 22 au 26 septembre, puis le 28 septembre 2026, au siège de New York. En octobre prochain, Michael Randrianirina sera à Moscou pour le prochain sommet Russie-Afrique.

Rija R.

Nécrologie du 09 septembre 2026

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Projet ARCHE : Pour renforcer la résilience climatique de la filière des huiles essentielles

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Madagascar fait partie des pays les plus vulnérables au changement climatique dans le monde, et plusieurs secteurs économiques, dont la filière des huiles essentielles, n’en sont pas épargnés. Le projet ARCHE (Amélioration de la résilience aux changements climatiques dans le secteur des huiles essentielles à Madagascar) a ainsi été lancé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, à travers le Bureau national de changement climatique et de la REDD+ (BNCCREDD+), et avec l’appui de l’ONUDI, afin de renforcer la résilience climatique de cette filière porteuse. « Ce projet sera mis en œuvre en collaboration avec Climate-KIC, la Sustainable Essential Oil Coordination Platform et le Groupement des exportateurs d’huiles essentielles et extraits de Madagascar (GEHEM). Il prévoit de soutenir plus de 34 000 petits producteurs et cultivateurs, dont la moitié sont des femmes, tout en formant plus de 4 500 producteurs et distillateurs », a déclaré le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Zamany Heriniaina Ruffin, lors de son lancement officiel, hier.

Un financement de 1,7 million USD

Il est à noter que ce projet est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à hauteur de 1,7 million USD. « Il s’agit notamment d’une subvention issue du Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA), destinée à financer ce cinquième projet pour Madagascar, permettant de soutenir spécifiquement la filière des huiles essentielles face aux effets néfastes du changement climatique », a expliqué le point focal du FEM à Madagascar, Hery Rakotondravony. Dans la même foulée, la coordinatrice du BNCCREDD+, Lova Kanto Ravelomanana, a souligné que Madagascar a pu bénéficier de ce financement du FEM car le pays a ratifié la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique ainsi que l’Accord de Paris. « Nous revendiquons ainsi nos droits face aux impacts des activités menées par les pays industrialisés sur l’environnement, il ne s’agit aucunement de mendicité », a-t-elle précisé.

Mobiliser les porteurs de solutions

Par ailleurs, des climathons sont également lancés en vue de trouver des solutions innovantes afin de renforcer la résilience climatique de la filière des huiles essentielles. Quatre structures d’appui à l’entrepreneuriat, à savoir NEXTA, ISA Agribusiness, MIARAKAP et KENTIA Formation, mobiliseront les porteurs de solutions dans leurs zones d’intervention respectives. Les candidats peuvent être des étudiants, des entreprises, des porteurs de projets, des innovateurs, des chercheurs, ainsi que des coopératives et des organisations de producteurs. « La solution proposée doit répondre à un besoin concret de la chaîne de valeur », a fait savoir Tandrify Randriamaromanana, coordinateur de projet chez MIARAKAP.

Navalona R.

Projets de développement : Vers l’accélération après des années de retards accumulés

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Des projets d’infrastructures connaissent déjà une accélération, même si les retards accumulés au fil des années restent encore importants à résorber.
Des projets d’infrastructures connaissent déjà une accélération, même si les retards accumulés au fil des années restent encore importants à résorber.

Après plusieurs années de lenteurs administratives et de retards d’exécution, l’État veut accélérer la mise en œuvre des projets de développement, dont le portefeuille concerné atteint 1,085 milliard de dollars auprès de la Banque mondiale.

Les retards ne datent pas d’hier. Au fil des années, les procédures longues, les validations successives, les questions d’indemnisation et de libération d’emprises ont freiné le démarrage ou l’avancement de plusieurs projets financés avec l’appui de la Banque mondiale. Résultat : le portefeuille des opérations encore tributaires de différentes étapes avant leur mise en œuvre atteint aujourd’hui 1,085 milliard de dollars. Il ne s’agit donc pas d’un financement apparu récemment, mais d’un volume qui s’est constitué progressivement, à mesure que les retards s’accumulaient dans le temps. La réunion de lundi dernier, tenue à Mahazoarivo, entre le gouvernement et les équipes de la Banque mondiale a ainsi remis au premier plan une problématique ancienne : celle de la capacité de l’administration à transformer rapidement les financements mobilisés en réalisations concrètes. Le mot d’ordre est désormais à l’accélération, avec la simplification des procédures, la suppression des étapes redondantes et l’amélioration du traitement des indemnisations.

Mesures

Depuis plusieurs mois, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Ramiarison, a déjà attiré l’attention sur les effets de la bureaucratie et des lourdeurs administratives sur l’exécution des investissements publics. Il avait notamment ordonné la mise en place d’une task force pour réduire les circuits inutiles et accélérer les traitements, afin que les financements disponibles puissent produire plus rapidement leurs effets sur l’économie. Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, a, lui aussi, soulevé à plusieurs reprises cette question, en insistant sur la célérité, l’impact et l’innovation dans l’action publique.

Évolutions perceptibles

Dans le domaine des infrastructures, plusieurs projets longtemps ralentis ont connu des avancées au cours des derniers mois, à la faveur d’un suivi plus resserré et d’une pression accrue sur les délais d’exécution. Ces premiers résultats montrent qu’une accélération est possible lorsque les blocages sont identifiés et traités au niveau approprié. Le chantier reste toutefois considérable. Dans l’énergie, les transports, l’eau ou encore les infrastructures sociales, les besoins demeurent importants et les retards accumulés ne pourront être résorbés en quelques mois. L’enjeu est désormais de faire de l’accélération une méthode permanente, et non une réponse ponctuelle. Pour le gouvernement, l’objectif est de passer plus vite des engagements financiers aux chantiers, puis des chantiers aux résultats visibles pour la population.

Antsa R.

Pêche durable : Les priorités nationales malgaches portées au COFI 37 à Rome

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Participation de Madagascar à la 37e session du Comité des pêches (COFI 37) de la FAO à Rome.
Participation de Madagascar à la 37e session du Comité des pêches (COFI 37) de la FAO à Rome.

Madagascar prend part à la 37e session du Comité des pêches (COFI 37) de la FAO, organisée du 7 au 11 septembre 2026 à Rome, en Italie. La délégation malgache est conduite par le ministre de la Pêche et de l’Économie bleue, Pr Jean Maharavo. Cette rencontre internationale aborde notamment la pêche durable, l’aquaculture, la gestion responsable des ressources aquatiques et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Les échanges portent également sur la contribution du secteur halieutique à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et au développement économique. Pour la Grande île, cette participation constitue une occasion de défendre ses priorités et de renforcer sa coopération avec la FAO, les États membres et les partenaires du secteur. Le pays entend notamment promouvoir la pêche artisanale, développer une aquaculture durable et mieux valoriser l’économie bleue. L’objectif est de faire des ressources aquatiques un véritable levier de développement durable, au bénéfice des communautés locales et des générations futures.

Antsa R.

Journée mondiale du tourisme : L’utilisation des technologies numériques pour la promotion de la destination Madagascar

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La Journée mondiale du tourisme sera célébrée cette année à Mahajanga.
La Journée mondiale du tourisme sera célébrée cette année à Mahajanga.

L’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM), en collaboration avec son ministère de tutelle, célébrera la Journée mondiale du tourisme dans la ville de Mahajanga, du 24 au 27 septembre 2026.

Plus d’une centaine de stands seront érigés pour faire connaître les atouts de cette destination régionale. Les tours-opérateurs, les agences de voyages ainsi que les autres opérateurs touristiques locaux adhérant à l’Office régional du tourisme du Boeny ont proposé l’Aire protégée de Bombetoka pour marquer la célébration de cette Journée mondiale du tourisme. En effet, « c’est un sanctuaire d’avifaune abritant 111 espèces d’oiseaux, dont la plupart sont des espèces aquatiques. Le parc sert, entre autres, de refuge pour les ibis sacrés, les flamants roses et les hérons. Cependant, il reste encore peu connu des touristes, tant nationaux qu’internationaux. L’organisation de cet événement constituera ainsi une opportunité pour les opérateurs locaux de valoriser les richesses et les offres touristiques faisant la particularité de la région Boeny, pour ne citer que l’économie bleue, le savoir-faire des artisans et les différents circuits praticables en son sein », a expliqué la PCA de l’ONTM, Mirana Rasanjison.

Toujours dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du tourisme à Mahajanga, l’utilisation des technologies numériques sera à l’honneur pour la promotion de la destination Madagascar sur la scène internationale. Des tables rondes seront organisées pour réunir les groupements d’opérateurs touristiques, les acteurs du numérique et bien d’autres partenaires. Les opportunités et les défis portés par le numérique et l’intelligence artificielle, ainsi que les avantages de la transformation numérique dans le secteur du tourisme, y seront discutés afin d’améliorer les prestations et de promouvoir un développement touristique durable. Il est à noter que le thème choisi par l’Organisation mondiale du tourisme pour cette année est axé sur « Le numérique et l’intelligence artificielle (IA) au service de l’innovation dans le tourisme ». « Le ministère en charge du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications se donnera la main avec notre ministère pour mettre en avant l’utilisation de ces technologies numériques dans l’amélioration et l’innovation de l’offre touristique. L’objectif est de faire de Madagascar une destination touristique plus connectée, innovante et accessible, capable de répondre aux exigences du tourisme moderne », a évoqué la ministre de tutelle, Lily Rafaralahy. S’exprimant sur l’évolution du tourisme dans le pays, elle a fait état de plus de 151 000 touristes internationaux arrivés à Madagascar au cours du premier semestre 2026, soit une hausse de 0,5 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Navalona R.

Eddy Maminirina : Karohina indray noho ny trafikan-tsokatra

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Nivoaka indray ny fikarohana an’i Maminirina Jean Eddy izay fantatra tamin’ny solon’anarana « Eddy bois de rose ». Rehefa nokarohina nandritry ny dimy taona dia voasambotra izy tamin’ny 2019 ary nigadra teny Tsiafahy noho ny trafika hazo sarobidy sy famotsiana vola. Nisy fikasàna hitsoaka ny fonja indray anefa tamin’ny 2021 ary dia nitombo ny sazy an-tranomaizina. Ankehitriny indray dia karohina izy, tsy noho ny hazo sarobidy intsony, fa trafikan-tsokatra indray. Navoakan’ny tompon’andraikitra eo anivon’ny fiarovana ny tontolo iainana ny alatsinainy teo ny fikarohana azy eto amin’ny firenena noho io antony io. Mbola mampametram-panontaniana kosa ny fomba nivoahan’i Eddy Maminirina ny fonja satria raha ny fahafantarana azy dia mbola tsy vita ny saziny. Indrindra koa mbola nitombo roa taona aza izany rehefa nisy ny fikasàna hitsoaka ny fonja. Raha ny tombana dia isan’ireo navoaka am-ponja izy tao anatin’ny vanim-potoana izay vao nivadika ny fitondràna ka gaboraraka ny fivoahan’ireo izay nolazaina fa gadra politika. Eto anefa dia olona voasaringotra tamin’ny raharaha trafika tontolo iainana izy ary isan’ny sazy mafy no nianjady taminy. Ary dia namerin-keloka soa aman-tsara koa satria niala tamin’ny hazo sarobidy dia niditra tamin’ny sokatra indray. Midika izany fa mbola mafy sy maro ny tambajotra ao ambadikany. Saingy niova fitondràna ary tsy nisalasala ny minisitera misahana ny fiarovana ny tontolo iainana ny nanenjika azy.

D.R

Faratsiho : Deux hommes soupçonnés d’enlèvement lynchés par la foule

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Les suspects arrêtés.
Les suspects arrêtés.

Deux hommes soupçonnés d’avoir tenté d’enlever un enfant ont échappé de peu à la mort, dimanche à Faratsiho. Pris à partie par une foule en colère, ils ont été grièvement blessés avant d’être secourus in extremis par les forces de l’ordre.

Âgés de 29 et 25 ans, les deux hommes ont été violemment pris à partie par des habitants, dimanche 6 septembre, à Ambalafeno, hameau IV, fokontany Mahatsinjo Mampihavana, dans la commune de Faratsiho. Ils étaient soupçonnés d’avoir tenté d’emmener un enfant qui gardait du bétail dans le secteur.

Alertées vers 11 heures par une personne de bonne volonté, les forces de l’ordre se sont immédiatement rendues sur place. Les deux hommes avaient été appréhendés par les fokonolona, mais la situation a rapidement dégénéré. Une foule en colère les a agressés, leur infligeant de graves blessures. L’intervention des gendarmes et des policiers a permis d’éviter le pire.

Les forces de l’ordre les ont évacués alors qu’ils étaient encore en vie, mais dans un état préoccupant. Ils ont été pris en charge par les agents de santé du CSB II de Faravohitra, où ils ont reçu les soins nécessaires. Leur vie ne serait désormais plus en danger.

Transférés à Antsirabe

Face à la présence d’une importante foule hostile aux abords d’Ambodifiakara et de Pompe Maty, les forces de l’ordre ont décidé de ne pas ramener les deux hommes au centre de Faratsiho, afin d’éviter un nouveau débordement. Ils ont ainsi été conduits au poste avancé de Faravohitra, où ils ont été placés sous la surveillance des gendarmes et ont continué à recevoir des soins médicaux.

Originaires de Vinaninony Sud et domiciliés dans le district de Faratsiho, les deux hommes devaient être transférés à Antsirabe dans la matinée du 7 septembre. Une enquête doit désormais déterminer les circonstances exactes de l’affaire et vérifier les accusations portées contre eux. La brigade de la gendarmerie de Faratsiho et la Police nationale de Faratsiho sont chargées des investigations.

De leur côté, les forces de l’ordre ont dû intervenir pour ramener le calme parmi les habitants. La situation est finalement revenue à l’apaisement.

T.M.